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Juan Branco

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Juan Branco
Juan branco portrait.png
Juan Branco en 2016.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (30 ans)
EsteponaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Français (depuis ), Espagnol (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Journaliste, avocat, universitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Autres informations
A travaillé pour
Domaines
Partis politiques
Directeur de thèse

Juan Branco [ˈxwan ˈbɾɐ̃ko][1], né le à Estepona (Espagne), est un avocat et journaliste franco-espagnol engagé à gauche.

Formé à École normale supérieure, il travaille à la Cour pénale internationale et au ministère des affaires étrangères. Opposant à la loi « Hadopi 1 » sur les droits d'auteur en 2009, il devient le conseiller juridique en France de Wikileaks et de Julian Assange. Docteur en droit, avocat de Jean-Luc Mélenchon, il apporte son soutien aux Gilets jaunes et représente certaines figures du mouvement, dont Maxime Nicolle et Régis Portalez.

En 2019, il publie Crépuscule, un pamphlet critiquant l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron, qui devient l'une des meilleurs ventes de l'année, avec plus de cent mille exemplaires écoulés[2].

Biographie

Origines et vie privée

Né en Espagne dans la commune d'Estepona, en Andalousie, Juan Branco est le fils du producteur de cinéma portugais Paulo Branco et de la psychanalyste espagnole Dolores López. Il grandit en Andalousie puis à Paris, entre le 5e et 6e arrondissement[3].

Membre d'une fratrie composée de deux sœurs et un frère[4], il est naturalisé français en 2010[5]. Revendiquant l'exercice du droit comme l'exercice d'un service public et refusant d'être rémunéré à cette fin, après avoir été cavalier d'endurance à titre professionnel entre 2004 et 2008[5], se classant 15e aux championnats du monde de Compiègne en 2007[6], il perçoit en 2018 et 2019 le revenu de solidarité active (RSA), après avoir renoncé à d'importants revenus en tant que chercheur et avocat[7]. Un ouvrage, Signé Branco[8], paraît à son sujet en 2019, revenant notamment sur la parution de Crépuscule et son engagement politique auprès des gilets jaunes[9].

Formation

Après une scolarité au sein des écoles publiques de la rue Cujas et de la rue Victor Cousin[8], il intègre l'École alsacienne puis l'Institut d'études politiques de Paris en 2007, dont il sortira diplômé du master affaires publiques en 2012[10],[11]. Au sein de l'établissement, il y relance le ciné-club et est remarqué par le directeur de l'établissement, Richard Descoings, qui lui propose d'intégrer son cabinet[5].

En 2009, il est admis à l'École normale supérieure (ENS) et en sort diplômé en 2013[7],[12],[11]. Il suit en parallèle des études aux universités Paris-Sorbonne (Paris IV) et Panthéon-Sorbonne (Paris I), où il obtient respectivement une maîtrise en littérature moderne (2011) et des masters en philosophie politique (2012) et en géopolitique (2013)[13]. Sous la direction de l'historien du droit Jean-Louis Halpérin, il entame un doctorat en droit international et philosophie du droit. Sa thèse, soutenue à l'ENS Ulm en 2014, lui confère le titre de docteur en droit[14],[15]. Portant sur la Cour pénale internationale (CPI), ses travaux sont récompensés par le prix de thèse de l'institut Varenne, attribué conjointement par la CPI et la présidence du Conseil constitutionnel[16], et sont publiés chez LGDJ en 2015.

Carrière professionnelle

Juriste puis avocat

Entré en 2010 en tant que stagiaire au sein du Bureau du procureur de la Cour pénale internationale, il est recruté par le Procureur afin de de devenir son assistant spécial et officier de liaison pour la zone francophone[17],[18]. Il entre deux ans plus tard au Quai d'Orsay comme collaborateur extérieur du ministre français des Affaires étrangères, au sein de son cabinet, où il est en charge des droits de l'homme et de la justice internationale[14],[19],[20]. Selon Juan Branco, il est alors repéré par Dominique de Villepin[21], qui lui propose sans succès de rejoindre son équipe dans la perspective de la présidentielle de 2012[7]. Recruté au département de français de l'université de Yale entre 2013 et 2014, il devient chercheur invité à la Yale Law School[10], où il collabore au Yale Journal of International Law (en)[22]. En 2015, il est recruté en tant que Senior Research Fellow à l'Institut Max Planck de droit international[14] du Luxembourg. Il assure la même année des enseignements en droit international à l'Université Panthéon-Sorbonne et devient chercheur invité à l'université de Rome « La Sapienza ».

