Manuel Bompard

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Manuel Bompard
Illustration.
Manuel Bompard en 2018.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(15 jours)
Élection 26 mai 2019
Circonscription France
Législature 9e
Groupe politique GUE/NGL
Coordinateur de l'équipe opérationnelle la France insoumise[1]

(1 an, 6 mois et 27 jours)
Successeur Adrien Quatennens
Secrétaire national du Parti de gauche
Chargé des pratiques citoyennes, de la sixième république, et du suivi des régions

(8 ans)
Biographie
Date de naissance (33 ans)
Lieu de naissance Firminy, France
Nationalité Français
Parti politique PG (depuis 2008)
FI (depuis 2016)
Diplômé de Université Nice-Sophia-Antipolis
Site web manuelbompard.fr

Manuel Bompard, né le à Firminy (Loire), est un homme politique français.

Secrétaire national du Parti de gauche depuis 2010, il est le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour sa candidature aux élections européennes de 2014 dans la circonscription Sud-Ouest. Il est ensuite son directeur de campagne pour l'élection présidentielle de 2017, au nom de La France insoumise. Il a été nommé par le comité national de La France insoumise pour être de nouveau directeur de campagne pour les élections législatives de 2017. Il est coordinateur du parti de 2017 à 2019.

Aux élections européennes de 2019, il est élu au Parlement européen sur la liste La France insoumise menée par Manon Aubry, qui obtient alors six sièges d'eurodéputés.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît le à Firminy dans la Loire[2], et grandit dans la Drôme[3]. Son père est informaticien, puis exploitant agricole, sa mère fonctionnaire dans le secteur du logement[2]. Il fait une partie de ses études à Paris[3]. Il est diplômé d’une école d’ingénieurs grenobloise[4]. Il est docteur en mathématiques en 2011, après avoir soutenu une thèse de mathématiques appliquées en aéronautique à l'université Nice-Sophia-Antipolis[5],[3]. Il travaille dans une startup spécialisée en apprentissage automatique à Ramonville-Saint-Agne, près de Toulouse[3],[6].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Ses débuts en politique se font au cours des luttes contre le traité constitutionnel européen en 2005 et contre le contrat première embauche (CPE) en 2006[7].

Il adhère au Parti de gauche (PG) à sa création en 2009[4]. Il en devient secrétaire national en 2010[4]. En 2012, il devient membre de l’équipe « événements » de la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle[7].

Il succède à François Delapierre en devenant le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour sa candidature aux élections européennes de 2014 dans la circonscription Sud-Ouest[8].

Il a été le candidat du PG, en binôme avec Dagmara Szlagor d'EELV, aux élections départementales de 2015 en Haute-Garonne dans le Canton de Toulouse-5, où ils arrivent en 3e position avec 15,41 % des suffrages exprimés, mais 6,55 % des inscrits, ce qui ne leur permet pas d'être en ballottage au second tour (12,5 % des inscrits étant requis)[9],[10],[4].

Il est ensuite son directeur de campagne, recruté dès [11], pour l'élection présidentielle de 2017, au nom de La France insoumise[12],[13]. Il organise notamment plusieurs évènements marquants de la campagne : la convention d' à Lille (« une démonstration pratique de ce que peut être le populisme de gauche »), la marche du entre les places de la Bastille et de la République, la plate-forme numérique de campagne ou encore l'hologramme de Jean-Luc Mélenchon du meeting d'Aubervilliers[14].

Il est candidat aux élections législatives de 2017 dans la Haute-Garonne (9e circonscription), pour La France insoumise[15], avec Laure Tachoires pour suppléante[16]. Il est en ballottage au premier tour avec 18,91 % des voix, en 2e position[17] et il est battu au 2e tour avec 47,67 % des voix par Sandrine Mörch de la La République en marche[18].

Au printemps 2018, il participe au comité électoral chargé d'évaluer et de choisir les candidatures des militants souhaitant figurer sur la liste des élections européennes de 2019. À l'issue de ce processus, il figure à la première place chez les hommes et la possibilité qu'il puisse être tête de liste est évoquée[19]. Dans le cadre de la composition de cette liste de candidature, il a été vivement critiqué par l'un des membres du comité (composé de 32 personnes)[20] pour verrouillage, « petits arrangements entre amis » et mainmise sur les positions éligibles[21], citant notamment le cas de Sarah Soilihi, qui aurait été « évincée » du « carré de tête » des candidats et aurait donc souhaité ne plus figurer sur la liste[22]. Autre membre écarté de la liste, Djordje Kuzmanovic reproche pour sa part à Manuel Bompard d'être juge et partie dans le cadre de la composition de la liste, et ce dans un contexte où plusieurs lignes idéologiques (une « souverainiste » et une « gauchiste ») semblent s'affronter au sein de la FI, ce que Manuel Bompard réfute[23],[24],[25].

