Arthies

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Arthies
Le château d'Arthies et sa porte fortifiée.
Le château d'Arthies et sa porte fortifiée.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin - Val de Seine
Maire
Mandat
Jean Beernaert
2014-2020
Code postal 95420
Code commune 95024
Démographie
Gentilé Arthésiens
Population
municipale
284 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ nord, 1° 47′ 00″ est
Altitude 172 m (min. : 123 m) (max. : 203 m)
Superficie 7,40 km2
Localisation

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Arthies
Liens
Site web arthies.fr

Arthies est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Vexin français, à environ 50 km au nord-ouest de Paris. Elle est traversée par la D 983 (Gisors - Magny-en-Vexin - Mantes-la-Jolie). Une déviation de cet axe est réclamée depuis de nombreuses années par les habitants et prévue à moyen terme à la suite des nuisances et accidents provoqués.

Le village compte trois écarts : le Bel Air, les Tuileries et la Feuge.

Communes limitrophes d’Arthies[1]
Banthelu
Maudétour-en-Vexin Arthies[1] Wy-dit-Joli-Village
Aincourt Lainville (Yvelines)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté en latin médiéval sous la forme Artegiae [2] et Ardicia [3] en 690, Arteiae, Ardicia, Altia, Artegia, Artie et Arthia[4] en 1197.

Ernest Nègre[5] croit reconnaitre le bas latin articas « terres défrichées » d'origine prélatine qui a donné l'occitan artiga « terre défrichée » et tous les toponymes du Sud de la France en Artigue, Artigue-, Lartigue, etc. Il l'explique phonétiquement par une évolution du type amicas > amies.

Cependant, le terme artiga n'est pas attesté hors du domaine occitan, ce serait alors un cas unique, donc douteux. De plus, la forme de 690 est de type artegia et non pas artiga.

Xavier Delamarre[6] propose un appellatif celtique (gaulois) tegia « cabane, maison » (vieil irlandais teg, vieux breton tig, breton ti 'maison'), élément composé dans le terme attegia « hutte, cabane » qui est identifié dans les toponymes d'oïl Athies, Athée et Athis par Ernest Nègre[7], Albert Dauzat, Charles Rostaing[8] et Xavier Delamarre[9].

Ce dernier propose *Are-tegia pour expliquer Ar-thies, avec le préfixe are(-) 'devant', 'près de', 'sur'. D'où le sens peu clair de « près des maisons », « devant les maisons », sans certitude cependant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site d'Arthies était habité lors de l'occupation romaine, car on a trouvé les restes d'une villa romaine lors de la construction de la déviation de la D 983[10].
L'existante du village est attesté en 690, mentionné sous le nom d'Artegiæ dans le « Testament de l'inconnu d'Arthies ». Les seigneurs d'Arthies fondent une maladrerie au XIIe siècle, sous le vocable de saint Thomas. À la suite des conflits avec le duc de Normandie, un château fort est érigé.
Il appartient aux Silly de La Roche-Guyon jusqu'à la Révolution française.
La pierre meulière est exploitée avant le XVIIe siècle ; elle est pour l'essentiel envoyée à Paris, mais sert également localement pour les meules de moulin ou l'empierrement des routes.
Au début du XXe siècle, le village est assez célèbre pour ses cultures de cerises.
Le village est resté au XXIe siècle essentiellement agricole (grande culture céréalière).

Cette commune a été concernée par une forêt royale, l'une des rares n'ayant pas été conservée en France[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Michel Fleurier DVD  
mars 2014[12] en cours
(au 29 avril 2014)
Jean Beernaert SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 284 habitants, en diminution de -2,74 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234 212 269 250 263 262 269 271 253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
267 272 257 265 254 286 307 325 307
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
277 273 240 208 207 223 177 200 216
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
195 171 190 185 194 258 280 292 284
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006 [16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Aignan.
Colombier du château d'Arthies.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Arthies compte deux monuments historiques sur son territoire.