Dans le même temps, et après avoir commencé à collaborer avec l'organisation un an plus tôt, il est retenu pour être coordinateur de l'équipe de défense de WikiLeaks et Julian Assange sous la direction de Baltasar Garzón[23],[24]. En tant que conseiller juridique, il représente alors publiquement l'organisation, notamment lors des révélations d'espionnage de la National Security Agency (NSA) en 2015 relatives aux Présidents de la République français ainsi que ses grandes entreprises[25],[26], et participe aux négociations diplomatiques pour obtenir l'asile à Assange, auxquelles l'Élysée fini par opposer une fin de non recevoir[27],[28]. Décrit par Le Supplément comme « l'homme dans l'ombre » de Julian Assange[29], chargé notamment des procédures auprès de l'ONU et des rapports avec certains États[30], il décrit à de nombreuses reprises les risques inhérents au travail avec Wikileaks[31], notamment au contact des agences de renseignement, et définit l'organisation comme une « bibliothèque mondiale des appareils de pouvoir[32]. »

Avocat depuis 2017, il défend notamment Jean-Luc Mélenchon[33] dans le cadre de l'affaire dite « OAS »[34], lors de laquelle il demande l'audition du ministre de l'intérieur Gérard Collomb[33].

Recruté[35] en mai 2018 par l'ONU en République centrafricaine en tant qu'expert indépendant, il est chargé de l'élaboration de la stratégie des poursuites du procureur de la Cour pénale spéciale centrafricaine[36]. Après avoir accusé les forces de la MINUSCA d'être à l’origine d'un massacre à Bangui, il est expulsé du pays, moins d’une semaine après le début de sa mission, dénonçant la "culture d'impunité" de l'institution[37].

En 2019, lors du mouvement des Gilets jaunes, il devient notamment l'avocat de l'une des figures de la contestation, Maxime Nicolle[38], après avoir été opposé à Terry Gilliam et au festival de Cannes dans le cadre de l'affaire Don Quichotte[39].

Il dépose ensuite à la Cour pénale internationale une communication de 250 pages, fruit de trois ans d'enquête, sur la politique migratoire européenne, accusant les dirigeants de l'UE de crimes contre l'humanité[40]. Révélé par un consortium de médias internationaux[41], dont Le Monde[42], El Pais[43], Il corriere della Sera[44] et le Guardian[45], le rapport affirme qu'une attaque systématique et généralisée a été menée contre des civils en mer Méditerranée et en Libye entre 2014 et 2019. Le jour même, selon le New York Times, la Commission européenne se justifie en affirmant avoir « rapidement compris son erreur en mettant fin à l'opération Mare Nostrum et [avoir] triplé sa capacité de sauvetage en 2015, contribuant ainsi à sauver 730 000 vies depuis cette année ». Les ministres français et espagnols des Affaires étrangères rejettent en bloc toute faute, tandis que Juan Branco et Omer Shatz, co-auteur de l'enquête, affirment que leur enquête démontre les responsabilités pénales des dirigeants européens dans la mort d'au moins 14 000 personnes et la commission de crimes contre 40 000 autres victimes pendant la période concernée[46].

Journalisme

Branco couvre la guerre du Kivu (2012), la guerre civile centrafricaine (2013) et suit les conséquences de la guerre du Yémen à Djibouti (2018)[47] pour Le Monde diplomatique[48],[49] et Les Inrockuptibles[50],[51], après avoir chroniqué le procès d'Yvan Colonna pour L'Humanité (2007)[52] et enquêté comme grand reporter sur l'affaire UraMin (2015) et l'opération Sukula (2018)[53]. Il est en parallèle l'auteur, dans plusieurs revues et organes de presse, dont Libération, Lignes et Esprit, d'articles critiques portant sur des figures et des mouvements politiques contemporains, dont François Hollande[54], Podemos[55] et Julian Assange[56].

Travaux intellectuels

Son premier ouvrage, Réponses à Hadopi, revient en 2010 sur les législations relatives aux droits d'auteur à l'heure du numérique et défend la mise en place d'une licence globale[57].

Sa thèse, soutenue en 2014 sous la présidence de Mireille Delmas-Marty, propose une étude critique du premier procès à la Cour pénale internationale[58], institution qui serait à l'origine d'un « cosmopolitisme des chefs » résultant des transformations du monde westphalien[59]. Publiée en 2015, elle s'accompagne de la parution d'un ouvrage de vulgarisation sur la Cour, chez Fayard, intitulé L'Ordre et le Monde, en mars 2016[60]. Centrés sur les violences de masse et le rapport du discours au politique, ces travaux s'appuient sur une herméneutique de la pensée hobbesienne.

