Courdimanche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Courdimanche (homonymie).
Courdimanche
Le château d'eau visible à plusieurs kilomètresà la ronde.
Le château d'eau visible à plusieurs kilomètres
à la ronde.
Blason de Courdimanche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Maire
Mandat
Elvira Jaouën
2014-2020
Code postal 95800
Code commune 95183
Démographie
Gentilé Courdimanchois
Population
municipale
6 637 hab. (2014)
Densité 1 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ nord, 2° 00′ 00″ est
Altitude 150 m (min. : 95 m) (max. : 160 m)
Superficie 5,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Courdimanche

Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise

Voir sur la carte topographique du Val-d'Oise
City locator 14.svg
Courdimanche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Courdimanche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Courdimanche
Liens
Site web ville-courdimanche.fr

Courdimanche est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Courdimanchois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La partie la plus ancienne du village est située sur une colline. Courdimanche est visible de loin grâce à son château d'eau. La partie la plus récente est située en contrebas et dispose d'un golf. Jouxtant Cergy-le-Haut, Courdimanche dispose du RER de la gare de Cergy-le-Haut à quelques minutes.

Localisation[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Courdimanche
Sagy
Menucourt
Puiseux-Pontoise Cergy
Sagy
Menucourt
Courdimanche Cergy
Boisemont Vauréal


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier

Située à la sortie 13 et à environ 40 km de Paris, Courdimanche bénéficie de l'autoroute A15 et de la RN 14 qui devient la RD 14 et continue vers Magny-en-Vexin et Rouen, en voie rapide à deux fois deux voies sur une grande partie de son parcours francilien.

Depuis le 21 mars 2009, Courdimanche est doté d'un système de vélopartage appelé VélO2 qui permet une liaison avec l'ensemble de Cergy-Pontoise.

Transports en commun

On accède à Courdimanche, qui se situe en zone 5, par la RER A, à la station terminus de Cergy-le-Haut.
Les trains du RER A circulent toutes les 10 min du lundi au vendredi et toutes les 20 min le week-end[1].
Le schéma directeur du RER A[2] prévoit un renforcement de la fonction de terminus sur le territoire de Courdimanche.

Les transports urbains sont assurés par le réseau de bus STIVO, le réseau de l'agglomération de Cergy-Pontoise, dont 2 lignes régulières desservent Courdimanche[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Contrairement à Courdimanche sur Essonne, Courdimanche ne dispose pas de station météo sur son territoire, la station météo la plus proche étant sur la commune voisine de Boissy-l'Aillerie (ID: 95078001)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Appelée Cordomange en 1248 puis Curai dominica en 1249[4], le nom de la commune provient du bas latin curtis dominica, le domaine du seigneur.

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte d'outils sur le site permet d'affirmer que Courdimanche était habité au néolithique[5],[6].

À l'époque gauloise l'oppidum de Courdimanche aurait été un centre religieux où les druides perpétraient des sacrifices[7],[8].
Les Romains construisent sur cette colline un temple dédié à Apollon à partir duquel on pouvait communiquer avec deux autres montagnes sacrificielles; le mont Mercure (Montmartre) à l'est et le mont Jupiter (Montjavoult) à l'ouest[6],[8].

En 2009, lors des travaux pour la création de la gendarmerie, les archéologues ont découvert des traces d’un habitat gallo-romain[9].

Par la suite, les moines de l'abbaye Saint-Martin de Pontoise, fondent par la suite une chapelle, puis une église, sous le vocable Saint-Martin[6].

Au début du Moyen Âge, le territoire est divisé entre les seigneurs de Courdimanche, vassaux des comtes de Meulan, l'abbaye Saint-Martin de Pontoise et l'abbaye Notre-Dame du Bec qui sera propriétaire de l’église et du village jusqu’à la Révolution[5].

En 1160, Courdimanche appartient aux seigneurs Mauvoisin, barons de Rosny[10]. par le mariage de Raoul IV Mauvoisin avec Agnès d'Aulnay, veuve de Guillaume III de Garlande[11]. La seigneurie passe, en 1217, aux mains de Guy III Mauvoisin et en 1248 à Guy IV Mauvoisin.

Au cours du XIIe siècle, Courdimanche est fortifiée afin de protéger le village des incursions des barbares.
Au XIIIe siècle l'abbaye Saint-Martin de Pontoise créée au Hazay, au lieudit la friche aux malades, une léproserie[12].

