Margency

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Margency
Margency
La mairie, château du Petit-Bury.
Blason de Margency
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Montmorency
Intercommunalité Communauté d'agglomération Plaine Vallée
Maire
Mandat
Christian Renault
2014-2020
Code postal 95580
Code commune 95369
Démographie
Gentilé Margencéens
Population
municipale
2 916 hab. (2016 en augmentation de 1,53 % par rapport à 2011)
Densité 4 050 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 04″ nord, 2° 17′ 06″ est
Altitude 73 m
Min. 55 m
Max. 125 m
Superficie 0,72 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-margency.fr

Margency est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Autrefois simple hameau dépendant d'Andilly, Margency a obtenu son autonomie communale en 1789. D'un petit village situé sur le flanc méridional de la forêt de Montmorency et voué à l'arboriculture, la commune est devenue depuis les années 1960 un lieu à vocation essentiellement résidentielle avec la poussée de l'urbanisation dans la grande couronne parisienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Margency est une petite commune à caractère résidentiel située dans la vallée de Montmorency, à 18 kilomètres au nord de Paris. Elle se situe à flanc de coteau, bien exposée au sud, couronnée par la forêt de Montmorency. Le ru de Corbon, qui, provenant de la forêt, alimente le lac d'Enghien la traverse. Elle est limitrophe d'Andilly, Eaubonne et Montlignon.

Avec une surface de seulement 72 ha, Margency est la seconde commune la moins étendue du département du Val-d'Oise après Vaudherland[1].

Communes limitrophes de Margency[2]
Montlignon Andilly
Margency[2]
Eaubonne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par un petit cours d'eau : le ru d'Enghien, qui constitue en partie sa limite occidentale avec Eaubonne. Il alimente les étangs du parc de Maugarny (en limite de Montlignon) puis du parc de Bury.

D'une longueur de 14,2 kilomètres, il naît en forêt de Montmorency au nord-ouest de la commune et se jette dans la Seine après avoir traversé, canalisé pour l'essentiel, les territoires de Montlignon, Eaubonne, Enghien-les-Bains et Épinay-sur-Seine et alimenté l'étang de la chasse, en amont en forêt, puis le lac d'Enghien en aval[3].

La commune est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia environnement. L'eau potable à Margency est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution[4]. L'eau distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[5],[6].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'avenue Georges-Pompidou, axe principal de la commune.

Les voies les plus importantes qui traversent la commune sont une route départementale et deux voies communales.

La route départementale 144 relie Montmorency à Saint-Leu-la-Forêt par le nord de la vallée de Montmorency. Après avoir coupé le tiers septentrional de Soisy-sous-Montmorency et le sud d'Andilly, elle traverse entièrement la commune d'est en ouest et se poursuit à travers Saint-Prix. Deux voies communales supportent un trafic dépassant les cinq mille véhicules par jour : la rue des Maquignons au sud en limite d'Eaubonne, et la rue d'Eaubonne, qui relie cette commune au centre de Margency. Ces infrastructures terrestres ont un impact assez limité en termes de pollution sonore selon la réglementation[7]. Les principales voie routière sont classée de catégorie 4, de niveau modéré, seule une petite portion de la D 144 au centre de la commune étant classée de catégorie 3[8].

Aucune gare ne dessert la commune. Des lignes de bus des Cars Rose permettent de relier la commune aux villes des environs et à la gare la plus proche : 38.01 vers la gare d'Ermont-Eaubonne, 38.02 (Attainville-Montmorency) et 38.05 qui relie l'Hopital d'Eaubonne et la gare de Domont .Il faut ajouter la ligne 10 et 11 des TVO

La commune se situe dans l'axe des pistes de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, situé à une quinzaine de kilomètres à l'est, dont les avions en survol provoquent d'importantes nuisances acoustiques comme dans la quasi-totalité des communes du sud du Val-d'Oise.

Climat[modifier | modifier le code]

Margency comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au cœur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière)[9].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[10]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Margency

Les armes de Margency se blasonnent ainsi :

D'azur à la bande d'or accompagnée en chef d'une coquille et en pointe de trois billettes rangées en bande, le tout du même ; au chef aussi d'or chargé de trois alérions d'azur.

