Val-d'Oise

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Val-d'Oise
Image illustrative de l'article Val-d'Oise
Val-d'Oise
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Création du département 1er janvier 1968
Chef-lieu
(Préfecture)
Pontoise (préfecture : Cergy)
Sous-préfectures Argenteuil
Pontoise
Sarcelles
Président du
conseil départemental
Arnaud Bazin (LR)
Préfet Jean-Yves Latournerie
Code Insee 95
Code ISO 3166-2 FR-95
Démographie
Gentilé Val-d'Oisiens
Population 1 205 539 hab. (2014)
Densité 968 hab./km2
Géographie
Superficie 1 246 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 9
Cantons 39
Intercommunalités 10
Communes 185

Le Val-d'Oise (prononcé [val dwaz]) est un département français appartenant à la région Île-de-France, créé en 1968 à la suite d'un démembrement du département de Seine-et-Oise. Il constitue la partie nord de l'agglomération parisienne. Il est un des départements de la grande couronne. Il se caractérise par son territoire contrasté regroupant, notamment dans ses deux parcs naturels régionaux, un patrimoine touristique et naturel certain d'une part et, d'autre part, des zones fortement urbanisées, le premier aéroport d'Europe continentale (Paris Charles-de-Gaulle), des pôles d'activité économique dynamiques au rayonnement national et international (dont 9 pôles de compétitivité). Il tire son nom de l'Oise, affluent majeur de la Seine qui le traverse après avoir pris sa source en Belgique et parcouru le nord-est de la France. La ville de Pontoise est le chef-lieu du département. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 95.

Histoire administrative depuis 1964[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Val-d'Oise.
  • 1964 (loi du 10 juillet) : la création du département du Val-d'Oise est décidée, ses limites sont fixées (partie nord de l'ancien département de Seine-et-Oise, la totalité de l'arrondissement de Montmorency, la presque totalité de l'arrondissement de Pontoise et une petite partie de l'arrondissement de Mantes-la-Jolie)
  • 1965 (décret du 25 février) : le chef-lieu du département est la ville de Pontoise
  • 1966 (décret du 2 juin) : les arrondissements sont délimités (création de l'arrondissement d'Argenteuil, quelques modifications des limites de l'arrondissement de Pontoise)
  • 1967 (décret du 20 juillet) : création des 27 cantons du Val-d'Oise
  • 1967 (décret du 19 septembre) : l'entrée en vigueur complète de la loi du 10 juillet 1964 est fixée au 1er janvier 1968
  • 1968 (1er janvier) : création officielle du département du Val-d'Oise et entrée en fonction du conseil général élu en 1967
  • 1970 : ouverture de la préfecture de Cergy (bien que Pontoise reste formellement le chef-lieu du département)
  • 1976 (décret du 22 janvier) : le nombre de cantons est porté à 35
  • 1985 (décret du 31 janvier) : le nombre de cantons est porté à 39
  • 2000 (décret du 3 mars) : le chef-lieu de l'arrondissement de Montmorency est transféré à Sarcelles. L'administration sous-préfectorale est restée à Montmorency pendant quatre ans, jusqu'à son déménagement en avril 2004.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules à la cotice en barre ondée d’argent accompagnée en chef d'un alérion d'or et en pointe d’une croisette ancrée du même, à la bordure cousue d'azur chargée de dix fleurs de lys aussi d'or. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Val-d'Oise.

Le Val-d'Oise fait partie de la région Île-de-France. Il est limitrophe des départements de l'Oise au nord, de Seine-et-Marne à l'est, de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, des Yvelines au sud et de l'Eure à l'ouest.

L'est est formé par l'essentiel de la plaine de France. Ce territoire essentiellement rural présente un aspect particulièrement contrasté, voyant cohabiter de la grande culture céréalière et des villages au nord avec un paysage assez préservé, des cités populaires défavorisées au sud, et l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, dont l'emprise au sol s'étend aussi sur les départements de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis. Le sud du Val-d'Oise est constitué de la vallée de Montmorency et d'une partie de la vallée de la Seine. Le centre et le sud-est du département sont très urbanisés et sont assimilés à l'agglomération parisienne. L'ouest, formé d'une partie du Vexin français, est resté largement rural. Le département possède par ailleurs 21 300 hectares de bois et forêts, soit 21 % de son territoire, les principales étant les forêts de Montmorency, de L'Isle-Adam et de Carnelle[1].

