Parti de la gauche européenne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.

Parti de la gauche européenne
Image illustrative de l’article Parti de la gauche européenne
Logotype officiel.
Présentation
Président Gregor Gysi
Fondation 8 et
Siège 30, rue Parnasse 1050 Bruxelles, Belgique
Groupe au parlement européen Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
Positionnement Gauche à gauche radicale[1],[2]
Idéologie Communisme[3]
Socialisme démocratique
Écosocialisme[4]
Antilibéralisme
Socialisme
Anticapitalisme
Couleurs Rouge
Site web european-left.org

Le Parti de la gauche européenne est un parti politique européen créé au congrès constitutif des 8 et à Rome et dont les membres sont des partis socialistes, communistes, « rouge-verts » et d'autres partis démocratiques de gauche de l'Union européenne. Le parti permet aussi les adhésions à titre individuel pour les adhérents des partis membres. Son premier congrès « ordinaire » s'est tenu à Athènes les 29 et .

Il est présidé successivement par Fausto Bertinotti (Parti de la refondation communiste), Lothar Bisky (Die Linke), Pierre Laurent (Parti communiste français) puis par Gregor Gysi depuis le congrès de Berlin (16-18 décembre 2016).

Programme[modifier | modifier le code]

Ce parti politique se veut anti-capitaliste et se prononce pour une autre Europe et pour donner un autre contenu à l'Union européenne : dégagée de la tutelle de l'OTAN, ouverte au Sud, offrant un modèle social européen alternatif aux règles de la mondialisation capitaliste et de la « concurrence libre et non faussée », active pour la protection de l'environnement et le respect des droits de l'homme, étendant le droit à la citoyenneté à tous ceux qui vivent en Europe. À ce titre, le PGE s'est prononcé en 2005 contre le projet de Constitution européenne et pour une réorientation des politiques européennes impliquant une remise en cause du Pacte de stabilité et du rôle de la Banque centrale européenne.

Présidents du PGE[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Partis membres du PGE[modifier | modifier le code]

En 2018, les partis membres sont[5] :

Pays Nom abr. Idéologie Élus au Parlement européen Élus dans les parlements nationaux
Drapeau de l’Union européenne — États membres de l’Union européenne — Drapeau de l’Union européenne
Drapeau de l'Allemagne Allemagne La Gauche Die Linke DL Socialisme 7 74
Drapeau de l'Autriche Autriche Parti communiste d'Autriche Kommunistische Partei Österreichs KPÖ Communisme 0 0
Drapeau de la Belgique Belgique Mouvement VEGA VEGA Écosocialisme 0 0
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie Gauche bulgare Българската левица BL Socialisme 0 0
Drapeau de Chypre Chypre Parti progressiste des travailleurs Ανορθωτικό Κόμμα Εργαζόμενου Λαού ΑΚΕΛ Communisme 2 19
Drapeau du Danemark Danemark Alliance rouge et verte Enhedslisten - De Rød-Grønne EL-DRG Socialisme/Écologie 1 12
Drapeau de l'Espagne Espagne Gauche unie Izquierda Unida IU Communisme/Socialisme/Écologie 3 13
Parti communiste d'Espagne Partido Comunista de España PCE Communisme IU IU
Gauche unie et alternative Catalogne Catalogne : Esquerra Unida i Alternativa EUiA Socialisme/Catalanisme IU IU
Drapeau de l'Estonie Estonie Parti de la gauche unie Eestimaa Ühendatud Vasakpartei EÜVP Socialisme/Minorité russe 0 0
Drapeau de la Finlande Finlande Parti communiste de Finlande Suomen kommunistinen puolue (yhtenäisyys) SKPy Communisme 0 0
Alliance de gauche Vasemmistoliitto Vas Socialisme 1 12
Drapeau de la France France Parti communiste français PCF Communisme 2 27
Drapeau de la Grèce Grèce Coalition de la gauche radicale Συνασπισμός Ριζοσπαστικής Αριστεράς ΣΥΡΙΖΑ Socialisme 6 144
Drapeau de la Hongrie Hongrie Parti ouvrier de Hongrie 2006 Magyarországi Munkáspárt 2006 Marxisme 0 0
Drapeau de l'Italie Italie Parti de la refondation communiste Partito della Rifondazione Comunista PRC Communisme 1 0
L'autre Europe avec Tsipras L'altra Europa con Tsipras AET Socialisme 2 0
Drapeau du Luxembourg Luxembourg La Gauche Déi Lénk DL Socialisme 0 2
Drapeau du Portugal Portugal Bloc de gauche Bloco de Esquerda BE Socialisme 1 8
Drapeau de la République tchèque République tchèque Parti du socialisme démocratique Strana demokratického socialismu SDS Socialisme 0 0
Parti communiste de Bohême et Moravie Komunistická strana Čech a Moravy KSČM Communisme 3 16
Drapeau de la Roumanie Roumanie Parti socialiste roumain Partidul Socialist Român PAS Socialisme 0 0
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie Parti communiste slovaque Komunistická strana Slovenska KSS Communisme 0 0
— autres pays —
Drapeau de la Biélorussie Biélorussie Parti de la gauche biélorusse « Un monde juste » Беларуская партыя аб'яднаных левых “Справядлівы сьвет” PKB Communisme/Socialisme N/A 0
Drapeau de la Moldavie Moldavie Parti des communistes de la république de Moldavie Partidul Comuniștilor din Republica Moldova PCRM Communisme N/A 42
Drapeau de la Suisse Suisse Parti suisse du travail Parti suisse du travail PST Communisme N/A 1[6]
Drapeau de la Turquie Turquie Parti de la liberté et de la solidarité Özgürlük ve Dayanışma Partisi ÖDP Socialisme N/A 0

