Haravilliers

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Haravilliers
Clocher de l'église de l'Assomption.
Clocher de l'église de l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Centre
Maire
Mandat
Françoise Wiltz
2014-2020
Code postal 95640
Code commune 95298
Démographie
Gentilé Haravillois
Population
municipale
552 hab. (2014)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 24″ nord, 2° 03′ 18″ est
Altitude 146 m (min. : 99 m) (max. : 217 m)
Superficie 10,90 km2
Localisation

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Liens
Site web haravilliers.fr

Haravilliers Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est une commune française du Val-d'Oise située dans le Vexin français, à environ 50 km au nord-ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Haravillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Haravilliers est située sur le plateau du Vexin, et occupe le flanc sud-est de la butte-témoin la plus élevée d'Île-de-France. La commune détient ainsi sur son territoire le point culminant de la région : 217 mètres (sommet du massif des buttes de Rosne). Elle a également la particularité dans cette région constituée majoritairement de villages groupés d'être composée de neuf hameaux.

La commune est limitrophe de Berville, Arronville, Theuville, Bréançon, Le Heaulme et Neuilly-en-Vexin dans le département du Val-d'Oise; Chavençon et Neuville-Bosc dans le département voisin de l'Oise.

Communes limitrophes de Haravilliers[1]
Chavençon (Oise) Neuville-Bosc (Oise) Berville
Neuilly-en-Vexin Haravilliers[1] Arronville
Le Heaulme Bréançon Theuville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous le nom Haravilet[2].

Le nom d'Haravilliers provient du germanique Herradus et du bas latin villare, ferme[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est occupé dès la préhistoire, comme l'atteste la découverte de nombreux silex taillés et pierres polies sur le territoire de la commune. Deux sites d'habitat et un atelier de potier de l'époque gallo-romaine ont également été découverts. La dimension de l'église indique l'importance de la paroisse au Moyen Âge; le lieu se nomme Haradvilerio en 1099. La population est répartie dans de nombreux hameaux, et la situation pose problème sous l'Ancien Régime, à cause de l'éloignement des paroissiens, et surtout pour la collecte des deniers royaux. Un arrêt du parlement de Paris datant du 17 août 1739 décrète donc la séparation de plusieurs hameaux de la paroisse principale (Theuville, le Ruel, le Quoniam, Sausette et Drumal), hameaux qui ne seront de nouveau rassemblés qu'en 1790 à la création de la commune, à l'exception de Theuville qui deviendra une commune indépendante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes Val de Viosne, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2001 Marc Vignal PS  
mars 2001 mars 2014 Jean-Pierre Fohrer[5] UMP  
mars 2014[6] en cours
(au 29 avril 2014)
Françoise Wiltz    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 552 habitants, en augmentation de 4,15 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
351 398 411 408 407 443 460 438 446
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
439 455 404 381 360 343 338 315 311
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
295 293 287 250 242 202 228 252 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
229 214 270 348 414 460 502 539 552
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade sud de l'église.
Colombier.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Haravilliers compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, rue de l'Église (classée monument historique par arrêté du 2 août 1915[11]) : Cet édifice du XIIe siècle a été fortement remanié au XIIIe, XVIe et XVIIIe siècle. D'un plan fort irrégulier, il se compose d'un vaisseau central de six travées barlongues, dont les trois premières sont très courtes, et la dernière servant de chœur ; d'un étroit collatéraux sud de six travées également, dont les voûtes atteignent la même hauteur que celles de la nef ; d'un collatéral semblable au nord, s'arrêtant après la troisième travée ; d'un ancien croisillon nord du transept largement saillant, côtoyant deux piles d'un clocher central aujourd'hui disparu ; et d'une grande chapelle de deux travées carrées en continuité du croisillon, flanquant les deux dernières travées du vaisseau central. Le clocher-tour de la fin du XVe siècle se dresse devant la quatrième travée du bas-côté sud, ce qui correspond exactement au milieu de la façade méridionale. Du XIIIe siècle, reste au moins le croisillon nord du transept, et du XIIe siècle, subsistent la façade occidentale et le mur des trois premières travées du collatéral sud. Les autres parties de l'édifice ont été soit retouchées, soit remplacées au XVIe siècle, mais la seule partie homogène de cette dernière époque est la chapelle Renaissance au nord du chœur. L'élément le plus remarquable est le lanternon roman couronnant la tourelle d'escalier ronde à l'angle sud-ouest de l'édifice[12],[13].
  • Colombier, rue du Colombier, dans un champ à l'est de l'église (inscrit monument historique par arrêté du 28 décembre 1978[14]) : Vestige d'une ancienne ferme seigneuriale, il date du XVIe siècle et est de forme cylindrique. Les murs en moellons sont consolidés par des chaînages verticaux en pierre de taille à distance régulière, et un larmier sépare les deux niveaux. Les ouvertures sont rectangulaires. Le toit en poivrière est couronné par un pigeon en métal. À l'intérieur, le plafond intermédiaire s'appuyant sur un pilier central et les boulins ont disparu[13].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Sainte-Marie-Madeleine, au hameau du Ruel : Elle remonte au XIIIe siècle, mais sa nef a été remaniée au XVIe siècle[13].
  • Lavoir, au hameau du Quoniam : Il est le seul de la commune à ne pas avoir été détruit à l'installation de l'eau courante dans le village[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Haravilliers

La commune de Haravilliers ne dispose pas de blason.

Haravilliers au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Courcelle, « Notes pour servir à l'histoire d'Haravilliers et de Theuville », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 27,‎ , p. 121-128 (ISSN 1148-8107, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Haravilliers sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, page 981
  4. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  5. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF]
  6. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Église Notre-Dame de l'Assomption », notice no PA00080087, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Haravilliers, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 167-169.
  13. a, b, c et d Séverine Charon, Hénin, Maria Pia Hutin-Houillon, Philippe Oyer et Bruno Sternberger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Haravilliers », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 657-660 (ISBN 2-84234-056-6).
  14. « Colombier », notice no PA00080086, base Mérimée, ministère français de la Culture.