Wy-dit-Joli-Village

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Wy-dit-Joli-Village
Rue Saint-Romain
Rue Saint-Romain
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Georges Moisset
2014-2020
Code postal 95420
Code commune 95690
Démographie
Gentilé Vicusiens
Population
municipale
309 hab. (2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ N 1° 50′ 00″ E / 49.1, 1.833349° 06′ 00″ Nord 1° 50′ 00″ Est / 49.1, 1.8333
Altitude 115 m (min. : 99 m) (max. : 199 m)
Superficie 8,37 km2
Localisation

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Wy-dit-Joli-Village
Liens
Site web http://www.wy-dit-joli-village.fr

Wy-dit-Joli-Village est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Vicusiens (Vicusiennes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Wy-dit-Joli-Village est un petit village du Vexin français, situé dans la vallée de l'Aubette, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Pontoise et à 50 km environ au nord-ouest de Paris. La commune comporte un bourg où se trouvent l'église et la mairie, un hameau appelé Enfer, et un écart du nom de Hazeville. Depuis 1995, elle est incluse dans le périmètre du Parc naturel régional du Vexin français.

Communes limitrophes de Wy-dit-Joli-Village[1]
Banthelu Guiry-en-Vexin
Arthies Wy-dit-Joli-Village[1]
Avernes Gadancourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Huis au XIIe siècle, puis Vy en 1337 et Vuy[2]. ' Comme le montrent les formes anciennes du nom : Huis et Vy. Il s'agit donc d'un doublon : « Village-dit-Joli-Village »[3]. Le nom Wy vient du latin vicus, (bourg)[3].

Son surnom serait dû à une exclamation du roi Henri IV, égaré lors d'une partie de chasse en 1590, qui aurait demandé « Mais quel est ce joli village ? » [réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau d'Enfer est lié à l'histoire du calvinisme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Claude Bossu DVD  
mars 2008 ... Georges Moisset SE Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5],[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
484 407 451 529 474 414 420 440 404
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420 390 392 366 348 312 300 289 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
272 263 299 268 284 267 239 245 227
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
228 206 158 233 262 307 329 340 322
2013 - - - - - - - -
309 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

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Wy-dit-Joli-Village compte quatre monuments historiques sur son territoire.

