Jean-Baptiste Isabey

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec son fils le peintre Eugène Isabey.
Jean-Baptiste Isabey
Isabey-autoportrait.gif

Portrait de Jean-Baptiste Isabey d'après Horace Vernet, miniature sur ivoire signée de trois lettres "BEY" diamètre réel : 5 cm)

Naissance
Décès
(à 88 ans)
Paris
Nationalité
Drapeau de la France Française
Activités
Portraitiste en miniatures sur ivoire
Maîtres
Distinctions
chevalier de la Légion d'honneur‎ (à partir du 31 janvier 1815)
officier de la Légion d'honneur (à partir du 31 mai 1825)
commandeur de la Légion d'honneur‎ (à partir du 12 janvier 1853) +/-
Œuvres réputées

Jean-Baptiste Isabey, né à Nancy le et mort à Paris le (à 88 ans), est un portraitiste et miniaturiste Français.

À l'époque de la grande peinture historique, Isabey pratique l’art de la miniature. Il connaît le succès, aussi bien sous le Premier Empire qu'auprès des diplomates du Congrès de Vienne. Il est le père d'Eugène Isabey, peintre, dessinateur et graveur tout aussi célèbre du Second Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Isabey et sa fille, par François Gérard

À dix-neuf ans, après quelques leçons prises auprès de Jean Girardet, puis Jean-Baptiste Claudot et enfin François Dumont, peintre miniaturiste de Marie-Antoinette, il devient l'un des élèves de Jacques-Louis David. Employé à Versailles pour des portraits des ducs d'Angoulême et de Berry. La reine lui passe une commande qui est, à partir de ce moment, suivie de nombreuses autres par les rois de France successifs et jusqu'à sa mort.

Joséphine de Beauharnais et Napoléon Bonaparte ont été ses mécènes. Il a participé à la mise en scène de leurs sacres et les estampes qu'il fit pour la commémoration s'ajoutèrent au célèbre tableau de David, travail pour lequel il est payé par Louis XVIII en 1814.

Jean-Baptiste Isabey représente en Europe l'excellence de l’école française de miniaturistes, une renommée acquise notamment par la qualité de ses ivoires peints à la gouache, en règle générale entourés de cadres précieux ou sertis dans des boîtes d’or.

Bien qu'ayant été fidèle à Napoléon lors de son retour d'Elbe, il n'en est pas moins partie prenante à la Restauration, notamment en organisant le couronnement de Charles X qui le fait officier de la Légion d'honneur. La monarchie de Juillet lui confère un poste important en lien avec les relations royales. Napoléon III lui accorde une pension, et la cravate de commandeur de la Légion d'honneur.

Il est le père d'Eugène Isabey, peintre de marine de l'école romantique française et le beau-père du peintre décorateur Pierre-Luc-Charles Ciceri[1].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris (20e division)[2] aux côtés de sa seconde épouse Eugénie Rose Maystre, décédée en 1857, de Eugène Louis Isabey (1803-1886), son fils et élève, et de Louis Isabey (son frère), décédé en 1813, musicien de la Chapelle du roi, premier violon de l'empereur de Russie.


Une robe dessinée par Isabey pour le sacre de Napoléon[modifier | modifier le code]

La comtesse Bérenger (1773-1828), épouse du comte Jean Bérenger.

Au sacre de l'empereur, la comtesse Bérenger (1773-1828), épouse du Comte Jean Bérenger porte une robe dessinée par Isabey, comme toutes les tenues portées, ce jour-là, par les princes, princesses, ministres, sénateurs, conseillers d'État.

La robe est en tulle de soie ivoire, agrémentée de fines broderies métalliques et d'un double volant métallique au niveau de l'encolure. Les épaules sont soulignées par deux petits volants dentelés en tulle ivoire. Elle se ferme au dos au niveau de la poitrine, au moyen de deux liens coulissants. La traîne est en velours de soie rouge, ornée de broderies métallique dorée, avec un revers en satin blanc[3].

À part cette tenue des Bérenger, il n'existe plus dans le monde aucun vêtement du sacre de l'empereur : cette robe et cette traîne de cour en constituent les derniers vestiges. Elles ont été présentées pour l'exposition Les Trésors de la Fondation Napoléon. Dans l'intimité de la Cour impériale, qui s'est tenue pour le bicentenaire de la cérémonie, du 28 septembre 2004 au 24 avril 2005 au Musée Jacquemart-André à l'initiative de la Fondation Napoléon[3].

Depuis lors, elles sont régulièrement exposées dans divers musées en France comme à travers le monde.

Expositions récentes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. qui épousera la fillette du tableau.
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père-Lachaise, Mémoire et Documents,‎ (ISBN 978-2914611480), p. 429-430
  3. a et b Fiche de la robe et traîne de cour de madame bérenger sur napoleon.org.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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