Thomas Guénolé

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Thomas Guénolé
Portrait de Thomas Guénolé

Thomas Guénolé en 2015, lors d'une rencontre avec des lecteurs à Bobigny.

Biographie
Naissance (35 ans)
à Paris, France
Nationalité Drapeau : France Française
Thématique
Formation Sciences Po, EM Lyon, Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF)
Titres Docteur en science politique
Profession Politologue

Thomas Guénolé, né le à Paris[1], est un politologue français et un intellectuel engagé à gauche[2],[3],[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Docteur en sciences politiques, Thomas Guénolé a soutenu sa thèse « Les centres en France », sous la direction de Pascal Perrineau[5]. Il est également diplômé en affaires publiques de Sciences Po Paris et diplômé en entrepreneuriat d'EM Lyon[6].

Il est considéré comme le disciple d'Emmanuel Todd[7],[8], qui selon La Voix du Nord l'a « adoubé »[9].

Carrière[modifier | modifier le code]

Thomas Guénolé enseigne la géopolitique à l'Université Paris-Est Créteil depuis 2016, et la démographie à l'Université Panthéon-Assas depuis 2010[10],[11]. Il a enseigné à l'Institut d'études politiques de Paris de 2010 à 2017, notamment en créant les cours électifs[12] en anglais Racism and discrimination in France (« Racisme et discrimination en France »)[6],[11] et The Dark Side of Globalization (« Le côté obscur de la mondialisation »)[11]. Il a été assistant académique auprès de l'économiste Didier Schlacther, professeur des universités à Sciences Po Paris, de 2010 à 2013[6].

Il est chercheur associé à l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques depuis 2017[10].

En 2011, il est consultant politique auprès de Jean-Louis Borloo[13]. Selon ce dernier, à l'époque Thomas Guénolé était « un chercheur, méthodique, imaginatif, légèrement provocateur. Une sorte de professeur Nimbus ou de Dominique Wolton quand il était jeune[14] ».

En 2015, Le Lab d'Europe 1 indique que le cabinet Vox Politica, qu'il a co-fondé avec son épouse, la communicante Katerina Ryzhakova[1], « produit des notes pour plusieurs partis, FN excepté »[15] : le cabinet Vox Politica cesse ses activités en 2016[6]. En 2016, Mediapart affirme qu'il conseille Arnaud Montebourg[16]. Interrogé à ce sujet, le politologue déclare : « Je ne conseille pas Arnaud Montebourg. Je ne peux pas être plus clair »[17].

De 2013 à 2016, il est chroniqueur politique au Plus de L'Obs. De 2016 à 2017, il tient la chronique « Salauds de jeunes ! », sur le conflit des générations, dans le mensuel Néon[18].

Il intervient régulièrement dans les médias écrits et audiovisuels français et internationaux, tantôt en tant qu'analyste de la vie politique[19],[20], tantôt en tant qu'intellectuel engagé[3].

Chronique sur RMC[modifier | modifier le code]

De mars 2015 jusqu'à sa suppression en novembre 2015[21],[22], Thomas Guénolé tient une chronique d'analyse et d'éditorial politiques intitulée « Guénolé, du concret » sur RMC dans l'émission Bourdin Direct présentée par Jean-Jacques Bourdin.

Selon Le Point, la suppression de cette chronique fait suite à des pressions du ministère de l’Intérieur, après l'épisode du que Thomas Guénolé a consacré aux accusations par la presse de dysfonctionnement de la sécurité intérieure lors des attentats du [23] : dans un courriel cité par le magazine, la direction de la rédaction de RMC écrit que, par mécontentement sur la teneur de cette chronique, « le ministère de l’Intérieur ainsi que tous les services de police invités sur l’antenne ont refusé de venir sur RMC », et que « la plupart des sources de [leurs] spécialistes police se sont tues (...) mettant en difficulté tout le travail de la rédaction pour obtenir et vérifier des informations ». Thomas Guénolé commente ce blackout en déclarant : « ce genre de pressions, c'est glaçant »[22]. Cité par Le Monde, le ministère de l’Intérieur reconnaît « un mouvement d’humeur de gens blessés qui n’ont pas envie d’intervenir sur RMC et de faire plaisir à cette station »[24], tout en démentant tout « boycott punitif »[24]. Selon l'ONG internationale Index on Censorship, la suppression de cette chronique est emblématique de menaces sur la liberté de la presse posées par l'état d'urgence en France[25].

Le ministère et les services de police justifient leur attitude notamment en accusant la chronique de Thomas Guénolé de contenir des inexactitudes. Thomas Guénolé a rapporté des informations diffusées par la publication professionnelle La Lettre A, qui accusait la BRI, le service qui doit intervenir en cas d'attentat, de n'avoir le soir de l'attaque terroriste que trois membres de garde, ce à quoi a répliqué le ministère que douze autres policiers étaient d'astreinte à leur domicile et que l'intervention s'était déroulée « dans des délais normaux »[23],[24]. Lors de son licenciement, RMC motive sa décision en indiquant à Thomas Guénolé « la teneur de cette chronique a beaucoup trop dégradé les relations de travail entre les journalistes de la chaîne d'un côté, la police et le ministère de l'Intérieur de l'autre », mais remet en cause aussi que Thomas Guénolé ait pu évoquer des sanctions pendant sa chronique, notamment une éventuelle démission du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve. Thomas Guénolé se défend en rappelant qu'il a demandé à ce que les accusations de dysfonctionnement soient vérifiées par une commission d'enquête : « RMC dit que j’ai porté des “accusations graves, non vérifiées”, mais la construction de ma chronique était de dire qu’il fallait les vérifier »[23],[24]. Il déclare en outre : « tous les sujets de mes chroniques étaient validés la veille par l’équipe de RMC. Mes textes leur étaient envoyés avec possibilité de les modifier jusqu’à la dernière minute »[26].

