La Chapelle-en-Vexin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Chapelle.
La Chapelle-en-Vexin
L'église Saint-Nicolas, façade nord.
L'église Saint-Nicolas, façade nord.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Joël Pillon
2014-2020
Code postal 95420
Code commune 95139
Démographie
Gentilé Chapellois
Population
municipale
331 hab. (2014 en augmentation de 1,53 % par rapport à 2009)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 00″ nord, 1° 44′ 00″ est
Altitude 146 m
Min. 85 m
Max. 158 m
Superficie 3,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Chapelle-en-Vexin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Chapelle-en-Vexin
Liens
Site web http://www.mairie-la-chapelle-en-vexin.fr/

La Chapelle-en-Vexin est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chapellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe sur la chaussée Jules César, ancienne voie romaine Lutèce (Paris)-Juliobonna (Lillebonne) devenue à cet endroit RD 14 et qui traverse le plateau du Vexin.

La commune est limitrophe de Saint-Gervais, Ambleville, Montreuil-sur-Epte, Buhy et Parnes (dans le département de l'Oise).

Communes limitrophes de La Chapelle-en-Vexin[1]
Parnes
Buhy La Chapelle-en-Vexin[1]
Montreuil-sur-Epte Ambleville Saint-Gervais

Toponymie[modifier | modifier le code]

Capella en 1281[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement Heudicourt, le nom provient de l'anthroponyme germanique Hildiric et du latin cortem, le domaine de.

Le territoire de la commune est occupé depuis la préhistoire comme l'atteste la découverte de traces d'un habitat préhistorique et gallo-romain au lieu-dit La Vieuville. En 1066, les moines de saint-Évroult édifièrent une chapelle sur les terres de Hébert Le Bouteiller, fondateur de la seigneurie de Serans. Le village devient paroisse en 1194 et prit le nom de la chapelle élevée sur son territoire.

La commune a refusé en 1995 son intégration au parc naturel régional du Vexin français, avant de finalement le rejoindre en 2008 avec quatre autres communes[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 29 avril 2014)
Joël Pillon   Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2014, la commune comptait 331 habitants[Note 1], en augmentation de 1,53 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : +3,14 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
199 198 186 199 228 238 228 204 209
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
185 195 187 184 175 158 192 173 135
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133 108 114 118 116 110 107 111 136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
133 145 159 159 344 320 329 326 331
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église saint-Nicolas et porche de la ferme du prieuré, depuis le nord-ouest.

La Chapelle-en-Vexin ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Nicolas (inscrite monument historique par arrêté du 21 janvier 1997[10]) : en 1066, les moines de l'abbaye de Saint-Évroult bâtissent un premier petit oratoire dans le hameau s'appelant alors Heudicourt. Dans la chapelle, est exposée une image de la Vierge, faisant l'objet d'un culte particulier et jouissant d'une grande réputation dans la contrée. Les nombreux pèlerins de Notre-Dame du Vexin, comme on appelle l'image, font des dons, qui, d'après la légende, auraient permis de financer la construction de l'église actuelle, entre 1194 et 1230. La construction de l'église donne lieu à l'érection du lieu en paroisse dès 1194, prenant le nom de La Chapelle-en-Vexin. Un prieuré est rattachée à l'église, dont une partie des bâtiments subsistent toujours au sein de la ferme jouxtant l'église. L'édifice est remanié pendant le XVIe siècle, et à la suite d'un incendie en 1669, la couverture et la charpente de la nef doivent être reconstruites. Il demeure aujourd'hui impossible à dire à quoi ressemblait l'église après son achèvement. Elle se compose d'une nef romane de trois travées, qui a été voûtée pendant un certain temps, et d'un chœur de deux travées au chevet plat et aveugle du XVe siècle. Un petit clocher a été élevé au-dessus de la sacristie, située au sud du chœur. Le chœur est voûté d'ogives, mais les chapiteaux se sont perdus, et les nervures retombent sur de simples consoles. Par contre, au nord de l'arc triomphal, devant les murs et dans les angles occidentaux de la nef, subsistent des faisceaux de trois colonnettes avec de remarquables chapiteaux. Ceux de l'arc triomphal dateraient du XIIe siècle et représentent des personnages ; les autres sont sculptés en feuillages, mais semblent en partie refaits. Plus aucune fenêtre n'est d'origine. La nef est seulement éclairée par deux baies au remplage Renaissance dans la façade nord[11],[12].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • L'ancien prieuré des moines de Saint-Évroult, jouxtant l'église : en subsistent des vestiges contemporains de l'église, intégrés dans les bâtiments de l'exploitation agricole. Cette dernière a pris le relais du prieuré après son désaffection en 1793, du fait de la Révolution française et de la vente comme bien national de la plupart des biens de l'église[12].
  • L'ancien abreuvoir-pédiluve, au nord du village près de la mare : le muret permet la retention d'eau de la fontaine proche dans cette petite mare pavée. Elle servit à donner à boire aux animaux de ferme et fut également utilisé comme lave-sabots : les chevaux et bœufs y furent emmenés à la fin d'une journée de labour.
  • Le lavoir municipal avec fontaine, près de la mare au nord du village : le bassin du lavoir est alimenté par l'eau de la fontaine abrité dans l'édicule à sa droite. Cette association de lavoir et fontaine est fréquente. Les lavandières étaient protégéds des intempéries par un toit, dont la charpente repose sur deux murs en moellons, l'un à l'ouest et l'autre au nord. Le bâtiment actuel n'est toutefois qu'une reconstitution du lavoir d'origine, charpente et tuiles étant entièrement neuves.
  • La pompe à godets de marque « Dragor », près du calvaire face à la nouvelle mairie : cette pompe en fonte date de la seconde moitié du XIXe siècle et correspond à un modèle particulièrement répandu dans le Vexin français[12].
  • Mur à contreforts, impasse de Riancourt : ce mur de soutènement pour un terrain non bâti provient sans doute d'un bâtiment ancien plus important, étant donné son envergure et sa solidité peu en rapport avec son affectation actuelle.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de La Chapelle-en-Vexin

La commune de La Chapelle-en-Vexin ne dispose pas de blason.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de La Chapelle-en-Vexin sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Site officiel du PNR du Vexin français - Les communes du Parc
  4. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  5. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. Notice no PA95000002, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : La Chapelle-en-Vexin, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 87-89.
  12. a, b et c Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 540 (ISBN 2-84234-056-6).