Vallangoujard

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Vallangoujard
Vallangoujard
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC Sausseron Impressionnistes
(siège)
Maire
Mandat
Marc Giroud
2020-2026
Code postal 95810
Code commune 95627
Démographie
Gentilé Vallangoujardoises, Vallangoujardois
Population
municipale
605 hab. (2018 en diminution de 5,91 % par rapport à 2013)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 26″ nord, 2° 06′ 46″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 126 m
Superficie 7,40 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pontoise
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Liens
Site web http://www.vallangoujard.fr

Vallangoujard est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Vallangoujardois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Vallangoujard' est un village périurbain du Vexin français, situé à 45 km au nord de Paris par l'autoroute A 15 et l'ex-route nationale 327 (devenue RD 927), et est situé dans un vallon parcouru par le Sausseron, petit ruisseau du Vexin français.

Elle est située dans le parc naturel régional du Vexin français.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

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Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Pont de Pierre, sur le Ru de Theuville.

La commune est drainée par le Ru de Theuville et le Sausseron, qui confluent au nord-est du territoire. Le Sausseron est un affluent de la Seine par l'Oise.

Plusieurs étangs se trouvent à Vallangoujard. Un ancien lavoir se trouve sur le Sausseron.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vallangoujard est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vallis-Angojart en 1165, Vallis Engeugeart en 1194[7].

Le nom du village provient de l'anthroponyme germanique Ingelgardis et du latin vallem, vallée.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est desservie de 1886 à 1949 par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique Valmondois - Marines.

Au début de la Première Guerre mondiale, après la bataille de Senlis, des éclaireurs uhlans allemands sont signalés à Vallangoujard[8]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 En cours
(au 15 septembre 2020)
Marc Giroud DVD puis
UMPLR
puis LREM[9]
Médecin, fondateur du SAMU-95[10]
Président de la CC Sausseron Impressionnistes (2008 → 2020)
Député suppléant de Philippe Houillon ( ? → 2017)
Président du SM du PNR du Vexin français (2013 → 2020)
Réélu pour le mandat 2020-2026[11],[12],[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 605 habitants[Note 3], en diminution de 5,91 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
265260301264320320389361379
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
333323360403407397406371367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
352315334280280295242258313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
332334365507564635651653633
2017 2018 - - - - - - -
612605-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein de l'école Grangeon, dont l'extension dans le corps d'une ancienne ferme est prévue en 2020.

En 2019 l'école, qui accueille également des enfants de Labbeville, Menouville et Theuville, compte 90 enfants répartis dans 4 classes de double niveau[18].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale était dominée depuis le par la présence d'une usine de l'industrie agro-alimentaire, Les Salaisons du Vexin devenue ensuite Henri Antoine Salaisons, avec encore 90 employés dans les derniers mois avant sa fermeture en . Le site de l'usine rue de Marines / rue du Moulin reste fermé, et la fabrication a été transférée dans l'usine du groupe Alimentaire CCA de Goussainville, dirigée par Nicole Piffaud qui l'a racheté en 1998. Avec le départ de cette usine, la commune a perdu 200 000 € de taxe professionnelle. L'agriculture reste malgré tout un moteur de l'économie locale avec, entre autres, deux entreprises de maraîchage[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vallangoujard compte trois monuments historiques sur son territoire, dont un partagé avec la commune limitrophe d'Épiais-Rhus.