Le 3 juillet 2016, Thomas Guénolé révèle sur sa page publique Facebook qu'il a engagé un procès contre RMC, mais que l'affaire s'est conclue par une transaction : "Il n'a finalement pas été nécessaire d'aller jusqu'au procès. Avant l'audience, RMC et ma société sont tombées d'accord sur une transaction, qui clôt l'affaire et réhabilite donc mon honneur professionnel"[27].

Éditorialiste « Insoumis »[modifier | modifier le code]

Thomas Guénolé participe à la conférence Faut-il dégager les médias ? pendant l'Université d'été de La France insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon. Au cours de cette conférence, il attaque en le nommant le journaliste Patrick Cohen, qui selon lui n'interviewe pas mais vous « arrache des aveux ». Patrick Cohen y voit une allusion à une séance de torture et réplique le , lors de C'est à vous sur la chaîne France 5, en qualifiant Thomas Guénolé de « pseudo-politologue »[28]. Thomas Guénolé réagit sarcastiquement le lendemain sur Twitter avec le message suivant : « Patrick Cohen m'ayant traité de “pseudo-politologue” chez [C'est à vous], je tiens mon diplôme de doctorat en science politique à sa disposition »[29].

Le , L'Express annonce que Thomas Guénolé rejoint l'émission de radio Hondelatte raconte présentée par Christophe Hondelatte sur Europe 1, en tant qu'éditorialiste[30]. Le même jour, le politologue qualifie cette activité d'« éditorialiste insoumis »[31] et déclare avoir accepté parce qu'il aurait « une totale liberté d'expression »[32].

Le , Le Monde[14] consacre à Thomas Guénolé un portrait le qualifiant de « politologue devenu éditorialiste insoumis[14] ».

Le Média[modifier | modifier le code]

Le , Thomas Guénolé fait partie des intervenants de la conférence « Faut-il “dégager” les médias ? » animée par Sophia Chikirou lors des « amFiS d'été » de La France insoumise. Il y compare le paysage audiovisuel français à une « nouvelle Église » qui a « son dogme », « ses inquisiteurs » et « ses hérétiques ». Il affirme que nombre de journalistes « résistent autant qu’ils peuvent en interne », ce qui se traduit par la sortie de « scoops défavorables au système en place qui sortent régulièrement dans les médias mainstream », mais il estime que « tenir une ligne éditoriale anti-système, c’est prendre un risque pour sa carrière »[33]. Il expose la nécessité selon lui de « casser le monopole audiovisuel pro-système » via la création d'« un grand média audiovisuel altersystème » qui soit « altermondialiste », « pluraliste », « humaniste », « antiraciste », « féministe ». La conférence déclenche une forte controverse dans les médias français[34],[35],[36]. Notamment, l'expression « dégager » du titre de la conférence, qui renvoie au concept politique de dégagisme, est fustigée par plusieurs éditorialistes et commentateurs, notamment Jean-Michel Apathie et Raphaël Glucksmann : Thomas Guénolé réagit dans Marianne en les accusant de « malhonnêteté intellectuelle » et de « sophismes »[33],[37].

Le , Libération annonce la création d'un nouveau média, baptisé Le Média, par Sophia Chikirou, Gérard Miller, Sébastien Vilgrain et Henri Poulain. Citée par le journal, Sophia Chikirou déclare que la ligne éditoriale sera « humaniste, progressiste, écologique, féministe » et que le média sera « pluraliste »[38]. Thomas Guénolé s'enthousiasme pour le projet, qu'il assimile au « combat culturel » d'une « contre-société » déjà existante et composée de millions d'individus, qui pourraient ainsi obtenir leur « propre espace audio-visuel »[39]. Libération annonce Thomas Guénolé, Aude Lancelin et Guillaume Meurice comme signataires du futur manifeste éditorial de Le Média[38]. Le 25 septembre, le manifeste est publié par Le Monde[40].

Analyses[modifier | modifier le code]

Sur la vie politique française[modifier | modifier le code]

Sur la « quadripolarisation » de la vie politique[modifier | modifier le code]

En janvier 2017, Thomas Guénolé juge que la vie politique française est en cours de « quadripolarisation ». Il l'analyse comme étant structurée par deux enjeux : le clivage sur la mondialisation, et la question des minorités (musulmane et LGBT). Il en déduit la recomposition du paysage politique français en quatre grands blocs : altermondialistes, individualistes, conservateurs, et nationalistes. Les « altermondialistes » comme Jean-Luc Mélenchon sont protectionnistes envers la mondialisation et progressistes envers les minorités. Les « individualistes » comme Emmanuel Macron sont pro-libre-échange envers la mondialisation et progressistes envers les minorités. Les « conservateurs » comme François Fillon sont pro-libre-échange envers la mondialisation et hostiles envers les minorités. Les « nationalistes » comme Marine Le Pen sont protectionnistes envers la mondialisation et hostiles envers les minorités[41],[42].

