Chérence

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Chérence
Chérence
La mairie.
Blason de Chérence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC Vexin - Val de Seine
Maire
Mandat
Philippe Vandeputte
2020-2026
Code postal 95510
Code commune 95157
Démographie
Gentilé Chérençais
Population
municipale
124 hab. (2019 en diminution de 23,46 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ nord, 1° 41′ 00″ est
Altitude 147 m
Min. 60 m
Max. 195 m
Superficie 8,74 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vauréal
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Liens
Site web https://www.cherence.fr/

Chérence est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'entrée du village.

Le village est situé à 70 km à l'ouest de Paris sur le plateau du Vexin, et domine la vallée de la Seine. La route des Crêtes qui relie le village à La Roche-Guyon offre un spectaculaire panorama sur les vallées de la Seine et de l'Epte.

La commune est située dans le Parc naturel régional du Vexin français. Elle surplombe la réserve naturelle nationale des coteaux de la Seine.

Chérence est limitrophe d'Amenucourt, Chaussy, Villers-en-Arthies, Vétheuil, Haute-Isle et La Roche-Guyon.

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chérence est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Carenciæ et Garenchiis [7], Charentos [8].

Probablement Carentia villa, de l'anthroponyme gallo-romain Carantius ou Carentius et du latin villa (domaine), suivi d'un suffixe ou d'une désinence -a, d'où *CARANTIA (VILLA) > Chérence, par mutations phonétiques romanes successives[9], ou de la racine pré-celtique *kar mise en évidence par les linguistes et qui est présente dans la désignation de buttes rocheuses, de lieux pierreux ; notons, que dans le département du Val-d'Oise, à Chars comme à Chérence, la présence de carrières de pierre[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ferme du prieuré au tout début du XXe siècle : Henri Roger Dethan, fils de Marie-Thérèse Dethan-Roullet, sur un âne.

Le territoire de la commune est occupé dès le néolithique, probablement de façon continue, comme l'attestent divers vestiges archéologiques retrouvés sur son territoire ainsi qu'une allée couverte, malheureusement détruite au XIXe siècle.

Le village actuel est mentionné dès le IXe siècle, il appartient alors à l'Abbaye Notre-Dame du Bec en Normandie qui y a fondé un prieuré. Chérence est de nouveau attesté en 1141 sous le nom de Carencia, et dans le pouillé de l'archevêque de Rouen en 1248 sous le nom de Charentos.

Les anciennes carrières de pierre du village, exploitées à partir du XVIIIe siècle et aujourd'hui abandonnées, ont servi à construire plusieurs monuments parisiens, dont les façades, le grand entablement et le grand dallage qui forme la couverture de l'arc de triomphe de l'Étoile, les chapiteaux de l'intérieur de l'église de la Madeleine, de Saint-Vincent-de-Paul, le port de Rouen, ou encore les chevaux du pont d'Iéna. Les matériaux étaient alors acheminés par voie fluviale, à partir de La Roche-Guyon.

Un aqueduc, conçu par Villars, l'architecte de la duchesse d'Enville, en 1741 amenait l'eau des sources de Chérence à la citerne du château de La Roche-Guyon, creusée dans la colline sous le donjon du château.

L’aérodrome de Mantes - Chérence, fondé en 1947 pour le Jamboree de la paix du mouvement scout, a été jusqu'en 1961 le terrain de l'Aéro-club du Scoutisme français[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[12], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Pontoise après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Magny-en-Vexin[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Vauréal

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Chérence est membre de la communauté de communes Vexin - Val de Seine, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2005 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
20 mai 1888 3 janvier 1940 Louis Guimier[15].   Agriculteur,
Chevalier de la Légion d'honneur
1940 1945 Julien Huber    
1945 1947 Gaston Pernelle    
1947 1952 Julien Huber    
1952 1956 Gaston Pernelle    
1957 1965 Eugénie Huet    
1965 1974 André Puech    
1974 1985 Oswald Vandeputte    
1985 mars 2001 Bernard Lhuillier DVD  
mars 2001 mars 2008 Marc Lovisi DVD  
mars 2008 En cours
(au 2 décembre 2020)
Philippe Vandeputte SE Réélu pour le mandat 2020-2026[16],[17]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2019, la commune comptait 124 habitants[Note 3], en diminution de 23,46 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +4,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
372333342360373378352360346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
332313299253234226213199224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
212214220140150143132129133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
122119117126141143150152162
2018 2019 - - - - - - -
127124-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Benoît : depuis 1988, une petite communauté de moines bénédictins rattachée à la congrégation Notre-Dame d'Espérance s'est installé dans un ancien corps de ferme. Le prieuré accueille, comme toutes les communautés rattachées à cette congrégation, des moines disposant d'un handicap ou d'une déficience mentale[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis.
Ferme du prieuré.
Croix de cimetière.