L'église
Église, façade occidentale.
  • Église Saint-Martin (classée monument historique par arrêté du , sans le bas-côté sud et la sacristie[20]) : Cette église orientée nord-ouest - sud-est se situe sur un promontoire, avec la façade principale tourné vers un coteau. Elle est certainement incomplète et offre une image peu harmonieuse depuis l'extérieur, alors que l'intérieur est très remarquable. Le petit édifice se compose d'une nef de seulement deux travées du XIIIe siècle ; d'une base du clocher ; d'un chœur carré à chevet plat du XIIe siècle ; et d'un bas-côté sud-ouest du XVIIIe siècle, prolongé par une sacristie le long du chœur. Ces deux dernières parties sont exclues du classement. Étant donnée la physionomie de la nef qui comporte des arcades et des fenêtres hautes sous la forme d'oculi des deux côtés, il est probable qu'elle possédait initialement deux bas-côtés, et que la base du clocher fut la croisée du transept flanquée de deux croisillons faisant suite aux bas-côtés. Du côté nord-est, le mur gouttereau de la nef présente effectivement un glacis couvert de tuiles à mi-hauteur, pouvant être interprété comme vestige du bas-côté. De plus, dans le bas-côté et dans la partie basse du mur de la nef lui faisant face, les fenêtres sans style, tantôt en anse de panier, tantôt en cintre, sont les mêmes. Le toit en appentis du bas-côté obstrue les oculi de la nef de ce côté. Le clocher central en bâtière ne comporte pas d'étage de beffroi et de baies abat-son, mais uniquement de petites ouvertures rectangulaires dans les pignons, et le toit est curieusement perpendiculaire à celui de la nef. La façade principale nord-ouest représente en tout cas une intéressante illustration de l'architecture gothique en milieu rural. Son portail à triple archivolte ogival surmonté d'un cordon de billettes est cantonné de colonnettes à chapiteaux. Une tourelle d'escalier carrée fait saillie devant la façade, à droite. À l'intérieur, les nervures des voûtes d'ogives, les doubleaux et les formerets retombent sur des colonnettes qui montent directement depuis le sol. Les grandes arcades portant les murs gouttereaux de la nef sont en tiers-point et reposent sur de grosses colonnes moyennant de beaux chapiteaux à crochets. Le bas-côté du XVIIIe siècle n'est pas voûté[21],[22].
  • Site archéologique gallo-romain au lieu-dit la Garenne (classé monument historique par arrêté du [23]) : Ce site de 3 500 m2 est un terrain privé refermant de différents vestiges au sol.
  • Site archéologique gallo-romain au lieu-dit la Vallée de Cresnes (inscrit monument historique par arrêté du [24]) : Ce site appartient à l'État et fait partie d'un groupe de plusieurs sites, dont les autres sont situés sur la commune voisine d'Épiais-Rhus.

On peut également signaler :