Le blason associe les armes des familles propriétaires à différentes époques de terres à Margency :

  • Les alérions de la famille de Montmorency ;
  • Les billettes de la famille de Saveuse ;
  • La coquille de Jean-Jacques de Barillon, seigneur de Maugarny.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est cité une première fois en 1125 sous le nom de Merafin ou Migafin, Migasin ou Mijassin en 1293[11], Margency est mentionné sous son nom actuel le 3 juin 1360 dans un aveu « foi et hommage » puis en 1367 lors de l'acquisition du fief par Nicolas Braque, maître d'hôtel du roi, Margenciacum en 1519[11].

Le hameau, peut-être une paroisse, appelé Migafin est probablement détruit au début de la guerre de Cent Ans, disparaissant complètement de tous les actes postérieurs ne désignant plus que Margency. En 1470, Andilly compte 416 habitants et Margency seulement dix[12].

Le nom de Margency provient du celte marg, terre grasse, dont dériverait l'anthroponyme gallo-romain Margentius, et du suffixe gallo-roman -acum, le domaine de.

Histoire[modifier | modifier le code]

Margency vers 1780 (carte de Cassini).

Bailliage de la seigneurie de Montmorency au XVe siècle, la seigneurie passe en 1528 à Antoine de la Postelle. La seigneurie passe en 1623 à Louis de Saveuse, descendant d'une ancienne maison de Picardie, puis à sa veuve Madeleine Viole en 1653. En 1731, un roturier, Adrien Cuyret, greffe en chef du Châtelet, achète pour 57 000 livres la seigneurie et le fief de Margency, consistant en « un château ou maison seigneuriale, grande cour et basse-cour avec colombier et pressoir, jardin en parterre et potager clos de murs... attenant le tout à l'église et contenant 14 arpents, 64 perches 7/12 » (soit environ 5 hectares) « ...moyenne et basse justice. Droit de patronage et nomination de la cure du dit Margency ». Son fils, Adrien Quiret, surnommé « Monsieur de Margency », lui succède en 1749. Mais il rencontre des problèmes financiers et loue la seigneurie au couple Verdelin, propriétaires d'un hôtel particulier rue Vivienne à Paris. Amant de madame Verdelin, Marie-Madeleine de Bremond d'Ars, il fait la connaissance du cercle fréquentant Madame d'Épinay au château de la Chevrette à Deuil, constitué par Madame d'Houdetot, Grimm, Saint-Lambert ou encore Jean-Jacques Rousseau[13].

En 1762, la seigneurie est achetée pour 69 000 livres par Nicolas Claude Thevenin, écuyer, secrétaire du roi, Trésorier receveur général. En 1780, la seigneurie passe à son fils, Jean-Jacques Thevenin, fermier général[14].

L'omnibus Eaubonne - Margency - Montlignon permettait aux habitants de prendre le train vers 1900.

Au XVIIIe siècle, Charles Nicolas Pignatelli devient seigneur de Margency par mariage avec la duchesse douairière de Duras qui a hérité de la seigneurie. En 1789, Margency est érigée en commune, distincte d'Andilly. En 1790, elle est comprise dans le canton de Montmorency du district de Gonesse, l'un des neuf districts du département de Seine-et-Oise. Le directoire du département réunit Margency à la municipalité d'Andilly. Les habitants de Margency adressent une pétition à l'Assemblée nationale législative. Le 14 août 1792, celle-ci prend le décret suivant : « L'Assemblée nationale, après avoir entendu la pétition des habitants de Margency, Considérant que la constitution assure à toutes les communes le droit de formes des municipalités, et que le directoire du département de Seine-et-Oise n'avait pas le droit de l'en priver, décrète qu'il y a urgence, et après avoir décrété l'urgence, décrète ce qui suit : / La commune de Margency est autorisée à former sur le champ une municipalité, en se conformant aux règles établies pour l'élection des officiers municipaux ; elle casse et annule l'arrêté du directoire du département, qui réunit cette commune à la municipalité d'Andilly ». De 1795 à 1800, Margency est une commune de la municipalité de canton de Momorency. La municipalité est rétablie par la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800).