Chérence compte trois monuments historiques sur son territoire :

  • Église Saint-Denis, rue de l'Église (classée monument historique en 1962[22]) : elle se compose de deux parties bien distinctes, une nef romane de la fin du XIe siècle, dont le caractère s'est perdu à la suite des remaniements, et un ensemble homogène du XVIe siècle de transept, clocher central au-dessus de la croisée du transept, chœur de deux travées au chevet à pans coupés et deux chapelles latérales du chœur, portant sur deux travées chacune. Les croisillons ont des grands pignons communs avec les chapelles avoisinantes, alors que les chapelles orientales ont des pignons indépendants, donnant également sur le nord et sur le sud. Du fait que la nef est plus large que le carré du transept, elle est directement reliée aux bras du transept par d'étroits passages. Son plafond est voûté en berceau en bois, et trois étroites fenêtres plein cintre subsistent toutefois au nord. La structure des neuf travées du XVIe siècle appartient à l'architecture gothique, et le décor intérieur évolue du style flamboyant vers le style Renaissance au sud, mais toutes les baies sont toutefois en tiers-point, ce qui est également le cas des ouvertures du clocher[23],[24].
  • Ferme du prieuré, au sud de l'église (inscrite monument historique en 1926[25]) : elle est constituée de divers bâtiments étagés sur la pente naturelle du terrain, provenant du XIVe ou XVe siècle[24]. Le logis seigneurial avec ses fenêtres gothiques remonte toutefois au XIIe siècle. La ferme comporte également un pigeonnier circulaire. Marie-Thérèse Dethan-Roullet (1870 / 1945), artiste peintre reconnue, a habité le prieuré durant la première moitié du XXe siècle.
  • Croix de cimetière (inscrite monument historique en 1950[26]) : cette croix est reconstituée après la Révolution en récupérant des éléments de différents monuments religieux saccagés, dont un monument présentant des statues de saint Jean et de sainte Catherine, placées sur des culs-de-lampe sculptés. Les différents éléments proviennent de la période allant du XIVe au XVIe siècle[24].

On peut également signaler :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Chérence (Val-d'Oise).svg

Les armes de Chérence se blasonnent ainsi : Écartelé : au premier et au quatrième de gueules semé de fleurs de lys d'argent, au deuxième et au troisième d'argent à la tour crènelée de cinq pièces de gueules, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ.

Chérence au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes de Chérence » sur Géoportail..
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Armand Cassan, Statistique de l'arrondissement de Mantes, Seine-et-Oise, page 548.
  8. Dans le Pouillé d'Eudes Rigaud.[réf. à confirmer].
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 147b - 148a sous Carency.
  10. Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, vol. 82 à 83, (lire en ligne), p. 76.
  11. Marie Persidat, « L’aérodrome de Chérence fête ses 70 années de vol : Créé en 1947, l’Aéro-Club du Scoutisme Français est aujourd’hui le 6e club de France et s’est lancé depuis trois ans dans la voltige en planeur », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « La structure a perduré et s'est renforcée, d'abord avec l'arrivée d'un aéro-club franco-allemand, puis avec les pilotes du club de Chavenay qui ont dû déménager des Yvelines. L'AAVO a fusionné toutes ces structures en 1971. Elle est aujourd'hui le 6e club de France et s'est lancée depuis trois ans dans la voltige en planeur ».
  12. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. « Les maires de Chérence », sur http://www.francegenweb.org (consulté le ).
  15. « Louis Guimier », base Léonore, ministère français de la Culture.
  16. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le ).
  17. Réélu pour le mandat 2020-2026 : « Compte rendu du conseil municipal du 27 mai 2020 » [PDF], Comptes-rendus du conseil municipal, sur https://cherence.fr/ (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. Congrégation Notre-Dame d'Espérance, « Présentation du prieuré Saint-Benoît de Chérence » (consulté le ).
  22. « Église Saint-Denis », notice no PA00080027, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Chérence, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 97-98.
  24. a b c d et e Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Chérence », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 546-548 (ISBN 2-84234-056-6).
  25. « Ferme du prieuré », notice no PA00080028, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Croix de cimetière », notice no PA00080028, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Site de l'aérodrome de Mantes-Chérence
  28. Du vol de découverte à la formation complète menant au brevet de pilote de planeur, en passant par l’initiation à voltige, « Survolez le Vexin en planeur ! », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Depuis plus de 70 ans, le centre de vol à voile de Mantes-Chérence fait découvrir au grand public les vols silencieux et les fabuleux paysages du Vexin vus du ciel… ».
  29. Joseph Canu, « Betsy Jolas, Chérençaise de cœur : Ses œuvres sont jouées partout dans le monde et par les plus grands. C'est une grande fierté pour le maire, Philippe Vandeputte », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).