Édouard Baer

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Édouard Baer (prononcer "bèr"), né le à Paris, est un acteur français. Il est également réalisateur, producteur, scénariste, auteur de pièces de théâtre, animateur de radio et de télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, enfance et formation[modifier | modifier le code]

Édouard Baer est issu d'une famille juive alsacienne du côté paternel. Il est le frère de Julien Baer et de Pauline Baer, et le petit-neveu de René Baer[1]. Son père Philippe Baer, gaulliste, énarque et ami de Jean d'Ormesson, a siégé à la Cour des comptes[2],[3], passionné d'art, il possède un magasin de brocante. Sa mère, catholique fervente, est issue d'une riche famille d'industriels lyonnais[3].

Il grandit à Paris dans une ambiance sobre, sévère et exigeante mais ouverte : « Chez les Baer, il faut s'instruire, lire, faire toujours mieux, être spirituel sans trop la ramener »[3]. Il étudie, notamment au Collège Stanislas puis à l'École alsacienne (au lycée, entre 1983 et 1984[4]).

Débuts et révélation en tant qu'animateur (années 1990)[modifier | modifier le code]

À 18 ans, Édouard Baer s'inscrit au cours Florent[5], où il est l'élève de l'actrice et metteur en scène Isabelle Nanty, dont il devient l'assistant[6].

Il rencontre Ariel Wizman puis, en 1993, les deux compères commencent à animer ensemble La Grosse Boule, émission diffusée sur Radio Nova jusqu’en 1997. Après un détour par Canal Jimmy pour l’émission Nonante en 1993, ils se font remarquer par Alain de Greef et animent, en 1994, leur propre émission sur Canal+ : À la rencontre de divers aspects du monde contemporain ayant en commun leur illustration sur support audiovisuel. De 1997 à 1999, Édouard Baer continue seul sur Canal+, et anime la rubrique du Centre de visionnage.

En 1999, il écrit et réalise son premier film La Bostella, pour lequel il joue une version fictive de lui-même. En effet, le film imagine la préparation d'une suite au Centre de Visionnage pour la rentrée prochaine, par une vision fictive de l'animateur. Si le succès du film est confidentiel, il amorce une succession de rôles plus ou moins secondaires au cinéma et à la télévision durant les années 2000.

Révélation en tant que comédien (années 2000)[modifier | modifier le code]

L'acteur à l'avant-première du film Passe-Passe, à Paris, en avril 2008.

En 2001, il incarne ainsi le scribe égyptien Otis dans la comédie à gros budget d'Alain Chabat, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Le film s'impose comme un succès majeur du cinéma français, et le personnage de Baer devient culte. La même année, il décroche le Molière de la révélation théâtrale masculine 2001 pour son rôle dans la pièce Cravate club, écrite par Fabrice Roger-Lacan et mise en scène par Isabelle Nanty.

L'année 2002 lui permet une forte exposition : il retrouve sur grand écran Charles Berling pour Cravate club, comédie de Frédéric Jardin adapté de la pièce éponyme qu'ils interprétaient ensemble. Puis il partage l'affiche et les rôles-titres de Le Bison (et sa voisine Dorine) avec son ancienne professeur, Isabelle Nanty, qui réalise aussi là son premier et unique long-métrage à ce jour.

En 2004, il connait un succès surprise en tête d'affiche d'un autre premier film, la comédie de moeurs Mensonges et trahisons et plus si affinités, réalisée par l'ex-critique de cinéma Laurent Tirard. L'année suivante, il tente de confirmer en écrivant et réalisant son second film : la comédie absurde Akoibon. Mais le long-métrage, dont il partage l'affiche avec Jean Rochefort, déçoit critiques et box-office.

Après des petits rôles dans des projets attendus - Combien tu m'aimes ?, de Bertrand Blier, Les Brigades du Tigre, de Jérôme Cornuau -, il tente de revenir dans la veine de Mensonges et Trahisons avec Je pense à vous, de Pascal Bonitzer, mais le film passe inaperçu.

II tente donc de sortir de ce genre par la suite : si en 2007, il prête ses traits à Dorante pour le Molière de Laurent Tirard, en 2008, il incarne un braqueur pour J'ai toujours rêvé d'être un gangster de Samuel Benchetrit. Ensuite, il fait face à Nathalie Baye pour le road-movie Passe-passe, de Tonie Marshall. Mais surtout, il porte le drame Un monde à nous, de Frédéric Balekdjian.