Ancienne gare.
Lavoir du pont de l'Arche.
  • Ancienne gare, rue Verte : Ce fut la principale station intermédiaire sur la ligne de Valmondois à Marines, à voie métrique, et sert de maison d'habitation depuis la fermeture de la ligne.
  • Lavoir du pont de l'Arche : Ce petit lavoir couvert est établi sur le Sausseron et est délimité de deux côtés par la muraille de clôture d'une propriété. C'est sur cette muraille que prend appui la charpente du toit, qui n'a donc besoin que d'un unique pilier en bois.
  • Pont sur le rue de Theuville, au bout du chemin du Pont de pierre : Il se compose de deux dalles de pierre disposés sur de bas piliers en pierre taillé. En raison de son aspect archaïque et des nombreux vestiges gallo-romains présents dans les environs, la tradition orale en fait un pont de l'époque gallo-romaine. Bien que des preuves archéologiques n'existent pas, cette hypothèse n'est pas exclue, d'autant plus que l'un des sites fouillés pendant les années 1950 est desservi par le pont[25].
  • Maison des Champs : Cette maison fut la résidence de Georges Friedmann à partir de 1948 jusqu'à sa mort, et il y rédigea la plus grande partie de son œuvre[25].
  • Ferme du Manoir : Elle conserve encore un vestige d'architecture médiévale, à savoir le mur-pignon d'une grange, à contrefort central, pouvant dater du XIIIe siècle. Les autres bâtiments ont été rebâtis au XVIIIe siècle, et le manoir ne subsiste que dans le nom de la ferme[26].
  • Ferme de l'hôtel-Dieu de Pontoise, au hameau de Mézières, 4 rue Vaillant : Bien que possession de l'hôtel-Dieu dès le XIIIe siècle, les bâtiments de la ferme actuelle ne remontent pas plus loin que le XVIIIe siècle. La porte charretière est surmonté d'une intéressante niche à statue[27].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Dréville (1906-1997), réalisateur français, y a vécu l'essentiel de sa vie, y a tourné trois de ses films (Retour à la vie (sketch : Histoire de Louis), "L'Encyclopédie filmée : Absence" (court métrage de 1951) et À pied, à cheval et en spoutnik (1958)), y est décédé et repose dans le cimetière de la commune.
  • Walter Kapps (1907-1975), réalisateur français, y a vécu et y est enterré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Communes limitrophes de Vallangoujard » sur Géoportail..
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 9 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Commune hors attraction des villes », sur insee.fr (consulté le 9 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 9 avril 2021).
  7. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  8. L'âne en guerre
  9. Julie Ménard, « Vexin : le président (DVD) du parc naturel soutient la candidate d’Emmanuel Macron : Marc Giroud, pourtant suppléant du député LR sortant, va présider le comité de soutien d’Isabelle Muller-Quoy », Le Parisien, éditiion du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2020) « Mais pour le principal intéressé, également président du parc naturel régional du Vexin français, cette décision est pleinement assumée. Elle fait suite à une prise de conscience personnelle, assure-t-il. « Il y a un clivage profond au sein du parti Les Républicains entre les juppéistes comme moi et les sarko-fillonistes, explique Marc Giroud. Les représentants LR sont très virulents dans cette campagne des législatives. Ils parlent de revanche ».
  10. « Marc Giroud quitte le Samu », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2020) « À 68 ans, Marc Giroud prend sa retraite ce soir. Depuis 1974, il était le fondateur et médecin directeur du Samu Val-d'Oise. Dans la foulée, il avait participé à la création du Samu France dès 1975 ».
  11. « Marc Giroud (UMP) prêt à rempiler à Vallangoujard », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2020) « Il ne risque cependant pas de s'ennuyer : celui qui est maire de Vallangoujard depuis 1983 est devenu en juin dernier le président du parc naturel régional du Vexin. Le candidat compte d'ailleurs faire de la protection de l'environnement sa priorité numéro un ».
  12. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  13. « Compte-rendu du conseil municipal du 25 mai 2020 » [PDF], Comptes rendus, sur http://www.vallangoujard.fr (consulté le 21 novembre 2020).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Alexandre Boucher, « Val-d’Oise : Vallangoujard mise sur une ferme pour agrandir l’école... et se développer : La commune a racheté un vieux corps de ferme afin d’agrandir l’emprise de son école, d’aménager des locaux périscolaires ainsi que des logements. Une opération à 2,1 M€ », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 21 novembre 2020).
  19. Le Parisien - Article du 07/08/2010 - Les Salaisons du Vexin ferment leur usine à Vallangoujard.
  20. « Église Saint-Martin », notice no PA00080217, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Inventaire général du patrimoine culturel - église paroissiale Saint-Martin », notice no IA00122369, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Vallangoujard, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 317-319.
  23. « Site archéologique », notice no PA00080217, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Site archéologique », notice no PA95000010, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. a et b M. Amiot, Yves Breton, Jean-François Humbert, Amélie Marty et Laure Schauinger, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Vallangoujard », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 914-917 (ISBN 2-84234-056-6).
  26. « Inventaire général du patrimoine culturel - ferme du Manoir », notice no IA00122370, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « Inventaire général du patrimoine culturel - ferme de l'Hôtel-Dieu de Pontoise », notice no IA00122372, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Crnokrak, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), La vallée du Sausseron : Auvers-sur-Oise — Val d'Oise, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine Île-de-France et Conseil général du Val d'Oise, coll. « Images du patrimoine / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France », , 84 p. (ISBN 2-905913-09-6), p. 65-68

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]