Sur Emmanuel Macron[modifier | modifier le code]

En février 2017, à partir d'une analyse quantitative du taux d'exposition médiatique d'Emmanuel Macron, Thomas Guénolé soutient qu'il a existé d'avril à septembre 2016 une « bulle médiatique » en sa faveur[43]. Il qualifie par la suite cette « bulle médiatique » de « matraquage publicitaire massif »[44].

En mars 2017, il considère que « le macronisme est un nouveau giscardisme », qu'il définit comme un projet de libéralisation massive de la société française sur le modèle de la Suède, le mouvement En Marche ! étant pour lui un projet de grand rassemblement électoral central des classes moyennes et supérieures similaire à l'UDF de Valéry Giscard d'Estaing[45].

Sur la droite[modifier | modifier le code]

En juin 2013, son livre Nicolas Sarkozy, chronique d'un retour impossible ? est le premier ouvrage consacré après 2012 à l'hypothèse du retour de l'ex-président en politique : Thomas Guénolé y soutient notamment que Nicolas Sarkozy « n'est jamais parti » de la vie politique, qu'il devra reprendre la présidence de l'UMP « avant fin 2015 », qu'il sera candidat à l'élection présidentielle de 2017, et qu'il échouera s'il renoue avec « la lepénisation de la droite »[46]. Il y expose également sa classification des « quatre droites » : droite libérale, droite gaulliste, droite morale, droite sécuritaire, chaque électeur de droite faisant selon lui son propre dosage entre ces quatre ingrédients[46].

En septembre 2016, en vue de la primaire présidentielle du parti Les Républicains, il juge que tous les candidats ayant sensiblement le même programme économique, le clivage fondamental est « la bataille des quatre i : islam, insécurité, immigration, identité »[47]. Il déclare répétitivement que les sondages ne sont absolument pas fiables et ne peuvent donc pas prédire le résultat de la primaire[48],[49],[50]. Il juge que le succès de François Fillon au premier tour de la primaire est une « bonne nouvelle pour la démocratie », parce que c’est « lié à la performance de Fillon pendant les débats télévisés »[51]. Sur le fond, il qualifie le programme de François Fillon de « catho-thatchérisme »[52], une synthèse de la « droite rétrograde » en matière de droits sociaux ou envers la minorité musulmane et la minorité LGBT[53].

Sur la gauche[modifier | modifier le code]

En juin 2017, à partir d'une analyse du taux de contenus médiatiques négatifs à son propos, il conclut que Jean-Luc Mélenchon fait l'objet d'un « Mélenchon-bashing » dans les médias mainstream dans le traitement de la campagne des élections législatives de 2017[54].

Sur l'extrême droite[modifier | modifier le code]

En février 2015, Thomas Guénolé estime qu'il y a non pas un, mais deux Front national. L'un est « le FN philippiste » (du nom de Florian Philippot) : souverainiste et antisystème, mais républicain. L'autre est « le FN lepéniste » (du nom de Jean-Marie Le Pen), d'extrême droite traditionnelle « raciste, antisémite, négationniste, homophobe, et islamophobe »[55] Selon lui, Marine Le Pen suit la « stratégie Philippot », qui consiste à essayer de « rassembler […] l'électorat qui a voté Non à la Constitution européenne en 2005 » : cela suppose notamment de « bâillonner » de plus en plus le « FN lepéniste » pour pouvoir attirer le « Non de gauche »[56]. Il considère par ailleurs que Marion Maréchal-Le Pen est l'héritière de Jean-Marie Le Pen « moins l'antisémitisme »[57].

En décembre 2016, dans le contexte de la montée des tensions entre Florian Philippot et Marion Maréchal Le Pen, il juge que Florian Philippot entreprend depuis 2011 un « détournement du FN historique » pour en faire un parti à sa main, et que le vice-président du parti cherche à « faire le ménage » en marginalisant la petite-fille de Jean-Marie Le Pen[58].

Le , sur le plateau de l'émission Ce soir (ou jamais !) présenté par Frédéric Taddeï, il assène à Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République, en s'appuyant sur des citations du livre de cette dernière qu'il lit à l'antenne, qu'elle est « antisémite », « raciste » et « homophobe »[59],[60].

Sur les jeunes de banlieue et sur la « désislamisation »[modifier | modifier le code]

Dans son livre Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ?, Thomas Guénolé soutient que les bandes errantes, les délinquants, les criminels, représentent moins de 2 % des vrais jeunes de banlieue[61]. Il développe le concept de « balianophobie » (mélange de peur et de haine envers un jeune-de-banlieue imaginaire)[62]. Ce dernier est fantasmé en généralisant tous les comportements déviants des 2 % aux 98 % qui ne les ont pas[63].

Dans ce même livre, il soutient que les Français musulmans sont en pleine « désislamisation », comme les Français chrétiens sont passés par la déchristianisation avant eux : il souligne par exemple que chez les jeunes musulmans, les taux de fréquentation de la mosquée et de port du voile s’effondrent[64]. Il affirme par ailleurs que le « bloc MAZ » (les classes moyennes, âgées, de culture catholique déchristianisée) dominant la société française, théorisé par Emmanuel Todd dans Qui est Charlie ?, enferme les jeunes de banlieue dans un système d’apartheid économique, social, culturel et éducatif[65].