En 2009, il participe à Rendez-vous en terre inconnue. Il devient aussi le maitre de cérémonie du Festival de Cannes la seconde année consécutive. Cet exercice annonce la décennie suivante.

Retour à la réalisation et à l'animation (années 2010)[modifier | modifier le code]

Baer en tant que maître de cérémonie des Césars 2015.

Le , sa saluée et récompensée pièce de théâtre Miam Miam, est diffusée en direct sur France 2, dans le cadre du festival de Ramatuelle. La même année, il chante en duo sur Le Miroir de l'album de Babet, Piano Monstre.

Les années 2010 vont être plus rares en apparitions au cinéma : l'acteur se concentre sur le théâtre et revient à l'animation, après une déception en tant qu'acteur.

En 2012, il est en effet choisi pour succéder à Christian Clavier et Clovis Cornillac dans le rôle de Astérix. En effet, son fréquent collaborateur Laurent Tirard le choisit pour le quatrième opus de la franchise, qu'il s'est vu confier : Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté. Le film ne parvient cependant pas à convaincre vraiment la critique et le public, ce qui déçoit quelque peu l'acteur [7].

Si en 2013, il forme, avec Alain Chabat, Lucien Jean-Baptiste et Philippe Duquesne le quatuor central du flop Turf, de Fabien Onteniente, et d'une autre comédie de bande, Les Invincibles, de Frédéric Berthe, avec cette fois Gérard Depardieu et Virginie Efira, il se distingue surtout sur les planches, avec des pièces qu'il écrit, réalise et interprète, entouré de sa troupe, depuis 2006.

En janvier 2014, il crée ainsi La Porte à côté, de Fabrice Roger-Lacan avec Emmanuelle Devos, mise en scène par Bernard Murat au Théâtre Edouard VII. Il accepte également de redevenir maitre de cérémonie des Césars : il avait déjà animé l'évènement en 2001 et 2002, lors de sa révélation en tant qu'acteur de théâtre et de cinéma.

En 2015, il donne la réplique à Sandrine Kiberlain pour la comédie dramatique Encore heureux, de Benoît Graffin, tout en préparant son quatrième film en tant que scénariste/réalisateur : la comédie Ouvert la nuit, qui sort début 2017. L'acteur y dirige notamment Audrey Tautou et Sabrina Ouazani.

Autre comeback, encore plus inattendu : au début du mois d'octobre 2016, il reprend la matinale de Radio Nova[8].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Émissions de télévision[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Maître de cérémonie[modifier | modifier le code]

En tant que maitre de cérémonie du Festival de Cannes 2009.

En 2001 et 2002, il est maître de cérémonie des 26e et 27e cérémonies des César[10]. En 2015, il est de nouveau maître de cérémonie lors de la 40e cérémonie des César[11].

Il a été également le maître de cérémonie de l'édition du Festival de Cannes 2008 ainsi que celle de 2009.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Livre audio[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julien Baer se libère, Libération, le .
  2. « Jean d’Ormesson, acteur… Interview par Jean Serroy. »
  3. a, b et c Pierre Jaxel-Truer, « Edouard Baer, un sérieux comique », M Le magazine du Monde, no 31/12/2016,‎ , p. 17-23 (ISSN 0395-2037, lire en ligne).
  4. Colombe Schneck, « École alsacienne, les liens du rang », GQ, septembre 2015, pages 94-98.
  5. « Acteurs célèbres du cours Florent », sur Coursflorent.fr (consulté le 24 février 2015)
  6. « Biographie de la documentation de Radio France », sur France Inter.fr (consulté le 24 février 2015)
  7. .http://www.gqmagazine.fr/pop-culture/portrait/articles/edouard-baer-jaime-les-gens-qui-sont-royal-au-bar/50466
  8. « Édouard Baer de retour sur Radio Nova », sur www.lalettre.pro,‎ (consulté le 25 août 2016).
  9. « Edouard Baer reprend le micro sur Nova », Telerama,‎ (lire en ligne)
  10. « Maîtres de cérémonie des César », sur Académie-cinema.org (consulté le 24 février 2015)
  11. « Annonce des nominations pour la 40ème cérémonie des César », sur Académie-cinema.org (consulté le 24 février 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]