Le village au XIXe siècle vit de ses tuileries. Mais comptant une population de moins de deux-cents habitants, une superficie très limitée et avec près d'un tiers de son territoire occupés par des résidences secondaires, la gestion municipale s'avère difficile. Pendant tout le XIXe siècle, la municipalité refuse toute dépense d'intérêt général (assainissement de la vallée de Montmorency), étale au maximum celles qui se révèlent indispensables (bornes fontaines, éclairage), s'en remet à la charité privée pour le secours aux pauvres et indigents, et profite des services financés par les communes voisines pour l'éducation par exemple. Par ailleurs, la plupart des bâtiments publics sont des dons à la commune (lavoir, mairie)[15].

Durant le siège de Paris en 1870 le quartier général du prince de Saxe est installé à Margency. Le village est occupé par les Prussiens, qui cherchent à y loger plus de mille hommes, alors qu'il ne compte alors que 174 habitants.

La commune est devenue depuis les années 1950 une petite ville à caractère résidentiel, à l'orée de la forêt de Montmorency. Avec ses 72 hectares, elle est une des plus petites communes du Val-d'Oise.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Margency est restée relativement stable autour de deux-cents habitants de 1790 à 1920. Elle amorce alors une lente ascension avec le lotissement progressif d'une partie du territoire communal, et est presque multipliée par trois entre 1968 et 1982 à la suite de l'édification du lotissement pavillonnaire du parc de Maugarny et à la construction d'immeubles. L'évolution démographique a trouvé une certaine stabilité depuis, la totalité du territoire étant urbanisé depuis la fin du XXe siècle.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2016, la commune comptait 2 916 habitants[Note 1], en augmentation de 1,53 % par rapport à 2011 (Val-d'Oise : +3,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
215165188177164175184190145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
140144172195227196261190204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
215244247233304394416587903
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
6128601 4682 4512 7452 5872 8242 8572 890
2013 2016 - - - - - - -
2 9132 916-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux établissements scolaires publics dispensent l'enseignement à Margency : une école maternelle, une école primaire et un établissement privé.

L'école maternelle, Le Petit Prince (3 ter, rue Louis-Muret), compte quatre classes, un dortoir et une salle de jeux ; l'école élémentaire Saint-Exupéry (rue Henri-Coudert) compte huit classes, une salle informatique et une bibliothèque. Le collège et lycée Notre-Dame de Bury (1, avenue Georges-Pompidou) ouvert en 1939 compte 1 500 élèves[20].

La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Éducation nationale de Soisy-sous-Montmorency (17, avenue du Général-de-Gaulle). La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation d'Enghien-les-Bains.

Sport, culture et cultes[modifier | modifier le code]

La commune à vocation essentiellement résidentielle ne possède qu'une vie culturelle assez limitée. Mais elle possède néanmoins un tissu associatif, les douze associations culturelles et sportives que compte la commune se réunissant pour beaucoup au pavillon des Arts (1-3, rue d'Eaubonne)[21].

Margency compte une salle des fêtes (Gilbert-Bécaud) qui accueille quelques manifestations, (concerts, expositions), ainsi qu'une petite bibliothèque municipale installée dans l'ancienne mairie. La commune possède des courts de tennis couverts et en plein air ainsi qu'un terrain de pétanque.

Un office religieux catholique se déroule à l'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge de Margency le samedi à 18 h et un autre le jeudi à 8 h à la chapelle de l'école Notre-Dame de Bury, sauf pendant les vacances scolaires où il a lieu à 9 h à l'église de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Margency fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[22],[23].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Politiquement, Margency est clairement une commune de droite.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Margencéens ont approuvé à une très forte majorité la Constitution Européenne, avec 63,66 % de Oui contre 36,34 % de Non avec un taux d’abstention de 24,86 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraires à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais suivent la tendance régionale francilienne de façon encore plus marquée (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %)[24].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy avec 45,16 %, suivi par François Bayrou avec 22,58 %, Ségolène Royal avec 16,95 %, Jean-Marie Le Pen avec 5,74 %, enfin Dominique Voynet avec 2,13 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 65,35 % (résultat national : 53,06 %) contre 34,65 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %) avec 88 % de taux de participation[25].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 André Debure   Comité local de libération
1945 1947 Henri Brochard    
octobre 1947 mars 1959 Victor Letellier    
mars 1959 janvier 1969 Gaston Legouais    
janvier 1969 septembre 1997
(décès)
Bernard Leclerc[27] DVD Arboriculteur
Conseiller général [réf. nécessaire]
1997 mars 2014 Jean-Pierre Camus[28] UMP  
2014[29],[30],[31] En cours
(au 27 septembre 2015)
Christian Renault UMP-LR Vice-président de la CAVAM (2014 →)

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le budget prévisionnel voté le 22 mars 2007 se montait à un total de 2 787 724,54 euros[32].