Le chef-lieu du département est Pontoise qui abrite une sous-préfecture, tandis que Cergy abrite physiquement la préfecture. Les deux villes, très liées au sein de l'agglomération nouvelle de Cergy-Pontoise, font partie d'un seul et même arrondissement, celui de Pontoise. Les sous-préfectures du département sont, outre Pontoise, situées dans les villes d'Argenteuil, la plus peuplée du département, et de Sarcelles.

Outre les villes mentionnées ci-dessus, le département compte aussi d'autres villes de plus de 25 000 habitants comme, par population décroissante, Garges-lès-Gonesse, Franconville, Goussainville, Ermont, Bezons, Villiers-le-Bel, Taverny, Gonesse, Sannois et Herblay.

Réseau de communication[modifier | modifier le code]

Le département dispose d'un bon réseau de communication, formé de plusieurs lignes de chemin de fer, d'importantes voies de desserte routière, de la présence d'un fleuve (la Seine) et d'une rivière (l'Oise), ainsi que du premier aéroport international français.

Le réseau routier est constitué de deux grands axes radiaux : l'A1 à l'est et l'A15 à l'ouest. La première dessert l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, la seconde la vallée de Montmorency et l'agglomération de Cergy-Pontoise ; elle se prolonge en direction de Rouen par la route nationale 14, aménagée en voie express dans le département. Les routes nationales 1, 16 et 17 constituent d'importants axes dans cette plaine de France. Tous sont reliés par la Francilienne, voie express régionale de rocade située à une trentaine de kilomètres du centre de Paris.

Les voies ferrées assurent une bonne distribution avec Paris, mais à l'exception de la relation Pontoise-Creil par la vallée de l'Oise, le réseau manque d'axes radiaux. La relation majeure départementale Cergy-Pontoise - Roissy-CDG nécessite un changement à Paris et se révèle peu concurrentielle face à l'automobile, même si la liaison par autocar express 95-18 relie désormais directement le centre de Cergy-Pontoise aux terminaux de l'aéroport Roissy-CDG[2].

Le Val d'Oise dispose de l'aéroport international Paris Roissy Charles-de-Gaulle (CDG), premier aéroport d'Europe continentale pour le nombre des passagers accueillis, ainsi que des aéroports d'affaires de Paris Le Bourget (LBG), premier aéroport d'affaire en Europe pour le trafic des passagers, et de Pontoise-Cormeilles (POX), qui dessert l'agglomération de Cergy-Pontoise.

Le trafic fluvial se développe sur la Seine et sur l'Oise, ouvrant le département vers les ports de Rouen et du Havre (via la Seine) et d'Europe du nord (via l'Oise). Un nouveau port fluvial accueillant un trafic de conteneurs, est en cours d'aménagement au nord du territoire du Val d'Oise, à Bruyères-sur-Oise.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine à La Roche-Guyon. Le fleuve longe l'escarpement formé de falaises de craie marquant la limite méridionale du plateau du Vexin français avant d'atteindre la Normandie.

Le Val-d'Oise est traversé par l'Oise selon un axe nord-est/sud-ouest. La rivière, qui prend sa source en Belgique, atteint son confluent avec la Seine peu après avoir quitté le département, à Conflans-Sainte-Honorine. La boucle de l'Oise à Cergy constitue l'axe d'urbanisation de l'agglomération de Cergy-Pontoise ; son centre est occupé par des étangs d'une surface totale de cent-cinquante hectares, aménagés sous forme de base de loisirs.

Le cours de la Seine borde le département au sud à Argenteuil et Bezons, puis au sud-ouest à La Frette-sur-Seine et Herblay, puis de nouveau à son extrémité ouest, à Vétheuil, Haute-Isle et La Roche-Guyon avant d'atteindre la Normandie.

Le Val-d'Oise est traversé par plusieurs autres rivières de moindre importance : l'Epte, le principal, forme sa frontière historique avec la Normandie à l'ouest, la Viosne, les deux Aubette (Aubette de Meulan et Aubette de Magny) le Sausseron et l'Esches occupent des dépressions du Vexin français, tandis que la Thève, l'Ysieux, le Petit Rosne et le Croult forment de petits cours d'eau en plaine de France. La vallée de Montmorency au sud, en dépit de son nom, n'est traversée par aucun cours d'eau d'importance, seuls quelques ruisseaux comme le ru Corbon la traversent, pour l'essentiel canalisés, pour alimenter le lac d'Enghien, d'une superficie de quarante-quatre hectares.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Val-d'Oise.

