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La France insoumise

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La France insoumise
image illustrative de l’article La France insoumise
Logotype officiel.
Présentation
Fondateur Jean-Luc Mélenchon
Fondation
Siège 6 bis, rue des Anglais
91300 Massy
43, rue de Dunkerque[1]
75010 Paris
Légalisation
Journal L'Heure du peuple
Le Journal de l'insoumission
Mouvement de jeunesse Les Jeunes insoumis·es
Positionnement Gauche[2] à gauche radicale[3],[4],[5]
Idéologie Écosocialisme[6],[7],[8]
Socialisme démocratique[8] Antilibéralisme[9],[10]
Souverainisme de gauche[11],[12]
Populisme de gauche[13]
Altermondialisme[14]
Adhérents plus de 550 000 revendiqués[15] ()[note 1]
Couleurs           Ocre et cyan
Site web lafranceinsoumise.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon (FI)
Sénat Éliane Assassi (CRCE)
Représentation
Députés
17 / 577
[note 2]
Sénateurs
1 / 348
Députés européens
1 / 74
Conseillers régionaux
9 / 1 758

La France insoumise (abrégée en FI[16], parfois en LFI dans les médias[17], représentée sur le logotype officiel par la lettre phi φ[18]) est un parti politique français[19],[20],[21],[3] fondé le . Son objectif est la mise en œuvre du programme écosocialiste L'Avenir en commun[22].

Le parti présente pour ce faire la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2017. À l'issue du premier tour, celui-ci arrive en quatrième position avec 19,58 % des suffrages exprimés, dépassant largement le score du candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon (6,36 %).

À l'issue du second tour des élections législatives de 2017, la France insoumise forme un groupe parlementaire de 17 députés à l'Assemblée nationale, qui élisent à sa tête Jean-Luc Mélenchon en tant que président de groupe.

Historique

Logo jusqu'en 2017.

Le mouvement est lancé publiquement le [23]. Jean-Luc Mélenchon annonce au journal télévisé sa candidature aux élections présidentielles de 2017, et déclare : « Je veux représenter et incarner la France insoumise et fière de l’être, celle qui n’a pas de muselière ni de laisse ». Il déclare que son objectif est « l’intérêt général humain » et que « le changement climatique est commencé, c’est maintenant qu’il faut changer la façon de produire, d’échanger, de consommer ». Comme le candidat à la primaire Bernie Sanders aux États-Unis, il ouvre une plateforme internet, un outil numérique avec lequel il espère mener une « révolution citoyenne », hors du cadre des partis[24]. Il écrit sur son blog : « Je lance un mouvement citoyen pour nous permettre d’agir collectivement, sans affiliation obligée à un parti politique »[25].

Les fondateurs de la France insoumise, issus du Parti de gauche et d'autres groupes et tendances de la gauche radicale française, disent avoir décidé de sa création après avoir constaté la nécessité d'un mouvement qui sortirait des partis politiques traditionnels, trop éloignés de la démocratie[réf. nécessaire][26].

Le premier rassemblement du mouvement a lieu place Stalingrad à Paris le , sous la forme d'un défilé auquel auraient participé dix mille personnes, selon les organisateurs[27],[28]. Deux mois après, un deuxième rassemblement a eu lieu dans les jardins de l’Observatoire de Toulouse, le [29].

Le programme L'Avenir en commun est adopté les et [30], lors d'une convention rassemblant près de mille personnes (dont les deux tiers tirés au sort) à Saint-André-lez-Lille. Lors de cette convention, plusieurs personnalités sont intervenues sur le thème de la finance, tels Jérôme Kerviel, ancien trader de la Société générale, Antoine Deltour, lanceur d’alerte du scandale LuxLeaks, Paul Ariès, politologue, Aminata Traoré, ancienne ministre malienne de la Culture et Zoé Konstantopoúlou, l'ex-présidente du parlement grec[31].

Le , le mouvement devient par ailleurs aussi un parti politique, pouvant se présenter à des élections[19].

Le 13 mai 2017 se tient, à Villejuif, en banlieue parisienne, une nouvelle convention du mouvement réunissant plus de cinq cents candidats aux élections législatives françaises de 2017[32].

Idéologie : le programme L'Avenir en commun

Processus constitutif de la VIe République selon la France Insoumise.

L'élaboration du programme a été coordonnée par l'économiste Jacques Généreux[33], membre des Économistes atterrés[34], et par la juriste Charlotte Girard[35],[36], maîtresse de conférences en droit public. Il s'inspire de L'Humain d'abord, le programme du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012, des travaux conduits par le Parti de gauche au cours de ses assises pour l’écosocialisme, des projets de Sixième République, et des sommets pour un plan B en Europe, mais aussi des nombreuses contributions des partisans du mouvement[33], que des rapporteurs ont été chargés de synthétiser.

À l’issue de la convention de Lille, une synthèse de l’ensemble des propositions débouche sur un programme en sept axes et trois cent cinquante-sept mesures. Celui-ci est adopté par plus de 90 % des votants[31].

Le mouvement a également adopté « dix mesures emblématiques », mesures prioritaires votées par les militants lors de la convention de Lille, appelant à faire face à quatre « urgences majeures » : l'urgence démocratique, l'urgence sociale, l'urgence écologique et l'urgence géo-politique[37],[38]. Adoptées par 77 038 votes via Internet, ces dix mesures prioritaires sont[38],[39],[40] :

  1. la mise en place d'une assemblée constituante chargée de rédiger la constitution d'une Sixième République qui succéderait à l'actuelle Cinquième République. Celle-ci est qualifiée de « monarchie présidentielle » par le mouvement qui estime que le Président de la République concentre trop de pouvoirs, sans que le peuple puisse exercer un contrôle sur son action. Ce processus constituant serait aussi l'occasion de proposer d'autres modes de fonctionnement comme la proportionnelle aux élections législatives. Le changement de constitution, et donc des institutions, est jugé fondamental par le mouvement qui voit dans l'abstention électorale croissante le reflet d'un désaveu des français pour leur système institutionnel ;
  2. l'abrogation de la loi Travail, dont le mouvement estime qu'elle a notamment mis fin à la hiérarchie des normes en matière de droit du travail en inversant le principe de faveur, et qu'elle ne protège ainsi plus suffisamment les travailleurs ;
  3. la refondation des traités de l'Union européenne, avec notamment des changements de politique monétaire, de politique agricole commune et de politique environnementale. À défaut, le programme prévoit l'application d'un « plan B » consistant à sortir des traités européens de manière unilatérale pour ensuite proposer d'autres coopérations entre les pays ;
  4. la mise en place d'un plan de transition énergétique vers 100 % d'énergies renouvelables en 2050, en suivant les études de l'Association négaWatt et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Cette transition passe par la sortie du nucléaire civil dont le mouvement critique la dépendance pour l'approvisionnement en uranium, le manque de sûreté des installations, la gestion des déchets radioactifs et les coûts financiers ;
  5. l'instauration d'une « règle verte », consistant à ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu'elle peut reconstituer, ni produire plus que ce qu'elle peut supporter, et que le mouvement souhaite proposer lors du processus constituant afin qu'elle figure dans la nouvelle constitution ;
  6. le droit de révocation des élus par référendum comme moyen de remettre un mandat en question lorsque l'élu n'est pas fidèle à ses engagements, lorsqu'il n'est pas intègre ou lorsqu'il n'est pas assidu. Le mouvement souhaite également proposer cette mesure lors du processus constituant ;
  7. la protection des biens communs comme l'air, l'eau, l'alimentation, le vivant, la santé, l'énergie ou la monnaie, en agissant contre leur marchandisation afin de préserver l'intérêt général, et en développant des services publics correspondants ;
  8. la séparation des banques d'affaires et de détail, visant à séparer les activités spéculatives des activités de prêts et de dépôts afin de protéger ces dernières, ainsi que la création d'un pôle public bancaire, qui permettrait de financer les PME et de mener une politique du crédit sur des critères sociaux et écologiques ;
  9. l'instauration d'un SMIC mensuel à 1 326 euros nets pour 35 heures hebdomadaires et la revalorisation des salaires des fonctionnaires gelés depuis 2010 ;
  10. le refus de traités de libre-échange comme le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TAFTA) ou l'Accord économique et commercial global (CETA).