Double appartenance[modifier | modifier le code]

Certains de ces partis membres ont la double appartenance avec la Gauche anticapitaliste européenne. C'est le cas d'Esquerra unida i alternativa, du Bloc de gauche, du Parti de la liberté et de la solidarité[7].

Ex-membres[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la Hongrie Hongrie : Parti ouvrier hongrois (Magyar Kommunista Munkáspárt). Le Comité central du Parti communiste ouvrier hongrois a décidé de quitter le Parti de la gauche européenne le [8].
  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : Parti communiste allemand. Le Parti communiste allemand, réuni en congrès le , a décidé d'abandonner son statut d'observateur et de quitter le Parti de la gauche européenne[9]. Le DKP entend par là mettre l'accent sur le travail de fond avec les partis communistes frères.
  • Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin : Gauche unie. Le , le parti est dissous et il est fusionné au sein du nouveau Parti socialiste-démocrate de gauche[10].
  • Drapeau de la France France : Parti de gauche : Le PG avait rejoint le PGE en décembre 2010, suite à son troisième congrès (Le Mans). Il a toutefois suspendu sa participation en décembre 2013, à cause de la réelection de Pierre Laurent, secrétaire du PCF, à la tête du groupe (en réaction aux alliances du PCF avec le PS aux élections municipales françaises de 2014). Cette suspension a pris fin deux mois plus tard. Lors de son cinquième congrès en 2018 à Villejuif, le PG vote la sortie du PGE, en réaction à la présence maintenue de SYRIZA au PGE et la politique du gouvernement Tsipras en Grèce[11].
  • Drapeau de la Belgique Belgique : Parti communiste[12]. Sur le plan politique, plusieurs motifs ont conduit à cette décision de sortie du PGE, parmi lesquels : L’hostilité statutaire du PGE vis-à-vis du socialisme réel alors que l’écroulement de ce dernier constitue la base de la mondialisation capitaliste et la destruction d’un rapport de force qui était favorable aux travailleurs du monde entier ; Le caractère unanime des décisions du PGE qui fige et stérilise le débat en le transformant en un club de discussion élitiste et technocratique ; La non-prise en considération de notre intervention en juillet 2014 sur la crise Ukrainienne qui dénonçait un véritable coup d’état à connotation fasciste ; Le fait qu’en 2011, à l’occasion du 90e anniversaire de notre parti, « l’intervention du PGE » s’est limitée à la tenue d’un colloque à Bruxelles où la direction de notre parti n’a pas été officiellement invitée et où son histoire n’a même pas été évoquée ; L’attitude inadmissible des dirigeants du PGE face à l’OTAN qui nous met en porte à faux avec notre exigence de sortie de l’OTAN en préalable à sa dissolution. Il en va de même de l’attitude de Syriza et de son dirigeant Tsipras dans la crise grecque, attitude qui a contribué à discréditer la gauche radicale exception faite des partis communistes non membres du PGE ; Un montant de 30.000 euros de frais