Le climat du Val-d'Oise est caractéristique de celui de l'Île-de-France, de type océanique dégradé, c'est-à-dire légèrement altéré par des apparitions ponctuelles d'influences continentales, et caractérisé par une certaine modération. L'appartenance du sud du département à l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années.

La température moyenne annuelle est de 12 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Le département connaît en moyenne 115 jours de précipitations par an (pluies supérieures ou égales à 1 mm), avec une moyenne annuelle variant de 625 à 718 mm. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Val-d'Oise.

Les habitants du Val-d'Oise sont les Val-d'Oisiens. Selon les derniers chiffres de population légale en vigueur en 2012, le Val d’Oise comptait 1 168 892 habitants au 1er janvier 2009, soit 63 400 habitants supplémentaires par rapport au recensement de mars 1999. La croissance de la population du département s’est sensiblement ralentie depuis quelques années.

L'évolution démographique constatée[modifier | modifier le code]

Entre 1999 et 2006, tous les départements d’Île-de-France gagnent des habitants, y compris la ville de Paris, qui gagne désormais à nouveau des habitants (+56 000 habitants, +0,38 %/an). Cependant, les évolutions sont différentes en fonction des départements. Les taux de croissance les plus importants sont rencontrés en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine, avec respectivement +1,13 % et +1,07 % de croissance annuelle (soit 000 +109 000 hab. et 000 +107 000 hab. sur la période 1999-2006). Suivent la Seine-et-Marne (+0,95 %/an, +80 000 hab.), le Val-de-Marne (+0,83 %/an, +71 000 hab.) et l'Essonne (+0,81 %/an, +64 000 hab.). Le Val d'Oise et les Yvelines sont les départements de la région progressant le moins vite (hors Paris), avec respectivement +0,67 %/an (+52 000 hab.) et +0,44 %/an (+42 000 hab.). On constate donc que les départements de la petite couronne, qui semblaient s'essouffler depuis les années 1970, sont ceux qui gagnent le plus d'habitants entre 1999 et 2006, avec la Seine-et-Marne. Par contre, l'augmentation de population ralentit dans les Yvelines et le Val-d'Oise. Cependant, le Val-d'Oise a un taux de fécondité au-dessus de la moyenne française, avec 2,32 enfants par femme[4].

L'évolution de l’espérance de vie en Val-d'Oise[modifier | modifier le code]

Selon les données de l’INSEE, la progression de l’espérance de vie en Val d’Oise est sensiblement équivalente, entre 1990 et 2002, à celle constatée en ce qui concerne les moyennes nationale ou régionale.

En 2002, l’espérance de vie était en augmentation en Val-d’Oise : pour un homme, elle atteignait, en Val d’Oise, 76,4 ans, contre 82,7 ans pour une femme, pratiquement équivalente à celle de la moyenne nationale (75,8 ans et 82,9 ans respectivement). Entre 1990 et 2002, l’espérance de vie est passée de 73 ans à 76,4 ans pour un homme, et de 81 ans à 82,7 ans pour une femme.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Val d’Oise présente un double visage : d'une part, un espace urbanisé sur toute sa frange méridionale, depuis le secteur d’Argenteuil-Bezons, jusqu’aux communes du sud-est (Sarcelles, Gonesse, Garges-lès-Gonesse), et d'autre part, de très vastes espaces ruraux maintenus en zones de production agricole : polyculture et élevage dans le Vexin Français (couvert par un Parc naturel régional), grande agriculture à forte valeur ajoutée en Plaine de France.

Sur son territoire se trouve l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, disposant d’une gare TGV intégrée, permettant des connexions vers les principales métropoles françaises et européennes.

Un tissu économique dense, riche et diversifié[modifier | modifier le code]

Le tissu économique du département est composé d’une large majorité de PME-PMI. Celles-ci sont orientées, notamment, vers toute une série de secteurs d’activités à vocation technologique : fabrication mécanique et d’équipements industriels, activités numériques, électroniques, fabrications à haute valeur ajoutée… Le Val-d’Oise est ainsi au premier rang français dans le secteur de la production des robots.

