Villers-en-Arthies

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Villers-en-Arthies
Image illustrative de l'article Villers-en-Arthies
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes Vexin - Val de Seine
Maire
Mandat
Jean-François Renard
2014-2020
Code postal 95510
Code commune 95676
Démographie
Gentilé Villersois
Population
municipale
492 hab. (2013)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 00″ nord, 1° 44′ 00″ est
Altitude 182 m (min. : 89 m) (max. : 205 m)
Superficie 8,25 km2
Localisation

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Liens
Site web villers-en-arthies.fr

Villers-en-Arthies est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villersois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est édifiée sur les hauteurs de la forêt d'Arthies, et composée d’un village et de cinq hameaux : les Mares, Villeneuve, le Tremblay, la Goulée et Chaudray et d’une extension (au lieu-dit Saint-Léger).

Communes limitrophes de Villers-en-Arthies[1]
Chaussy Genainville
Chérence Villers-en-Arthies[1] Aincourt
Vétheuil Vienne-en-Arthies Saint-Cyr-en-Arthies

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Villare[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès septembre 768, le village est cité dans une charte de Pépin le Bref où le roi fait un don à l'abbaye de Saint-Denis. On le retrouve en 832 dans une charte de Louis le Débonnaire, dit aussi le Pieux, fils de Charlemagne. Une chapelle et une ferme au milieu des bois sous le vocable de Saint-Léger-des-Bois est évoquée dans un acte de 1060 qui fit du lieu une paroisse.

Les Le Tirant furent les seigneurs de Villers du début du XIVe siècle (voire plus tôt) jusqu'en 1763, date à laquelle la seigneurie fut vendue par Jean Achille René Romain Le Tirant à Pierre Louis René Cahouet ; ce dernier revend le château et les terres en 1778 à Jean Louis Loiseau de Berenger. Pierre-Victor Roger de Gadancourt en devint le nouveau propriétaire en 1782, l'ayant acquis pour son fils aîné, Alexandre François Roger de Berville, comte de Villers, conseiller au parlement de Paris, qui lui succéda en 1806. Il est à l'origine de la famille Roger de Villers, ayant choisi d'adopter le nom de sa résidence.

Au XVIIe siècle, de nombreuses personnalités séjournent au village, afin de rendre visite à Christophe Ozanne (1633-1713), cultivateur du hameau de Chaudray, et surtout guérisseur renommé. Madame de Sévigné dressa de lui un portrait flatteur.

En 1790, lors du premier recensement, on comptait 480 habitants dans le village, nombre qui augmenta jusqu'en 1882 avant de décliner, le village étant victime comme tant d'autres de l'exode rural. En 1962, 44 % des maisons de la commune étaient des résidences secondaires. L'école failli fermer dans les années 1990. Sauvée par une politique d'adaptation aux nouveaux besoins (cantine, garderie…), la plupart des maisons du village sont redevenues des résidences principales et la population augmente de nouveau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Libération[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1944 Auguste Rivoire    
1944 1945 Henri Genevee    
1945 1949 Henri Royer    
1949 1953 Robert Guichard    
1953 1955 Germain Turlan    
1955 1976 Marcel Dreux    
1976 1983 Philippe Lefevre    
1983 octobre 1985 Thibault Roger de Villers    
octobre 1985 mars 2001 Jacques Haranger    
mars 2001 2008 Jean-Pierre Potez   Président de la CC Vexin - Val de Seine (2005 → 2010)
mars 2008[4] en cours
(au 29 avril 2014)
Jean-François Renard UMP[5] Président de la CC Vexin - Val de Seine (2010 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 492 habitants, en augmentation de 6,03 % par rapport à 2008 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
570 498 513 529 571 568 609 605 592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
531 540 537 575 521 553 518 453 474
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
451 432 391 317 318 299 265 266 270
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2013
236 233 253 304 350 426 464 463 492
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint Martin.
Château de Villers-en-Arthies.