Avec un taux de taxe d’habitation de 13,45 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Margency est dans la moyenne du département. Il faut y ajouter 2,39 % pour la part syndicale, soit 15,60 % au total. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux (part syndicale incluse) était de 15,87 % à Soisy-sous-Montmorency, 14,57 % à Eaubonne ou de 17,11 % à Montmorency, communes voisines de population équivalente[33],[34].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'une politique menée par la communauté d'agglomération, cinq caméras de vidéo surveillance ont été implantées sur le territoire communal, et deux autres devraient l'être courant 2008 rue Henri-Brochard (protection du cimetière) et au parc de la Tuilerie[35].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune est presque exclusivement résidentielle, ne comptant que quelques rares commerces (une boulangerie et un bar-tabac) et entreprises[36]. Ses principales activités économiques, exclusivement tertiaires, sont constituées par le centre thérapeutique pédiatrique de la Croix-Rouge, qui employait 300 salariés en 2003, et par le collège-lycée privé Notre-Dame de Bury, qui avec 1 400 élèves, employait 120 enseignants et 60 employés en 2003. La commune emploie par ailleurs 26 employés municipaux, titulaires et auxiliaires.

L'unique entreprise industrielle ayant existé à Margency est Coultronics, filiale française de la société américaine Coulter, spécialisée dans les méthodes automatiques de diagnostic médical dont elle fut l'un des leaders mondiaux. Créée en France en 1962, elle s'installe à Margency en 1966 et connaît une croissance rapide, passant de 30 employés en 1967 à 650 en 1988 dont 400 dans la commune. Une unité de production d'instruments de précision pour les laboratoires d'analyse médicaux est créée dans le jardin du pavillon qu'elle occupe (rue Legendre) à la fin des années 1960, et s'étend jusqu'à occuper 6 000 m2 de terrain vingt ans plus tard. Mais concurrencée par de nouvelles entreprises de pays émergents, l'entreprise connaît plusieurs plans sociaux puis est rachetée par la société Beckam, qui cède les terrains à un promoteur immobilier en 1996[37].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge.
Ancienne mairie.

Margency ne compte aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.

  • L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, rue Roger-Salengro : elle fut édifiée en 1548 et devait probablement être à l'origine la chapelle particulière du château. L'architecture d'origine n'est plus guère visible depuis l'extérieur. La façade principale est précédée par un narthex de style classique, dont les arcades du portail et des fenêtres l'encadrant ont été rendues ogivales lors d'une transformation du XIXe siècle, reflétant ainsi le style troubadour. L'église abrite une toile de style flamand du XVIIIe siècle représentant la sainte Famille, ainsi qu'un confessionnal, également du XVIIIe siècle[38],[39].
  • Le château du Grand-Bury, 1 avenue Georges-Pompidou : cette œuvre de l'architecte Louis Visconti date de 1834, et s'inscrit encore dans le style du classicisme tardif. Le bâtiment s'élève sur un soubassement élevé, et l'on accède au perron par un double escalier. La façade principale de sept travées est surmontée par une balustrade, cachant le toit plat. Le rez-de-chaussée ne comporte que des portes-fenêtres, bien que n'étant pas de plain-pied. Des garde-corps en fer forgé protègent ces portes-fenêtres, ainsi que les grandes fenêtres de l'étage. Devenu l'une des résidences d'Alfred de Musset qui y reçoit George Sand, le château fut acheté en 1939 par les pères maristes du collège Sainte-Marie de Sierck-les-Bains en Moselle, qui s'y installèrent pour protéger leurs élèves de combats probables. L'ensemble du château et du parc est devenu depuis l'établissement scolaire Notre-Dame-de-Bury[39].
  • L'ancienne mairie, 1 rue Henri-Dunant : la maison qui l'abrita, datant probablement de la fin du XVIIIe siècle, fut donnée en 1842 à la commune par son maire, Jean-Baptiste Lefranc, propriétaire de Maugarny, pour en faire la mairie. Il y fait d'abord ajouter un clocheton et une horloge symboles de cette fonction. La mairie, trop à l'étroit, déménagea au château du Petit-Bury en 1978[39].
  • Le château du Petit-Bury, avenue Georges-Pompidou : édifié en 1910 à l'emplacement d'un pavillon du domaine de Bury, il a été racheté en 1913 par Aristide Denfert-Rochereau[39], fils de Pierre Philippe Denfert-Rochereau. Pour accueillir les services de la mairie, le château a été agrandi en 1977. La grille en fer forgée qui orne l'entrée du parc provient du château Leroux, comme le rappellent les « L » entrelacés du médaillon central. Elle fut rachetée par la commune et transportée à cet emplacement en 1978. La mairie et son parc furent acquis pour un franc symbolique auprès de promoteurs immobiliers lors de la construction des immeubles l'entourant[40].
  • Le château de la Croix-Rouge, 18 rue Roger-Salengro : il fut construit à la demande d'Henri Davillier à partir de 1860 dans un style caractéristique du Second Empire, faisant appel à la brique pour les chaînages et les ornementations, et la meulière pour le soubassement. Achevé en 1870 jusqu'au moment qu'éclate la guerre franco-prussienne, il est inauguré par le Kronprinz. Le château fut acquis en 1943 par la Croix-Rouge pour y héberger des enfants malades[39].