L’agglomération de Cergy-Pontoise, le bassin industriel d’Argenteuil-Bezons (dit Les rives de Seine), et le secteur de Roissy-en-France (à proximité de l’aéroport) accueillent des sites de grandes entreprises et d'entreprises transnationales : 3M, Air liquide, SPIE, BP, S. C. Johnson, Dassault, Sagem, Peugeot, Thales, Thomson, Huawei, Brother, Mori - Seiki, Air France Industries, Fujitsu-Siemens, Sharp, Akai, Konica, Opel, Rover, Yamaha, ACNielsen, Sony Mobile,Kubota, Delphi, Hispano Suiza, Pioneer…. Plus de 800 sociétés à capitaux majoritairement étrangers sont installées dans le département, dont près de 150 sociétés nord-américaines, 130 sociétés britanniques, 110 sociétés allemandes, 67 sociétés japonaises (parmi les 368 entreprises nippones implantées en France), et 6 sociétés chinoises (dont les sièges européens des entreprises Huawei et Broad).

Le territoire du Val-d’Oise est concerné en outre par les périmètres de neuf Pôles de compétitivité en Île-de-France labellisés par le gouvernement, dans les domaines des « logiciels et systèmes complexes » (dit System@tic), de la santé et des biotechnologies (dit Medicen), de l’image, du multimédia et de la vie Numérique (dit Cap digital), de l'aéronautique et du spatial (dit ASTech), de l'industrie financière (dit Finance Innovation), du Caoutchouc et des Polymères (dit ELASTOPOLE), de la Ville et de la Mobilité durable (dit ADVANCITY) , de la Cosmétique (dit COSMETIC VALLEY) et de la sécurité routière et la mobilité Durable (dit Mov'eo).

Les pôles d’excellence sont également relayés depuis quelques années par les réseaux d’entreprises qui maillent le territoire, dans plusieurs domaines de compétences (comité mécanique, réseau « Mesure », Val-d’Oise numérique, réseau automobile Val-d'Oise-Yvelines (RAVY), Réseau Éco-Industries, Val-d’Oise SAT…).

2 500 hectares de surfaces sont actuellement affectés dans le Val-d’Oise aux zones d’activités économiques, soit plus de 2 % du territoire départemental. En outre, 21 parcs d’activités économiques accueillent chacun plus de mille salariés.

En une vingtaine d’années, le département s’est enrichi de plus de 100 000 emplois salariés nouveaux. Au cours des dix dernières années, le Val-d’Oise a été classé plusieurs fois au premier rang des départements français en termes d’accroissement du nombre des emplois salariés. En 2003, le Val-d’Oise était ainsi le premier département d’Île-de-France en termes de taux de progression des emplois salariés du secteur privé[5]. En outre, si la progression du nombre des emplois est plus rapide dans les secteurs d’activités économiques tertiaires, le Val-d’Oise résistait mieux que les autres départements, jusqu'en 2005, au phénomène de désindustrialisation qui affecte la région Île-de-France.

Depuis juillet 2005, le Val-d'Oise a obtenu le label Technopôle délivré par le réseau national RETIS (réseau français des technopoles, CEEI, incubateurs et pôles de compétitivité). Val d'Oise Technopole se décline en sites labellisés (Parc Saint Christophe, Parc de l'Horloge, Parc Val de France, pépinière technologique ACCET-Neuvitec 95 et Aéropole), en entreprises labellisées (120 en 2010) et en partenaires technopolitains (15). Par ailleurs le Val d'Oise compte le seul Centre Européen d'Entreprises et d'Innovation d'Ile de France avec l'ACCET-Neuvitec 95.

Pôles et axes économiques[modifier | modifier le code]

Le Val d’Oise dispose de plusieurs pôles économiques :

Cergy-Pontoise, agglomération majeure[modifier | modifier le code]

Construite à partir de 1969 sur un territoire à peu près équivalent par sa superficie à celui de Paris, Cergy-Pontoise, la préfecture du Val-d’Oise, est devenue, en l’espace d’une génération une véritable métropole (200 000 habitants). Avec plus de 4 000 entreprises, 85 000 emplois sont disponibles sur place pour une population active sensiblement équivalente.

Située à trente kilomètres de Paris, Cergy-Pontoise bénéficie de plusieurs voies de communication : trois lignes SNCF, les lignes A et C du RER, l’A15 reliée à l’A86.

Cergy-Pontoise compte 250 000 m2 de commerces, 4 théâtres, 11 cinémas, 83 groupes scolaires, 11 lycées, 18 collèges, 1 400 chambres d’hôtels, 180 restaurants, un réseau de télécommunication à très haut débit et un aéroport d’affaire.

