Chérence

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Chérence
Entrée du village.
Entrée du village.
Blason de Chérence
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin - Val de Seine
Maire
Mandat
Philippe Vandeputte
2014-2020
Code postal 95510
Code commune 95157
Démographie
Gentilé Chérençais
Population
municipale
161 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ nord, 1° 41′ 00″ est
Altitude 147 m (min. : 60 m) (max. : 195 m)
Superficie 8,74 km2
Localisation

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Chérence

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Chérence

Chérence est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 70 km à l'ouest de Paris sur le plateau du Vexin, et domine la vallée de la Seine. La route des Crêtes qui relie le village à La Roche-Guyon offre un spectaculaire panorama sur les vallées de la Seine et de l'Epte. La commune possède un aérodrome de plaisance, exclusivement utilisé comme terrain de vol à voile, l'aérodrome de Mantes - Chérence.

Chérence est limitrophe d'Amenucourt, Chaussy, Villers-en-Arthies, Vétheuil, Haute-Isle et La Roche-Guyon.

Communes limitrophes de Chérence[1]
Amenucourt Chaussy
La Roche-Guyon Chérence[1] Villers-en-Arthies
Haute-Isle Vétheuil

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Carenciæ et Garenchiis [2], Charentos [3].

Le nom est issu de l'anthroponyme gallo-romain Carantius ou Carentius, suivi d'un suffixe ou d'une désinence -a, d'où *CARANTIA (VILLA) > Chérence, par mutations phonétiques romanes successives[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ferme du prieuré ; Henri Roger Dethan, fils de Marie-Thérèse Dethan-Roullet, sur un âne.

Le territoire de la commune est occupé dès le néolithique, probablement de façon continue, comme l'attestent divers vestiges archéologiques retrouvés sur son territoire ainsi qu'une allée couverte, malheureusement détruite au XIXe siècle. Le village actuel est mentionné dès le IXe siècle, il appartient alors à l'abbaye du Bec-Hellouin en Normandie qui y a fondé un prieuré. Chérence est de nouveau attesté en 1141 sous le nom de Carencia, et dans le pouillé de l'archevêque de Rouen en 1248 sous le nom de Charentos.

Les anciennes carrières de pierre du village, exploitées à partir du XVIIIe siècle et aujourd'hui abandonnées, ont servi à construire plusieurs monuments parisiens, dont les façades, le grand entablement et le grand dallage qui forme la couverture de l'arc de triomphe de l'Étoile, les chapiteaux de l'intérieur de l'église de la Madeleine, de Saint-Vincent-de-Paul, le port de Rouen, ou encore les chevaux du pont d'Iéna. Les matériaux étaient alors acheminés par voie fluviale, à partir de La Roche-Guyon. Un aqueduc, conçu par Villars, l'architecte de la duchesse d'Enville, en 1741 amenait l'eau des sources de Chérence à la citerne du château de La Roche-Guyon, creusée dans la colline sous le donjon du château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
20 mai 1888 3 janvier 1940 Louis Guimier[5]   Agriculteur,
Chevalier de la Légion d'honneur le 11 août 1927[6]
Les données manquantes sont à compléter.
1994 mars 2001 Bernard Lhuillier DVD  
mars 2001 mars 2008 Marc Lovisi DVD  
mars 2008 en cours
(au 29 avril 2014)
Philippe Vandeputte SE Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 161 habitants, en augmentation de 9,52 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
372 333 342 360 373 378 352 360 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
332 313 299 253 234 226 213 199 224
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
212 214 220 140 150 143 132 129 133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
122 119 117 126 141 143 152 162 161
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis.
Ferme du prieuré.
Croix de cimetière.

Chérence compte trois monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Denis de Chérence.
  • Église Saint-Denis, rue de l'Église (classée monument historique par arrêté du 9 juillet 1962[12]) : elle se compose de deux parties bien distinctes, à savoir d'une nef romane de la fin du XIe siècle, dont le caractère s'est perdu suite aux remaniements, et d'un ensemble homogène du XVIe siècle de transept, clocher central au-dessus de la croisée du transept, chœur de deux travées au chevet à pans coupés et deux chapelles latérales du chœur, portant sur deux travées chacune. Les croisillons ont des grands pignons communs avec les chapelles avoisinantes, alors que les chapelles orientales ont des pignons indépendants, donnant également sur le nord et sur le sud. Du fait que la nef est plus large que le carré du transept, elle est directement reliée aux bras du transept par d'étroits passages. Son plafond est voûté en berceau en bois, et trois étroites fenêtres plein cintre subsistent toutefois au nord. La structure des neuf travées du XVIe siècle appartient à l'architecture gothique, et le décor intérieur évolue du style flamboyant vers le style Renaissance au sud, mais toutes les baies sont toutefois en tiers-point, ce qui est également le cas des ouvertures du clocher[13],[14].
  • Ferme du prieuré, au sud de l'église (inscrite monument historique par arrêté du 6 décembre 1926[15]) : elle est constituée de divers bâtiments étagés sur la pente naturelle du terrain, provenant du XIVe ou XVe siècle[14]. Le logis seigneurial avec ses fenêtres gothiques remonte toutefois au XIIe siècle. La ferme comporte également un pigeonnier circulaire. Marie-Thérèse Dethan-Roullet (1870 / 1945), artiste peintre reconnue, a habité le prieuré durant la première moitié du XXe siècle.
  • Croix de cimetière (inscrite monument historique par arrêté du 20 janvier 1950[16]) : cette croix est reconstituée après la Révolution en récupérant des éléments de différents monuments religieux saccagés, dont un monument présentant des statues de saint Jean et de sainte Catherine, placées sur des culs-de-lampe sculptés. Les différents éléments proviennent de la période allant du XIVe au XVIe siècle[14].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Calvaire de la Petite-Croix, à l'entrée du village : petite croix simple du XVe siècle sculptée dans la pierre, plus large que haute, plantée dans un socle qui n'est autre qu'un chapiteau de colonne retourné, daté du XIIIe siècle[14].
  • Abreuvoir communal : constitué d'une longue auge en pierre, c'est un rare exemple d'abreuvoir à bassin surélevé du XIXe siècle dans le Vexin français[14].

Autres éléments notables[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Sarraute (1900-1999), écrivain français, y posséda de 1949 à 1999 une maison où elle écrivit une partie de son œuvre. Elle est enterrée au cimetière de Chérence.
  • Marie-Thérèse Dethan-Roullet (1870-1945), artiste peintre, y a possédé le prieuré avec son mari.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Chérence (Val-d'Oise).svg

Les armes de Chérence se blasonnent ainsi : Écartelé : au premier et au quatrième de gueules semé de fleurs de lys d'argent, au deuxième et au troisième d'argent à la tour crènelée de cinq pièces de gueules, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ.

Chérence au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Chérence sur Géoportail.
  2. Armand CASSAN, Statistique de l'arrondissement de Mantes, Seine-et-Oise, page 548.
  3. Dans le Pouillé d'Eudes Rigaud[réf. à confirmer]
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 147b - 148a sous Carency.
  5. Né le 12 septembre 1858
  6. « Cote 19800035/203/26511 », base Léonore, ministère français de la Culture
  7. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Église Saint-Denis », notice no PA00080027, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Chérence, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 97-98.
  14. a, b, c, d et e Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Chérence », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 546-548 (ISBN 2-84234-056-6).
  15. « Ferme du prieuré », notice no PA00080028, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Croix de cimetière », notice no PA00080028, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Congrégation Notre-Dame d'Espérance, « Présentation du prieuré Saint-Benoît de Chérence » (consulté le 30 mai 2016).