Caroline Fiat

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Caroline Fiat
Illustration.
Caroline Fiat en juillet 2017.
Fonctions
Vice-présidente de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(4 jours)
Avec Sébastien Chenu
Élodie Jacquier-Laforge
Hélène Laporte
Naïma Moutchou
Valérie Rabault
Président Yaël Braun-Pivet
Législature XVIe (Cinquième République)
Conseillère départementale
de Meurthe-et-Moselle
En fonction depuis le
(1 an et 2 jours)
Avec Jacky Zanardo
Élection 27 juin 2021
Circonscription Canton de Jarny
Prédécesseur Manuela Ribeiro
Députée française
En fonction depuis le
(5 ans et 12 jours)
Élection 18 juin 2017
Réélection 19 juin 2022
Circonscription 6e de Meurthe-et-Moselle
Législature XVe et XVIe (Cinquième République)
Groupe politique LFI
Coalition NUPES (à partir de 2022)
Prédécesseur Jean-Yves Le Déaut
Biographie
Nom de naissance Caroline Nicolas
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Verdun (Meuse, France)
Nationalité Française
Parti politique PCF (1993-?)
E! (années 2010)
LFI (depuis 2016)
GRS (2019-2021)
Profession Aide-soignante

Caroline Fiat, née le à Verdun, est une femme politique française.

Aide-soignante, elle milite au Parti communiste français puis à la France insoumise. Elle est élue députée dans la sixième circonscription de Meurthe-et-Moselle lors des élections législatives de 2017. Elle est membre du groupe La France insoumise. Elle est vice-présidente de l'Assemblée nationale depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Caroline Fiat est aide-soignante depuis 2009[1],[2],[3]. Elle est la première aide-soignante à siéger à l'Assemblée nationale[4]. Avant son élection, elle travaille de nuit, en vacation dans plusieurs établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du secteur privé, dans le Grand Est[5]. Auparavant, elle a été ambulancière, téléprospectrice, assistante commerciale et assistante de direction[4].

Débuts dans la politique[modifier | modifier le code]

Elle grandit dans une famille de cégétistes et communistes et commence de militer à l'âge de seize ans au sein du Parti communiste français (PCF)[6],[7]. Elle siège au comité fédéral de la fédération PCF Meurthe et Moselle, ainsi qu'au secrétariat fédéral. En 2003, elle est déléguée au XXXIIe congrès du PCF. L'année suivante, elle est la candidate du parti à l'élection cantonale sur le canton de Jarville-la-Malgrange sous son nom de naissance, Caroline Nicolas. Elle est classée avant dernière en y obtenant 391 voix, soit 3,86 % des voix[réf. nécessaire]. Dans les années 2000, elle est conseillère municipale de Pompey[8],[9], élue sur la liste d'union de la gauche du maire PS Laurent Trogrlic.

Lors de l'élection présidentielle de 2012, elle vote « à contre-cœur » pour Jean-Luc Mélenchon, n'aimant pas « son côté “gueulard” et donneur de leçons »[10]. Elle change d'avis en le côtoyant par la suite[10]. Elle adhère à Ensemble ![11] puis à La France insoumise, parti fondé par Mélenchon en 2016. Elle se définit communiste[6].

Députée de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée dans la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle lors des élections législatives de 2017[1], recueillant 61,36 % des voix au deuxième tour face à Cédric Marsolle, candidat du Front national arrivé en tête au premier tour[12]. Elle devient la première aide-soignante de l'histoire à siéger au sein de l'hémicycle[13], ce qui lui vaut des railleries de la part d'élus de la majorité présidentielle, ces derniers la qualifiant avec mépris de « députée bac-2 »[14]. Le , elle est candidate à la présidence de l'Assemblée nationale ; soutenue par les insoumis et les communistes, sa candidature obtient 30 voix et termine en dernière position du scrutin derrière celles de Laurence Dumont (32 voix), Laure de La Raudière (34 voix), Jean-Charles Taugourdeau (94 voix) et François De Rugy (353 voix) qui obtient le perchoir[15].

En , elle est attaquée devant les prud’hommes par un ancien assistant parlementaire, lequel conteste son licenciement et demande une requalification du contrat en CDI[16].