Emmanuel Todd, qui a préfacé l’ouvrage, le qualifie de « livre de combat »[8] qui « frappe vite, juste et fort » et qui « sur le plan théorique, […] nous contraint de commencer à réfléchir de façon un peu systématique sur l’interaction, dans la France de 2015, des variables d’âge, de classe, d’ethnie ou de religion »[66].

Très critique vis-à-vis de cet essai, le journaliste Benoît Rayski lui reproche pour sa part d'être extrêmement éloigné de la réalité et de manifester « une accablante « banlieusardisation » des esprits » : loin d'aider à combattre le Front national, un tel ouvrage le nourrirait[67]. Les Inrockuptibles se posent, eux, la question de savoir si Thomas Guénolé est « vraiment un bon sociologue des banlieues », notant que son enquête « donne parfois l’impression contre-productive de découvrir un monde parallèle, ou d’effectuer une expédition à la BHL » : ils soulignent l'absence d'études comme celles de Gilles Kepel, Marwan Mohammed ou Didier Lapeyronnie allant à l'encontre de ses dires, une bibliographe qui s'apparenterait plutôt selon eux à une revue de presse, et doutent de sa connaissance des quartiers qu'il évoque[8]. Sur le plateau d’On n'est pas couché, Léa Salamé considère que ce livre est « salutaire », en raison de sa déconstruction des clichés médiatiques sur les jeunes de banlieue et de sa description de la « misère sociale immense » dans les banlieues. En revanche, elle juge que la thèse de la « désislamisation » est démentie par les travaux de sociologues de référence, notamment Gilles Kepel et Hugues Lagrange. Yann Moix estime pour sa part que ce livre est « réussi » et « intelligent », jugeant qu'il « n'inquiète pas aux endroits qui sont officiellement inquiétants » et qu'il « est rassurant là où on pensait ne pas l'être »[68]. Dans sa critique du livre pour Paris Match, le journaliste et écrivain Gilles Martin-Chauffier, rédacteur en chef, estime que « dans ce livre, soudain, on s’aperçoit que les hommes-grenades dégoupillés par l’endoctrinement sont du côté le plus noble, celui couvert de décorations universitaires et médiatiques », et que ses lecteurs auront « une idée un peu plus juste de ces gens qui se sentent aussi français que nous mais ne se sentent pas reconnus »[69]. Selon le journaliste canadien Jean-Philippe Cipriani, « on pourrait qualifier ce livre – déjà que le titre est assez fabuleux – de petit guide d’autodéfense intellectuelle à l’égard des discours alarmistes sur le terrorisme, des discours xénophobes anti-immigration. Il déconstruit beaucoup de propos qui sont tenus par les Éric Zemmour, par Marine Le Pen ou Finkielkraut »[70].

À l'instar d'Emmanuel Todd[71], Thomas Guénolé analyse les événements de 2005 dans les banlieues françaises comme « une révolte », « un geste politique », et non pas des « émeutes », qui étaient le fait d'« insurgés » et non pas de « casseurs »[72].

Sur la « mondialisation malheureuse » et l'« altersystème »[modifier | modifier le code]

Dans son livre La Mondialisation malheureuse, Thomas Guénolé définit la mondialisation contemporaine comme une « entreprise politique de prédation des ressources humaines et matérielles de la planète, au profit d’une infime minorité de l’humanité », ce qui le place dans la continuité de Thomas Piketty ou des mouvements de type Occupy Wall Street. Il observe une contradiction entre les politiques du consensus de Washington, menées au nom des bienfaits de la concurrence, et la pensée du père de la théorie de la concurrence pure et parfaite, l’économiste Léon Walras, qui préconise des monopoles publics là où ces politiques privatisent. Il affirme que les partisans de la « mondialisation malheureuse » sont des usurpateurs du véritable libéralisme. Il soutient à l’aide d’une démonstration statistique que la théorie du ruissellement est fausse. Il qualifie de « pyramide globale » l’ordre social généré par la « mondialisation malheureuse »[73].

Dans la lignée des Économistes atterrés, il considère que les crises financières de plus en plus fréquentes et massives sont la conséquence de la déréglementation croissante du système financier à partir des années 1970. Il juge que les politiques de réformes structurelles appliquées sous l’égide du FMI sont des démarches de pillage des ressources publiques des pays visés, sans relancer l’économie. Reprenant les travaux de Paul Kennedy sur le déclin et de Fernand Braudel sur l’économie-monde, il juge inéluctable l’effondrement des États-Unis d’Amérique en tant que puissance géopolitique, au profit de la Chine. Il soutient dans la continuité d’Immanuel Wallerstein que les tensions migratoires sont des conséquences des inégalités croissantes entre pays du Nord et du Sud. Que ce soit le Brexit ou l’élection de Donald Trump, il analyse les séismes politiques dans les pays du Nord comme des symptômes du basculement de la moitié de l’électorat dans le précariat, reprenant ce concept du sociologue Guy Standing. Il rejoint les conclusions du consensus des climatologues sur l’entrée de la Terre dans l’anthropocène et dans la sixième grande extinction des espèces. À l’instar de Jeremy Rifkin, il juge qu’à long terme la disparition du travail manuel pénible est rendue inéluctable par la robotisation qu’annonce l’imprimante 3D. Il préconise de nombreuses initiatives à contre-courant de la « mondialisation malheureuse » : par exemple l’étiquetage éthique des produits, le boycott des produits fabriqués par l’esclavage moderne, le revenu universel, une relance keynésienne dans un cadre protectionniste, ou encore une grande transition écologique. Plus globalement, il prône le remplacement de la « mondialisation malheureuse » par l'« altersystème », en multipliant les initiatives individuelles et collectives répondant à trois critères : elles doivent nuire à l’intérêt des oligarques, bénéficier au plus grand nombre, et préserver l’écosystème. Il considère que le basculement prochain d’une grande puissance mondiale dans l'« altersystème » est inéluctable, et qu’elle servira de point d’appui au basculement d'autres puissances de rang moindre[73].