d’affiliation qui n’ont donné aucun retour en investissement ; L’absence de liens privilégiés entre partis membres sur des questions communes, pourtant le fondement même du PGE. Entre autres, la fermeture de Caterpillar Gosselies, où notre parti a été ignoré et d’autres partis privilégiés alors que nous avons été les premiers à défendre la réquisition des outils ! La récente visite du représentant de Die Linke (dont Gregor Gysi, président du PGE, est membre), Dietmar Bartsch, dans l’une des colonies israéliennes près de la bande de Gaza où il a planté des arbres dans le cadre de la coopération avec l’organisation sioniste « Keren Kayemet » (fonds national juif), connu pour sa grande responsabilité dans la politique de nettoyage ethnique contre les palestiniens, conforte notre décision[non neutre].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'extrême-gauche aux élections européennes 2014 », sur Toute l'Europe, (consulté le 2 janvier 2018).
  2. « Les gauches radicales inquiètent Bruxelles », sur Le Temps, (consulté le 2 janvier 2018).
  3. https://www.humanite.fr/politique/le-pge-fait-front-commun-pour-refonder-l-europe-555493 La réélection du communiste Pierre Laurent avec 78 % des voix à la tête du PGE lors du congrès de Madrid les 14 et 15 décembre 2013 confirme la prééminence de la sensibilité communiste au sein du PGE. À noter que la base programmatique menée par Pierre Laurent a été reconduite lors du congrès de Madrid par 84,6 % des délégués.
  4. http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/coup-tonnerre-ecosocialiste-au-congres-parti-la-gauche-europeenne-26265 La motion faisant référence à l'écosocialisme, avec 48 % des suffrages, n'a pas obtenu la majorité absolue au congrès de Madrid du PGE les 14 et 15 décembre 2013. Elle est la motion qui a reçu le moins de voix (les motions étant votées les unes après les autres, et non pas les unes contre les autres).
  5. Liste des partis membres du Parti de la gauche européenne, sur le site du PGE.
  6. Jaberg 2015.
  7. Liste des partis membres de la Gauche anticapitaliste européenne, sur le site de la Gauche anticapitaliste européenne.
  8. Résolution du comité central du parti des travailleurs communistes hongrois, 29 avril 2009.
  9. « Le Parti communiste allemand (DKP) quitte le Parti de la gauche européenne (PGE) », .
  10. (it) « San Marino: si scioglie Sinistra Unita. D'Ambrosio, le persone fanno la differenza », sur smtvsanmarino.sm, .
  11. « Le Parti de gauche quitte le Parti de la gauche européenne », Politis.fr,‎ 20180702 07:00 (lire en ligne).
  12. Julien Hannotte, « Pourquoi le PCB a quitté le Parti de la Gauche Européenne (PGE) », sur www.particommuniste.be (consulté le 22 juillet 2018)

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Jaberg, « Denis de la Reussille, un communiste pragmatique à Berne », swissinfo.ch,‎ (lire en ligne)
  • Le Monde, « Au Front de gauche, nouvelle fissure entre communistes et mélenchonistes », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]