Durant la guerre de Cent Ans, le village subit plusieurs assauts et est prise par les Anglais, une première fois en 1429 et une seconde en 1433[13], ou les godons prennent, pillent et brulent Courdimanche, Lieux et Puiseux.

De 1482 à 1709, la seigneurie dépend de la famille de l'Isle[14] qui est également seigneur de Boisemont. Elle est ensuite achetée par Jean-Baptiste Dufour de Villeneuve, chevalier, conseiller du roi, maître des requêtes en son hôtel, intendant de justice, police et finances du Berry[15],[16]

C'est à Courdimanche qu'en 1987 fut ouvert le parc d'attractions Mirapolis qui ferma en 1991.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[17],[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2008[19] en cours Elvira Jaouën PS Conseillère régionale (2010 → )
Vice-présidente de la CA de de Cergy-Pontoise[20] (2008 → )
Réélue pour le mandat 2014-2020[21]
18 novembre 2004 mars 2008 Monique Hervé UMP[22]  
25 mars 2001 18 novembre 2004[23] Alain Lahaye UMP Cadre bancaire
25 mars 1989 25 mars 2001 Robert Marseille UDF Vice-président du S.A.N. de Cergy-Pontoise
octobre 1983 25 mars 1989 Rémy Allain[24],[25] DVD  
1977 1983 Raymond Guillotin    
1971 1987 Jacques Dauvergne    
1959 1971 Maurice Fumery    
1945 1959 Henri Legendre    
1923 1945 Charles Cavan    
1919 1923 Clément Fontaine    
1904 1919 Paul Constant Emery    
1900 1904 Henri Boissy    
1894 1900 Jean Carpentier    
1881 1894 Paul Adolphe Emery    
1878 1881 Henri Boissy    
1860 1877 Louis Hamot    
1853 1860 Pierre Jean Bertolle    
1848 1853 Louis Hamot    
1835 1848 Pierre Jean Bertolle    

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Pour les échéances électorales de 2007 Courdimanche faisait partie des 82 communes[26] de plus de 3 500 habitants ayant utilisé les machines à voter. La nouvelle municipalité, élue en mars 2008, a décidé de revenir au vote « papier »[27] dès les élections européennes du 7 juin 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 637 habitants, en augmentation de 1,44 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328 329 381 431 430 428 432 450 436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
453 427 452 451 434 503 440 458 414
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
398 389 382 367 401 408 365 343 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
560 663 725 775 1 537 5 895 6 581 6 610 6 637
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.


Monument historique[modifier | modifier le code]

Courdimanche compte un unique monument historique sur son territoire.

Église Saint-Martin,

L'église Saint-Martin située rue Claire-Girard / place Claire-Girard est un site inscrit comme monument historique par arrêté du 27 mai 1987[32].
C'est une petite église villageoise rustique, d'un style roman réduit à sa plus simple expression, avec des baies plein cintre, un clocher central en bâtière gardant des vestiges d'une corniche à modillons sculptés en masques, avec deux baies abat-son par face, sans colonnettes ni cordons.
Fondée pendant la seconde moitié du XIIe siècle, l'édifice est endommagé en 1429, pendant la guerre de Cent Ans, et une seconde fois quelques années plus tard, puis reconstruit partiellement au XVIIe ou XVIIIe siècle.
De plan cruciforme, l'église se compose d'une nef non voûtée de trois travées accompagnée d'un seul et étroit bas-côté au nord ; d'un transept dont le croisillon sud est incomplet ; d'un chœur carré d'une travée au chevet plat ; et d'une chapelle latérale au nord. Le transept se termine par un pignon au nord et au sud. Exception faite des contreforts du clocher et des chaînages d'angle, tout le bâtiment est construit en moellons noyés dans le mortier ; les façades de la nef étant entièrement recouvertes d'enduit. L'on note l'absence de contreforts pour tous les composants de l'église hormis du clocher, la faible hauteur des murs ne les ayant pas rendu nécessaires. L'entrée se situe sous un porche devant la façade occidentale.
À l'intérieur, le transept, le chœur et la chapelle sont voûtées d'ogives de style gothique, mais les arcades autour de la croisée du transept sont en partie plein cintre, en partie en tiers-point. Des chapiteaux ne restent que des vestiges. La plupart des nervures des voûtes, des arc-doubleaux et des formerets retombent sur des faisceaux de colonnettes. La chapelle latérale ne communique pas avec le croisillon du transept adjacent et est entièrement dépourvue de fenêtres[33],[34]. Le clocher contient une cloche particulièrement ancienne, nommée Marie et fondue en 1554 par Lemaître. Elle est classée monument historique au titre des objets[35]. En 1992, deux nouvelles cloches, nommées Claire et Apolline, sont installées.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Escaliers de l'église : l'église étant construite sur un promontoire naturel, ayant sans doute servi de poste d'observation et ayant déjà accueilli un temple voué au culte d'Apollon selon la légende, l'on ne peut y accéder que par des escaliers. L'un est situé au sud, à côté de la mairie ; l'autre est situé à l'ouest et part de la place du village[34].
  • Mare Saint-Martin, chemin de la Mare-Saint-Martin : cette mare pavée au sud du village est un aménagement communal du XIXe siècle, servant d'abreuvoir au bétail et de pédiluve aux chevaux. Les mares de ce type ont également été utilisées pour le trempage du chanvre[34].
  • Lavoir dit la mare Bicourt, au bout d'une courte impasse en herbe partant de la rue Vieille-Saint-Martin : ce lavoir depuis longtemps abandonné est devenu méconnaissable. Envahi par la végétation, il attend une potentielle réhabilitation.
  • Le village conserve cinq fermes datant pour la plupart du XVIIIe siècle, dont deux sont encore en exploitation. Les bâtiments s'organisent autour de cours rectangulaires et ne présentent que des murs aveugles sur la rue. Plusieurs fermes possèdent des portails avec des arcs plein cintre[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Courdimanche