Il quitte la direction du Parti de gauche en juillet 2018 afin de se consacrer à sa mission de porte-parole de La France insoumise et à la campagne des européennes. Un temps pressenti pour mener la liste insoumise aux élections européennes de 2019[26], il figure finalement à la deuxième place de la liste de candidature pour ces élections (derrière Manon Aubry)[27]. Le 26 mai 2019, la liste La France insoumise obtient alors 6,3 % des votes[28], ce qui est en deçà des intentions de vote relevés par l'IFOP qui ne descendaient à aucun moment sous les 7 %[29]. Ce score accorde six sièges d'eurodéputés à la France insoumise.[28]

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Perquisition et altercation avec des forces de l’ordre[modifier | modifier le code]

Le 16 octobre 2018, dans le cadre des enquêtes préliminaires sur les comptes de campagne de 2017 et sur les emplois présumés fictifs au Parlement européen, une perquisition est menée par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales dans les locaux de La France insoumise. Manuel Bompard, au côté notamment de Jean-Luc Mélenchon, est impliqué dans les échanges violents avec les forces de l'ordre. Un procès en correctionnelle doit se tenir à Bobigny en septembre 2019 pour « actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation »[30],[31].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Bédéï, « Bompard, le Toulousain de Mélenchon », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  • Éric Haquemand, « Manuel Bompard, le chef d’orchestre de Mélenchon », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  • Guillaume Laurens, « Législatives : Manuel Bompard, le bras droit de Mélenchon, veut faire virer la Ville rose au rouge », Côté Toulouse,‎ (lire en ligne)
  • Noé Michalon, « Manuel Bompard, le supercalculateur derrière Mélenchon », Slate,‎ (lire en ligne)
  • Rachid Laïreche, « Manuel Bompard, drôle de mec », Libération,‎ (lire en ligne)
  • Quentin Laurent, « Charlotte Girard et Manuel Bompard, le tandem de Mélenchon pour les Européennes », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  • Séverine Sarrat, « Interview décalée de Manuel Bompard », Le Journal Toulousain,‎ (lire en ligne)
  • Thomas Simonian, « Manuel Bompard “Nous avons besoin de leaders politiques qui ne baissent pas la tête” », Le Journal Toulousain,‎ (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Présentation de l’équipe opérationnelle du mouvement », sur lafranceinsoumise.fr, 13 octobre 2017-10-13.
  2. a et b Laïreche 2018.
  3. a b c et d Bédéï 2016.
  4. a b c et d Michalon 2017.
  5. Manuel Bompard, Modèles de substitution pour l'optimisation globale de forme en aérodynamique et méthode locale sans paramétrisation, Nice, Université Nice-Sophia-Antipolis, (lire en ligne)
  6. « Présidentielle: la galaxie Mélenchon », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Laurens 2017.
  8. Jean-Marc Perez, « Européennes 2014 : l'interview de Manuel Bompard, numéro 3 de la liste de Jean-Luc Mélenchon dans le sud-ouest », France Bleu Toulouse,‎ (lire en ligne).
  9. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections départementales 2015 », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 26 avril 2017)
  10. Jean-Marc Perez, « Départementales 2015 : pour Manuel Bompard (PG), il faut "exercer un contrôle continu sur les élus" », France Bleu Toulouse,‎ (lire en ligne)
  11. Haquemand 2017.
  12. Christophe Gueugneau, « Pour la France insoumise, “Hamon va se retrouver dans une impasse” », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  13. Fabien Namias, « EN DIRECT - Suivez l'interview de Manuel Bompard dès h 15 », Europe 1,
  14. Mariana Grépinet, « Les révélations de la campagne », Paris Match,‎ , p. 32-33.
  15. Anthony Assemat, « Législatives 2017. Ce sont les dix candidats de Jean-Luc Mélenchon en Haute-Garonne », Côté Toulouse,‎ (lire en ligne)
  16. Préfecture de Haute-Garonne, « Liste des candidats aux élections législatives des 11 et  », sur haute-garonne.gouv.fr,
  17. « Élections législatives 2017 », sur Ministère de l'Intérieur.
  18. Hélène Menal, « Résultats législatives à Toulouse : Manuel Bompard, le bras gauche de Mélenchon, perd son pari », sur 20 minutes, .
  19. Lucas Zajdela, « Élections européennes 2019 : deux têtes de liste pour la France insoumise ? », sur LCI, .
  20. « La composition du comité », sur lafranceinsoumise.fr,
  21. Maïté Darnault, « Liste de LFI aux élections européennes : “Tout était verrouillé par la direction au profit de petits arrangements entre amis” », Libération,‎ (lire en ligne)
  22. Narjasse Kerboua, « [Politique] Sarah Soilihi renonce aux élections européennes », GoMet',‎ (lire en ligne)
  23. Djordje Kuzmanovic, « Pourquoi je quitte la France Insoumise », marianne.net, 28 novembre 2018.
  24. Thierry Dupont,« Rébellion en série chez les Insoumis », lexpress.fr, 28 novembre 2018.
  25. Hadrien Mathoux, « Mélenchon bannit Cocq : les enseignements très politiques d'une querelle entre Insoumis », marianne.net, 8 janvier 2018.
  26. Manon Aubry, tête de liste France Insoumise aux élections européennes, Huffington Post, quatrième paragraphe, 8 décembre 2018
  27. Quentin Laurent, « Aubry-Bompard : le tandem des Insoumis aux européennes », sur Le Parisien,
  28. a et b « Résultats nationaux France | Résultats des élections 2019 | Résultats des élections européennes 2019 | Parlement européen », sur https://resultats-elections.eu/ (consulté le 27 mai 2019)
  29. « Euro-Rolling 2019 Les élections européennes en temps réel », sur dataviz.ifop.com, IFOP, (consulté le 27 mai 2019)
  30. Mélenchon ironise sur son futur procès : « La justice pensera sans doute à nous informer… » L’Obs, 28 juin 2019
  31. La Correctionnelle pour Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière et Manuel Bompard Capital, 28 juin 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]