Le programme ainsi conçu et nommé L'Avenir en commun est publié aux Éditions du Seuil le . Il est organisé selon sept « axes » : « Sixième République », « partage des richesses », « planification écologique », « sortie des traités de l'Union européenne », « paix et indépendance », « progrès humain » et « frontières de l'humanité » (mer[41], espace et numérique). Le livre se classe rapidement dans le top 10 des meilleures ventes, tiré à 110 000 exemplaires le [42],[43]. Il a fait l'objet d'une adaptation en bande dessinée numérique diffusée sur internet[44]. Trente-neuf livrets thématiques, approfondissant les propositions du mouvement, sont ensuite publiés au fur et à mesure de la campagne.

Vis-à-vis de la question européenne, Mélenchon refusant généralement le qualificatif d'eurosceptique[45], le mouvement se définit comme pro-européen, mais avec une vision critique de l'Union européenne actuelle, et notamment anti-libérale[46],[47]. Le mouvement est favorable à la libre circulation des personnes au sein de l'Europe[48], mais veut éviter la mise en compétition des travailleurs et des pays de l’UE[49], interdire le statut de travailleur détaché[50], et mettre fin au dumping « par une politique volontariste et rapide d’harmonisation sociale et fiscale par le haut dans toute l’UE avec inscription d’une clause de non-régression des droits sociaux »[49].

Reprenant les typologies proposées par Thomas R. Rochon et Paul Lucardie pour les « nouveaux partis parvenus à se faire une place dans le champ électoral », Fabien Escalona de Mediapart rappelle "un passage qui résonne étrangement aujourd’hui, et que l’on trouve à la fin d’un ouvrage consacré par Bernard Ravenel à l’histoire du Parti socialiste unifié (PSU)."[51] Il situe La France insoumise parmi les partis « mobilisateurs » ou « prophètes », qui « articulent […] de nouveaux enjeux, dans une nouvelle offre idéologique qu’ils doivent imposer », par opposition avec les partis « challengers » ou « purificateurs » qui « se contentent d’être les hérauts de substitution d’une idéologie existante, qu’ils estiment trahie par le parti établi censé la porter »[51].

Fabien Escalona note en préambule: "l'aile critique de la dérive néolibérale de la social-démocratie, ils sont devenus des partenaires de raison du PCF, dont le conservatisme doctrinal et la stratégie d’alliances variable les ont agacés. Dans le même temps, ils se sont détournés de leur référence initiale à Die Linke, parti issu d'une fusion entre les dissidents sociaux-démocrates de l’ère Schröder et le parti communiste de l’ex-Allemagne de l’Est. Encouragés par l’insurrection démocratique des « multitudes urbaines » dans plusieurs pays, attentifs au « populisme de gauche » expérimenté par les camarades de Podemos, ils se sont convaincus de l’obsolescence des formes antérieures du mouvement ouvrier. Les dirigeants insoumis partagent une vision du monde et veulent se donner les moyens de la propager, le plus indépendamment possible d’un « vieux monde » violemment rejeté, au risque d’une rigidité excessive face à l’irréductible diversité des forces de l’émancipation.[51]

Évolution du programme

À partir de février 2017, des groupes de réflexion mettent en place, via la plateforme numérique d'action[52], des livrets thématiques de L'Avenir en commun pour développer des points précis du programme.

Leur diffusion se fait également lors des web émissions de la France insoumise Esprit de campagne dont la première émission fut diffusée sur YouTube et les réseaux sociaux le 8 janvier 2017[53] et la dernière s'est achevée le 21 avril 2017 [54].

Le 25 février 2017, à l'occasion du Salon international de l'agriculture, la France insoumise organise un salon alternatif dédié à l'écologie [55],[56]. Un nouvel épisode d'Esprit de campagne est alors diffusé pour faire la promotion des livrets thématiques d'approfondissement du programme consacré ce jour là à la planification écologique. Des intellectuels et militants tel que Martine Billard, Gabriel Amard et Hervé Kempf interviennent dans l'émission. Les livrets consacrés à la mise en place de la planification écologique, de l'agriculture paysanne, de l'eau sont annoncés et débattus. Une deuxième partie de l'émission évoque les nouveaux moyens de la production écologique viticole et des nouveaux modèles de consommation tels que la spiruline de la société Algorapolis ainsi que d'insectes pour l'apéritif. Il s'agit également d'une réflexion autour de la nutrition[57].

Le , une bande dessinée inspirée de L'Avenir en commun est publiée. Il s'agit d'une vulgarisation et illustration du programme en 80 planches de dessins réalisée par Olivier Tonneau, enseignant-chercheur français à l'Université de Cambridge, Mélanie Karali, journaliste et dessinatrice au journal de Spirou et enfin Renaud Scheidt, dessinateur. La BD résume les points du programme avec de l'humour et des expressions plus simples, le but étant de favoriser la facilité de compréhension[58],[59].

À la mi-avril, à l'approche du premier tour des élections présidentielles françaises de 2017, La France insoumise diffuse dans les intentions de campagne de Jean-Luc Mélenchon une synthèse du programme et de ses sept axes. Le programme est cette fois de 33 pages illustrées et s'organise autour de thèmes accrocheurs[60].

Après les élections de 2017

Contre-budget

Le 2 novembre 2017, la France insoumise publie un nouveau livret thématique spécial de 52 pages. Il a été créé par des groupes de réflexions de L'Avenir en commun en lien avec des députés insoumis, des économistes et des haut-fonctionnaires pour contrer le budget jugé libéral mis en place par la nouvelle majorité d'Emmanuel Macron[61],[62]. Ce contre-budget a été présenté par les députés en conférence de presse à l'Assemblée nationale, puis par un débat de décryptage du contre-budget diffusé sur YouTube et les réseaux sociaux auquel le leader des Socialistes insoumis Liêm Hoang-Ngoc a participé. L'émission a été animée par Charlotte Girard[63],[64],[65].

Organisation

Structure

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle de 2017.

L'organisation du mouvement veut, selon ses dirigeants, permettre un champ important de liberté, différemment de celle d'autres partis politiques. Le mouvement est composé d'individus principalement non-membres d'autres partis, et d'autres, qui en sont membres, principalement le Parti de gauche, Ensemble !, les Communistes insoumis[réf. nécessaire], et de nombreux syndicalistes[66],[67].

La France insoumise indique qu'elle « n’est pas un parti politique. C’est un mouvement de citoyens individuels qui se reconnaissent dans la démarche de Jean-Luc Mélenchon sans pour autant rejoindre un parti politique ou une association »[68]. Afin de se présenter aux élections, la France insoumise est devenue aussi, juridiquement, un parti politique depuis le [19]. Marianne estime que La France insoumise est bel et bien un parti, sans toutefois en avoir la structure[69]. L'inscription se fait sans obligation de cotiser, gratuitement via une plateforme Internet[70].

Selon Marianne, à l'instar de La République en marche, du fait de l'absence d'élections internes, le parti n'aurait pas un fonctionnement démocratique, contrairement à la plupart des grands partis français[69]. Europe 1 décrit un système d'investiture original pour les législatives 2017 où les candidats sont approuvés par un vote à main levée au sein d'une assemblée locale[71] nommée « assemblée Citoyenne ». Les candidatures sont ensuite envoyées à un comité national dont la moitié des membres a été tirée au sort et qui effectue la sélection finale des candidats[72].

La campagne pour l'élection présidentielle de 2017 est dirigée par Manuel Bompard. Les coordinateurs du projet sont Charlotte Girard, maître de conférence de droit public à l'université Paris-Nanterre, et l'économiste Jacques Généreux, maître de conférences à l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris. Sophia Chikirou est la responsable de la communication du mouvement[73], tandis qu'Antoine Léaument est chargé de la communication numérique[74],[75]. Alexis Corbière, porte parole de la campagne, est très présent sur les plateaux TV[76],[77].

