Campagnol

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article homophone, voir Campagnolles.
Campagnol
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Campagnol » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Campagnol roussâtre
Campagnol roussâtre
Taxons concernés

Dans la sous-famille des Arvicolinae :

Campagnol est un terme très général, appartenant au vocabulaire français courant, qui ne correspond pas exactement à un niveau de classification scientifique. « Campagnol » est le nom vernaculaire ambigu, donné à un grand nombre de rongeurs de la sous-famille des Arvicolinae (famille des Muridés ou Cricetidés selon les classifications). Il est souvent confondu avec « mulot », terme désignant de petits mammifères campagnards ayant plus ou moins l'allure d'une souris, de couleur brune et à la queue courte, voire confondu parfois avec la musaraigne qui n'est pourtant pas un rongeur. Les campagnols peuvent aussi être confondus avec le rat des moissons (Micromys minutus).

Étymologie et histoire[modifier | modifier le code]

Il semble que les campagnols étaient autrefois englobés dans le terme rat des champs[1].

En 1758 le mot campagnol est employé pour la première fois par Buffon dans son Histoire naturelle, en adaptant l'adjectif italien campagnoli (qui vivent à la campagne), lui-même dérivé de campagna (campagne)[2],[1].

Le mot campagnol n'apparaît qu'assez tardivement dans les dictionnaires. Le Dictionnaire de L'Académie française ne le mentionne qu'au XIXe siècle dans sa 6e édition (1832-1835), le distinguant du mulot et de la souris par sa couleur brune et sa queue courte[3].

Biologie, comportement et écologie[modifier | modifier le code]

Article principal : Arvicolinae.

Les caractéristiques générales des campagnols sont celles des rongeurs de la sous-famille des Arvicolinae, avec des différences pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d'informations, notamment sur leur constitution physique ou leur mode de vie respectif.

Ce mammifère[Lequel ?] a une particularité au niveau de ses chromosomes : le chromosome Y a disparu[réf. nécessaire].

Caractéristiques communes[modifier | modifier le code]

On distingue de façon générale les campagnols des autres muridés par leur allure plus trapue, leur queue courte, des yeux et des oreilles peu proéminents.

La différenciation avec les souris ou les mulots se fait par leur couleur généralement brune et leur queue plus courte. Certains auteurs précisent qu'ils ont trois molaires à chaque mâchoire[4],[1].

Ils mènent généralement une vie souterraine. Certaines espèces sont soumises à des pullulations périodiques qui en font des ennemis redoutés pour l'agriculture.

Noms français et noms scientifiques correspondants[modifier | modifier le code]

un petit rongeur roux à l'entrée d'un terrier
Campagnol commun (Microtus arvalis)
Un rongeur roux à oreilles et nez ronds
Campagnol-lemming de Cooper (Synaptomys cooperi)
un rongeur brun de profil
Campagnol de Pennsylvanie (Microtus pennsylvanicus)
un rongeur brun-roux aux formes rondes
Campagnol sylvestre (Microtus pinetorum)
un rongeur brun-roux au bord d'un cours d'eau
Campagnol terrestre (Arvicola amphibius)

Liste alphabétique des noms vulgaires ou des noms vernaculaires attestés[5] en français.
Note: certaines espèces peuvent avoir plusieurs noms différents).

Statut de protection[modifier | modifier le code]

Plusieurs de ces rongeurs sont considérées comme nuisibles pour l'agriculture tandis que d'autres sont des espèces menacées.

En France les espèces sujettes à des pullulations périodiques sont principalement le Campagnol terrestre (Arvicola terrestris) et dans le sud le Campagnol provençal (Microtus duodecimcostatus), dans une moindre mesure par exemple, car ils fréquentent moins les vergers, le Campagnol commun (Microtus arvalis) et le Campagnol agreste (Microtus agrestis) [13]. Ils causent dans ce cas de gros dégâts aux cultures. L'homme a développé de nombreux moyens de lutte contre ce fléau, aidé par de nombreux prédateurs naturels pour qui le campagnol est un menu de prédilection, comme la Chouette chevêche, le Busard cendré, la belette, etc.

À l'inverse, des espèces comme le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus), déclaré vulnérable en 2008 par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), peuvent être des espèces protégées[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Voir Campagnol dans Le Trésor de la Langue Française Informatisé (TLFI), consulté en mars 2010
  2. Buffon, Histoire naturelle, VII, p. 369 d'apr. Arveiller ds R. Ling. rom., t. 28, 1964, pp. 315-317
  3. campagnol dans les Dictionnaires d'autrefois, des 17e, 18e, 19e et 20e siècles, sur Atilf
  4. H. Coupin, Animaux de nos pays, 1909, p. 22
  5. Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet
  6. a, b, c, d, e, f, g et h Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc et bd (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. ISBN 0444518770, 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en) Derwent, Thesaurus of agricultural organisms: pests, weeds and diseases, Volume 1. Derwent Publications, Ltd. Éditions CRC Press, 1990. 1529 pages. ISBN 0412372908, 9780412372902. Rechercher dans le document numérisé
  9. Évaluation des espèces sauvages, Mammifères terrestres sur le site du COSEPAC, consulté en mars 2010
  10. a, b, c, d, e et f Nom vernaculaire français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at
  11. The effect of interspecific competition on habitat selection by voles : an experimental approach (en)
  12. S. Deblock et A.F. Pétavy, Les larves hépatiques de cestode parasites du grand campagnol Arvicola terrestris en Auvergne (France), Annales de parasitologie humaine et comparée, ISSN 0003-4150, CODEN APHCAC, 1983, vol. 58, no5, pp. 423-437 (5 ref.). Lire le résumé en ligne
  13. Les campagnols sur Terre vivante, l'écologie pratique, consulté en mars 2010
  14. Référence UICN : espèce Arvicola sapidus Miller, 1908 (en)

Voir aussi[modifier | modifier le code]