Bertrand Badie, professeur des universités à Sciences Po et spécialiste de la mondialisation, qui a préfacé l’ouvrage, juge qu’il a « la double qualité d’ouvrir à une observation empirique fournie et convaincante, tout en nous montrant enfin l’autre monde, celui de la souffrance sociale ». Il considère particulièrement pertinente l’accusation de « supercherie » faite à ceux qui défendent la « mondialisation malheureuse » au nom du libéralisme. Il estime également que l’emploi du concept aristotélicien d’oligarchie est pertinent pour étudier le pouvoir des « 1 % » les plus riches de la planète[74].

Pour La Croix, ce livre est une « réplique à La mondialisation heureuse que vantait l’essayiste Alain Minc en 1997 », et s’inscrit dans un très vaste mouvement d’opinion mondial hostile au libre-échange[75]. Chroniqueuse littéraire pour France Inter, Juliette Arnaud juge que « Thomas Guénolé renomme les choses, il remet les points sur les i. […] Il nous dit qu’« évasion fiscale », c’est vraiment très joli pour dire « désertion fiscale » ; que « port franc », ça devrait plutôt se dire « trou noir portuaire ; […] que la finance, elle a un visage, ils sont 62 ». Elle estime que son livre est « pédagogue » avec des « ponts intellectuels et culturels rassurants ». Elle souligne qu’il considère que se limiter à agir dans la sphère associative et civile, sans engagement politique, est « une erreur de raisonnement et une faute politique fondamentale ». Elle conclut qu'« après lecture de ce livre, vous pourrez répondre à ceux qui vous assènent doctement que face à la mondialisation malheureuse il n’y a pas d’alternative, et que c’est soit ça soit les goulags ; vous pourrez leur répondre : « Faux ! », […] avec des arguments solides »[76].

Sur « l'islamopsychose »[modifier | modifier le code]

Dans son livre Islamopsychose : pourquoi la France diabolise les musulmans, Thomas Guénolé définit l'islamopsychose comme étant une représentation collective délirante, c'est-à-dire déconnectée de la réalité, que la société française se fait de l'islam français et des Français de confession musulmane.

Avec pour point de départ la théorie du désir mimétique de l'anthropologue René Girard, il conceptualise une « théorie de la haine » : sur le temps long de son histoire, la France aurait toujours alterné envers ses minorités religieuses entre l'acceptation, la diabolisation et la persécution. S'appuyant notamment sur des enquêtes sociologiques quantitatives publiées par l'Institut Montaigne en 2016[77][réf. insuffisante], il juge que la France a atteint un point de bascule entre la diabolisation de la minorité musulmane et sa persécution sous des formes nouvelles, notamment via des discriminations socioéconomiques massives. Il explique cette situation par l'aggravation des tensions dans la société, conséquence de celle des inégalités, elle-même conséquence de la « mondialisation malheureuse » : d'où pour la minorité musulmane une fonction de bouc émissaire du déclin économique et géopolitique de la France.

Comparant l'argumentation anti-musulmans de Valeurs Actuelles à celle de la presse antisémite durant l'Affaire Dreyfus, il considère que l'islamopsychose contemporaine est comparable à l'antisémitisme français de la fin du XIXe siècle. Il estime en outre que les propos de Manuel Valls ministre auraient joué un rôle-clé dans la propagation de l'islamopsychose, et que l'islamologue Gilles Kepel serait sorti de la méthode scientifique pour en devenir un prêcheur : ceci, notamment en pratiquant une reductio ad islamum, par l'affirmation sans fondement que l'islam serait la cause des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises.

S'il reconnaît qu'il existe un phénomène de « saoudisation » de Français de confession musulmane, il affirme en s'appuyant sur des travaux de l'Institut Montaigne et de l'INED[78][réf. insuffisante] que les trois quarts des Français de confession musulmane sont déjà soit assimilés, soit intégrés. Contestant l'hypothèse de l'embrigadement jihadiste par l'échec scolaire ou socioéconomique, il l'explique quant à lui par une fascination pour le mal.

Son livre inclut des recommandations : notamment la création d'un délit d'islamophobie, la suppression du concordat en Alsace-Moselle et des dispositifs similaires d'outre-mer, la « républicanisation » des jours fériés chrétiens, l'entrée en guerre froide avec l'Arabie saoudite et le Qatar, la suppression des menus de substitution à la cantine jointe à la généralisation du menu alternatif végétarien, ainsi que la production d'une doctrine officielle de l'islam français par ses élites intellectuelles elles-mêmes[79][réf. insuffisante].

En marge de la publication d'un entretien avec lui consacré à Islamopsychose, Le Monde des religions qualifie Thomas Guénolé de « spécialiste reconnu » de l'islam de France et constate que son analyse est diamétralement à l'opposé de celle du préfet Didier Leschi, ancien artisan de la naissance du Conseil français du culte musulman auprès du ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement[80].

