Sébastien Jumel

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Sebastien Jumel
Illustration.
Sébastien Jumel en 2007.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(4 ans, 1 mois et 7 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 6e circonscription de la Seine-Maritime
Législature XVe
Groupe politique GDR
Prédécesseur Marie Le Vern
Maire de Dieppe

(9 ans, 3 mois et 25 jours)
Élection 9 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Prédécesseur Édouard Leveau
Successeur Nicolas Langlois
Conseiller général de la Seine-Maritime

(12 ans, 5 mois et 16 jours)
Circonscription Canton de Dieppe-Ouest
Prédécesseur Édouard Leveau
Successeur Canton supprimé
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Sainte-Adresse (Seine-Maritime, France)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique PCF
Diplômé de Université d'Aix-en-Provence

Sébastien Jumel, né le à Sainte-Adresse (France), est un homme politique français.

Membre du Parti communiste français (PCF), il est conseiller général du canton de Dieppe-Ouest de 2002 à 2015, maire de Dieppe (Seine-Maritime) de 2008 à 2017, député de la sixième circonscription de la Seine-Maritime à partir de 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Sébastien Jumel est le fils d'un père ouvrier soudeur « anarcho-syndicaliste » adhérent à la CGT et d'une mère de culture catholique travaillant en maison de retraite[1]. Il passe une partie de son enfance à Caucriauville (Le Havre).

Après une scolarisation dans un collège en ZEP de Gonfreville-l'Orcher, il est diplômé d'un baccalauréat en sciences économiques (1989), d'une licence en administration publique (1992) et d'un DEA en droit et gestion des collectivités locales de l'université Paul-Cézanne d'Aix-en-Provence.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1986, lycéen au Havre, il participe aux manifestations contre la réforme des universités présenté par le ministre Alain Devaquet. En 1989, âgé de 18 ans, militant de l’Unef, il adhère au Parti communiste français[1].

En 1994, Christian Cuvilliez, maire de Dieppe, l'engage pour devenir son directeur de cabinet.

En 1995, Sébastien Jumel est élu au Comité fédéral puis au bureau de la fédération de Seine-Maritime du PCF.

De 1997 à 2002, il est assistant parlementaire de Christian Cuvilliez durant son mandat de député.

En 2001, alors que Christian Cuvilliez est mis en examen dans une affaire d'emplois fictifs, Sébastien Jumel prend sa défense[2], mais celui-ci est battu aux élections municipales puis aux élections législatives l'année suivante avant d'être condamné par les tribunaux et privé de ses droits civiques. Sébastien Jumel devient alors assistant parlementaire du député de la huitième circonscription de la Seine-Maritime, Daniel Paul.

En 2002, il est candidat lors de l'élection dans le canton de Dieppe-Ouest organisée à la suite de la démission d'Édouard Leveau de son poste de conseiller général. Contre toute attente, Sébastien Jumel est élu conseiller général contre Annick Leveau, la candidate UMP et épouse du maire de Dieppe. Il commence alors à construire son réseau dans la ville de Dieppe avec le soutien des principaux adjoints de l'ancienne équipe municipale et de Christian Cuvilliez[3].

En 2004, à la suite de la victoire de la gauche dans le département, Sébastien Jumel devient vice-président du Conseil général de la Seine-Maritime et président de la commission départementale de la Jeunesse-Sport-Culture-Tourisme.

En 2007, il est le candidat du PCF lors des élections législatives de 2007 dans la onzième circonscription de la Seine-Maritime. Il est battu dès le premier tour, arrivant en troisième position derrière Sandrine Hurel et Jean Bazin. Il se désiste en faveur de Sandrine Hurel qui est élue députée au second tour.

Pour les élections municipales de mars 2008, il mène les négociations au nom du PCF avec les représentants du PS et ceux des Verts pour constituer à Dieppe une liste d'union de la gauche. La liste l'emporte dès le premier tour et Sébastien Jumel est élu maire de Dieppe, permettant au PCF de reconquérir une ville perdue au profit de la droite en 2001[4].

Maire de Dieppe[modifier | modifier le code]

En 2008, c’est à la tête d'une liste d'union, intitulée « Rassemblés, Dieppe avance », comprenant notamment en 3e position l'ancien maire Christian Cuvilliez, qu'il est élu maire de Dieppe le 9 mars, avec 55,47 % des suffrages[5] (8 411 voix) contre 40,68 % (6 168 voix) à Jean Bazin (UMP) et 3,85 % à Bruno Ricque (Parti des travailleurs).

Celui que le journal local, Les Informations dieppoises a surnommé « le camarade maire »[2] prend ses fonctions le en l'absence de son prédécesseur à la mairie qui s'abstient d'ouvrir le conseil et dont le nom est chaque fois sifflé dès qu'il est prononcé[6].

Remarqué pour sa déclaration « On est chez nous ! » dès son entrée dans la salle bondée du conseil municipal, Sébastien Jumel est, avec Christian Cuvilliez, autant ovationné par la foule de ses partisans que les membres de l'opposition sont hués, sifflés et invectivés à chaque prise de parole[7]. Après avoir prononcé un discours où il parle de revanche et de réhabilitation, Christian Cuvilliez remet l'écharpe tricolore à Sébastien Jumel qui lui rend hommage déclarant alors que, pour lui, « recevoir des mains d’un homme de cette trempe, de cette hauteur de vue, de cette générosité naturelle, l’écharpe de maire constitue symboliquement une juste et légitime réparation de l’histoire »[6].