Mathilde Panot est coordinatrice des groupes d'appui, Leïla Chaibi est animatrice de l'espace politique du mouvement et Philippe Juraver est animateur de l'espace des luttes du mouvement[78].

Le mouvement dispose de onze orateurs nationaux : Gabriel Amard, Christian Audouin, Martine Billard, Manuel Bompard, François Cocq, Liêm Hoang-Ngoc, Leïla Chaibi, Charlotte Girard, Francis Parny, Sarah Soilihi et Danielle Simonnet[78].

En octobre 2017 , Mediapart écrit que « La France insoumise entre en phase finale de structuration » et que « sans surprise », elle ne « va pas devenir un parti », ne s'organisant pas « en structure classique avec des délégués et autres représentants intermédiaires ou locaux ». Mediapart dresse cependant un tableau de La France insoumise où les militants n'ont guère de poids, avec une main mise sur le mouvement opérée par une « petite caste » non élue. Mediapart relaie la parole d'un militant qui s'exprime ainsi : « nous sommes condamnés à participer au débat à travers Facebook ou Twitter, cela interdit toute discussion »[79],[80]. De même, Slate affirme que le « manque d’ossature » de la France Insoumise « semble paradoxalement favoriser la centralité d’un individu providentiel et de son équipe rapprochée »[81]. Pour Médiapart, « s’affranchissant d’une structure partisane classique », Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement, « éviterait surtout que le pluralisme interne puisse s’organiser, s’institutionnaliser et le contraindre »[82].

Pendant l'université d'été 2017 de La France insoumise, la question de la structuration du mouvement était posée, comme l'indique le commentaire d'une militante relayé par RFI : « […] on ne veut pas le cliché du parti qui va tout diriger avec des petites mains en bas qui vont être chargées de distribuer les tracts. On veut bien être des petites mains, mais on veut aussi être des cerveaux qui réfléchissent et qui contribuent au projet »[83]. Lors de la convention du parti fin novembre 2017, La France Insoumise réaffirme sa volonté « de ne pas devenir un parti » et de rester un « mouvement », les Insoumis aspirant à un « militantisme personnalisé »[84],[85],[86]. Mais, selon Mediapart, lors de cette convention, « la mobilisation l'a emporté sur les questions d'organisation interne »[87].

Le Monde estime qu'une caractéristique de La France insoumise est de privilégier la forme « mouvement » par rapport à celle du parti, et Le Monde relaie une observation de Florence Haegel, professeure à Sciences Po : « Pour la nouvelle génération, avec la transformation des modes de communication, la forme parti politique, hiérarchisée, disciplinée, n’est plus adaptée ». Cependant, d'après Le Monde, si La France insoumise présente une « apparente absence de hiérarchie », cette organisation politique laisse « peu de place à la parole des militants »[88]. Pour Bruno Jeudy, La France insoumise n'est « pas vraiment un parti, c'est un mouvement. Ils ont compris le sens de l'époque, un peu comme les Marcheurs »[89]. Slate estime qu'il existe désormais une volonté de créer des « mouvements » et non des « partis »[note 3], citant, outre La République en marche et La France insoumise, le Mouvement 5 étoiles en Italie, ou le « mouvement-parti » Podemos en Espagne. Pour expliquer cette volonté, Slate met en avant qu'il existe désormais une défiance par rapport aux partis ainsi qu'une tendance sociétale à rechercher une « horizontalité », représentée par les réseaux ( notamment sociaux) et la possibilité d'initiatives autonomes, qui sont des valeurs effectivement promues par la France insoumise. Mais, si « la mode est aujourd’hui aux mouvements », pour Slate, derrière cette « rupture lexicale », les changements organisationnels qui en résultent sont « à relativiser »[note 4], et La France insoumise est prise dans une contradiction « entre horizontalité proclamée et verticalité factuelle »[81].

Le 29 janvier 2018, La France insoumise lance son école de formation, nommée eFI, « école de Formation insoumise », dont le politologue Thomas Guénolé et l'enseignante Manon Le Bretton sont les coresponsables. Les cours sont gratuits, ouverts à tous, et retransmis sur internet, avec une volonté d'éducation populaire, mais aussi avec des formations à l'action militante, ce qui répond à une demande des membres désireux de pouvoir convaincre autour d'eux. Thomas Guénolé, opposé à la professionnalisation de la politique, souhaite aussi effacer le clivage entre « cols blancs » et « cols bleu », pour permettre une « révolution citoyenne »[90],[91],[92],[93],[94].

Identité légale

Le parti repose légalement sur deux associations : La France insoumise et l'Association de financement de la formation politique « La France insoumise » (AFLFI), qui fait office de micro-parti. Elles sont toutes les deux déclarées à la sous-préfecture de Palaiseau le et domiciliées 6 bis, rue des Anglais, à Massy dans l'Essonne[95],[16]. La seconde est habilitée à recevoir des dons par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques depuis le [96].

Appuis

Le mouvement est composé des signataires ayant « appuyé la candidature de Jean-Luc Mélenchon » sur le site de la campagne présidentielle et ceux qui ont « rejoint la France insoumise » sur le site du mouvement, en communiquant leur adresse de courriel et code postal et, éventuellement, un numéro téléphonique. Il ne leur est pas nécessaire de verser d'argent, contrairement aux partis politiques traditionnels.

Les membres et signataires de la France insoumise, à la base, peuvent s'organiser librement en créant des comités locaux, dénommés « groupes d'appui »[97], mis en place dans toute la France ainsi qu'à l'étranger[98]. Chacun de ces comités est, en principe, composé de cinq à douze membres. La France insoumise comptait ainsi début plus de deux mille huit cents comités[99].

Les appuis sont enregistrés sur la plate-forme jlm2017.fr qui utilise NationBuilder. Le , plus de trente mille personnes appuient la candidature de Jean-Luc Mélenchon[100]. Le , deux semaines plus tard, ils sont environ soixante-sept mille[101]. À la fin du mois de , 87 898 personnes soutiennent le candidat de la France insoumise[102]. Le , le seuil des cent mille appuis est dépassé[103]. Au , les cent cinquante mille soutiens sont dépassés avec plus de cent cinquante-trois mille signataires sur la plate-forme[104].

Le , le compteur affiche 263 000 personnes soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon[105]. Entre le et le , le nombre d'inscrits sur la plate-forme a augmenté de plus de quarante mille personnes passant de 286 000 appuis à 332 000, soit une augmentation de 14 % en moins de deux semaines[106],[107].

Financement

Début , le mouvement annonce avoir récolté près de deux millions d'euros de dons via son site internet. Sur les 280 000 signataires ayant appuyé la candidature de Mélenchon, environ une personne sur six a effectué un don[99]. Ces deux millions d'euros se répartissent en 83 000 dons, d'en moyenne 24 euros chacun[108]. Le mouvement a également obtenu cinq millions d'euros grâce à un emprunt auprès d'une banque coopérative[109].

Les résultats de la France Insoumise aux élections législatives de 2017 lui permettent de bénéficier d'un financement public pour 5 années. Les 2 497 663 voix récoltées lui permettent de recevoir chaque année environ 3,5 millions d'euros. Il faut y ajouter 37 280 euros pour chacun des 17 députés, soit environ 634 000 euros tous les ans[110].

Symboles de la France insoumise

Drapeau non officiel de la France insoumise, représentant le phi, lors de la marche du 23 septembre 2017 contre le « coup d'État social » et la politique d'Emmanuel Macron.

La France insoumise possède actuellement deux symboles représentatifs.

Phi

Lors d'une séance de réflexion réunissant début octobre 2016 Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, Bastien Lachaud, Sophia Chikirou et Alexis Corbière, ce dernier suggère d'associer l'acronyme de la France insoumise, FI ([fi]), à la lettre grecque φι (fi, [fi]), qui – quoique alors prononcée tel un aspiré[111] : [pʰé͜e] (ϕεῖ pheî) – rappelle la naissance de la démocratie athénienne, l'harmonie, le nombre d'or et entend évoquer l’espérance en une VIe République (un 6 retourné) ou un être montrant le poing[112]. Le le φῖ est adopté, et annoncé dans un message de J.-L. Mélenchon[112].