Grande Mosquée de Paris[modifier | modifier le code]

Le , Le Point publie le texte intégral de la Proclamation de l'islam en France adoptée par la Grande Mosquée de Paris, sous l'autorité de son recteur Dalil Boubakeur. Selon Le Point, Thomas Guénolé est associé à la préparation du texte en tant que « conseiller extérieur invité »[81]. Le texte reprend dans son préambule le concept d'islamopsychose, ainsi que plusieurs autres thèses du livre, par exemple le parallèle entre l'islamophobie actuelle et l'antisémitisme français de la fin du XIXe siècle. La proclamation affirme notamment que « tout musulman doit évidemment respecter les valeurs et les lois de la République française », que « les châtiments corporels, la polygamie, ne se justifient plus et n'ont plus lieu d'être », que « l'égalité hommes-femmes s'impose », que les intégristes ont « une interprétation erronée de l'islam », que le djihad « n'est permis qu'en situation de légitime défense contre un agresseur », que les jihadistes « sont (…) des usurpateurs impies de l'islam », et que les sciences modernes, notamment les théories du Big Bang et de la sélection naturelle, « sont compatibles avec l'islam »[82].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Engagement à gauche et rapprochement avec La France insoumise[modifier | modifier le code]

Thomas Guénolé s'est d'abord décrit en 2015 comme n'étant « pas de droite, pas de gauche, et anti-FN »[1]. Postérieurement, Libération le classe dans la « nouvelle génération » des « intellectuels de gauche » français prêts à « affronter » les « polémistes ultra-médiatisés »[83]. La Voix du Nord le définit comme un « anti-Finkielkraut revendiqué »[84]. Atlantico le qualifie de « politologue classé à gauche »[85]. En 2016, dans son livre La Mondialisation malheureuse, Thomas Guénolé se classe à gauche[73].

Le , dans une tribune publiée par Libération, il appelle les électeurs de gauche à ne pas aller voter à la primaire du parti de droite Les Républicains et indique qu'en tant qu'électeur de gauche il n'ira pas. Il invoque notamment l'éthique de réciprocité, ainsi que le parjure qu'implique la déclaration sur l'honneur de partager les valeurs de la droite et du centre[86].

Le , à l'occasion d'une conférence de l'université d'été de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon dont il est l'un des intervenants, il se déclare « politologue insoumis » et qualifie cette annonce de « coming out politique »[87]. Le 28, Le Parisien le décrit comme « proche de La France insoumise »[88].

Le , Alexis Corbière, porte-parole et député de La France insoumise, déclare au sujet de Thomas Guénolé : « Son intelligence nous est utile. Il a le mérite d’être carré, de forger des arguments pertinents et efficaces. Il maîtrise bien la rhétorique et c’est un esprit libre ». Selon Le Monde, les deux hommes sont amis[14].

Terrorisme, surveillance de masse et droit à la vie privée[modifier | modifier le code]

Début 2015, Thomas Guénolé avance que Laurent Fabius ment lorsque ce dernier affirme que le Qatar ne finance pas le terrorisme[89].

Avec Katerina Ryzhakova[1], il est co-initiateur d'une pétition pour supprimer les aides publiques touchées par la presse people, au motif que leur modèle économique repose sur le viol du droit à la vie privée : le , il fait savoir que la ministre de la Culture Fleur Pellerin a répondu favorablement à cette pétition[90]. Le , la ministre confirme qu'elle va supprimer ces aides publiques[91].

Également avec Katerina Ryzhakova, il est co-initiateur d'une pétition contre le projet de loi relatif au renseignement : notamment relayée par Libération[92], la pétition dépasse rapidement les 100 000 signatures[93]. Le , Le Monde publie le « Manifeste des 110 000 contre le Big Brother français »[94], des mêmes auteurs. Le 28, les co-initiateurs déposent le texte de la pétition et ses plus de 119 000 signatures à l'hôtel Matignon, à l'attention du Premier ministre[95]. Le , Le Figaro publie l'« Appel des 137 000 aux sénateurs »[96], des mêmes auteurs.

Sujets de société[modifier | modifier le code]

Thomas Guénolé s'est répétitivement prononcé en faveur du vote obligatoire[97], assorti d'une comptabilisation du vote blanc qui obligerait à revoter lorsque les 50 % de vote blanc sont dépassés[98]. Il a également argumenté en faveur du revenu de base : un complément de revenu de montant unique, distribué inconditionnellement à tous les habitants du pays, en remplacement des aides sociales[99].

Il a proposé de « déchristianiser » six jours fériés français liés au christianisme, tels que Pâques ou l'Ascension, pour les remplacer par six jours de congés que chacun prendrait comme il l'entend[100]. Dans une lettre ouverte de réponse à Marion Maréchal-Le Pen, qui avait qualifié cette proposition de « délire »[101], il a proposé comme autre possibilité de les remplacer par six « jours fériés républicains » communs à tous[102].

Il s'est prononcé en faveur de la reconnaissance de l'État palestinien par la France, estimant que ne reconnaître qu'Israël constituait un « deux poids, deux mesures »[103].

Prix du menteur en politique[modifier | modifier le code]

En 2015, Thomas Guénolé crée le Prix du menteur en politique, un prix satirique constitué d'un jury de journalistes qui récompense tous les ans les pires mensonges des personnalités politiques françaises, tous partis confondus[104],[105].