  • Église Notre-Dame-et-Saint-Romain, rue Saint-Romain (classée monument historique par arrêté du 5 octobre 1981[9]) : Selon la tradition, elle aurait été fondée vers 625 par saint Romain, qui est peut-être natif des environs. Les parties les plus anciennes de l'église actuelle ne sont pas antérieures à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle ; il s'agit des murs ouest et nord de la nef, ainsi que des piles de l'ancien clocher, qui s'élevait au-dessus de la première travée du chœur. L'église est reconstruite à partir de la fin de la période romane, vers le milieu du XIIe siècle, en commençant par le chœur, et en terminant par le voûtement d'ogives de la nef. Après l'adjonction d'une chapelle du côté sud, qui devait être de style gothique rayonnant, l'église est consacrée par Eudes Rigaud en 1255. Bien plus tard, après la fin de la guerre de Cent Ans, une autre chapelle est bâtie du côté nord. Elle est de style gothique flamboyant, et constitue l'unique partie stylistiquement homogène de l'édifice : tout le reste a subi en effet des remaniements, avec, au moins, le repercement des fenêtres. En 1682, le clocher roman s'effondre, et la chapelle du sud est presque entièrement détruite. À partir de 1695, un nouveau clocher est édifié au-dessus de l'angle sud-est de la chapelle, qui est rebâti sans style réel. Dans ce cadre, ou seulement au XIXe siècle, le versant sud de la nef est également refait. Avec sa silhouette atypique et sa juxtaposition de différents volumes, l'église Notre-Dame-et-Saint-Romain offre un aspect pittoresque. Dans l'intérieur, c'est surtout la qualité du voûtement de la nef et du chœur, avec leurs faisceaux de colonnettes et leurs chapiteaux de bon niveau, qui retiennent l'attention. Tenant compte de ses dimensions modestes, l'église de Wy surprend à la fois par sa complexité et la qualité de nombreux éléments de son architecture[10],[11].
  • Ancienne croix de cimetière, devant l'église (classée monument historique par arrêté du 3 janvier 1946[12]) : La croix du XVe siècle présente les figures du Christ d'un côté et de la Vierge de l'autre côté[11]. Le fût octogonal se compose de plusieurs éléments, qui ne sont pas tous d'origine. Le socle possède une forme particulière : carré à la base, puis octogonal, des croupes aux quatre extrémités permettant la transition.
  • Hypocauste gallo-romain, sur la cour intérieure du musée de l'Outil (classé monument historique par arrêté du 13 novembre 1984[13]) : Ce vestige archéologique est visible lors de l'ouverture du musée (voir ci-dessous).
  • Manoir de Hazeville, au hameau du même nom (inscrit monument historique par arrêté du 23 juillet 1981[14]) : Il a été construit en 1560 dans le style de la Renaissance pour la famille Lefebvre, seigneurs de Hazeville, qui ont par la suite pris le nom de leurs terres. C'est une grande maison de deux niveaux avec une façade principale sur sept travées, avec un toit à deux croupes couvert de tuiles. Malgré les remaniements importants sous la direction de Pierre Fontaine au début du XIXe siècle, le manoir n'a pas perdu son intérêt architectural. Les deux étages sont séparés visuellement par un bandeau horizontal. Des pilastres simples cantonnent les travées et marquent les extrémités. Ils possèdent des chapiteaux doriques au rez-de-chaussée, et ioniques aux deux extrémités de l'étage. La porte est surmonté d'un fronton en arc de cercle[11].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Le musée de l'Outil, face à l'église : Créé en 1977 dans un ancien presbytère du XVIIIe siècle, il possède une forge médiévale installée dans des thermes romains, découverts au cours de travaux d'aménagement, et dont subsiste également l'hypocauste mentionné ci-dessus. Le musée présente une collection d’outils artisanaux, d’ustensiles anciens et d’objets d’art populaire du XVIe au début du XXe siècle. Fermé en 2003 à la suite du décès de son créateur, Claude Pigeard, il a été racheté par le Conseil général et rattaché au musée archéologique départemental du Val-d'Oise à Guiry-en-Vexin[11]. Il a rouvert le après des travaux de restauration. Le musée est ouvert le week-end et les jours fériés de 14 h 00 à 18 h 00 de mai à octobre[15]. Le jardin du musée de l'outil est un exemple de jardin de curé traditionnel avec verger, ruche et roseraie.
  • Ancienne gare CGB, rue Richard-Lenoir : La voie ferrée d'intérêt local de la Compagnie des chemins de fer de grande banlieue entre Meulan, Sagy (Val-d'Oise) et Magny-en-Vexin, avec embranchement de Sagy à Pontoise, a fonctionné de 1913 à 1949. Toutes les gares de la ligne ont un bâtiment-voyageurs en meulière à l'instar de celle de Wy-dit-Joli-Village - Guiry, desservant également la commune voisine de Guiry-en-Vexin ; dans les stations les moins importantes, l'étage manque.
  • Source Saint-Romain, avec lavoir, abreuvoir et statue de saint Romain, route de Guiry - RD 159 : Au bout d'une courte impasse depuis la route départementale, se trouve un ensemble de lavoir, abreuvoir et statue. Selon la légende, saint Romain aurait vécu non loin de la source qui alimente le lavoir, d'où son nom. Une procession annuelle se rendait à la source, avec une cérémonie au cours de laquelle une statuette est plongée dans l'eau, bénite ensuite par le curé. Aujourd'hui, la source se présente comme un lavoir, avec un toit en appentis pour protéger les lavandières des intempéries, côté talus (ouest). Sur le talus, se dresse la statue du saint, sculpté en 1858 par le curé de Genainville. Depuis cette date, la statue du XVe siècle qui l'avait précédé est mise à l'abri dans l'église de Guiry. À gauche du bassin, se trouve un édicule en meulière er brique (peut-être en rapport avec l'adduction d'eau potable) ; à droite, se trouve un abreuvoir-pédiluve pour les chevaux. Il se présente sous la forme d'une petite mare pavée, évoquant un gué ; de là, l'appellation vernaculaire de ce type d'aménagement[11].
  • Colombier du manoir de Hazeville : Il est de forme cylindrique et compte un étage, avec un toit en poivrière. Les murs sont en moellons de calcaire noyés dans le mortier, avec des chaînages en pierre de taille. D'un diamètre de 7 m, sa dimension correspond à la superficie des terres du domaine de Hazeville, 1 000 ha environ. L'édifice daté du milieu du XVIe siècle et retouché au XIXe siècle est désaffecté depuis longtemps et accueille aujourd'hui un gîte rural[11].
  • Cimetière protestant, au hameau d'Enfer : Il remonte à l'année 1560, et la dernière inhumation a eu lieu en 1823. D'une dimension très réduite, seulement quelques vestiges de croix laissent deviner la vocation initiale du petit enclos[11].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Wy-dit-Joli-Village

Les armes de Wy-dit-Joli-Village se blasonnent ainsi :
Parti : au premier coupé : au I d'azur à la lettre H capitale d'or surmontée d'une couronne royale fermée du même, au II aussi d'or au brasier de gueules, au second aussi de gueules à Saint Romain évêque d'or bénissant de sa dextre et tenant dans sa senestre une crosse contournée du même, terrassant un dragon couché aussi d'or

Devise : lepidus vicus ac infernus vicinus (le village est joli, mais l'enfer est proche)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Wy-dit-Joli-Village sur Géoportail.
  2. Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, Volumes 82 à 83, page 81.
  3. a et b Source : Mulon 1997
  4. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires, 3 août 2009 [PDF])
  5. lgodart, « Wy-dit-Joli-Village : Georges Moisset réélu », La gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise,‎ (consulté le 9 octobre 2015)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  9. « Église Saint-Romain », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Wy-dit-Joli-Village, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 336-338.
  11. a, b, c, d, e, f et g Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Wy-dit-Joli-Village », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 611-617 (ISBN 2-84234-056-6).
  12. « Croix de cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Hypocauste », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Manoir de Hazeville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Le musée de l'Outil est ouvert », sur Conseil général du Val-d'Oise,‎ (consulté le 29 octobre 2012).
  16. « Profil de Georges Tréville », IMDb

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Grave, « Wy-dit-Joli-Village : notice historique », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Ligugé (Vienne), Imprimerie E. Aubin, vol. 35,‎ , p. 61-80 (ISSN 1148-8107, lire en ligne)
  • Léon Plancouard, « Le Vexin souterrain : Découverte d'un cimetière mérovingien à wy-dit-Joli-Village », Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise, Versailles, vol. 34,‎ , p. 87-94 (ISSN 1146-9994, lire en ligne)
  • Jacques Sirat, « Wy-dit-Joli-Village », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, vol. LXVIII,‎ , p. 51-64 (ISSN 1148-8107)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]