Villers-en-Arthies compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Martin (inscrite monument historique par arrêté du 13 novembre 1939[11]) : La première église de Villers-en-Arthies doit remonter au XIe siècle, étant donné que la paroisse a été érigée en 1066. Les murs du chœur polygonal pourraient remonter à cette époque, et les autres parties datent du XIIe ou du XIIIe siècle, hormis le collatéral, ajouté au XVIe siècle. À la suite des ravages de la guerre de Cent ans, l'église est reconstruite à cette époque, et les voûtes de la nef sont refaites. Or, l'intérieur du chœur, une partie du mur sud de la nef et toutes les toitures sont détruits par un bombardement pendant les combats de libération en septembre 1944, et l'église ressemble alors à une ruine. Les voûtes du chœur sont refaits en bois, mais en imitant la structure du XIIIe siècle. La reconstruction du gros-œuvre est effectuée entre 1946 et 1953, mais l'église reste encore remplie de gravats et les fenêtres ne sont pas vitrées. Les travaux restants ne seront exécutés qu'entre 1958 et 1961, grâce à une souscription auprès des habitants et un grand effort financier de la part de la commune. L'église se compose d'une nef de quatre travées accompagnée d'un unique collatéral au nord ; d'un transept ; d'un clocher-tour latéral au nord du croisillon nord du transept, disposition rare dans le Vexin ; d'un chœur de deux travées ; et d'une chapelle latérale nord devant sa première travée, dans la continuité du croisillon nord et du collatéral nord. La première travée du chœur est trapézoïdale, car l'axe du chœur devie vers le nord, et la seconde travée comporte une partie droite voûtée séparément, puis une partie à cinq pans recouverte par une voûte sexpartite. Par ailleurs, la première travée du chœur, postérieure à l'abside, est bien plus basse que cette dernière. La nef et le collatéral sont voûtés à la même hauteur, et se partagent une toiture commune à deux rampants. Le clocher comporte trois étages, dont le premier est aveugle. Le deuxième étage est percé d'une fenêtre plein cintre par face, et sa troisième étage de deux baies géminées en cintre brisé par face. La cloche fondue en 1688 provient du château de Marly-le-Roi où elle sonnait les quart d'heures. La façade occidentale de style gothique flamboyant est encadrée par deux contreforts couronnés par des pinacles. Le remarquable portail est aligné sous le pignon, et non sur l'axe de la nef. Son archivolte en tiers-point est également cantonné de deux clochetons stylisés, et surmonté par deux arcs en accolade. Le tympan arbore une niche à statue vide et des fers à cheval sculptés dans la pierre[12],[13],[14].
  • Château (inscrit monument historique par arrêté du 20 juin 1945, sauf le « Temple du Vrai Bonheur », inscrit par arrêté du 18 mars 1999[15]) : Il est édifié au point le plus élevé du village et date du début du XVIIe siècle. Le corps de logis principal, à un étage, porte sur sept travées. Des fenêtres étroites alternent avec des fenêtres larges, rythme repris par les lucarnes. La façade est cantonné horizontalement par des larmiers peu saillants, et verticalement par des chaînages. Deux pavillons latéraux en saillie et hauts de deux étages flanquent le corps de logis principal. Celui de gauche est édifiée sur les fondations d'un ancien rendez-vous de chasse ; il en subsiste la vieille tour dite de la Reine Blanche. Les trois ailes du château possèdent chacune des toits à deux croupes, couverts d'ardoise. La grille d'entrée fermant la cour d'honneur est surmontée des armoiries en fer forgé d'Alexandre François Roger de Villers. Dans le parc d'une superficie de 28 ha, subsistent une glacière, et le temple du « Vrai Bonheur », édifice de style grec élevé en 1790 par le comte de Villers en l'honneur de Catherine de Vernay, sa première épouse disparue, morte en couches en lui laissant un petit garçon. Le temple porte en fronton l'inscription : « Optimæ Conjugi » (À la meilleure des épouses). L'allée de tilleuls de l'entrée fut plantée en 1610. La grille du château se trouvant actuellement à l'entrée du jardin, en haut de l'allée, se situait jadis au pied de l'allée, au niveau de l'entrée actuelle de la mairie. On peut encore distinguer à droite de la mairie les anciens pieds du portail[14],[12]. Le château est ouvert à la visite pendant une partie de l'année.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Croix pattée dite croix de Carnage : Petite croix trapue semblable à celles d'Omerville et du hameau de Ducourt, sur la commune de Saint-Gervais. La fonction de ces croix était celle d'une borne[14].
  • Abreuvoir et fontaine, Grande-rue : Deux renfoncements voûtés sous la terrasse d'une propriété abritent chacun un bassin : Le plus petit, à gauche, sert de fontaine ; le plus grand, à droite, servait d'abreuvoir aux chevaux.
  • Lavoir couvert, route des Mares, près du chemin du Rocher : Le bâtiment est ouvert côté rue et accessible au public. Restauré récemment, il possède un bassin subdivisé en deux parties, avec des emplacements dédiés aux lavandières à gauche et à droite. Trois toits en appentis protègent l'espace autour du bassin, à gauche, au fond et à droite. Le sol est pavé.
  • Lavoir ouvert, au hameau de Villeneuve : N'en subsiste qu'un bassin subdivisé en deux parties, les autres aménagements ayant disparu avec le temps.
  • Maison du peintre François Rivoire (1842-1919), Saint-Léger : Maison de style classique élevée sur une terrasse. Le péristyle avec balcon qui court devant toute la façade est influencé par l'architecture de La Nouvelle-Orléans[14].
  • Ancien café, 18 Grande-rue : Il conserve son aménagement intérieur du début des années 1920, comptoir, tables et chaises compris. De ce fait, le café a plusieurs fois servi de lieu de tournage pour des films[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Villers-en-Arthies et le cinéma[modifier | modifier le code]

Un dimanche à la campagne (1984) de Bertrand Tavernier[16] et La course de l'escargot (1998) de Jérôme Boivin furent tournés à Villers.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Villers-en-Arthies

La commune de Villers-en-Arthies ne dispose pas de blason.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Villers-en-Arthies sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Villers-en-Arthies, Jean Dubar et Jean Rochefort, non édité, octobre 1993, ouvrage mis en ligne par Jean Rochefort.
  4. Préfecture du Val-d'Oise - Liste des maires du département du Val-d'Oise, avril 2008
  5. « Les 15 premiers candidats de l'UMP », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne).
  6. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise,‎ (consulté le 13 septembre 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  11. « Église Saint-Martin », notice no PA00080233, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. a et b « L'église Saint-Martin / Le château », sur Villers-en-Arthies (site officiel) (consulté le 28 octobre 2012).
  13. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Villers-en-Arthies, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 333-334.
  14. a, b, c, d et e Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Villers-en-Arthies », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 607-610 (ISBN 2-84234-056-6).
  15. « Château », notice no PA00080232, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Lieux de Tournage Cinématographique