D'après une image de Daesh, courte exégèse des travaux de Georges Bataille sur la souveraineté, est publié par les Éditions Lignes en 2017[61]. Crépuscule et Contre Macron, parus aux éditions du Diable Vauvert et Divergences après avoir été publiés en ligne, proposent respectivement une critique factuelle et théorique de la Ve République et du pouvoir d'Emmanuel Macron. En 2020, une réflexion autour de la figure de Julian Assange est annoncée par la presse aux éditions du Cerf[62],[63].

Selon Don DeLillo[64] et David Cronenberg[65], il est à l'origine de l'adaptation au cinéma du roman Cosmopolis.

Engagement politique

Engagement intellectuel

Impliqué dans le mouvement des Indignés, devenu proche de Julian Assange du fait de son implication dans le combat sur la loi Hadopi[66], édité par Alain Badiou, Michel Surya et Barbara Cassin[66], il intervient pendant cette période aux côtés de Noam Chomsky[66], Jean-Luc Godard[67] et Baltasar Garzón[68] sur des problématiques ayant trait aux droits d'auteur, aux violences de masse et à la surveillance dans l'ère numérique[69]. Il intègre l'équipe de campagne du Partido X (en), issu des indignés, lors des élections européennes de 2014 en Espagne[70],[71]. En 2016, lors du procès sur les morts de Zyed Benna et Bouna Traoré, qui avaient donné lieu aux émeutes de 2005, il relate en direct le déroulement des audiences, écrits qui font l'objet d'une adaptation audiovisuelle interprétée notamment par Disiz et Kery James[72],[73].

Militantisme étudiant

Alors qu'il étudie à Sciences Po, Juan Branco qualifie l'institution de « caricature de la fabrique des élites »[74] et s'engage auprès du directeur Richard Descoings dans des projets de réforme de celle-ci[75]. Militant aux Jeunes Verts, dont il coordonne la section Île-de-France et qu'il mobilise notamment contre la politique migratoire européenne et la directive retour[76],[5],[77], il fonde l'association Jeune République, qui organise des conférences et publie une revue de politiques publiques, qui rend notamment hommage à Baltasar Garzon[78]. À l'École normale supérieure, il milite pour l’uniformisation du statut des étudiants avec celui des élèves[79] avant de participer, cinq ans plus tard, à l'occupation de l'institution avec Julien Coupat, Giorgio Agamben et Frédéric Lordon[80].

Opposition à Hadopi

En 2009, aux côtés de la Quadrature du Net[81], il s'engage contre le projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet[82] (dit « HADOPI ») en créant la plateforme Création, Public, Internet et en rédigeant, en , une lettre ouverte s'opposant au projet, signée par des personnalités du monde cinématographique, dont son père, Paulo Branco, Catherine Deneuve, Chantal Akerman et Christophe Honoré[83]. Son initiative provoque le rejet du projet de loi par l'Assemblée nationale après son passage en commission mixte paritaire (CMP) le lendemain de sa publication, et la démission du ministre de la Culture et du secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement[84],[85].

Son livre Réponses à Hadopi, paru un an après, propose l'élaboration d'un nouveau système légal et financier pour l'industrie du cinéma[86]. Choisi comme conseiller par Aurélie Filippetti[87] lors de la campagne de François Hollande pour l'élection présidentielle française de 2012, Branco conçoit et défend une réforme radicale de l'exception culturelle française basée sur l'abrogation de la loi HADOPI et la dépénalisation des échanges culturels non-commerciaux en peer-to-peer[88],[89]. À la suite d'une campagne de lobbying provenant d'une partie des industries culturelles, sa révocation est annoncée le jour suivant l'élection, déclenchant l'abandon du plan de réformes et une polémique médiatique importante[88],[90].

Opposition à Emmanuel Macron

Critique d'Emmanuel Macron très en amont de son élection, appelant Marc Endeweld à enquêter sur lui dès 2013[91], il affirme que les modalités d'accession au pouvoir détermineront l'exercice de son pouvoir[75] et décrit dès 2016 sa potentielle élection comme le préalable à l'élection de Marine Le Pen, défendant publiquement entre les deux tours les électeurs qui choisissent le vote blanc[92]. Il se présente aux élections législatives de 2017 sur demande de Jean-Luc Mélenchon[75], avec le soutien notamment de La France insoumise, dans la douzième circonscription de la Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois et Montfermeil notamment, où il obtient, au premier tour, 13,9 % des suffrages[93]. Il est devancé notamment par Jordan Bardella (FN) (15 % des voix) et Stéphane Testé (LREM) (33,8 % des voix)[94].

