Chars

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Chars
L'église.
L'église.
Blason de Chars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Danièle Roux
2014-2020
Code postal 95750
Code commune 95142
Démographie
Gentilé Charsiens
Population
municipale
2 081 hab. (2014)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 41″ nord, 1° 56′ 17″ est
Altitude 69 m (min. : 55 m) (max. : 174 m)
Superficie 16,71 km2
Localisation

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Chars
Liens
Site web www.lepetitcharsien.com

Chars est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Chars se trouve dans le périmètre du parc naturel régional du Vexin français.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chars est située à 18 km au nord-ouest de Pontoise et à 15 km au nord-est de Magny-en-Vexin.

Bourg de la vallée de la Viosne, dans le Vexin français (partie ouest du département du Val-d'Oise), Chars est limitrophe du Bellay-en-Vexin et de Nucourt à l'ouest, de Bouconvillers et de Lavilletertre au nord, de Neuilly-en-Vexin et Marines à l'est et de Brignancourt et Moussy au sud.

Communes limitrophes de Chars[1]
Nucourt Bouconvillers (Oise)
Lavilletertre (Oise)
Neuilly-en-Vexin
Le Bellay-en-Vexin Chars[1] Marines
Moussy Brignancourt

La commune est desservie par la route départementale 915 (ancienne RN 15) qui relie Pontoise à Gisors et à Dieppe. Sur le plan ferroviaire, la gare de Chars se trouve sur la ligne J du Transilien qui relie la gare de Paris-Saint-Lazare à celle de Gisors (ligne de Pontoise à Dieppe). Un service de bus (ligne Busval d'Oise 95.08) permet de rejoindre la gare de Cergy-Préfecture.

Chars est située sur le tracé du sentier de grande randonnée GR 11.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chartz en 1176[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chars a absorbé Bercagny entre 1790 et 1794. La commune a alors porté le nom de Chars-et-Bercagny jusqu'en 1800, année durant laquelle elle a repris son ancien nom.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes Val de Viosne, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Chars.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1947 Fernand Maurey Forces françaises de l'intérieur Officier de la Légion d'honneur
1947 1953 Henri Guidard    
1953 1959 Louis Saint-Germain    
1959 1960 Maurice Clément    
1960 1965 André Beaulieu    
Les données manquantes sont à compléter.
1969 1971 Agnès Delmotte    
1971 1971 Jacqueline Martin    
1971 mars 1983 André Strugen    
mars 1983 juin 1995 Joseph Wester    
juin 1995 en cours
(au 29 avril 2014)
Danièle Roux   Comptable puis retraitée
Réélue pour le mandat 2014-2020[4],[5]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 081 habitants, en augmentation de 16,71 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
952 954 1 034 1 095 1 155 1 065 1 019 1 030 1 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 025 1 008 1 303 915 947 1 009 1 047 1 053 1 072
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 053 1 034 1 128 1 057 1 028 1 080 1 057 1 192 1 291
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 263 1 266 1 435 1 329 1 519 1 721 1 714 1 783 2 081
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Chars dépend de l'académie de Versailles et ses écoles de l'Inspection académique du Val-d'Oise. Concernant le calendrier des vacances scolaires, Chars est en zone C. Chars possède trois établissements publics: une école maternelle (Les Tournesols, 65 élèves à la rentrée 2012[10]), une école primaire (les Tournesols, 115 élèves à la rentrée 2012[11]) et un lycée professionnel (le lycée professionnel du Vexin[12]). L'école des Tournesols a ouvert ses portes en 1970, le lycée professionnel en 1976. Il existe aussi une Maison d'Enfants à Caractère Social, « Vie P L'enfance La Viosne » gérée par la fondation « La vie au grand air ».

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture.
  • Minoterie : Les Moulins de Chars[13] (groupe Maurey, affilié au groupement Banette).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Intérieur du chœur.