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Malgré une surface limitée, Margency ne compte pas moins de quatre parcs. Huit hectares sur les soixante-douze que compte la commune sont occupés par des parcs, soit 11 % de la superficie totale. La municipalité a par ailleurs participé pour la première fois en 2007 au concours départemental des villes et maisons fleuries. Il faut noter en outre que la commune se situe en lisière méridionale de la forêt de Montmorency, d'une surface de plus de deux-mille hectares[41].

  • Parc de la Mairie (doté d'une aire de jeux)
  • Parc de la Renaudière (rue d'Eaubonne)
  • Parc de la Tuilerie (avenue Georges-Pompidou)
  • Parc Istel (rue Charles-de-Gaulle)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le château du Grand-Bury, siège de l'école Notre-Dame de Bury.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Résumé statistique national (fichier Excel) », sur Insee (consulté le 18 novembre 2012).
  2. « Communes limitrophes de Margency » sur Géoportail.
  3. SANDRE - Cours d'eau : ru d'Enghien
  4. Site de la DDASS95
  5. Voir l'Atlas de l'eau en Val d'Oise
  6. SEDIF - Méry-sur-Oise
  7. Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation
  8. Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise
  9. Météo France - Climatologie
  10. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 15 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  11. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  12. Histoire de Margency, p. 36
  13. Ibid., p. 28-29
  14. Ibid., p. 29 à 31
  15. Ibid., p. 75 à 76
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. Site municipal - Vie Scolaire
  21. Site municipal - Vie associative
  22. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  23. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  24. Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution Européenne - Margency
  25. Scrutin présidentiel de 2007 - Margency
  26. Ibid., p 112
  27. Fiche biographique de Bernard Leclerc, sur lesbiographies.com (consulté le 22 novembre 2018)
  28. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  29. Fabrice Cahen, « Christian Renault, candidat centriste de l’UMP », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  30. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  31. « L'élection du maire confirmée », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  32. Site municipal - Budget
  33. Site officiel de la direction générale des Impôts
  34. Taxe.com - Margency
  35. Site municipal - Margency aujourd'hui
  36. Site municipal - Artisans-Commerçants
  37. Histoire de Margency, p. 110.
  38. Mathieu Lours, « Margency - Nativité de la Vierge », Églises du Val-d’Oise : Pays de France, vallée de Montmorency, Gonesse, Société d’histoire et d’archéologie de Gonesse et du Pays de France,‎ , p. 179-180 (ISBN 9782953155402).
  39. a b c d et e Amélie Marty et Toussainte Bendiba, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Margency », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 831-834 (ISBN 2-84234-056-6).
  40. Ibid., p. 76.
  41. Site municipal - Nature

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Nicolon, Histoire de Margency, Corlet éditions, , 128 pages p. (ISBN 2-913328-46-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]