Elle est co-rapporteure (avec sa collègue LREM Monique Iborra) d'une mission d'information sur les EHPAD qui publie ses conclusions en [17],[18]. Ce rapport préconise un doublement du personnel soignant dans les EHPAD et un investissement de 8 milliards d'euros supplémentaires sur quatre ans[19]. Le , elle défend une proposition de loi sur le droit à l'euthanasie et le suicide assisté[20] qui est suspendue. Elle présente en 2019 une proposition de loi visant à interdire les dépassements d’honoraires médicaux, afin de garantir un meilleur accès au soins.

Membre à part entière du groupe parlementaire de La France insoumise, elle adhère à la Gauche républicaine et socialiste, parti scissionnaire du Parti socialiste fondé en 2019 par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann[21]. Parti qu'elle quitte en 2021[réf. nécessaire].

Le , elle reçoit[22] le Prix de la transparence dans les politiques du médicament pour la France pour l'année 2019[23]. Le prix lui est remis par l'Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament pour son engagement en faveur de la transparence lors des débats sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020[24],[25],[26].

En , alors que la pandémie de Covid-19 fait rage en France, elle reprend son emploi d'aide-soignante. Pendant près d'un mois, elle travaille de nuit dans un service de réanimation du CHU de Nancy, tout en assurant ses fonctions de parlementaire l'après-midi[14],[27]. Durant cette période, elle observe la profonde déliquescence de l'hôpital public, signant une tribune dans L'Humanité sur le sujet[28]. Elle propose début 2021 d’attribuer la même prime « post covid » aux personnels soignants des établissements médico-sociaux qu’à ceux des hôpitaux[29].

Le , pendant les débats sur le projet de loi de bioéthique qui pourrait ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, elle prononce un discours remarqué où elle relate sa propre expérience. Devenue mère célibataire à l'âge de 17 ans, elle a en effet élevé seule son premier fils, qui n'a pas, selon elle, mal vécu cette situation[30].

Le 10 mai 2022, elle est réinvestie par La France insoumise pour être sa candidate aux élections législatives dans la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle[31]. Le 14 mai 2022, à Blénod-lès-Pont-à-Mousson, elle lance officiellement la campagne pour sa réélection en compagnie de son nouveau suppléant : le communiste Julien Hézard, alors secrétaire général de l’UD CGT Meurthe et Moselle et adjoint au maire de Blénod[32],[33],[34]. Le 12 juin 2022, Caroline Fiat arrive en tête du premier tour avec 29,97 % des suffrages exprimés, devançant de peu son adversaire du Rassemblement national Anthony Boulogne qui en obtient 28,48 %[35]. Le 19 juin 2022, elle le bat difficilement au second, s'imposant avec 50,23 % des suffrages exprimés et une avance de 148 voix[36].

Députée de la XVIe législature[modifier | modifier le code]