Article détaillé : Église Saint-Aignan d'Arthies.
  • Église Saint-Aignan (inscrite monument historique par arrêté du 4 juin 1926[17]) : c'est l'une des églises romanes les plus anciennes du Vexin français. Son clocher en bâtière date de la seconde moitié du XIe siècle, et n'a pas son pareil dans la région. Sa base comporte, à l'ouest et à l'est, deux arcades en plein cintre retombant sur de lourds chapiteaux d'une sculpture archaïque, qui dénotent de l'influence normande. Son étage de beffroi est ajouré de deux très étroites baies en plein cintre par face, qui sont flanquées de deux colonnes monolithiques munies de chapiteaux semblables, criblés de petits trous circulaires, et possèdent des linteaux monolithiques échancrés. La nef est également romane, et conserve notamment ses fenêtres d'origine. Sinon, aucun élément roman n'est plus visible en élévation. Les voûtes de la Renaissance cachent une charpente en carène renversée du XVe siècle, conçue pour être lambrissée. Le petit chœur rectangulaire n'est plus celui d'origine, mais comporte notamment deux formerets avec leurs colonnettes à chapiteaux du second quart du XIIe siècle. Il y a, en outre, deux grandes chapelles latérales de longueur inégale, qui forment avec le chœur un chevet plat sur une seule ligne. Elles remontent au premier tiers du XVIe siècle, mais la chapelle du nord a été remaniée à la fin du XVIe siècle dans le style de la Renaissance, à la suite de désordres de structure, et la chapelle du sud a été remaniée ou agrandie en 1605. La première communique par un arc-doubleau avec la troisième travée de la nef ; la deuxième s'ouvre depuis la nef par un passage berrichon[18].
  • Château d'Arthies, à la sortie du village en direction de Mantes (inscrit monument historique par arrêté du 27 janvier 1948[19]) : Sa partie la plus ancienne est une maison forte à trois étages, édifiée vers 1430 par le seigneur local, de la famille de Théméricourt. Une tour pentagonale, puis octogonale se situe à gauche de la façade sur la cour et abrite l'escalier desservant les différents niveaux. Le manoir conserve une série de trois fenêtres à meneaux superposées à droite de la tour. À la fin du XVe siècle, la seigneurie est vendue à la famille de Silly de La Roche-Guyon, qui y installe un capitaine et un intendant. Cette situation dure jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. C'est sous les Silly, au XVIe siècle, que sont construits la muraille d'enceinte avec sa porte fortifiée cernée de deux courtes tours et le colombier octogonal. Ils partagent comme caractéristique une façade en damier, faite de pierre de taille et de briques rouges, et due à l'influence de l'architecture normande. Les briques de 4 cm d'épaisseur et de 17 cm de long ont été cuites dans un four découvert en 1898, à 15 m du château. Les murs étaient à l'origine surmontés d'un crénelage caractéristique des constructions militaires du Moyen Âge. Le colombier conserve à l'intérieur ses boulins en brique. Sur la façade, le larmier était destiné à empêcher les rats et belettes d'accéder à la lucarne en bâtière[20].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon Plancouard (1871-1953), archéologue et historien du Vexin est enterré au cimetière du village. Une curieuse épitaphe orne sa tombe : « Léon s'en alla comme il était venu, sans espoir de connaître et sans être connu. Il fit peu, vit rien, regretta, mais comprit qu'en tout le naturel l'emporte sur l'esprit. »

Arthies au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de films tournés à Arthies.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Régnier, Excursions archéologiques dans le Vexin français – ouvrage posthume – deuxième série : Arthies, Gisors, Imprimerie Benard-Bardel et fils, , 170 p., p. 134-140
  • Léon Plancouard, « Description et histoire des Châteaux d'Artie-la-Ville », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 20,‎ , p. 53-94 (ISSN 1148-8107, lire en ligne)
  • Léon Plancouard, « Recherches historiques sur la Maladrerie de Saint-Thomas-en-Artie », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 21,‎ , p. 7-38 (ISSN 1148-8107, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes d'Arthies sur Géoportail.
  2. Dans un testament, écrit sur écorce.
  3. Dans un écrit de Eudes Rigaud
  4. Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, DICTIONNAIRE DES ANCIENS NOMS DES COMMUNES DU DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE, 1874
  5. Toponymie générale de la France Volume I, Librairie Droz 1990. p. 97.
  6. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 59.
  7. Op. cité. p. 284.
  8. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 32.
  9. Op. cité.
  10. La Gazette du Val-d'Oise N°1862 du 16 novembre 2011
  11. DUBOIS Jean-Jacques, 1989, Espaces et milieux forestiers dans le Nord de la France. Étude de biogéographie historique. Thèse d’État, Université Paris -I Panthéon-Sorbonne, 2 vol., 1 023 pages
  12. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise,‎ (consulté le 13 septembre 2015).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. « Église Saint-Aignan », notice no PA00079986, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Arthies, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 43-44.
  19. « Château d'Arthies », notice no PA00079985, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Arthies », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 530-533 (ISBN 2-84234-056-6)