Publications[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Zineb Dryef, « Thomas Guénolé, le politologue devenu éditorialiste « Insoumis » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Jonathan Bouchet-Petersen, « Thomas Guénolé, politologue pressé », Libération,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Bouchet-Petersen 2015.
  2. Thomas Guénolé, « Comment le Front national est devenu “normal” », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Thomas Guénolé, « Primaire à droite : je suis de gauche et je n’irai pas y voter », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. Thomas Guénolé, « Électeurs de gauche, le vote Macron est inutile », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. « Thomas Guénolé : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture
  6. a, b, c et d Thomas Guénolé, « Bio express », sur thomas-guenole.fr (consulté le 21 juillet 2017)
  7. (es) Rafael Poch, « Votar FN es racista, hay que llamar al racismo por su nombre », La Vanguardia,‎ (lire en ligne)
  8. a, b et c Mathieu Dejean, « Thomas Guénolé est-il vraiment un bon sociologue des banlieues ? », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  9. « Lille : si tu ne finis pas ta soupe, le jeune de banlieue viendra te manger », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  10. a et b « Chercheurs | IRIS », sur IRIS (consulté le 16 septembre 2017)
  11. a, b et c (en) « Thomas Guénolé | HuffPost », sur HuffPost (consulté le 16 septembre 2017)
  12. « Enseignements électifs | Sciences Po École d'Affaires Publiques », sur www.sciencespo.fr, (consulté le 6 octobre 2017)
  13. Isabelle Ficek, « Thomas Guénolé : «L'UDI de Borloo peut potentiellement capter de 15 à 20 % des voix» », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  14. a, b, c et d Dryef 2017.
  15. Ghislain de Violet, « L’UDI enterre un projet de « pacte de laïcité » aux propositions choc », sur Le Lab (Europe 1),
  16. Lénaïg Bredoux, « Comment Arnaud Montebourg prépare sa candidature pour 2017 », sur Mediapart, .
  17. Alexis Feertchak, « Primaire à gauche : “Un duel entre Valls et Montebourg n'est absolument pas garanti” », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  18. « Thomas Guénolé – Néon », sur Néon (consulté le 6 mars 2017)
  19. (en) Alissa J. Rubin, « France Chooses a Leader, and Takes a Step Into the Unknown », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  20. Thomas Guénolé, « Emmanuel Macron se rêve-t-il président de l'Europe ? », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  21. Anne-Sophie Jacques, « Bataclan : Guénolé viré de RMC », sur @rrêt sur images,
  22. a et b Alexandre Boudet, « Un politologue viré de RMC après une chronique sur les attentats », sur Le HuffPost,
  23. a, b et c Aziz Zemouri, « Thomas Guénolé a-t-il été viré de RMC à la demande de Beauvau ? », sur Le Point,
  24. a, b, c et d Alexis Delcambre et Alexandre Piquard, « Le chroniqueur Thomas Guénolé renvoyé de RMC pour avoir critiqué la gestion des attentats », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  25. (en) Valeria Costa-Kostritsky, « France's state of emergency poses threat to press freedom », sur Index on Censorship,
  26. « Thomas Guénolé | Ojim.fr », Ojim.fr,‎ (lire en ligne)
  27. « Thomas Guénolé », sur www.facebook.com (consulté le 13 octobre 2017)
  28. Anabelle Gentez, « C à vous : Patrick Cohen s'en prend à un « pseudo politologue »… qui lui répond de façon cinglante sur Twitter », sur Télé Loisirs,
  29. Thomas Guénolé, « #PatrickCohen m'ayant traité de "pseudo-politologue" chez @cavousf5, je tiens mon diplôme de doctorat en science politique à sa disposition. », sur Twitter,
  30. Audrey Kucinskas, « La rentrée d'Europe 1 gâchée par l'éviction du frontiste Jean Messiha », sur L'Express,
  31. Thomas Guénolé, « Heureux de rejoindre l'émission @E1Hondelatte Hondelatte raconte comme « éditorialiste insoumis ». Rdv jeudi 31/08 18 h 30. @FranceInsoumise », sur Twitter,
  32. Thomas Guénolé, « Communiqué sur mon arrivée dans l'équipe de “Hondelatte raconte” @E1Hondelatte, chez @Europe1, en tant qu'“éditorialiste insoumis” », sur Twitter,
  33. a et b Margaux Lacroux, « «Dégager les médias» : ce qui s'est vraiment dit à la conférence de La France insoumise », Libération,‎ (lire en ligne)
  34. « Faut-il faire le procès des médias ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  35. Caroline Broué, « Peut-on appeler à « dégager » les médias ? », France Culture,‎ (lire en ligne)
  36. Daniel Schneidermann, « Politiques et medias : dégagements de rentrée », sur @rrêt sur images,
  37. Thomas Guénolé, « “Faut-il ‘dégager’ les médias ?” : ce que signifiait vraiment la conférence de la France insoumise », Marianne,‎ (lire en ligne)
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  39. Marie Guichoux et Rémy Dodet, « Comment Mélenchon prépare son média insoumis », L'Obs,‎ (lire en ligne)
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  41. Thomas Guénolé, « Vers la quadripolarisation de la vie politique française », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  42. Jacques Munier, « Fin de la bi-polarité ? », sur France Culture,
