André Chassaigne

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André Chassaigne
André Chassaigne à la foire du livre 2010 de Brive-la-Gaillarde
André Chassaigne à la foire du livre 2010 de Brive-la-Gaillarde
Fonctions
Président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(5 ans et 3 jours)
Prédécesseur Roland Muzeau
Député de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme
En fonction depuis le
(15 ans et 5 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Législature XIIe, XIIIe,XIVe,XVe
Groupe politique GDR
Prédécesseur Maurice Adevah-Pœuf (PS)
Maire de Saint-Amant-Roche-Savine

(27 ans, 1 mois et 7 jours)
Successeur François Chassaigne (PCF)
Conseiller général du Puy-de-Dôme
élu dans le Canton de Saint-Amant-Roche-Savine

(25 ans et 3 jours)
Prédécesseur M. Audry (UDF)
Successeur Jean-Luc Coupat (app. PS)
Conseiller régional d'Auvergne

(5 ans, 8 mois et 21 jours)

(2 ans, 2 mois et 16 jours)
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Professeur de lettres et d'histoire-géographie
Principal du collège de Saint-Amant-Roche-Savine

André Chassaigne, né le à Clermont-Ferrand, est un homme politique français, membre du Parti communiste français.

Il est selon le magazine Capital et le collectif Regard citoyens le meilleur député de l’Assemblée nationale pour son assiduité et son implication dans le travail parlementaire[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, famille et études[modifier | modifier le code]

André Chassaigne est le fils d’un ouvrier chez Michelin, marié à la fille d'un polisseur à domicile de la montagne thiernoise.

Il commence sa carrière professionnelle comme professeur de lettres et d'histoire-géographie, de 1972 à 1981, à sa sortie de l'École normale primaire de Clermont-Ferrand. Puis, il devient principal du collège de Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme) de 1981 à 2002.

Parcours politique et prises de position[modifier | modifier le code]

En 1977, il devient adjoint au maire de Saint-Amant-Roche-Savine, puis maire de 1983 à 2010. Il est également élu conseiller général du Puy-de-Dôme en 1979 et conseiller régional d'Auvergne de 1998 à 2000.

Aux élections législatives de 2002, alors que le PCF perd quatorze sièges de députés, il a été le seul à en conquérir dans une nouvelle circonscription, élu au second tour avec 20 944 voix, soit 51,34 % des suffrages exprimés. Il quitte alors son mandat de conseiller général, lors des élections cantonales de 2004. Il est depuis régulièrement cité parmi les députés les plus actifs de l'Assemblée nationale[2].

Lors de la campagne référendaire sur le projet de Constitution européenne en 2005, il se prononce pour le Non et tient une réunion commune de réflexion à Clermont-Ferrand avec notamment Jean-Luc Mélenchon (PS) et Olivier Besancenot (LCR).

Le 14 octobre 2006, il est élu président de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), en remplacement de Bernard Birsinger, décédé.

En 2007, il est réélu député du Puy-de-Dôme, en nette progression par rapport à 2002 puisqu'il remporte 27 819 voix, soit 65,90 % des suffrages exprimés, avec une participation sensiblement identique à celle de 2002 (65,32 % de votants au lieu de 65,21 %).

En avril 2008, il dépose un amendement (dit « amendement 252 ») au projet de loi sur les OGM, permettant de restreindre la culture d'OGM dans de nombreuses zones, comme les régions de culture d'AOC. Cet amendement est adopté par surprise, provoquant une crise au sein du gouvernement et de la majorité parlementaire[3].

Tête de liste du Front de gauche en Auvergne pour les élections régionales de 2010, il remporte, avec 14,2 % des suffrages exprimés, le meilleur résultat de sa formation toutes régions confondues. Pour le second tour des élections régionales, le 21 mars, sa liste fusionne avec celles de René Souchon (PS-PRG-MRC) et de Christian Bouchardy (Europe Écologie). Il figure lui-même en troisième place parmi les 22 candidats pour le Puy-de-Dôme[4].

Il démissionne alors de son mandat de maire de Saint-Amant-Roche-Savine, son fils François Chassaigne lui succédant[5], et de la présidence de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), remplacé par Dominique Adenot.