Le , l'intergroupe de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) annonce Caroline Fiat (La France insoumise) et Valérie Rabault (Parti socialiste) comme candidates communes à la vice-présidence de l'assemblée nationale[37]. Le lendemain, elles sont chacune élues vice-présidentes de l'Assemblée nationale avec respectivement 297 et 367 voix[38].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Jarny/Pont-à-Mousson : Caroline Fiat haut la main (61,36 %) », Le Républicain lorrain, (consulté le )
  2. Quentin Laurent, « Législatives : en Meurthe-et-Moselle, le seul duel Front national - France insoumise », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  3. « Qui sont les députés de La France insoumise ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Verner 2017.
  5. Carole Tymen, « IDE et AS, leurs premiers pas de députés », sur espaceinfirmier.fr,
  6. a et b La Chaîne parlementaire, « Émois & moi - Caroline Fiat », sur Dailymotion, (consulté le ).
  7. « Caroline Fiat : Une aide-soignante à l’Assemblée », sur Midi insoumis, populaire et citoyen, (consulté le ).
  8. « 06_Caroline_FIAT_2 » [PDF], Assemblée nationale (consulté le )
  9. Mathilde Damgé, Alexandre Pouchard, Jérémie Baruch, Clément Le Foll, Pierre Breteau, Vincent Nouvet, Sophie Dupont, Adrien Sénécat, Anne-Aël Durand, Gary Dagorn, Samuel Laurent, Eva Mignot, Maxime Vaudano, Audrey Travère, Maxime Delrue, Laura Motet, Maxime Ferrer et Marie Laval, « Qui est mon député ? Notre moteur de recherche pour mieux connaître votre représentant à l’Assemblée nationale », Le Monde, (consulté le )
  10. a et b Yves Derai, Benjamin Jérôme et Gaëtane Morin, « Assemblée nationale : premiers mois, premiers émois », sur Le Parisien, .
  11. Regards, « Caroline Fiat : « On a gagné un gros pari en faisant entrer une aide-soignante à l'Assemblée » », sur YouTube, (consulté le ).
  12. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  13. Alain Morvan, « VIDÉO. Caroline Fiat : une autre France à l’Assemblée », Le Républicain lorrain, (consulté le )
  14. a et b Pierre Maurer, « Caroline Fiat, une aide soignante à l’Assemblée », Le Figaro, (consulté le )
  15. « L'Assemblée au travail », La Dépêche du Midi, (consulté le )
  16. Kevin Grethen, « Meurthe-et-Moselle : la députée France insoumise Caroline Fiat poursuivie par un attaché parlementaire », Le Républicain lorrain, (consulté le )
  17. Assemblée Nationale, « Mme Caroline Fiat - Meurthe-et-Moselle (6e circonscription) - Assemblée nationale », sur assemblee-nationale.fr (consulté le )
  18. Julie Carriat, « Un rapport parlementaire alarmant sur les Ehpad », sur www.reuters.com, (consulté le )
  19. Philippe Baqué, « Vieillesse en détresse dans les EHPAD », Le Monde diplomatique, no 780,‎ , p. 4
  20. « N° 517 - Proposition de loi de Mme Caroline Fiat relative à l'euthanasie et au suicide assisté, pour une fin de vie digne », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  21. Raphaël Proust, « Retraites : la gauche (presque) au complet présente son contre-projet », sur L'Opinion, (consulté le ).
  22. Patrice Bertoncini, « Caroline Fiat récompensée pour son engagement dans la santé », L'Est républicain, (consulté le )
  23. « La députée Caroline Fiat récompensée par l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament », sur What's Up Doc, (consulté le )
  24. « La députée Caroline Fiat obtient le prix 2019 de la transparence sur le médicament », sur hospimedia.fr (consulté le )
  25. Pauline Londeix, « L’Observatoire décerne deux prix de la transparence pour 2019 », sur Club de Mediapart (consulté le )
  26. (en-US) « Former Director Of Italian Medicines Agency Recognized For Drug Transparency Work », sur Health Policy Watch, (consulté le )
  27. Matthieu Leman, « Caroline Fiat reprend son travail d’aide-soignante », L'Est républicain, (consulté le )
  28. « Le démantèlement de l’hôpital public n’est pas un fantasme. Une tribune de Caroline Fiat », L'Humanité, (consulté le )
  29. Ivan du Roy, Rachel Knaebel, « Entre opposition pugnace et force de proposition : le bilan du groupe LFI à l'Assemblée nationale », sur Basta,
  30. Romain Herreros et Hortense de Montalivet, « PMA: cette députée répond par sa propre histoire à ceux qui s'inquiètent de l'absence du père », sur HuffingtonPost.fr, (consulté le )
  31. Anthony Derestiat, « Sortants, proches de Mélenchon, figures des mouvements sociaux, personnalités médiatiques... Qui sont les 323 candidats de La France insoumise ? », Libération, (consulté le )
  32. Martine Schoenstein, « 6e circonscription : la députée sortante LFI Caroline Fiat repart pour un second mandat », L'Est républicain, (consulté le )
  33. « Julien Hézard, secrétaire général de la CGT en Meurthe-en-Moselle », France Bleu Sud Lorraine, (consulté le )
  34. Emma Fachetti, « Le PCF demande une hausse des salaires, primordiale pour « joindre les deux bouts » », L'Est républicain, (consulté le )
  35. Martine Schoenstein, « Caroline Fiat en tête face au Rassemblement national avec un score très serré », L'Est républicain, (consulté le )
  36. Baptiste Zamaron, « Meurthe-et-Moselle : la majorité présidentielle fait le plein à Nancy », La Semaine, (consulté le )
  37. « Déclaration de l’intergroupe parlementaire NUPES », La France insoumise, (consulté le )
  38. Idèr Nabili, « Assemblée nationale : deux députés RN élus vice-présidents », TF1, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]