Chars ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Sulpice de Chars.
  • L'église Saint-Sulpice, rue de l'Église (classée monument historique par liste de 1840[14]) : cette église, parmi les 934 premiers édifices classés monuments historiques dans l'histoire française, a été construite entre 1160 et 1230 et témoigne de la transition de l'architecture romane vers le gothique. La haute nef de quatre travées est la première partie construite. Le portail occidental possède un archivolte plein cintre fait de moulures toriques et prismatiques et de minces cordons. Cet archivolte est plus large que la porte et ne prend pas appui sur des colonnettes à chapiteaux, comme c'est fréquemment le cas. En dessus du portail, une baie plein cintre éclaircit la nef, cantonnée de fines colonnettes à chapiteaux et flanquée de deux petites arcades décoratives, l'ensemble étant surmonté d'un gâble à peine saillant. Les bas-côtés possèdent également une baie chacune sur la façade occidentale, entourées de tores et cantonnée de colonnettes à chapiteaux. L'archivolte, semblable à celui de la baie haute de la nef, prend appui sur un larmier. En haut, le pignon est percé d'un oculus cerné de tores. Les contreforts se retraitent par trois fois et présentent une silhouette en cascade peu prononcée. La nef est suffisamment haute pour laisser la place à des fenêtres hautes sur les façades latérales. Le clocher se situe à l'emplacement de la quatrième travée du bas-côté sud. De style Renaissance, il a été dessiné par Pierre et Nicolas Le Mercier et exécuté à partir de 1520 par les artisans Gilles Vivian et Jean Bretel, tous de Pontoise. Ce clocher volumineux et dépourvu de flèche est ajouré d'une baie abat-son par face au niveau de premier étage, et de deux baies au second étage, surmontées par des frontons respectivement triangulaires et en arc de cercle. Les contreforts strictement verticaux sont entrecoupés par des entablements moulurés en haut de chacun des trois niveaux, avec, peu avant leur sommet, une frise se poursuivant sur les faces du clocher. Une tourelle d'escalier octogonale flanque le clocher au sud et monte jusqu'au début de second étage. Le transept a la même hauteur que la nef, et ses deux façades sous pignon comportent trois baies superposées, la première plein cintre et les autres ogivales. Au sud, le rez-de-chaussée est toutefois obstrué par la sacristie, et la baie supérieure a été remplacée par une grande rosace. Les contreforts ont quatre glacis intermédiaires. Quant au chœur en hémicyle à déambulatoire, il aurait été inspirée par l'abbatiale de Saint-Germer-de-Fly. Ce chœur est à sept pans et comporte trois chapelles rayonnantes du XVIe siècle, celles d'origine ayant disparu. L'intérieur s'organise sur quatre niveaux : déambulatoire, triforium, oculi et rosaces sans jour par l'extérieur et fenêtres hautes à lancette simple. Les murs du chœur sont consolidés par six arc-boutants dans la prolongation des contreforts du déambulatoire[15],[16]

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Ancien hôtel-Dieu, 5 rue de l'Église : cette longue maison sans étage avec des lucarnes aux frontons sculptés ne date que du XVIIIe siècle, mais succède à une fondation de 1371 par le seigneur de Chars, Pierre Ier d'Aumont. Au XIXe siècle, le bâtiment a abrité une école de filles desservie par des religieuses[17].
  • Statue de la Vierge sur un globe terrestre[17].
  • Ferme du Bois-Franc, en écart à l'ouest de la ville, près de la RD 188 : elle possède un colombier-porche en bâtière d'un millier de boulins. Bien d'une abbaye avant la Révolution française, la ferme devient ensuite la propriété de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris[17].
  • Oratoire du Bois-Franc, près de la ferme du même nom[17].
  • Colombier-porche d'une ancienne ferme au hameau de Bercagny : il date du XVIIe siècle et a été remanié au XVIIIe siècle. La porte charretière plein cintre est accompagnée d'une porte piétonne basse[17].
  • Croix de Bercagny : la petite croix en fer est plantée dans un obélisque[17].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Chars

Les armes de Chars se blasonnent ainsi : D'azur au château d'argent à trois tours crénelées, celle du centre plus élevée, ouvert du champ, ajouré et maçonné de sable, accompagné en chef de deux fleurs de lis d'or et en pointe d'une roue de moulin du même.

Chars au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Chars.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dr Bonnejoy, « Chars, son histoire, ses hauts barons, son vieux château, son hôtel-Dieu, son église. Bercagny et ses environs », Mémoires de la Société des sciences morales, des lettres et des arts de Seine-et-Oise, Versailles, vol. 9,‎ , p. 168-266 (ISSN 1158-2685, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Chars sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise,‎ (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  4. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  5. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise,‎ (consulté le 13 septembre 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. http://www.education.gouv.fr/annuaire/95-val-d-oise/chars/etab/ecole-maternelle-publique-les-tournesols.html
  11. http://www.education.gouv.fr/annuaire/95-val-d-oise/chars/etab/ecole-elementaire-publique-les-tournesols.html
  12. Lycée professionnel du Vexin
  13. Le site des Moulins de Chars
  14. Notice no PA00080019, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Eugène Lefèvre-Pontalis, « L'Église de Chars (Seine-et-Oise) », Bulletin monumental, Paris / Caen, A. Picard / Henri Delesques, vol. 65,‎ , p. 7-29 (ISSN 0007-473X, lire en ligne).
  16. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Chars, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 89-92.
  17. a, b, c, d, e et f Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Chars », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 633-637 (ISBN 2-84234-056-6).


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