Concernant le président de la République, il annonce, en juillet 2017, dans un entretien avec Aude Lancelin et sur un premier passage à Thinkerview, une « tentation autoritaire » découlant des modalités d'accession d'Emmanuel Macron au pouvoir, anticipant une rupture politique majeure ainsi que l'accroissement de la violence politique dans le pays[95]. Décrivant "l'étouffoir" dans lequel se trouverait le pays, il annonce une mobilisation citoyenne et, le 16 novembre, sur le plateau de 28 minutes d'Arte, décrivant la situation comme étant pré-insurrectionnelle, prévient d'un important aveuglement des élites face à l'état réel du pays, annonçant son appui univoque au mouvement des gilets jaunes[75].

Devenu l'avocat de Jean-Luc Mélenchon, il abandonne sa défense en octobre 2018[75] et, revenant sur le parcours de M. Macron et de l'un de des secrétaires d'État, Gabriel Attal, publie dans la foulée un long document sur son blog du Monde intitulé Crépuscule[96], détaillant de façon critique l'ascension d'Emmanuel Macron, appelant à une révolte populaire et proposant une attaque au vitriol d'une partie de l'élite parisienne. Un premier texte d'ordre philosophique intitulé Contre Macron, publié en juillet 2017 et qui paraîtrait chez Divergences, en janvier 2019, prévenait d'une aporie démocratique majeure et tentait de le théoriser. Événement de librairie après avoir été téléchargé près d'un million de fois, Crépuscule se place en tête des ventes des essais en France moins d'une semaine après sa parution, sans aucune promotion dans les médias grand public, et dépasse les 100 000 ventes six mois plus tard, avant de ressortir en poche à la rentrée 2019[97]. Bénéficiant d'un important bouche à oreille[98], le livre est critiqué notamment par Joseph Confavreux de Mediapart, dont Juan Branco dénonçait dans son livre le soutien financier de Xavier Niel lors de sa création, qui juge que « le pamphlet de Juan Branco est un mauvais digest de Gala et du Comité invisible [et] gâche la critique radicale nécessaire de Macron, de l'oligarchie et des médias[99]. » Slate et Marianne traitent négativement l'ouvrage[100], tandis que les journalistes indépendants Hervé Kempf[101], anciennement au Monde, et Denis Robert, enquêteur de l'affaire Clearstream, le défendent avec véhémence. A l'étranger, l'ouvrage bénéficie d'une importante couverture qui contraste avec le silence hexagonal, faisant l'objet de matinales en Italie, Espagne et Belgique[102],[103], tandis que Richard Werly, du journal suisse Le Temps, décrit Juan Branco comme un mélange de "Saint Just et James Dean"[104],[105].

Peu après la parution de son texte, il est signalé au parquet de la République par la députée Aurore Bergé pour avoir « armé les esprits »[106]. Récusant toute faute et revendiquant ses écrits[107], il est défendu par Maxime Nicolle, figure du mouvement, dont il devient l'avocat[108], Wikileaks[7], Denis Robert, qui préface la version écrite de son texte, Pamela Anderson[109], ou encore François Bégaudeau.

Devenu l'une des figures des gilets jaunes après l'avoir soutenu dès le 16 novembre 2018, il intervient régulièrement dans les médias pour défendre les revendications du mouvement et défend gratuitement des gilets jaunes impliqués dans la contestation[7].

Controverses

En octobre 2018, Juan Branco critique sur Twitter la nomination du nouveau secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, lié par un Pacs avec Stéphane Séjourné, un conseiller du palais de l'Élysée, affirmant qu'il s'agirait d'une « promotion-canapé ». À la suite de la polémique née de ses propos, exploités notamment par un site d'extrême droite[110], Branco déclare ne pas avoir voulu faire de la question de l'orientation sexuelle des personnes concernées le sujet de sa communication[111], mais dénoncer « des rapports de népotisme avérés », notamment « dans le cadre de l'attribution d'une circonscription à M. Attal par son conjoint » mais aussi « à l'Assemblée nationale, puis au gouvernement, où M. Séjourné a été un élément clef de l'ascension de son conjoint, sans ne jamais le révéler »[112]. Il explique notamment son geste dans les colonnes du journal (classé à droite ou à l'extrême droite[113],[114]) L'Incorrect en affirmant que « l'homosexualité est devenue un fait naturel dans la société » et que « cette orientation sexuelle étant institutionnalisée, la question de sa révélation dans l'espace public ne doit plus se poser »[115]. Il publie dans la foulée Crépuscule, qui propose un portrait approfondi de Gabriel Attal et en fait un exemple des rapports d'entre-soi au sein de la macronie.

