Sébastien Jumel

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Sebastien Jumel
Image illustrative de l'article Sébastien Jumel
Fonctions
Maire de Dieppe
En fonction depuis le
Prédécesseur Édouard Leveau
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Sainte-Adresse
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PCF

Sébastien Jumel, né le 20 décembre 1971 à Sainte-Adresse, est un homme politique français, membre du PCF. Élu conseiller général dans le canton de Dieppe-Ouest en octobre 2002, il devient maire de Dieppe (Seine-Maritime) en 2008. Il est tête de liste du Front de gauche pour les élections régionales de 2010.

Origines[modifier | modifier le code]

Sébastien Jumel est le fils d'un père soudeur « «anarcho-syndicaliste et encarté CGT » et d'une mère, de « culture catholique », travaillant en maison de retraite[1]. Il passe une partie de son enfance à Caucriauville (Le Havre).

Études[modifier | modifier le code]

Après une scolarisation dans un collège en ZEP de la ville de Gonfreville-l'Orcher, il est diplômé d'un Baccalauréat en sciences économiques (1989), d'une licence en administration publique (1992) et d'un DEA en droit et gestion des collectivités locales de l'université d'Aix-en-Provence.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1986, lycéen au Havre, il participe aux manifestations contre la réforme des universités présenté par le ministre Alain Devaquet. En 1989, âgé de 18 ans, militant de l’Unef, il adhère au Parti communiste français[1].

En 1994, Christian Cuvilliez, maire de Dieppe, l'engage pour devenir son directeur de cabinet.

En 1995, Sébastien Jumel est élu au Comité fédéral puis au bureau de la fédération de Seine-Maritime du PCF.

De 1997 à 2002, il est assistant parlementaire de Christian Cuvilliez durant son mandat de député.

En 2001, alors que Christian Cuvilliez est mis en examen dans une affaire d'emplois fictifs, Sébastien Jumel prend la défense de son "mentor"[2] mais celui-ci est battu aux élections municipales puis aux élections législatives l'année suivante avant d'être condamné par les tribunaux et privé de ses droits civiques. Sébastien Jumel devient alors assistant parlementaire du député de la huitième circonscription de la Seine-Maritime, Daniel Paul.

En 2002, il est candidat lors de l'élection dans le canton de Dieppe-Ouest organisée à la suite de la démission d'Édouard Leveau de son poste de conseiller général. Contre toute attente, Sébastien Jumel est élu conseiller général contre Annick Leveau, la candidate UMP et épouse du maire de Dieppe. Il commence alors à construire son réseau dans la ville de Dieppe avec le soutien des principaux adjoints de l'ancienne équipe municipale et de Christian Cuvilliez[3].

En 2004, à la suite de la victoire de la gauche dans le département, Sébastien Jumel devient vice-président du Conseil général de Seine-Maritime et président de la commission départementale de la Jeunesse-Sport-Culture-Tourisme.

En 2007, il est le candidat du PCF lors des élections législatives de 2007 dans la onzième circonscription de la Seine-Maritime. Il est battu dès le premier tour, arrivant en troisième position derrière Sandrine Hurel et Jean Bazin. Il se désiste en faveur de Sandrine Hurel qui est élue députée au second tour.

Lors des élections municipales de mars 2008, il mène les négociations au nom du PCF, avec les représentants du PS et ceux des Verts pour constituer à Dieppe une liste d'union de la gauche dès le premier tour des élections municipales.

Maire de Dieppe (depuis 2008)[modifier | modifier le code]

C'est à la tête d'une telle liste, intitulée « Rassemblés, Dieppe avance », comprenant notamment en 3e position l'ancien maire Christian Cuvilliez, qu'il est élu maire de Dieppe dès le 9 mars, avec 55,47 % des suffrages[4] (8 411 voix) contre 40,68 % (6 168 voix) à Jean Bazin (UMP) et 3,85 % à Bruno Ricque (Parti des travailleurs).

Celui que le journal local, les Informations dieppoises a surnommé « le camarade maire »[2] prend ses fonctions le 14 mars 2008 en l'absence de son prédécesseur à la mairie qui s'abstient d'ouvrir le conseil et dont le nom est chaque fois sifflé dès qu'il est prononcé[5].

Remarqué pour sa déclaration « On est chez nous ! » dès son entrée dans la salle bondée du conseil municipal, Sébastien Jumel est, avec Christian Cuvilliez, autant ovationné par la foule de ses partisans que les membres de l'opposition sont hués, sifflés et invectivés à chaque prise de parole[6]. Après avoir prononcé un discours où il parle de revanche et de réhabilitation, Christian Cuvilliez remet l'écharpe tricolore à Sébastien Jumel qui lui rend hommage déclarant alors que, pour lui, « recevoir des mains d’un homme de cette trempe, de cette hauteur de vue, de cette générosité naturelle, l’écharpe de maire constitue symboliquement une juste et légitime réparation de l’histoire »[5].

L'un de ses premiers actes de maire est de se rendre dans le quartier de la plage du Puys, un fief électoral de la droite locale, durement touché par la tempête du 11 mars. Ce geste est interprété alors par la presse comme un « signe envers les bourgeois »[2]. Le 16 mars, il est facilement réélu conseiller général face à une opposition éclatée entre partisans de l'ancien maire CNI, Edouard Leveau, et du candidat UMP, Jean Bazin.

En mars 2014, soutenu par le Front de gauche et EE-LV, il est réélu a la mairie Dieppe avec 50,37% des voix devant le candidat UMP, André Gautier (35,07%) et devant la liste étiquetée divers gauche, menée par Bernard Brébion (14,55%).

En octobre 2014, à l'invitation de Geoffroy de La Tousche, curé de Dieppe, Sébastien Jumel se rend à Rome pendant deux jours et rencontre le Pape François[1].

Candidat à sa réélection dans le nouveau canton de Dieppe-1, il est battu au côté de sa colistière Emmanuelle Caru Charreton (44,91%) lors des élections départementales de 2015 par le binôme d'union de la Droite composé d'André Gautier et de Imelda Vandecandelaere (55,09%) [7].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean-Louis Le Touzet, Sébastien Jumel et Geoffroy de la Tousche, Clochemerle heureux Libération, 26 décembre 2014
  2. a, b et c « Sébastien Jumel, la nouvelle star coco, joue perso à Dieppe », article de Marianne du 18 mars 2008
  3. François Koch, Dieppe: retour à la case rouge L'Express, 17 mars 2008
  4. Sébastien Jumel, l'étoile montante des communistes Le Figaro, 11 septembre 2009 « Le plus grand coup d'éclat est venu de Dieppe (35.000 habitants), en Seine-Maritime, où Sébastien Jumel, 37 ans dont la moitié comme militant encarté, a enlevé la ville à la droite avec 55% des voix dès le premier tour ! »
  5. a et b « Premier conseil d’installation de Sébastien Jumel et de ses adjoints », article du journal local Les Informations dieppoises du 18 mars 2008
  6. Dans la chaleur du conseil et Jean Bazin digne et « vigilant », articles de Paris Normandie du 15 mars 2008
  7. A Dieppe 1, le maire Front de Gauche s'incline face à la droite, Tendance Ouest, 29 mars 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]