Rameau d'olivier

Lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon à Marseille le 9 avril 2017, le candidat annonce la venue d'un nouveau logo officieux qu'il présente, il s'agit d'un rameau d'olivier[113]. Il explique : « J'ai amené avec moi, pour l'ajouter au symbole du Phi de la sagesse que j'ai proposé à cette campagne électorale, ce rameau d'olivier pour qu'il soit désormais notre emblème. C'est celui de l'arbre de la méditerranée. C'est l'arbre noueux et qui même dans son âge le plus avancé, soudain fait paraître des fleurs et donne des fruits quand on le croyait achevé, l'olivier de la paix ! »[114],[115].

Structures d'informations et d'activités militantes

Canal FI

Le 23 avril 2018, l'équipe organisatrice du programme de la France Insoumise, dont Antoine Léaument, Bastien Lachaud et Flore Cathala, lance une webtélé partisane, diffusée sur le site internet de la France insoumise et sur le blog de Jean-Luc Mélenchon. La plupart des contenus sont des émissions ou vidéos des Insoumis déjà diffusées dont les séances des députés à l'Assemblée nationale, les émissions de décryptage ou encore les « Revue de la semaine » (vidéo hebdomadaire de Jean-Luc Mélenchon)[116],[117],[118],[119],[120].

Web-radio Les Jours Heureux

Durant la campagne présidentielle de 2017[121], l'équipe de campagne[122] lance le 10 avril[123] la web-radio appelé « Les Jours Heureux », qui diffuse depuis le site web de la France insoumise[124] ; elle diffuse trois heures par jour, et ne devait au départ le faire que jusqu'au 21 avril 2017, veille du premier tour de l'élection présidentielle[125],[126].

Alliance avec d'autres organisations politiques et structures reliées

Les Socialistes Insoumis

Après avoir soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017, la « Nouvelle Gauche socialiste », fondée par Liêm Hoang-Ngoc, participe activement à la campagne de la France insoumise et à la construction du programme, avant de changer de nom pour « Les Socialistes Insoumis » et de participer à la construction du mouvement[127].

Ensemble !

Le parti Ensemble ! qui avait déjà donné son approbation à la candidature de la France insoumise et dont l'ancienne porte-parole Clémentine Autain a rejoint le groupe de députés de La France insoumise, a souhaité en octobre 2017 se rapprocher de La France insoumise, sans pour autant en être dépendant, prévoyant de conserver sa ligne politique plus ancrée à gauche[128]. Clémentine Autain et Caroline Fiat, les deux députées d'Ensemble !, ont rejoint en 2017 le groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale ; Autain n'a toutefois pas signé la charte proposée aux députés par La France insoumise[129].

Campagne présidentielle de 2017

Intervention de Jean-Luc Mélenchon lors du « défilé de la France insoumise », place Stalingrad à Paris, le .

La campagne pour ces élections est dirigée par Manuel Bompard, secrétaire national du Parti de gauche (PG), a pour porte-parole Alexis Corbière, ancien conseiller de Paris et également secrétaire national du PG, et pour coordinateurs du projet Charlotte Girard, maître de conférence en droit public à l'université Paris-Nanterre, et l'économiste Jacques Généreux, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris et membre du collectif Les Économistes atterrés.

Pour sa campagne, La France insoumise s'inspire et se réfère au parti espagnol Podemos, à la « révolution citoyenne » menée par le président équatorien Rafael Correa[130] et à la candidature de Bernie Sanders aux primaires présidentielles du Parti démocrate américain de 2016[26].

Déroulement

Dans le cadre de sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon organise plusieurs meetings, notamment le à Paris[131] auquel participent environ 10 000 personnes, le à Toulouse[132] auquel participent environ 2 500 personnes, le à La Courneuve[133] avec environ 1 000 participants, le à Boulogne-sur-Mer[134] avec plus de 700 personnes, les et à Saint-André-lez-Lille[135] pour la Convention de la France Insoumise à laquelle participent environ 1 000 personnes, le au Centre de congrès Le Manège à Chambéry[136] sous forme d'une réunion publique[137] avec environ 1 000 participants, le au Théâtre Femina à Bordeaux[138] et environ 2 000 participants et durant lequel plusieurs centaines de personnes restent dehors[139]. Dans le cadre d'un déplacement aux Antilles françaises, le candidat tient deux réunions publiques[140] premièrement au Lamentin en Martinique le , devant 500 personnes[141],[142] puis le 19 décembre en Guadeloupe devant 500 personnes[143].

Un « déboulé », sorte de réunion organisée dans une ville ayant une actualité particulière, sur les conditions de travail dans les entreprises réunit 1 500 personnes à Tourcoing le [144].

Une réunion publique au Mans le sur la question de la santé attire plus de 2 400 personnes[145].

Affiche Can't Stenchon the Mélenchon sur un stand au meeting de Dijon le 19 avril 2017.

Le , il organise deux meetings simultanément, un à Lyon et un autre à Paris grâce à un hologramme[146], première mondiale pour l’utilisation de cette technologie en direct[147]. Ce meeting rassemble 6 000 personnes à Paris, 12 000 à Lyon, tandis qu'environ 80 000 internautes ont regardé le meeting en direct sur Facebook[148] et plus de 330 000, en moins de 24 heures, l'ont regardé en différé sur YouTube[149]. Outre l'utilisation de l'hologramme, la France insoumise et ses sympathisants font usage de diverses techniques modernes de communication. Les idées de son candidat sont diffusées à travers des émissions en direct sur YouTube, sur Facebook et sur Twitter ainsi que dans un jeu vidéo en ligne, Fiscal Kombat, qui met en scène Jean-Luc Mélenchon affrontant les « oligarques ». Plus largement, la France insoumise use de techniques virales et récupère les codes de l'Internet : les militants récupèrent ainsi le slogan Can't Stenchon the Mélenchon, apparu initialement sur le forum en ligne Blabla 18-25, du site Jeuxvideo.com et qui pastichait le slogan pro-Donald Trump Can't Stump the Trump[150],[151]. Cette phrase, qui n'a pas de signification en anglais, devient alors un slogan humoristique[152],[153]. Dès avril 2017, elle est utilisée dans le jeu Fiscal Kombat[154] et une chaîne YouTube éponyme est créée[155]. Imitant ce qui avait été fait lors de la présidentielle américaine de 2016[156], le mouvement FI est soutenu par un serveur de discussion vocale et textuelle hébergé sur la plate-forme Discord : le Discord insoumis[157],[158],[159], animé par des sympathisants[160] qui créent diverses ressources en ligne pour soutenir la campagne de Mélenchon[161] Ces techniques de campagne alimentent la popularité de Jean-Luc Mélenchon dans une frange importante des jeunes internautes[162] : le candidat obtient environ 30 % chez les 18-24 ans selon les sondages[163].

Le , la France insoumise organise une émission en direct de 5 heures sur YouTube, Esprit de campagne, visant à chiffrer son programme. Le candidat à la présidentielle, accompagné de membres de son équipe de campagne (son directeur de campagne Manuel Bompard, les économistes Jacques Généreux et Liêm Hoang-Ngoc et la juriste Charlotte Girard), y débat avec Marc Landré, journaliste du service économie du Figaro, Ghislaine Ottenheimer, rédactrice en chef politique de Challenges, Hedwige Chevrillon, journaliste de BFM Business et Sébastien Crépel, éditorialiste de L'Humanité[164],[165]. Ce programme économique s'appuie sur le keynésianisme, essentiellement l'effet multiplicateur de la dépense publique[166]. Mélenchon profite de cette date pour présenter la version en ligne du programme[167]. Le , soit moins de quinze jours après ce direct, le compteur de vues YouTube de la vidéo de l'émission[168] affiche environ 345 000 vues.

Le , le mouvement tient sa Journée de l’Écologie à la Chesnaie du Roy, centre de conférences du parc floral de Paris[169].

Défilé pour la VIe République le 18 mars 2017, place de la République à Paris.