L'un de ses premiers actes de maire est de se rendre dans le quartier de la plage du Puys, un fief électoral de la droite locale, durement touché par la tempête du 11 mars. Ce geste est interprété alors par la presse comme un signe d'ouverture[2]. Le 16 mars, il est facilement réélu conseiller général face à une opposition éclatée entre partisans de l'ancien maire CNI, Édouard Leveau, et du candidat UMP, Jean Bazin.

En 2010 il est tête de liste de la liste Front de gauche pour les régionales en Haute-Normandie. Obtenant 8,39 % lors du premier tour, la liste fusionne au second tour avec celle du Parti socialiste menée par Alain Le Vern, le président sortant, qui l'emporte avec 55,10 %[8].

En , soutenu par le Front de gauche et EE-LV, il est réélu a la mairie de Dieppe avec 50,37 % des voix devant le candidat UMP, André Gautier (35,07 %) et devant la liste étiquetée divers gauche, menée par Bernard Brébion (14,55 %).

En , à l'invitation de Geoffroy de La Tousche (d), curé de Dieppe, Sébastien Jumel se rend à Rome pendant deux jours et rencontre le Pape François[1].

Candidat à sa réélection dans le nouveau canton de Dieppe-1, il est battu au côté de sa colistière Emmanuelle Caru Charreton (44,91 %) lors des élections départementales de 2015 par le binôme d'Union de la Droite composé d'André Gautier et de Imelda Vandecandelaere (55,09 %)[9].

Lors des régionales de décembre 2015 dans la nouvelle région de Normandie il est de nouveau tête de liste Front de gauche[10], obtenant 7,04 % des votes lors du premier tour. Lors du second tour la liste fusionne avec celle du Parti socialiste menée par Nicolas Mayer-Rossignol[11], qui perd face au candidat de la droite Hervé Morin avec 36,06 % contre 36,43 %. Sébastien Jumel est dès lors élu conseiller régional dans l'opposition.

Conformément à la loi sur le non-cumul des mandats, Sébastien Jumel quitte ses fonctions de maire à l'occasion du conseil municipal du , proposant la candidature de son premier adjoint Nicolas Langlois[12], réélu en 2020.

Député de Seine-Maritime[modifier | modifier le code]

Aux élections législatives du , il est élu député de la 6e circonscription de la Seine-Maritime avec le soutien du PCF et de La France insoumise. Arrivé deuxième au premier tour, éliminant à 20 voix près Nicolas Bay, vice-président du Front national, il bat au second tour le candidat de La République en marche ! en rassemblant 52,3 % des suffrages exprimés[13]. Il siège dans le groupe Gauche démocrate et républicaine. Son suppléant est Laurent Jacques, maire du Tréport[14].

Inscrit au Groupe de la Gauche démocrate et républicaine, il fait partie de la commission des affaires économiques.

Il défend une proposition de loi visant à revaloriser les pensions agricoles les plus faibles[15].

Synthèse des fonctions électives[modifier | modifier le code]

Mandat national[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandat intercommunal[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean-Louis Le Touzet, « Sébastien Jumel et Geoffroy de la Tousche, Clochemerle heureux » Libération, 26 décembre 2014
  2. a b et c « Sébastien Jumel, la nouvelle star coco, joue perso à Dieppe », article de Marianne du
  3. François Koch, Dieppe: retour à la case rouge L'Express,
  4. « Résultats des élections municipales 2008 Dieppe (76200 - Seine-Maritime) », L'Express
  5. Samuel Portier, Sébastien Jumel, l'étoile montante des communistes Le Figaro, 11 septembre 2009 « Le plus grand coup d'éclat est venu de Dieppe (35.000 habitants), en Seine-Maritime, où Sébastien Jumel, 37 ans dont la moitié comme militant encarté, a enlevé la ville à la droite avec 55 % des voix dès le premier tour ! »
  6. a et b « Premier conseil d’installation de Sébastien Jumel et de ses adjoints », article du journal local Les Informations dieppoises du
  7. Dans la chaleur du conseil et Jean Bazin digne et « vigilant », articles de Paris Normandie du
  8. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2010 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales_2010, (consulté le 17 mars 2021)
  9. A Dieppe 1, le maire Front de Gauche s'incline face à la droite, Tendance Ouest, 29 mars 2015
  10. Claire Briguet-Lamarre, « REGIONALES| Sébastien Jumel candidat Front de gauche en Normandie », sur France Bleu, (consulté le 17 mars 2021)
  11. « Normandie: le PS fusionne sa liste avec EELV et Front de gauche », sur Challenges, (consulté le 17 mars 2021)
  12. Sylvie Callier, « Dieppe : Sébastien Jumel quitte son mandat de maire », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 16 juillet 2017).
  13. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  14. « Législatives 2017 : Jumel choisit Laurent Jacques pour suppléant et Denis Duvot comme directeur de campagne », sur actu.fr, (consulté le 14 mars 2020).
  15. « Neufchâtel-en-Bray : le député Sébastien Jumel veut une revalorisation des pensions agricoles les plus faibles », sur actu.fr,

Liens externes[modifier | modifier le code]