BuzzFeed

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Buzzfeed
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Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Jonah Peretti (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Direction Jonah Peretti (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Médias de masseVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 1 700 [1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.buzzfeed.comVoir et modifier les données sur Wikidata

BuzzFeed est un site d'information et une société américaine de médias Internet. Fondée en 2006 à New York comme un laboratoire viral par Jonah Peretti (en), la société est un média mondial de divertissement présent majoritairement sur les réseaux sociaux.

À la fin de l'année 2011, Ben Smith (en) de Politico y est embauché en tant que rédacteur en chef, dans un mouvement d'extension du site vers un journalisme dit « sérieux ». L'entreprise se finance principalement avec différentes méthodes dérivées du publirédactionnel[2], dont notamment le marketing de contenu ou bien le native advertising[3],[4]. La déclinaison française de BuzzFeed fait ainsi partie des sites francophones diffusant des contenus d'infodivertissement, tels que MeltyTopitoKoreusDemotivateur, Minutebuzz ou Konbini.

Le site est secoué par un scandale en juillet 2014, après qu'il a été découvert qu'un de ses écrivains politiques, Benny Johnson, avait plagié d'autres sources (plus de 40 fois). Le 10 août 2014, BuzzFeed annonce avoir reçu un financement de 50 millions de dollars de la firme de capital-risque Andreessen Horowitz. Le , le groupe bénéficie d'un investissement de 200 millions de dollars du conglomérat de médias américain NBCUniversal[5]. En difficultés, l'entreprise licencie environ 100 personnes en novembre 2017[4].

Genèse[modifier | modifier le code]

BuzzFeed est fondé en 2006 à New York par Jonah Peretti, l'un des cofondateurs du Huffington Post. À ses débuts, le site est un agrégateur de liens détectant les contenus viraux. Peretti s'y consacre à plein temps en 2011 après le rachat du Huffington Post par AOL. BuzzFeed commence à produire ses propres contenus[6],[7],[8].

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

BuzzFeed est connu pour la présentation de ses contenus, notamment les listes d'images, contenus le plus souvent légers et peu fouillés[9],[10], et associés à de la publicité native[11].

Ben Smith, le rédacteur en chef, explique ainsi lors du lancement de BuzzFeed France qu'attirer l'internaute avec des sujets superficiels permettrait ainsi de les rediriger a posteriori sur des sujets délaissés de la presse comme l'international, l'investigation et les thèmes LGBT. Malgré cela, le monde de la presse reste dubitatif face à la manière de traiter l'actualité, pointant du doigt des manques comme la non couverture par BuzzFeed France de la mort de deux journalistes de RFI au Mali[9].

Alors que le site accepte des publicités payées par le Parti démocrate et le Parti républicain, BuzzFeed met fin en juin 2016 au contrat avec ce dernier afin de s'opposer à la candidature de Donald Trump, comparant les publicités le concernant à celles pour les cigarettes et donc « néfastes à la santé »[12]. Donald Trump, lors de sa première conférence de presse en tant que président élu, invective BuzzFeed pour avoir rapporté des allégations non vérifiées selon lesquelles la Russie aurait constitué des informations compromettantes sur lui, qualifiant les informations fournies par le média d'« amas de déchets »[13]. Pour le New York Post, les informations publiées par BuzzFeed ont l'effet inverse à celui recherché : « Ce qu’a fait BuzzFeed est tellement calomnieux et tellement loin de ce qui est un tant soit peu acceptable, que cela devrait pousser les détracteurs les plus féroces de Trump à voler à son secours. »[14].

Implantation[modifier | modifier le code]

En plus de son origine américaine, Buzzfeed s'internationalise pour la première fois au Royaume-Uni en 2013, puis au Canada, en Inde et en Australie. En novembre 2013, Buzzfeed met en ligne une version française[15].

En 2014 ce sont les versions espagnoles et allemandes qui voient le jour.

En 2015, le média s'installe au Mexique[16], et au Japon[17].

Édition française[modifier | modifier le code]

Cécile Dehesdin est la rédactrice en chef de l'édition française.

Si la version américaine s’est distinguée par des affaires de plagiat, la version française s’efforce de mettre l’accent sur le journalisme. Toutefois, pour le Monde diplomatique, le site ressemble « à un bric-à-brac de potins racoleurs »[18].

À son lancement, BuzzFeed France, comme les autres versions internationales, publie principalement des traductions des articles et listes américaines. Deux journalistes, une basée à Paris, et une à New-York, composent l'équipe au début. Toutefois le modèle adopté par BuzzFeed à l'international promet la constitution d'une équipe plus importante et plus de production locale rapidement, comme ce fut le cas au Royaume-Uni où l'équipe éditoriale passe de 2 à 15 journalistes en moins d'un an[19],[20].

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.washingtonpost.com/national/digital-media-company-buzzfeed-cutting-jobs-in-us-uk/2017/11/29/01a24fba-d52f-11e7-9ad9-ca0619edfa05_story.html
  2. Simon Tenenbaum, « Buzzfeed, le site d'infos décalées qui vaut 850 millions de dollars », BFM TV, (consulté le 30 novembre 2017)
  3. Nicolas Rauline, « Buzzfeed va supprimer 100 postes et se réorganiser », Les Échos, (consulté le 30 novembre 2017)
  4. a et b Jérôme Fenoglio, « En difficultés, « BuzzFeed » réduit ses effectifs », Le Monde, (consulté le 30 novembre 2017)
  5. Buzzfeed lève 200 millions de dollars et se décline au Japon
  6. (en) David Rowan, « How BuzzFeed mastered social sharing to become a media giant for a new era », Wired UK, .
  7. (en) Andrew Rice, « Does BuzzFeed Know the Secret? », New York, .
  8. Jérôme Marin, « BuzzFeed écrit l'avenir de la presse », Le Monde, .
  9. a et b Martin Untersinger, « Buzzfeed France se lance à Sciences Po : le choc des cultures », Le Monde, série Médias,‎ (lire en ligne).
  10. Vincent Coquaz, « Aspirateurs à clics jeunes : et maintenant, Buzzfeed », Arrêt sur images, (consulté le 30 novembre 2017)
  11. « Le native advertising vu par l'humoriste John Oliver », Arrêt sur images, (consulté le 30 novembre 2017)
  12. Audrey Fisné, « BuzzFeed refuse les pubs pour Trump, aussi « néfaste» que les cigarettes », liberation.fr, 7 juin 2016.
  13. Trump blasts BuzzFeed as 'failing pile of garbage;' refuses question by CNN reporter, cnbc.com, 11 janvier 2017
  14. « BuzzFeed » accusé de propager des rumeurs sur Donald Trump et la Russie, lemonde.fr, 11 janvier 2017
  15. « 5 choses à savoir sur Buzzfeed France un an après son ouverture », sur L'Obs
  16. http://www.niemanlab.org/2015/04/heres-how-buzzfeed-is-thinking-about-its-international-growth/
  17. http://toutelaculture.com/actu/medias/buzzfeed-sinstalle-au-japon/
  18. « De l’information au piège à clics », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  19. https://www.lesechos.fr/journal20150526/lec2_high_tech_et_medias/02149653362-demotivateur-symbole-du-succes-des-sites-d-infotainment-francais-1122310.php#
  20. https://www.lesechos.fr/04/11/2013/lesechos.fr/0203106063257_buzzfeed--un-ovni-arrive-en-france.htm

Lien externe[modifier | modifier le code]