  43. Thomas Guénolé, « Oui, le phénomène Macron était bien une (énorme) bulle médiatique », Marianne,‎ (lire en ligne)
  44. Baptiste Legrand, « “La bulle Macron, un matraquage publicitaire massif” », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  45. Thomas Guénolé, « Le macronisme est un nouveau giscardisme », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  46. a et b Guénolé 2013.
  47. Xavier Alonso, « Huit candidats, mais un seul duel : Juppé-Sarkozy », sur Tribune de Genève,
  48. Vincent Trémolet de Villers, « Primaire à droite : « Les sondages sont bidons et le jeu est très ouvert », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
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  50. Valérie Hacot, « Primaire à droite : les sondages sont-ils si fiables ? », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  51. « La remontée de Fillon est une « bonne nouvelle pour la démocratie », France Info,
  52. Olivier Beaumont et Henri Vernet, « Primaire à droite : François Fillon candidat du peuple ? », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  53. Thomas Guénolé, « Fillon, vainqueur de la primaire de la droite ? Le triomphe du catho-thatchérisme », Le Plus de l'Obs,‎ (lire en ligne)
  54. Virginie Cresci, « Jean-Luc Mélenchon veut lancer son propre JT sur YouTube », Speech,‎ (lire en ligne)
  55. Thomas Guénolé, « Contre le FN, un front républicain ? S'il est lepéniste, oui. C'est le cas dans le Doubs », sur Le Plus de l'Obs,
  56. Thomas Guénolé, « La stratégie Philippot décryptée par Thomas Guénolé », sur Le Figaro,
  57. Tugdual Denis, « Marion Maréchal-Le Pen, l'effrontée nationale », sur L'Express,
  58. Anne-Laëtitia Béraud, « Opposition Le Pen-Philippot : « Depuis 2011, un détournement du FN historique par Philippot » », sur 20 minutes,
  59. Bruno Rieth, « Indigènes de la République : Thomas Guénolé démontre le racisme, la misogynie et l'homophobie de Houria Bouteldja », sur Marianne,
  60. Vincent Vantighem, « Tweet félicitant les tueurs de Tel-Aviv : Les polémiques autour des Indigènes de la République », sur 20 minutes,
  61. Guénolé 2015, p. 82-85.
  62. Guénolé 2015, p. 13-16.
  63. Guénolé 2015, p. 23.
  64. Guénolé 2015, p. 67-74.
  65. Guénolé 2015, p. 199-204.
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  67. Benoît Rayski, « « Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ? » Non, mais quelques-uns les tuent parfois, comme Mohammed Merah », sur Atlantico, .
  68. [vidéo] On n'est pas couché sur YouTube
  69. Gilles Martin-Chauffier, « Des Français pas très catho-laïques », sur Paris Match,
  70. Marie-Louise Arsenault et Jean-Philippe Cipriani, « Détruire les clichés sur les jeunes des banlieues françaises », sur ICI Radio-Canada Première,
  71. Raphaëlle Bacqué, Jean-Michel Dumay et Sophie Gherardi, « Emmanuel Todd : “Rien ne sépare les enfants d'immigrés du reste de la société” », sur Le Monde,
  72. Sibylle Laurent, « Dix ans après les “émeutes”, où en sont les banlieues françaises ? », sur LCI, .
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  88. Benoit Daragon, « Hondelatte historien de l’actu », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  89. Thomas Guénolé, « Laurent Fabius assure que le Qatar ne finance pas le terrorisme : le ministre a menti », sur Le Plus de l'Obs, .
  90. Delphine Legouté, « Fleur Pellerin souhaite sucrer les subventions destinées à « la presse récréative » comme les magazines people », sur Le Lab (Europe 1), .
  91. Chloé Woitier, « Les aides à la presse moins généreuses pour les magazines loisirs », sur Le Figaro, .
  92. Thomas Guénolé, « Loi renseignement : non au Big Brother français ! », sur Libération, .
  93. Thomas Guénolé, « Retirez le projet de Loi Renseignement : c'est un Big Brother français », sur Change.org, .
  94. Thomas Guénolé, « Loi sur le renseignement : le Manifeste des 110 000 contre le « Big Brother » français », sur Le Monde, .
  95. Lucie Ronfaut, « Manuel Valls reçoit une pétition signée par 119 000 Français contre la loi Renseignement », sur Le Figaro, .
  96. Thomas Guénolé, « Loi Renseignement : l'Appel des 137 000 aux sénateurs », .
  97. Thomas Guénolé, « Droit ou devoir de vote ? », sur Libération,
  98. Thomas Guénolé, « Si le vote est obligatoire, il faut créer “un bulletin vote contre tous” », sur Le Figaro,
  99. Thomas Guénolé, « Un revenu de base pour tous ? Oui. C'est une mesure révolutionnaire, la preuve par 6 », sur Le Plus de l'Obs,
  100. Thomas Guénolé, « Pâques, Ascension… : pour le bien de la laïcité il faut déchristianiser les jours fériés », sur Le Plus de l'Obs,
  101. Thomas Guénolé, « Marion Maréchal Le Pen : « La République ne prime pas sur la France » », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  102. Thomas Guénolé, « Non, déchristianiser les jours fériés n'est pas un « délire » », Slate,
  103. Thomas Guénolé, « Guénolé du concret : « La France doit reconnaître l’État palestinien » », sur BFM TV,
  104. Arthur Berdah, « Nicolas Sarkozy sacré meilleur menteur en politique de l'année », sur L'Express, .
  105. « Marine Le Pen remporte le prix du menteur en politique de l'année », sur Le Point, .