Le , Jean-Luc Mélenchon ainsi que la France insoumise effectuent une « marche pour la VIe République », de la place de la Bastille à la place de la République, à Paris[170]. Selon les chiffres du mouvement, 130 000 personnes y participent[171]. Ce défilé, organisé le jour du 146e anniversaire de la Commune de Paris, s'inscrit dans la continuité de la « marche pour la VIe République » du 18 mars 2012 (qui était alors organisé par le Front de gauche dans le cadre de la campagne présidentielle de 2012).

Le , 10 000 personnes assistent à Rennes au meeting de Jean-Luc Mélenchon, dont la trame principale repose sur la question du travail. Il y évoque également la grève générale en cours en Guyane[172].

Le , le meeting de Jean-Luc Mélenchon rassemble plus de 70 000 personnes au Vieux-Port à Marseille. Principalement axé sur le thème de la paix, il a rendu hommage aux 30 000 personnes mortes dans la Méditerranée par une minute de silence. Sur les enjeux géopolitiques, il a réaffirmé sa volonté de sortir de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), afin de ne pas entraîner la France dans les guerres menées par les États-Unis, et ainsi d'agir dans le seul cadre de l'Organisation des nations unies (ONU). Pour finir il a brandit un rameau d'olivier en affirmant : « Je serai le président de la paix »[173].

Le , Jean-Luc Mélenchon tient un meeting à Lille avec plus de 25 000 personnes venues à Lille Grand Palais[174]. Pendant près de deux heures de discours, il est revenu sur de nombreux points de son programme, abordant économie, social, fiscalité, environnement, santé, éducation, recherche dans un seul et même meeting[174]. Le 18 avril, un meeting se tenant à Dijon est diffusé simultanément dans six autres villes de France par hologramme[175]. Le 21 avril, Jean-Luc Mélenchon clôt sa campagne lors d’un apéro insoumis à Paris durant lequel il fait l'éloge de l’ « Europe des rebelles » et auquel participent l’Espagnol Pablo Iglesias (Podemos) et la Portugaise Marisa Matias (Bloc de gauche)[176].

Meeting devant 70 000 personnes à la prairie des Filtres de Toulouse, le .

Alliés et soutiens lors de la campagne présidentielle

Composantes du Front de gauche

Le Parti de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon fait partie, est la principale force politique impliquée dans le parti. Plusieurs de ses cadres organisent notamment la campagne.

Dès , des cadres du Parti communiste français, comme son secrétaire national Pierre Laurent[177] et la députée Marie-George Buffet[178], penchent pour un soutien à sa candidature. Malgré l'opposition des cadres du parti lors de leur Conférence nationale, qui rejettent ce soutien à 55 % le [179], les militants communistes votent trois semaines plus tard en faveur de son soutien, à près de 54 %[180].

En novembre 2016, le parti Ensemble !, troisième force de la coalition du Front de gauche, annonce également son soutien au candidat du mouvement, voté à 72 % par les militants. Ceux-ci avaient le choix entre trois options : soutenir Mélenchon et travailler à un cadre commun (42 % des voix), participer plus directement à la campagne de La France insoumise (30 %) ou rejeter « à ce stade » tout soutien à Mélenchon (25 %)[181].

Le PCF et Ensemble ! ont cependant choisi de faire chacun une « campagne autonome », souhaitant garder leur indépendance par rapport à ce parti. Ces deux partis impriment ainsi leurs tracts et leurs affiches, et organisent leurs meetings, sans pour autant être associés aux décisions politiques de la campagne[182]. Malgré le soutien apporté par le PCF lors de la présidentielle[177], des tensions ont lieu peu après le scrutin entre les deux mouvements[183], qui ne trouvent pas d'accord pour les législatives[184].

Dissidents d'Europe Écologie Les Verts

Sergio Coronado, député EÉLV annonce en soutenir le candidat de La France insoumise.

Dès , la Coopérative écologie sociale, dont sont notamment membres des personnalités politiques d'EÉLV comme Francine Bavay, conseillère fédérale du parti, et Sergio Coronado, député des Français de l'étranger, publie un texte plaidant pour l'appui à la candidature de Mélenchon[185]. Plus tard, en , à la suite de l'annonce du retrait de Yannick Jadot (candidat désigné par la primaire de l'écologie organisée par EÉLV) au profit de Benoît Hamon (PS) sur la base d'un accord non encore approuvé par les militants, un certain nombre d'entre eux ainsi que des élus annoncent leur intention de soutenir La France insoumise[186].

Le , 27 écologistes, dont le député Sergio Coronado, des militants, des responsables locaux, des candidats investis en vue des législatives de juin et des membres du Conseil fédéral d'EÉLV, publient une tribune dans Reporterre annonçant qu'il ne soutiendront pas la candidature de Benoît Hamon au premier tour de l'élection présidentielle, mais celle de La France insoumise[187]. Ils expliquent notamment leur choix en pointant la contradiction entre le fait que Hamon ait « besoin d’un PS fort pour sa campagne » alors que « l’espoir d’une gauche écologiste exige au contraire de s’en affranchir », critiquant le quinquennat de François Hollande, et en jugeant que l'intégration de l'écologie politique dans les programmes des candidats est « récente et incohérente » pour Hamon, tandis qu'elle est « profonde et durable » pour Mélenchon[188].

Le 12 avril, sept conseillers fédéraux du parti publient à leur tour une tribune pour annoncer leur soutien à la candidature de La France insoumise, plutôt qu'à celle de Benoît Hamon, estimant que « dans l’hypothèse où [ce dernier] remporterait la présidentielle et réussirait à obtenir une majorité parlementaire, celle-ci serait majoritairement composée de ceux qui ont jusqu’au bout soutenu la politique de François Hollande et Manuel Valls » ajoutant : « Qui peut penser qu’une majorité PS défendant aujourd’hui le bilan du quinquennat légifèrerait en faveur d’une plateforme programmatique radicalement différente sur le plan social et environnemental[189] ? » Le 14 avril, Éric Piolle, maire EÉLV de Grenoble, annonce également qu'il votera pour Jean-Luc Mélenchon, qu'il ne perçoit « plus » comme étant « le candidat d’un camp : il devient le candidat de cette majorité culturelle qui veut le changement »[190].

Autres mouvements politiques

Plusieurs partis et courants politiques de gauche radicale ont apporté leur soutien au mouvement et constituent son « espace politique » : le Parti de gauche[191], Ensemble ![181] et certains élus et responsables du parti Europe Écologie Les Verts (EÉLV).

Plusieurs petites organisations politiques de gauche et d'extrême gauche comme la Nouvelle Gauche socialiste[192] (qui sera renommé en « Les Socialistes insoumis »), et certains dissidents du Mouvement républicain et citoyen[193] ont annoncé soutenir cette candidature.

Ces organisations et partis ne font cependant pas partie de l'organisation à proprement parler, ils la soutiennent simplement.

Personnalités

La philosophe belge Chantal Mouffe est un soutien affiché du mouvement[194]. Jean Ziegler, altermondialiste et sociologue suisse, rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde, membre du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies depuis 2009, soutient également Jean-Luc Mélenchon[195].

Plus d'une centaines d'économistes de 17 pays différents ont jugés que le programme économique de Jean-Luc Mélenchon était le seul « capable de répondre aux urgences majeures de notre temps »[196].

L'actrice Pamela Anderson, motivée par le soutien de la cause animale porté par le mouvement et de la possibilité offerte à Julian Assange et Edward Snowden d'être accueillis en France en cas d'élection de Jean-Luc Mélenchon, appelle également les Français à voter pour le candidat du mouvement[197],[198].

Les acteurs Danny Glover, Mark Ruffalo et Oliver Stone, la philosophe Nancy Fraser, le linguiste et critique des médias Noam Chomsky ainsi que la dramaturge Eve Ensler, ont également lancé en commun une pétition appelant le peuple français à ne pas répéter ce qu'ont connu les Américains en 2016 : « La tragédie Clinton contre Trump », c'est-à-dire ne pas avoir à choisir entre « le corporatisme libéral de l'establishment » (incarné par Emmanuel Macron et François Fillon) et « le populisme de la droite xénophobe » (incarné par Marine Le Pen)[199],[200].