L’Université de Cergy-Pontoise accueille 17 000 étudiants en plus des 12 000 élèves inscrits dans les écoles supérieures de gestion et d’ingénieurs (ESSEC, ENSEA, EISTI, ITIN, les sept grandes écoles de l'Institut polytechnique Saint-Louis). Cergy-Pontoise est désormais le second pôle universitaire en Île-de-France, après Paris.

L'orientation internationale de la zone de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle[modifier | modifier le code]

Ce secteur géographique du Val-d’Oise bénéficie d’une situation privilégiée compte tenu de l’existence d’axes routiers importants (route nationale 16, route nationale 17, A1, Francilienne, A16), de la réalisation engagée de nouvelles liaisons rapides (bouclage au nord de l’aéroport de la Francilienne, Avenue du Parisis), et de la présence de l’Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (aéroport, gare TGV, stations RER). À l’intérieur de la plate-forme aéroportuaire sont présents des programmes immobiliers représentant plus de 100 000 m2 de bureaux (Roissy-pôle), d’une pépinière d’entreprises (Aéropole) et d’un centre de promotion économique (Datagora Roissy CDG Area).

Plusieurs parcs d’activités, pour environ 1 000 hectares, situés sur les territoires des communes de Roissy-en-France, Gonesse, Bonneuil-en-France et Goussainville, sont programmés par le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), et accueillent des entreprises de haute technologie et des sociétés étrangères ou à vocation internationale. Le pôle économique projeté sur le "triangle de Gonesse", avec notamment le projet EuropaCity, situé entre les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et de Paris-Le Bourget, représente environ 700 hectares.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le Furia Sound Festival, un festival de musique (entre 2005 et 2010).
  • Le nombre de films tournés dans le Val d'Oise est particulièrement nombreux. On cite couramment le chiffre de 400 films tournés dans le Val d’Oise depuis 1950.
  • L'Espace Michel Berger (EMB), à Sannois, est une salle de spectacle consacrée aux musiques actuelles.
  • Écouen avec le Musée national de la Renaissance notamment.
  • CirquEvolution se déroule tous les ans d'octobre à mai autour d'une vingtaine de spectacles de cirque de création et d'actions culturelles en direction des habitants. Les villes participantes sont Arnouville, Bezons, Le Complexe Marcel Paul à Vauréal, Eaubonne, le Centre culturel Germinal de Fosses; Garges-lès-Gonesse, Goussainville, Gonesse, Jouy-le-Moutier, Marly-la-ville, Saint-Ouen-L'Aumône, Villiers-le-Bel...
  • EuropaCity, le futur complexe de loisirs, équipements culturels et commerces devrait s'implanter dans le département à Gonesse d'ici 2024.

Personnalités artistiques[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

En 2008, 571 440 tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectées dans le Val-d'Oise, soit 490 kg/hab[7].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans le Val-d'Oise.

Le département possède un riche patrimoine historique et architectural classé, mais ne se situe pas sur les grands axes touristiques français. Il est probablement éclipsé par le rayonnement exceptionnel de la capitale. Le Val-d'Oise possède deux parc naturels régionaux qui contribuent à préserver la majeure partie du département : le parc naturel régional du Vexin français et le parc naturel régional Oise-Pays de France.

Le Vexin français, une des régions rurales les mieux conservées à proximité de Paris, constitue la zone la plus attractive pour le tourisme : Auvers-sur-Oise, le village des peintres, est devenu le pôle principal du département avec une importante clientèle internationale, et une importante politique de développement qui a en partie porté ses fruits. Également dans le Vexin, le château de la Roche-Guyon constitue un autre pôle touristique, aux confis de la Normandie et de l'Île-de-France.

À l'est, l'abbaye de Royaumont, fondée par Saint-Louis au XIIIe siècle, est le second monument le plus visité après le château d'Auvers. Au sud, le château d'Écouen qui abrite le très riche musée national de la Renaissance souffre d'un relatif enclavement et n'attire qu'un nombre restreint de visiteurs comparativement aux autres musées nationaux de la région : il se place cependant en troisième position des sites les plus visités du Val-d'Oise. La comptabilisation des visites ne concerne que le Musée, néanmoins la commune d'Écouen compte d'autres monuments nationaux très visités, comme l'église Saint-Acceul, faisant de la ville un important pole touristique. Plusieurs autres musées et monuments se situent dans le département : on peut citer le musée archéologique départemental du Val-d'Oise à Guiry-en-Vexin, le Musée de la moisson à Sagy (Val-d'Oise), le musée Jean-Jacques-Rousseau à Montmorency, ou encore l'abbaye de Maubuisson à Saint-Ouen-l'Aumône parmi les plus célèbres.

Résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 1,1 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Val-d'Oise dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Commune Population SDC Nombre de logements Résidences secondaires  % résidences secondaires
Vienne-en-Arthies 401 221 50 22,56 %
Vétheuil 878 496 87 17,61 %
Nesles-la-Vallée 1 833 817 82 10,02 %

Sources :

Politique[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Val d'Oise matin, l'édition départementale du quotidien Le Parisien.
  • La Gazette du Val-d'Oise, titre de presse hebdomadaire régionale (informations départementales, agglomération de Cergy-Pontoise, Vallée de l'Oise, Parisis). Un exemplaire gratuit est également distribué chaque vendredi, Côté Val-d'Oise. Le titre appartient au groupe Publihebdos.
  • L'Écho-Le Régional, titre de presse hebdomadaire régionale (Vallée de l'Oise, Vallée de Montmorency, Plaine de France, Val et forêt, agglomération d'Argenteuil-Bezons). Le journal fait partie du groupe Publihebdos depuis 2008.
  • Val d'Oise, Le mag, mensuel du Conseil général du Val d'Oise.
  • VO Tv, et son site Internet VOnews, chaîne de télévision du département. Elle est diffusée via la chaîne locale Télif, qui regroupe plusieurs chaînes d'Île-de-France.
  • IdFM Radio Enghien, station de radio généraliste basée à Enghien-les-Bains (98.0 FM).
  • RGB99.2, station de radio généraliste basée à Cergy (99.2 FM). Née en 1982 de la fusion de deux radios associatives : Radio Ginglet et Radio La Boucle qui a donné : Radio Ginglet La Boucle (RGB).
  • Reve FM (Radio Essec Voix Étudiante), station de radio de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), située à Cergy.
  • Actu95.net, pureplayer d'informations locales implanté à Vauréal à Cergy-Pontoise.

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs sportifs notoires[modifier | modifier le code]

Sportifs célèbres[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Diagana, athlète français recordman d'Europe du 400 m haies, était licencié à l'Entente Athlétique Franconville-Le-Plessis-Bouchard (actuel Entente Franconville Cesame Val d'Oise EFCVO).
  • Louis Saha, avant-centre du club anglais Everton Football Club. Il a fait ses débuts au FC Soisy Andilly Margency.
  • Sébastien Bassong Nguena, défenseur central du club anglais Tottenham Hotspur et international du Cameroun. Débuts à l'ASM Enghien Deuil, aujourd'hui FC Deuil Enghien.
  • Philippe Boisse, double médaillé d'or aux Jeux olympiques (1980-1984), médaillé d'argent par équipe en 1984, triple médaillé d'or aux championnats du monde (1982-1983-1984).
  • Myriam Soumaré, sprinteuse, quintuple médaillée aux championnats d'Europe d'athlétisme (à Barcelone en 2010 : or sur 200 m, argent sur 4 × 100 m et bronze sur 100 m ; à Helsinki en 2012 : bronze sur 200 m ; à Göteborg en 2013 : bronze sur 60 m). Elle évolue au AA Pays de France Athlé 95.
  • Riyad Mahrez, milieu de terrain évoluant au Leicester FC en Angleterre (champion en titre). International algérien, il a été nommé meilleur joueur de Barclays Premier League en 2016, est né à Sarcelles et a commencé à l'AAS Sarcelles.

Cultes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site du Conseil général - Forêts
  2. [PDF] Bilan économique et social - Les transports et les déplacements
  3. Météo France - Climatologie
  4. Gérard-François Dumont et Tuerxun Yiliminuer, « Recomposition très diversifiée des territoires. Les « quinze » France ». », Population & Avenir, vol. 4, no 724,‎ , p. 4-7 (DOI 10.3917/popav.724.0004, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  5. Source : ASSEDIC
  6. « Paroles de Gringe faisant référence à Cergy », sur Genius (consulté le 2 septembre 2016)
  7. http://www.ordif.com/public/fiche/95-val-d%E2%80%99oise.html?rub=14852&id=14880 Voir le détail des données

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]