Les armes de Courdimanche se blasonnent ainsi : « De gueules au chevron d'argent accompagné d'un mont d'or mouvant de la pointe, au chef aussi d'or chargé d'une fleur de lys cousue d'argent. »

Courdimanche au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Horaires consultables à partir du site « Transilien - Fiches horaires », sur Transilien (site officiel) (consulté le 26 septembre 2012).
  2. schéma directeur du RER A
  3. « L'entreprise », sur STIVO (site officiel) (consulté le 26 septembre 2012) ; ainsi que le plan du réseau [PDF] « Plan du réseau de bus de l'agglomération de Cergy-Pontoise », sur STIVO (site officiel) (consulté le 26 septembre 2012).
  4. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  5. a et b Petite histoire de Courdimanche d’après l’ouvrage de M. Parrain (1946)
  6. a, b et c Courdimanche sur artetpatrimoine.net
  7. La colline sacrée de Courdimanche
  8. a et b Courdimanche sur topic-topos.com
  9. Fouilles archéologiques en cours
  10. Rosny-sur-Seine, Saint Illiers la ville, Rosay, Longues etc. Les Fiefs des Mauvoisins
  11. Une famille de châtelain du département de Seine Saint Denis et de Bondy; les Garlande
  12. Plan de Courdimanche en 1911. La friche aux malades est répertoriée en Section C
  13. Certaines sources indiquent l'année 1452
  14. Familles de L'Isle (-Adam), de Villiers, & de Villiers de L’Isle-Adam
  15. Courdimanche sur amisduvexinfrancais.fr
  16. Benoît Gonod : Notice historique du château de Villeneuve page 27
  17. Site du conseil général - Administration du Val-d'Oise
  18. Ministère de la Justice - Conseil départemental de l'accès au droit du Val-d'Oise
  19. « Elvira Jaouën (PS) officiellement candidate à Courdimanche », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  20. « Les élus communautaires de Cergy-Pontoise », Le Conseil communautaire, sur http://www.cergypontoise.fr, (consulté le 24 septembre 2015).
  21. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  22. E.B., « Monique Hervé suppléante d'Axel Poniatowski », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  23. Éric Bureau, « La surprenante démission du maire », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  24. Rémy Allain fut enlevé puis abattu en janvier 2000
  25. Perpétuité confirmée pour l'assassin de Rémi Allain sur leparisien.fr
  26. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
  27. Retour au vote "papier"
  28. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  32. Notice no PA00080038, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Courdimanche, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 109-110.
  34. a, b, c et d Véronique Daver et Hautem Bali, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Courdimanche », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ , p. 362-364 (ISBN 2-84234-056-6).
  35. « Cloche », notice no PM95000210, base Palissy, ministère français de la Culture.
  36. Municipales : Carlos à Cergy Pontoise document INA
  37. Carlos candidat aux municipales de Courdimanche en 1989