Plusieurs personnalités américaines, comme la journaliste et essayiste Naomi Klein[201] ou Richard Stallman[202], connu comme l'un des pionniers du logiciel libre, créateur de la Licence GNU GPL, ont aussi exprimé un soutien au candidat.

Un collectif de personnes ayant organisé la campagne de Bernie Sanders lors des primaires présidentielles du Parti démocrate américain de 2016 publient une tribune dans le journal Le Monde pour appeler à voter en sa faveur, tout en dénonçant les attaques dont les deux hommes ont été victimes[203].

Le chanteur Nilda Fernández participe à la marche pour la VIe République le 18 mars 2017, où il interprète quelques chansons après les discours[204].

Le député et secrétaire général du parti espagnol Podemos, Pablo Iglesias, et la députée européenne du Bloc de gauche portugais Marisa Matias, apportent leur soutien à la candidature de Mélenchon, en participant à un « apéro insoumis » organisé par le mouvement le 21 avril dans le quartier de Belleville, au sein du XXe arrondissement de Paris[205],[206]. L'ancien président uruguayen José Mujica réaffirme également son soutien dans un message vidéo[207].

De nombreuses personnalités ont publiquement soutenus la candidature de Mélenchon lors de l'élection présidentielle, parmi lesquels Juliette[208], Rim'K[209], Yvan Le Bolloc'h[210], Anémone, Gérard Miller, Sam Karmann, Gérald Dahan[211], Isabelle Mergault, Céline Sallette, Jacques Weber, Carole Bouquet[212], Bernard Lavilliers[213], Deen Burbigo[214], Richard Bohringer, Romane Bohringer, Édouard Baer, Jean-Pierre Darroussin, Philippe Caubère[215], Soan, Michel Fugain[216], Sanseverino, Tom Frager, Agnès Bihl, Sonia Rolland et Monsieur Lézard[217].

Résultats du premier tour et conséquences

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon arrive en 4e position avec 19,58 % des suffrages exprimés (plus de 7 millions de voix)[218], ce qui ne lui permet pas d'accéder au second tour. Sa candidature arrive en tête dans 8 grandes villes métropolitaines : Marseille, Toulouse, Montpellier, Lille, Le Havre, Saint-Étienne, Nîmes et Grenoble[219], ainsi que dans 7 départements : Ariège, Dordogne, Guyane, La Réunion, Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon et la Seine-Saint-Denis[220]. Il est également le premier candidat chez les 18-24 ans, chez les chômeurs et chez les proches d’Europe-Écologie Les Verts (malgré le désistement du candidat du parti pour Benoît Hamon)[219].

Le soir-même, il déclare à propos des injonctions qu'il reçoit à donner une consigne de vote pour le second tour, auquel sont qualifiés Emmanuel Macron et Marine Le Pen : « Je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui ont décidé de présenter ma candidature pour m’exprimer à leur place sur la suite[221] », réaffirmant au passage la tenue d'une consultation des appuis du mouvement à ce sujet. Il ajoutera plus tard dans l'une de ses Revues de la semaine, sur YouTube, qu'à titre personnel il ira voter et qu'il ne votera pas pour Marine Le Pen. Il choisit de garder son vote secret afin que ses militants puissent « rester regroupés. Pour que chacun d'entre [eux], quelle que soit la décision qu'il va prendre, puisse rester en cohérence avec le vote qu'il a fait à la présidentielle »[222].

Conformément aux engagements pris en ce sens au cours de la campagne, une consultation est ainsi lancée sur Internet à destination des personnes ayant appuyé la candidature de Mélenchon. L'organisation du mouvement précise que les résultats seront rendus public le 2 mai et qu'« il ne s'agit pas de donner une consigne de vote mais de faire connaître la position des insoumis »[223]. Le mouvement de la France insoumise étant, selon ses organisateurs, « par définition, lié aux principes de notre devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité », le choix d'un vote en faveur de Marine Le Pen en est écarté[224]. Les appuis ont voté à 36,12 % « Je vote blanc ou nul », à 34,83 % « Je vote Emmanuel Macron » et à 29,05 % « Je m'abstiens »[223],[225],[226].

Cette campagne a coûté 10,676 millions d'euros, la cinquième la plus couteuse de l'élection, après celles d'Emmanuel Macron, Benoît Hamon, François Fillon et Marine Le Pen[227].

Campagne législative de 2017

Convention de Lille en octobre 2016

Lors de la convention de Lille en octobre 2016, 20 candidats sont présentés, parmi lesquels le physicien directeur de recherches au CNRS et porte-parole du réseau Sortir du nucléaire Jean-Marie Brom, l'inspecteur des finances publiques et lanceur d'alerte de l'affaire Cahuzac Rémy Garnier, le syndicaliste CGT de l'usine sidérurgique ArcelorMittal de Florange Lionel Burriello, le secrétaire général adjoint de la CGT Air France Mehdi Kémoune, la syndicaliste vue dans Merci Patron ! Marie-Hélène Bourlard, et Nathalie Seguin, syndicaliste membre du Parti communiste[228],[31]. La campagne pour les législatives est dirigée par Bastien Lachaud[229].

Mai 2017

Échec des discussions avec le PCF et les écologistes

La France insoumise investit une trentaine de candidats communistes[230], dont les sortants Marie-George Buffet, et Nicolas Sansu, qui se sont engagés à respecter la charte du mouvement[231] mais échouent à trouver un accord national, au terme de discussions avec le Parti communiste français (PCF), la FI ne souhaitant investir que des candidats respectant son programme, dans un souci de cohérence, le PCF étant par exemple opposé à la sortie du nucléaire. Cette condition est refusée par le parti communiste, qui préfère un accord de désistement mutuel sur une trentaine de circonscriptions[232]. Les insoumis proposent alors de se désister dans 26 circonscriptions et demandent au PCF de faire de même dans 26 autres[233], mais les discussions échouent car le PCF considère que les candidats « communistes » que la FI accepte de soutenir ont en fait déjà accepté de se présenter sous l'étiquette FI et ne sont donc pas des candidats du PCF. FI annonce donc le 12 mai qu'il ne présentera pas de candidats face aux députés communistes sortants ayant parrainé la candidature Mélenchon à la présidentielle[234] ce qui ne représente que très peu de candidats. La FI présente par contre des candidats dans toutes les circonscriptions détenues jusque-là par un député Front de gauche, sauf face à Marie-George Buffet et Clémentine Autain. Le PCF, qui n'a pas présenté de candidat à la présidentielle pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, ne présente pas non plus de candidat dans la circonscription législative de Marseille où ce dernier se présente. De son côté la FI présente des candidats presque partout, y compris face à des candidats ayant parrainé Jean-Luc Mélenchon[réf. nécessaire] ou face à des députés Front de gauche sortants comme André Chassaigne.

Le leader d'Europe Écologie Les Verts (EÉLV), David Cormand, appelle aussi la France insoumise à s'allier à son parti[235]. FI refuse, EÉLV étant déjà engagé dans un accord avec le PS et ne souhaitant pas se plier au programme du mouvement[236]. Finalement, FI investit donc des candidats dans la quasi-totalité des circonscriptions[237] à l'exception de celles où des personnalités ont soutenu FI. C'est le cas dans la quatrième de la Seine-Saint-Denis, où se présente Marie-George Buffet (PCF), dans la onzième du même département, où se présente Clémentine Autain (Ensemble !)[238], dans la première de la Somme où se présente François Ruffin, dans la deuxième des Français de l'étranger où se représente Sergio Coronado (EÉLV), dans la deuxième de La Réunion où se représente Huguette Bello (Pour La Réunion)[239] ou dans la cinquième du Calvados où se représente Isabelle Attard[240].

Éric Piolle, maire écologiste de Grenoble, regrette ce qu'il perçoit comme une « stratégie de forteresse » au détriment d'une gauche unie, taxant Jean-Luc Mélenchon de « caporal ». Regrettant une « occasion ratée » et pronostiquant un échec pour son camp[241], il apporte son soutien à des candidatures d'alliance entre EÉLV et les partisans de Benoît Hamon sur les deux circonscriptions grenobloises contre les candidats de La France Insoumise, ces derniers devançant finalement les candidats écologistes au premier tour[242].