En juin 2012, il est élu président du groupe Gauche démocrate et républicaine, qui regroupe les députés du Front de gauche et des députés d'Outre-mer à l'Assemblée nationale[6].

Le 15 octobre 2013, il vote contre la réforme des retraites présentée par le gouvernement Ayrault, dénonçant « un projet anti-social, indigne d'un gouvernement de gauche »[7].

En juin 2016, il est l'un des deux députés, avec le député Les Républicains Nicolas Dhuicq à voter contre la ratification de l'accord d'association entre la Géorgie et l'Union européenne[8] et contre celui avec l'Ukraine[9]. Il explique sa position par le fait qu'il ne veut pas que cet accord envenime les relations entre la Russie et l'Ukraine, et favorise un « scénario à la grecque » économiquement[10].

Il propose avec les autres députés du Front de gauche une plus grande régulation dans l’agriculture afin de garantir des prix d'achat aux agriculteurs[11].

Élections présidentielle et législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Le 10 septembre 2010, il se porte candidat à l'investiture du PCF pour représenter le Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012[12].

Lors de la consultation interne qui a lieu au PCF du 16 au 18 juin 2011, il obtient 36,82 % des voix des militants communistes et est battu par le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier est ensuite désigné comme candidat du Front de gauche pour l'élection présidentielle.

Candidat à sa propre succession dans la cinquième circonscription du Puy-de-Dôme sous l'étiquette Front de gauche pour les élections législatives de juin 2012, il est facilement réélu député, avec 41,2 % des suffrages exprimés au premier tour — malgré la concurrence de Martine Munoz, la candidate du PS — puis 67,5 % au second tour contre Maxime Costilhes, le candidat UMP.

Élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Candidat à l'élection législative dans la 5e circonscription du Puy-De-Dôme, André Chassaigne obtient 34,85 % des suffrages au premier tour, étant devant le candidat LREM, Sébastien Gardette qui obtient 29,27 % des suffrages[13].

34,85 % des suffrages, c'est moins qu'à l'élection de 2012 où il avait obtenu 41,16 % des suffrages, mais si l'on prend en compte les voix de Sara Perret (FI, 6,82 %), la gauche radicale obtient alors 41,67 % des suffrages. André Chassaigne remporte le deuxième tour avec 63,55 % des suffrages face à Sébastien Gardette qui obtient 36,45 % des voix[13].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

La date initiale est celle du début de mandat. La date de cessation de fonction n'est indiquée, à la fin, qu'en cas d'interruption ou de non-renouvellement.

Décorations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les députés qui bossent et ceux qui glandent… notre classement », Capital.fr,‎ (lire en ligne)
  2. « NosDéputés.fr - Regards Citoyens », sur NosDéputés.fr
  3. Laurent Mouloud, « L'amendement Chassaigne génétiquement modifié », dans L'Humanité, 16 avril 2008 [lire en ligne]
  4. Composition de la liste « Rassemblement pour l'Auvergne Juste et Solidaire » menée par René Souchon, sur le site du ministère de l'Intérieur.
  5. La Montagne - « François Chassaigne maire de Saint-Amant », 11 avril 2010
  6. Patrick Roger, « Le Front de gauche réussit à constituer un groupe à l'Assemblée », Le Monde,
  7. Sophie Huet, « La gauche vote sans enthousiasme la réforme des retraites », in Le Figaro, mercredi 16 octobre 2013, page 4.
  8. « Analyse du scrutin n° 1137 - Première séance du 25/06/2015 - Scrutin public sur l'article unique du projet de loi autorisant la ratification de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et la Géorgie, d'autre part. »
  9. « Analyse du scrutin n° 1136 - Première séance du 25/06/2015 - Scrutin public sur l'article unique du projet de loi autorisant la ratification de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Communauté européenne de l'énergie atomique et leurs États membres, d'une part, et l'Ukraine, d'autre part »
  10. « Le Parlement autorise l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine », sur L'Express/L'Entreprise, .
  11. « Le député puydômois André Chassaigne réclame plus de régulation dans l'agriculture - France 3 Auvergne », France 3 Auvergne,‎ (lire en ligne)
  12. AFP, dépêche «  Front de Gauche : Chassaigne candidat », 10 septembre 2010, sur le site Le Figaro.fr.
  13. a et b Ministère de l'Intérieur, « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 19 juin 2017)