Pascal Perrineau

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Pascal Perrineau
PhotoPP.png
Pascal Perrineau en 2018.
Fonctions
Président
Association des sciences po (d)
depuis
Pierre Meynard (d)
Directeur
Centre d'étude de la vie politique française
-
Martial Foucault (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Directeur de thèse
Distinction

Pascal Perrineau, né le à Moyeuvre-Grande, est un politologue français.

Spécialiste de sociologie électorale, il a été le directeur du CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po Paris, (Sciences Po, CNRS) entre 1991 et 2013. Il est professeur des Universités à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris) où il a la charge de plusieurs cours sur le vote, l'analyse des comportements et des attitudes politiques, la science politique et l'extrême droite en France et en Europe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Ancien élève du lycée Descartes de Tours, de la faculté de droit de Tours et de l'université Paris I-Panthéon Sorbonne, Pascal Perrineau est docteur d'État en science politique (1981)[1] et agrégé de science politique (1981).

Parcours[modifier | modifier le code]

Assistant puis attaché de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (1978-1982), Pascal Perrineau a été professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Grenoble[2] (1982-1986) et à l'Université François Rabelais de Tours[3] au sein de la faculté de droit (1986-1991).

Depuis 1991, il est professeur des universités à l'IEP de Paris, dont il a dirigé, de 1991 à 2013, le Cevipof.

ll est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur les comportements politiques, les élections, les idées politiques françaises[4]. Ses recherches portent principalement sur l'analyse des élections, l'étude de l'extrême droite en France et en Europe ainsi que sur l'interprétation des nouveaux clivages à l'œuvre dans les sociétés européennes[5].

Il est chargé du domaine « Fait politique » aux Presses de Sciences Po avec Janine Mossuz-Lavau[6].

Dans les années 1970, il a été secrétaire de section du Parti socialiste à Nancy, y rencontrant notamment Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang[7].

Il est l'un des premiers analystes politiques à identifier les changements sociologiques de l'électorat du Front national en le présentant notamment, dès 1996, comme le « premier parti ouvrier de France ». Il avance alors : « Aujourd'hui, l'enracinement devient véritablement populaire, avec une très forte représentation ouvrière[8]. »

Il prédit en 2001 que la gauche sera avantagée par le déplacement de la présidentielle avant les législatives[9].

Il est un invité régulier de l'émission C dans l'air sur la chaîne publique France 5.

En , il est nommé membre du conseil scientifique de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (DILCRA), présidé par Dominique Schnapper[10].

En , le Bureau du Sénat le nomme membre du conseil d’administration de Public Sénat en qualité de personnalité qualifiée[11].

En octobre 2016, il est élu président de l'association des anciens élèves de Sciences Po[12].

En janvier 2019, il devient l'un des cinq « garants » du grand débat national organisé pour répondre à la crise résultant du mouvement des Gilets jaunes[13].

Divorcé, père d'une fille, il est marié, depuis 2007, à Anne Muxel[14].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le symptôme Le Pen : radiographie des électeurs du Front national, Paris, Fayard, coll. « L'espace du politique », , 256 p. (ISBN 2-213-59984-X, présentation en ligne).
  • (dir.) Avec Colette Ysmal, Le vote surprise. Les élections législatives des 25 mai et 1er juin 1997, Paris, Presses de Sciences po, « Chroniques électorales », 1998 (ISBN 2-7246-0734-1).
  • (dir.) Avec Bertrand Badie, Le citoyen. Mélanges offerts à Alain Lancelot, Paris, Presses de Sciences Po, 2000. (ISBN 2-7246-0793-7).
  • (dir.) Avec Pierre Bréchon et Annie Laurent, Les cultures politiques des Français, Paris, Presses de Sciences po, 2000 (ISBN 2-7246-0802-X).
  • (dir.) Les croisés de la société fermée : l'Europe des extrêmes droites, La Tour-d'Aigues, Éditions de l'Aube, 2001 (ISBN 2-87678-624-9).
  • (dir.) Avec Dominique Reynié, Dictionnaire du vote, Paris, Presses universitaires de France, 2001 (ISBN 2-13-051345-X).
  • (en) (éd.) Avec Gérard Grunberg et Colette Ysmal, Europe at the Polls: The European Elections of 1999, New York et Basingstoke (GB), Palgrave, 2002 (ISBN 0-312-23895-9).
  • (dir.), Le désenchantement démocratique, La Tour-d'Aigues, Éditions de l'Aube, « Monde en cours. Essai », 2003 (ISBN 2-87678-848-9).
  • (dir.) Avec Colette Ysmal, Le vote de tous les refus. Les élections présidentielle et législatives 2002, Paris, Presses de Sciences Po, « Chroniques électorales », 2003 (ISBN 2-7246-0907-7).
  • (dir.) Avec Luc Rouban, Politics in France and in Europe, New York, Palgrave Macmillan, 2009.
  • (dir.), Avec Luc Rouban, La solitude de l'isoloir. Les vrais enjeux de 2012, Paris, Autrement, 2011.
  • Le choix de Marianne Fayard, 2012 (ISBN 2-21365-419-0).
  • (dir), La décision électorale en 2012, Paris, Armand Colin/Recherches, 2012.
  • (dir), Le vote normal. Les élections présidentielle et législatives d'avril-mai-juin 2012, Paris, Presses de Sciences Po, 2013.
  • La France au Front : essai sur l'avenir du Front national, Paris, Fayard, , 229 p. (ISBN 978-2-213-68103-0, présentation en ligne).
  • Cette France de gauche qui vote FN, éd. du Seuil, 2017.

Préfaces[modifier | modifier le code]

Débat[modifier | modifier le code]

  • Anne Muxel, Les jeunes et la politique : débat avec Pascal Perrineau, Paris, Hachette, « Questions de politique », 1996. (ISBN 2-01-235225-1).

Multimédia[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]