Candidats

Les candidats investis pour les élections législatives de juin 2017, dont la moitié de femmes, sont à environ 60 % issus de la société civile (n'ont jamais été adhérents ou élus d'un parti politique)[243], ils sont plutôt jeunes, avec une moyenne d'âge se situant autour de 43 ans.

Les candidats investis signent la charte du mouvement[244] et défendent le programme L'Avenir en commun, celui de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise lors de l'élection présidentielle[245]. Ils signent également la charte éthique de l'association indépendante Anticor, engagée pour l'éthique en politique, la lutte contre la corruption et la fraude fiscale[246].

Le directeur de la campagne est Manuel Bompard, 30 ans, salarié d'une start-up de l'aéronautique et candidat dans la neuvième circonscription de la Haute-Garonne, face à Christophe Borgel, numéro deux du PS et responsable de l'organisation de la primaire citoyenne en janvier[247].

Certains candidats sont sans-étiquette[244], comme le journaliste et cinéaste François Ruffin. Certains viennent du Parti socialiste[248], comme les économistes Liêm Hoang-Ngoc (ex-député européen) ou la championne du monde de kick-boxing Sarah Soilihi (troisième circonscription des Bouches-du-Rhône).

D'autres viennent d'Europe Écologie Les Verts, comme Sergio Coronado, ex-directeur adjoint de Noël Mamère, ou Sophie Camard, suppléante de Jean-Luc Melenchon[249], du PCF, comme Marie-George Buffet, ex-ministre des sports du gouvernement de Lionel Jospin, ou encore de formations moins connues (Ensemble ! pour Clémentine Autain et pour Danièle Obono).

Parmi les personnalités investies par le mouvement figurent également l'humoriste Gérald Dahan (dixième des Hauts-de-Seine), Juan Branco, conseiller juridique de WikiLeaks ou encore Leïla Chaibi, cofondatrice du collectif Jeudi noir.

La France insoumise présente des ouvriers en position éligible, dont deux dans le Nord, où sept circonscriptions sur treize ont donné plus de 50 % à Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle. Parmi eux, dans la neuvième, Jean-Louis Van-de-Wiele, ex-militant de la CFDT et de la Jeunesse ouvrière chrétienne, à Tourcoing, où Mélenchon est arrivé en tête à la présidentielle (28 %)[250] et Aurélien Motte, 32 ans, leader CGT de la contestation des licenciements chez Sambre et Meuse, dans la troisième circonscription du Nord, considéré comme « le territoire le plus pauvre de France »[251], où le socialiste Rémi Pauvros a perdu la mairie de Maubeuge en 2014 face à l'Union des démocrates et indépendants.

Quant à lui, Jean-Luc Mélenchon se présente dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône (Marseille), où il a obtenu 39 %, face au député PS sortant Patrick Mennucci[252], leader socialiste aux Élections municipales françaises de 2014.

Résultats

Au premier tour, la France insoumise arrive en quatrième position au niveau national avec 11,03 % des suffrages exprimés (2 497 622 voix)[253]. Les candidats du mouvement sont qualifiés pour le second tour dans 74 circonscriptions sur 577 (soit dans environ 13 % des circonscriptions)[254]. Dix-sept candidats sont élus au second tour[255], permettant au mouvement de former un groupe parlementaire France insoumise à l'Assemblée nationale.

Parmi ceux-ci, six responsables du mouvement : Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, Éric Coquerel, Bastien Lachaud, Mathilde Panot et Danièle Obono ; neuf militants : Caroline Fiat, Ugo Bernalicis, Bénédicte Taurine, Michel Larive, Adrien Quatennens, Sabine Rubin, Muriel Ressiguier, Loïc Prud'homme, Stéphane Peu ; ainsi que deux députés investis mais n'ayant pas signé la charte du mouvement[256] : François Ruffin et Clémentine Autain (Ensemble !)[257].

À ces 17 députés ayant été investis par la France insoumise s'ajoutent cinq députés ouvertement soutenus par le parti : Huguette Bello (DVG, Pour La Réunion), Marie-George Buffet (PCF), Sébastien Jumel (PCF), Hubert Wulfranc (PCF) et Jean-Hugues Ratenon (DVG, Rézistans Égalité 974)[258]. Seul Jean-Hugues Ratenon choisit ensuite de siéger dans le groupe La France insoumise[259], les quatre autres décidant de siéger dans le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, organisé autour du Parti communiste. Stéphane Peu, adhérant au Parti communiste, mais pourtant élu sous les couleurs de la France insoumise[260], décide également de siéger dans ce groupe[261].

Législature 2017-2022

Le groupe parlementaire la France insoumise se fait remarquer dans la session parlementaire extraordinaire qui suit les élections. Alors que les autres groupes parlementaires paraissent atones par manque d'expérience ou d'organisation[262], les députés du groupe LFI font preuve d’une grande virulence contre le nouveau gouvernement et dénoncent « la casse du code du travail », « la destruction d’un siècle de lutte sociale », ou « l’inversion de la hiérarchie des normes »[263].

En août 2017, la FI organise son université d'été sur le campus de Saint-Charles de l'université d'Aix-Marseille, avec comme axes stratégiques l’enracinement dans l’écologie et dans les quartiers populaires[264]. L'ancien président de l’Équateur, Rafael Correa, y fait une intervention[265]. Décision est prise de mobiliser pour un grand rassemblement le 23 septembre à Paris contre « le coup d’État social » que constituerait la réforme du Code du Travail[266]. Dans le même temps, le mouvement qui réfléchit sur son organisation affirme sa volonté de ne pas devenir un parti « à l’ancienne ». Martine Billard déclare : « on a un grand mouvement qu'on ne veut pas transformer en parti traditionnel pyramidal »[267].

À l'occasion de l'université d'été du mouvement, lors de la conférence « Faut-il « dégager » les médias ? » dont il est un des intervenants[268], le politologue Thomas Guénolé annonce son ralliement à la France insoumise[269]. Durant ces « amphis d'été », plusieurs ateliers ont exploré la méthode Alinsky pour permettre la « reconquête des quartiers populaires », « frapper aux portes », « tisser des colères », « cibler les puissants » et « agir nous-mêmes ». Un pôle « auto-organisation » a alors été créé au sein du mouvement. Des conférences ont été tenues pour essaimer dans les luttes et les régions[270].

La France insoumise a annoncé l'organisation d'une convention en décembre 2017 pour statuer sur son avenir, sa structuration et les actions qu'elle compte mener, précisant d'ores et déjà que le programme L'Avenir en commun demeurera son ciment idéologique et que la verticalité affichée avec Jean-Luc Mélenchon comme leader devra se coupler à l'horizontalité pour permettre aux membres de s'organiser dans des actions plus locales, revendiquant la volonté de ne pas se transformer en parti classique[271]. La convention s'est tenue à Clermont-Ferrand. Jean Luc Mélenchon s'est posé en « passeur ». Trois thématiques ont été démocratiquement choisies : la lutte contre la pauvreté, la sortie du nucléaire avec la transition écologique et la lutte contre la fraude fiscale[272].

Le parti ne présente pas de candidats aux élections sénatoriales de septembre 2017, décision à la fois motivée par le faible nombre de grands électeurs pouvant voter en leur faveur, mais aussi par la volonté affichée de supprimer le Sénat[273],[274].

Le , jour de promulgation au journal officiel des ordonnances portant réforme du code du travail au cœur du programme du président Emmanuel Macron, la France insoumise organise une manifestation à Paris, la troisième contre ce texte après celles du 12 et du 21 septembres initiées par la CGT. Le parti annonce avoir réuni 150 000 sympathisants sur la place de la République lors du discours de Jean-Luc Mélenchon ; la Préfecture de police n'annonce quant à elle aucun chiffre comme il est d'usage pour les rassemblements organisés par des partis politiques[275], cependant fuite le chiffre de 30 000 personnes. Sont remarquées la présence du secrétaire national du Parti communiste français Pierre Laurent, celle des candidats aux élections présidentielles de 2002 à 2017 du Nouveau Parti anticapitaliste Olivier Besancenot et Philippe Poutou[276], et celle de Benoît Hamon, fondateur du Mouvement du 1er Juillet et candidat défait du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2017, malgré leurs divergences respectives avec Jean-Luc Mélenchon[277],[278]. L'imputant notamment aux divisions syndicales, Jean-Luc Mélenchon reconnaît en novembre 2017 l'échec du mouvement social contre les ordonnances[279].