Un article de L'Express, paru le , le qualifiant de « radical chic qui veut la peau de la Macronie », critique sa proximité avec le mouvement des Gilets jaunes, rappelant la polémique avec Gabriel Attal et mettant en doute la sincérité de son engagement[7]. Exerçant son droit de réponse, publié par le journal le , Juan Branco reproche à l'article de produire « le portrait unilatéralement à charge d'un homme de 29 ans, en s'appuyant notamment sur des faits intervenus lors de [sa] minorité »[116] ; il souligne aussi que L'Express est la propriété de l'homme d'affaires Patrick Drahi, durement critiqué dans Crépuscule[117],[118],[119].

Dans un long portrait de L'Obs paru le , le journaliste Matthieu Aron affirme que Juan Branco aurait contacté en 2017 la journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué afin qu'elle l'aide à obtenir un poste d'éditorialiste. Il affirme également que Juan Branco aurait proposé à Xavier Niel — l'un des actionnaires principaux du Monde et de L'Obs — de devenir précepteur de ses enfants - ce que Juan Branco rapporte dans l'ouvrage Signé Branco[120], ou encore qu'il déclare avoir été surveillé par la CIA et d'autres agences de renseignement, notamment du fait de son travail avec Wikileaks[121]. Le 21 novembre 2019, Mediapart affirme que Juan Branco a été espionné par la CIA lors de ses visites à Julian Assange à Londres[122].

En novembre 2019, une polémique naît après qu'il a exhumé l'enregistrement d'un échange entre François Ruffin et Emmanuel Macron, et créé la controverse en en livrant une interprétation considérée comme partiale. L'enregistrement, daté de septembre 2016 et initialement publié par Radionova, est une discussion relative aux difficultés économiques de l'entreprise iséroise Ecopla. François Ruffin intervient alors qu'Emmanuel Macron a démissionné du gouvernement et qu'il prépare sa candidature à l'élection présidentielle de 2017. Selon Juan Branco, cet enregistrement, censé révéler les dessous d'une communication politique montée de toutes pièces, serait la preuve que les employés ont été « manipulés » par les deux hommes, qui auraient mis en scène leur opposition. Cette interprétation[123],[124], est contestée par François Ruffin et le journal Marianne, qui rappelle que des ouvriers d'Ecopla étaient présents lors de l'échange en question[125]. Arrêt sur images, site spécialisé dans la critique des médias, revient sur les conséquences de la polémique [126].

Publications

  • Réponses à Hadopi, suivi d'un entretien avec Jean-Luc Godard, Paris, Capricci, [127].
  • De l'Affaire Katanga au contrat social global : un regard sur la Cour pénale internationale, Paris, Institut universitaire Varenne, [128].
  • L'Ordre et le Monde : critique de la Cour pénale internationale, Paris, Fayard, [129].
  • D'après une image de Daesh, Paris, Lignes, [130].
  • Contre Macron, Paris, Divergences, [131].
  • Crépuscule, Paris, Au diable vauvert, [132].
  • Assange, Paris, Editions du Cerf, 2020[63].

Notes et références

Références

  1. La prononciation usuelle en France se rapproche plus de [bʁɑ̃ko].
  2. « Juan Branco en poche », sur Livres Hebdo (consulté le 20 décembre 2019).
  3. « Juan Branco désosse Macron | Entretiens », sur Là-bas si j'y suis, .
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  5. a b c et d Endeweld 2013.
  6. Athlete Performance sur FEI (database).
  7. a b c d e et f Benoist Fechner, Jérôme Dupuis et Ludwig Gallet, « Juan Branco, le radical chic qui veut la peau de la Macronie », sur L'Express, (consulté le 7 mai 2019).
  8. a et b Mariel Primois Bizot, Signé Branco !, Au diable vauvert, (ISBN 979-10-307-0304-7, lire en ligne).
  9. « La vie est un roman # 5 novembre 2019 # Mariel Primois & Douglas Beer nous parlent de deux livres, l'un sur Juan Branco, l'autre de Maxime Nicolle et d'un film, », sur aligrefm.org (consulté le 20 décembre 2019).
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  11. a et b Clémentine Mercier, « À seulement 26 ans, Juan Branco conseille les plus grands », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
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  13. « Curriculum universitaire et liste de publications », sur http://yale.academia.edu.
  14. a b et c Notice biographique de Juan Branco, Institut Max-Planck de droit processuel international et européen.
  15. Fiche de la thèse De l'Affaire Katanga au contrat social global: un regard sur la Cour pénale internationale.
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  20. Grazia.fr, « Portrait : le cas Branco - Grazia », sur www.grazia.fr, (consulté le 16 juin 2019).
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