Polémiques

En juin 2017, une polémique éclate autour de la député Danièle Obono de la France Insoumise. Invitée sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC, le 21 juin, quatre jours après son élection, Obono est interpellée pour avoir signé en 2012 une pétition de soutien au groupe de rap ZEP, auteur de la chanson Nique la France. Les animateurs et chroniqueurs de la radio lui demandent alors si elle peut aussi dire « Vive la France ». « Je peux dire “vive la France”, mais pourquoi, en soi ? Vous voulez que je me mette au garde-à-vous et que je chante la Marseillaise ? » répond-elle. Un intervenant conclut : « Vous êtes plus facile à soutenir “ Nique la France ” que “ Vive la France ”. Pour un député de la République, c’est bizarre. »[280],[281]

Le 25 mars 2018, Stéphane Poussier, ancien candidat de La France insoumise dans la quatrième circonscription du Calvados aux élections législatives de 2017, se retrouve impliqué dans une polémique : il est placé en garde à vue pour apologie d'actes terroristes. Poussier avait écrit des messages, sur Twitter et Facebook, à propos de la mort du lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame — victime de l'attaque terroriste du 23 mars dans l'Aude — parmi lesquels : « A chaque fois qu’un gendarme se fait buter, et c’est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse[note 5], là c’est un colonel, quel pied ! Accessoirement, un électeur de Macron en moins. » Les responsables de La France insoumise condamnent immédiatement et fermement les propos « honteux et abjects » de Stéphane Poussier. Ce dernier est aussitôt exclu du Parti de gauche dont il était membre et son nom est retiré de la « plateforme » de La France insoumise, tandis que Jean-Luc Mélenchon annonce l'intention du parti de porter plainte contre son ancien candidat[282],[283],[284],[285]. Jugé en comparution immédiate, Stéphane Poussier considère que ses tweets ont été écrits au titre de la liberté d’expression et conteste l’infraction d'« apologie du terrorisme ». Il est condamné à un an de prison avec sursis et sept ans de privation de droits civiques[286].

Le 28 mars 2018, lors de la marche blanche en l'honneur de Mireille Knoll, octogénaire juive assassinée cinq jours plus tôt, les élus de la France Insoumise ont été accueillis avec des sifflets et des insultes[note 6]. La veille, le président du CRIF, Francis Kalifat avait sommé la France Insoumise, au même titre que le Front National, de ne pas se rendre à la marche car « La surreprésentation des antisémites tant à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite rend ces deux partis infréquentables ». Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis sont finalement contraints de quitter le cortège sous protection policière une trentaine de minutes seulement après son départ[287],[288],[289]. D'après Le Monde, le président du CRIF reproche à Jean-Luc Mélenchon son soutien au « boycott d’Israël »[note 7], et la volonté du CRIF d'exclure les Insoumis « a provoqué le débat » le matin même, « y compris au sein des membres de la communauté juive »[290].

Mouvements régionaux

Le mouvement Wallonie insoumise lors de la marche du 23 septembre 2017 contre le « coup d'État social » et la politique d'Emmanuel Macron, organisée par La France insoumise.

Outre les collectifs locaux, d'autres associations, cette fois-ci régionales, sont créées dans le même temps, parmi lesquelles Le Boulonnais Insoumis ou La Maison des Insoumis - Gard au phi. La première, fondée le [291] et dirigée par l'ancien candidat aux municipales de Boulogne-sur-Mer de 2014 sur la liste du Front de gauche Gaston Denhière, est créée dans le but de soutenir le candidat du mouvement national à la présidentielle de 2017, mais aussi de préparer les prochaines élections municipales boulonnaises[292]. La seconde, Maison des Insoumis - Gard au phi, créée le [293], basée à Bagnols-sur-Cèze et portée par Sabathé Geneviève, projette d'organiser des réunions autour de l'Avenir en commun et de le promouvoir à Nîmes et ses alentours[294].

La France insoumise a inspiré en Belgique la création de la Wallonie insoumise, créée en 2016 à Liège par Francis Biesmans et officialisée le 25 juin 2017[295],[296]. Ce mouvement n'est pas reconnu par la section Benelux de la France insoumise selon un communiqué de presse paru en juin 2017, qui précise que « ce mouvement n'a [...] pas su devenir une insoumission belge et [...] un partenaire de la France insoumise. »[297]. Cependant, celle-ci participe à certaines manifestations organisées par la France insoumise[298],[299].

Représentation

Députés

Article détaillé : Groupe La France insoumise.

A la suite des élections législatives de 2017, dix-sept candidats sont élus, et forment un groupe parlementaire.

Sénateur

Après les élections sénatoriales de 2017, Pierre-Yves Collombat rejoint le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE). Il est rattaché administrativement à La France insoumise[300].

Député européen

Un député européen, Younous Omarjee, élu en 2015 sur la liste de rassemblement « Union pour les Outremers », se revendique aujourd'hui de la France insoumise[301].

Conseillers régionaux

Plusieurs conseillers régionaux élus sur des listes diverses, sont aujourd'hui membres de la France insoumise. Le conseil régional d'Occitanie compte ainsi quatre élus insoumis : Liêm Hoang-Ngoc, Myriam Martin, Jean-Christophe Sellin et Guilhem Serieys[302]. Celui d'Auvergne-Rhône-Alpes en compte quatre également : Andréa Kotarac[303], Corinne Morel Darleux[304], Emilie Marche et Fabienne Grebert[305]. En Île-de-France, Bénédicte Monville est membre de la FI[306].

Résultats électoraux

Élections présidentielles

Année Candidat 1er tour 2d tour
Voix % Rang Voix % Rang
2017 Jean-Luc Mélenchon 7 059 951 19,58 4e -

Élections législatives

Année 1er tour Rang[307] Sièges Gouvernement
Voix %
2017 2 497 622 11,03 4e
17 / 577
Opposition

Notes et références

Notes

  1. Le mode d'adhésion diffère de celui des partis politiques traditionnels, notamment en raison de sa gratuité. Voir La France insoumise#Organisation.
  2. Sur les 17 élus annoncés par le ministère de l'Intérieur le 19 juin, seuls 16 siègent au sein du groupe parlementaire FI. Le député Stéphane Peu préfère siéger avec le groupe de la Gauche démocrate et républicaine. Le député Jean-Hugues Ratenon élu sous l'étiquette DVG choisit lui de siéger dans le groupe FI, portant le total à 17.
  3. Slate rappelle la définition « habituelle » d'un parti : il s'agit d'« une organisation défendant un certain nombre d'idées et dont le but est de conquérir puis d'exercer le pouvoir » et cite la définition large d'un « mouvement » proposée par le sociologue Erik Neveu : une « forme d’action collective concertée en faveur d’une cause »
  4. D'après Slate, « nous assistons à l’émergence, non pas d’un idéal-type nommé « mouvement », mais bien à l’adaptation des structures partisanes aux changements qui touchent la société [...] ».
  5. Jeune militant écologiste mort sur le site du barrage de Sivens en octobre 2014 dans des échauffourées avec la police.
  6. D'après Le Monde, Jean-Luc Mélenchon « a été pris à partie par quelques dizaines de manifestants », et « dans le cortège, de nombreux manifestants regrettaient que ces échauffourées viennent entacher le message d’union qu’ils étaient venus défendre ».
  7. Le Parti de Gauche lancé par Mélenchon en 2008 soutient le mouvement international Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël. Selon Le Monde, « les écologistes sont également dans le viseur du CRIF, à cause de leur position sur Israël » [1]

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes