Jeremy Corbyn

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jeremy Corbyn
Jeremy Corbyn en 2016.
Jeremy Corbyn en 2016.
Fonctions
Chef de l'Opposition officielle
du Royaume-Uni
En fonction depuis le
(1 an 6 mois et 17 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre David Cameron
Theresa May
Gouvernement Corbyn
Législature 56e Parlement
Prédécesseur Harriet Harman
Chef du Parti travailliste du Royaume-Uni
En fonction depuis le
(1 an 6 mois et 17 jours)
Élection 12 septembre 2015
Réélection 24 septembre 2016
Prédécesseur Harriet Harman (intérim)
Ed Miliband
Député d'Islington North
En fonction depuis le
(33 ans 9 mois et 20 jours)
Élection 9 juin 1983
Réélection 11 juin 1987
9 avril 1992
1er mai 1997
7 juin 2001
5 mai 2005
6 mai 2010
7 mai 2015
Prédécesseur Michael O'Halloran
Biographie
Nom de naissance Jeremy Bernard Corbyn
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Chippenham (Wiltshire)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti travailliste
Fratrie Piers Corbyn
Diplômé de Adams' Grammar School
Résidence Londres

Jeremy Bernard Corbyn, né le à Chippenham (Wiltshire), est un homme politique britannique.

Député de la circonscription d'Islington-nord à la Chambre des Communes depuis 1983, il fait partie de l'aile gauche du Parti travailliste. Proche de Tony Benn, il s'oppose au New Labour sous Tony Blair.

Le , il est élu à la tête du Parti travailliste et devient ainsi chef de l'opposition officielle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et jeunesse[modifier | modifier le code]

Jeremy Corbyn naît le , dans le Wiltshire[1].

Son père est ingénieur, sa mère enseignante de mathématiques[2]. Il effectue sa scolarité à l’Adams' Grammar School à Newport dans le Shropshire[1]. Alors qu'il est encore à l'école, il rejoint le mouvement des jeunes socialistes de la branche locale du Parti travailliste dans la circonscription de The Wrekin[3]. Après son éducation secondaire, il travaille deux ans pour une organisation caritative de développement en Jamaïque, puis revient en Grande-Bretagne et travaille pour des organisations syndicales[4]. Avant de se lancer dans la politique britannique au niveau national, Corbyn est élu conseiller municipal dans le borough londonien de Haringey[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il est élu député de la circonscription d'Islington-nord à la Chambre des Communes en 1983. Il est constamment réélu depuis[5].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Corbyn est membre de longue date et vice-président de la Campagne pour le désarmement nucléaire (CND) et publie une chronique hebdomadaire dans le journal socialiste The Morning Star[1].

Républicain[4] dès les années 1980, Corbyn est critiqué pour son soutien au Sinn Féin et à la cause de l'unification irlandaise[6]. Dans le même temps, il fait campagne contre l'apartheid en Afrique du Sud[4].

Membre d'Amnesty International, il fait campagne en vain en 1999 pour que l'ancien dictateur-président du Chili Augusto Pinochet soit jugé au Royaume-Uni pour le meurtre d'un citoyen britannique, et extradé vers l'Espagne qui souhaite le juger pour crimes contre l'humanité[7],[1]. Il a également pris position pour les droits des animaux (il est végétarien[8],[9]), et pour une meilleure prise en compte du danger que pose à l'environnement le réchauffement climatique[1]. Corbyn est aussi l'un des principaux porte-paroles de la campagne pour que les Chagossiens puissent avoir le droit de retourner à l'archipel des Chagos[10].

Lors du gouvernement travailliste de Tony Blair (1997-2007), il dénonce publiquement ce qu'il perçoit comme les violations des droits de l'homme et des libertés publiques commises par ce gouvernement, notamment à l'encontre de candidats à l'asile politique[6]. Il est membre du comité de direction de la Stop the War Coalition, qui fait campagne contre la guerre d'Irak en 2003[1]. De 2005 à 2015, il vote à l'encontre des instructions du Whip travailliste à cent-quarante-huit reprises, « faisant de lui de loin le député socialiste le plus rebelle »[1].

Lorsque éclate en 2009 le scandale des dépenses des députés britanniques, il est l'un des députés les moins dépensiers de l'argent public[11].

Dans les années 2010, il fait campagne contre le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TAFTA)[4].

Jeremy Corbyn est propalestinien[12]. Populaire au sein de la communauté musulmane, il a fait campagne auprès d'elle pour la primaire travailliste qu'il a remportée[12]. Impliqué auprès de la mosquée de Finsbury Park qui est située sur sa circonscription, il a, d'après Le Monde, « été l’un des acteurs majeurs de sa déradicalisation et de sa réouverture selon un processus suivi de près par Scotland Yard, après qu’elle eut été fermée en 2003 et son imam Abou Hamza, proche d’Al-Qaïda, arrêté pour terrorisme l’année suivante »[12].

Il affirme « ne pas être un admirateur de la politique étrangère de Poutine » et considère que la Russie a violé la souveraineté de l’Ukraine en annexant la Crimée[13]. Bien qu'il ne soit en effet généralement pas considéré comme favorable au gouvernement russe, il est régulièrement invité du plateau de la chaîne russe RT, connue pour relayer la propagande du Kremlin, et appelle ses partisans à la regarder[13].

Candidature à la direction du Parti travailliste[modifier | modifier le code]

Jeremy Corbyn à une manifestation pacifiste à Londres en 2014.

En 2015, il est candidat à la direction du Parti travailliste, promettant une « politique anti-austérité ». Cette position le distingue des trois autres candidats (Andy Burnham, Yvette Cooper et Liz Kendall)[4]. Soutenu par les principaux syndicats (qui souhaitent « enterrer le New Labour » de Tony Blair), il crée la surprise durant la campagne en étant déclaré favori par les instituts de sondages[14],[9],[15],[16].

Ces chiffres inattendus amènent « l’appareil du Labour, acquis au libéralisme économique débridé et au retrait de l’État », à faire campagne contre lui[17]. Sa rivale Yvette Cooper y voit une « bataille pour l'âme du parti »[18]. Mi-août, Liz Kendall et Yvette Cooper appellent toutes deux leurs partisans à voter pour « n'importe qui sauf Corbyn »[19] ; Tony Blair affirme qu'une victoire de Corbyn mènerait à la « déroute, peut-être [à] l'annihilation » du parti, qui serait alors, à ses yeux, trop à gauche pour l'électorat[20]. Outre l'appareil de son propre parti, la candidature de Corbyn rencontre l'hostilité de la presse britannique[21] comme de la presse française[22]. Le nombre d'adhérents du Parti travailliste augmente considérablement, passant de 200 000 à 300 000.

Il est élu le , dès le premier tour, avec 59,5 % des voix exprimées, devant Andy Burnham (19 %), Yvette Cooper (17 %) et Liz Kendall (4,5 %)[23]. Il obtient la majorité des voix « dans les trois collèges d’électeurs : les membres du parti ; les adhérents des syndicats ; et les sympathisants qui pouvaient voter après avoir payé la somme symbolique de 3 livres sterling »[24]. Par là même, en tant que dirigeant du principal parti d'opposition au Parlement, il devient chef de l'Opposition officielle[25]. Son élection (saluée par les partis Podemos en Espagne et SYRIZA en Grèce, ainsi que par le Front de gauche en France) marque un retour aux racines socialistes du Parti travailliste, après le tournant centriste des années 1990[25],[26],[24]. Plusieurs membres du cabinet fantôme travailliste indiquent toutefois qu'ils ne travailleront pas avec lui[26]. Le chercheur Fabien Escalona relève que « c’est le mécanisme de primaire ouverte, conçu par les modernisateurs comme un moyen de diluer l’influence des responsables et des activistes les plus « archaïques », qui aura favorisé l’ascension de l’un d’entre eux à la tête du parti »[27].

Alex Nunns, dans Le Monde diplomatique, identifie trois groupes d'électeurs importants ayant mené à son élection : les jeunes, politisés par le débat autour des frais d'université, les participants du mouvement antiguerre et le monde syndical[28]. Fabien Escalona indique que « même si des militants d’âge mûr sont aussi mobilisés derrière Corbyn, il est incontestable que sa dynamique a pris appui sur des jeunes générations de militants dotés d’un haut niveau d’instruction, mais en butte à la précarité matérielle et révoltés contre l’absence de réelle alternative » : il s'agit selon lui d'un phénomène similaire au « mouvement lancé par Bernie Sanders » aux États-Unis, à « l’ascension de Podemos et des candidatures citoyennes » en Espagne, à « l’irruption du Mouvement 5 étoiles » en Italie, au « surgissement des Pirates et la progression heurtée du mouvement « rouge-vert » » en Islande, ou encore « à l’inattendu mouvement « Nuit debout » en France »[27].

Commentant son élection, le Premier ministre britannique David Cameron déclare que « le Labour représente maintenant une menace pour notre sécurité nationale, pour la sécurité de notre économie et celle de votre famille[29] ».

À la tête du Parti travailliste[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cabinet fantôme Corbyn.

Le soir du 13 septembre, alors que le parti annonce 15 000 membres supplémentaires depuis son élection, Corbyn commence à nommer son cabinet fantôme. Tout en nommant John McDonnell, figure de la gauche du parti, au poste clé de chancelier de l'Échiquier fantôme, il s'efforce de rassembler les différents courants du parti[30],[31].

Il prend position en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, tout en qualifiant l'accord obtenu en février 2016 par David Cameron de « pur spectacle »[32]. D'après Mediapart, il se montre cependant « extrêmement réticent à se lancer dans la campagne référendaire »[33]. Si l'aile gauche du Parti travailliste a historiquement considéré la Communauté économique européenne puis l'Union européenne comme étant « anti-démocratique et anti-socialiste »[34], Corbyn souhaite que le Royaume-Uni demeure membre de l'Union européenne, mais que celle-ci soit réformée avec davantage de démocratie et de social[35].

En juin 2016, à la suite du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, lors duquel plus d'un tiers des votants travaillistes s'est prononcé pour le départ de l'Union européenne, il doit faire face à une contestation importante au sein du Parti travailliste : il limoge de son cabinet fantôme le ministre des Affaires étrangères, Hilary Benn, puis est confronté à la démission de la plupart des membres de son cabinet, qui l'accusent de ne pas s'être assez investi durant la campagne[36],[37]. Les principaux syndicats lui renouvellent leur soutien, et quelque 10 000 personnes se rassemblent devant le Parlement pour le soutenir, alors que les députés travaillistes se préparent à voter pour ou contre une motion pour le destituer[38],[39]. Une motion de défiance, non contraignante, est adoptée par les députés travaillistes le 28 juin, par 172 voix contre 40[40]. Arguant qu'il a été élu par le parti dans son ensemble, et non pas par les députés, Jeremy Corbyn ne démissionne pas. Le 9 juillet, la députée Angela Eagle annonce qu'elle brigue la direction du parti ; elle devra recueillir le soutien d'au moins 20 % des députés et députés européens du parti pour enclencher une élection interne[41].

Finalement, Corbyn affronte Owen Smith après que Eagle lui a apporté son soutien lors d'un scrutin se tenant d'août à septembre 2016. Jeremy Corbyn est réélu chef du parti avec 61,8 % des voix[42].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié trois fois — sa femme actuelle est Laura Álvarez de Corbyn[3], importatrice mexicaine de café issu du « commerce équitable » — Jeremy Corbyn ne possède plus de voiture et est végétarien[43]. Il est également connu pour avoir divorcé de sa deuxième femme chilienne, Claudia Bracchitta[44], qui souhaitait placer leurs fils dans une école sélective à Londres[45].

Orientations politiques[modifier | modifier le code]

Propositions formulées en 2015[modifier | modifier le code]

Ses propositions principales, lorsqu'il brigue la direction du parti en 2015 (et done la possibilité de mener les travaillistes aux prochaines élections législatives en 2020), incluent[46],[44] :

Économie[modifier | modifier le code]

Corbyn promet d'assurer le financement de la NHS, service de santé britannique.

Jeremy Corbyn se positionne contre l'austérité et propose une stratégie économique fondée sur l'investissement. Pour relancer l'économie et rompre avec l'austérité, il promet en 2016 de prélever 500 milliards de livres sterling dans l'économie[47] : renationaliser en partie les chemins de fer, les compagnies énergétiques, renflouer les caisses du National Health Service sont certaines de ses propositions. Afin de lutter contre les inégalités, il promet d'introduire un salaire minimum horaire de 10 livres[48]. Il entend aussi lutter contre la fraude fiscale en investissant un milliard de livres dans la HMRC, organisme non-ministeriel du gouvernement et responsable de la collecte des taxes et des cotisations à la sécurité sociale.

Interrogé par Andrew Marr sur sa vision du capitalisme, il répond qu'il ne veut pas d'une économie socialiste ou dirigiste, mais d'une « économie mixte », avec un État régulateur qui investit dans certains secteurs clés de l'économie comme la santé, l'éducation ou les transports et qui permette d'atténuer les inégalités sociales[49],[50]. Des économistes comme Steve Keen écrivent dans une lettre au journal The Guardian que, contrairement à se qui se dit chez ses opposants, les propositions anti-austéritaires de Corbyn ne sont pas d’extrême gauche[51]. Le modèle qu'il propose serait éloigné du marxisme et post-keynésianiste[52],[53],[54].

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Biographie, politics.co.uk.
  2. (en) « Jeremy Corbyn gathers support from Communist Party, UKIP and Tories », The Guardian, 22 juillet 2015.
  3. a et b (en) « The Jeremy Corbyn Story: Profile of Labour's new leader », BBC News, 12 septembre 2015.
  4. a, b, c, d et e (en) « Jeremy Corbyn: ‘I don’t do personal’ », The Guardian, 17 juin 2015.
  5. (en) « Jeremy Corbyn MP », Parlement du Royaume-Uni.
  6. a et b (en) « Jeremy Corbyn », BBC News, 8 mars 2005
  7. (en) « Bid to try Pinochet in UK fails », BBC News, 11 mars 1999
  8. (en) « Colby Cosh: ‘Hope for radical progressives might be found in the tale of Jeremy Corbyn », National Post, 30 juillet 2015
  9. a et b (en) « Jeremy Corbyn: the 'unelectable' socialist who might just win », The Week, 28 juillet 2015.
  10. (en) « Evicted Chagos islanders have no right to return home, Law Lords' ruling », The Guardian, 23 octobre 2008.
  11. (en) « Islington North MP Jeremy Corbyn is the country’s lowest expenses claimer », Islington Gazette, 8 décembre 2010.
  12. a, b et c Philippe Bernard, « Jeremy Corbyn a-t-il des amis intégristes ? », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 21 septembre 2015)
  13. a et b Valerie Dekimpe, « CARTE. L'Europe qui aime Poutine », sur Slate,‎ (consulté le 29 novembre 2016).
  14. (en) « Jeremy Corbyn steams ahead in Labour leadership race as another trade union pledges support », The Independent, 30 juillet 2015
  15. (en) « Jeremy Corbyn given huge lead in new poll of Labour leadership voters », New Statesman, 21 juillet 2015
  16. (en) « Poll puts Jeremy Corbyn on course for leadership victory – should we trust it? », The Guardian, 11 août 2015
  17. « Jeremy Corbyn, l’homme qui bouscule le Labour sur sa gauche », Le monde, 12 août 2015
  18. (en) « We can't condemn our children to growing up under a Tory Government, says Yvette Cooper », The Independent, 13 août 2015
  19. (en) « Labour leadership: Don't back Corbyn, say Kendall and Cooper », BBC News, 14 août 2015
  20. « Jeremy Corbyn, le « socialiste » made in UK qui terrorise le Parti travailliste de Tony Blair », Huffington Post, 14 août 2015
  21. « Au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn enthousiasme les innombrables déçus du Labour », Sébastien Martin, Mediapart, 1er septembre 2015
  22. « Vous allez adorer haïr Jeremy Corbyn, candidat à la direction du Labour », Denis Souchon, Acrimed, 4 septembre 2015
  23. (en) « Jeremy Corbyn elected Labour leader in stunning victory », The Guardian, 12 septembre 2015
  24. a et b « Avec Jeremy Corbyn, la gauche « antiaustérité » accède aux commandes de l’opposition britannique », Le Monde, 12 septembre 2015
  25. a et b (en) « Jeremy Corbyn: Who is Labour's new leader? », BBC News, 12 septembre 2015
  26. a et b « Labour: Jeremy Corbyn, chantre de la gauche radicale, élu à la tête du parti », La Dépêche, 12 septembre 2015
  27. a et b Fabien Escalona, « Jeremy Corbyn, ou comment repenser la social-démocratie », sur Mediapart,‎ (consulté le 2 octobre 2016).
  28. Alex Nunns, « Jeremy Corbyn, l’homme à abattre : Cap à gauche pour le Labour », Le Monde diplomatique,‎ (présentation en ligne)
  29. Jeremy Corbyn pose vos questions à David Cameron, Rue89, 14 septembre 2015
  30. (en) « John McDonnell appointed Shadow Chancellor in Corbyn's new frontbench », The Guardian, 13 septembre 2015
  31. (en) « Labour Leader Jeremy Corbyn names Andy Burnham Shadow Home Secretary », BBC News, 13 septembre 2015
  32. « Référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE le 23 juin », sur www.rfi.fr,‎ (consulté le 21 février 2016).
  33. Thomas Cantaloube, « La gauche britannique est divisée face au Brexit », sur Mediapart.fr,‎ (consulté le 24 mai 2016).
  34. (en) "Labour Eurosceptics accuse Corbyn of reversing his position on EU referendum", The Guardian, 20 janvier 2016
  35. (en) Martin Kettle, "Corbyn’s ‘yes, but’ on Europe was right – we all think that too", The Guardian, 14 avril 2016
  36. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/26/97001-20160626FILWWW00075-brexit-deux-nouvelles-demissions-au-labour.php
  37. http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/06/26/critique-apres-la-victoire-du-brexit-jeremy-corbyn-limoge-un-responsable-du-labour_4958288_4872498.html
  38. (en) "Corbyn will not resign say allies amid battle with MPs", BBC News, 28 juin 2016.
  39. GB : carnage au Labour, les Tories préparent la succession de Cameron, L'Express.
  40. Après le Brexit, le Labour vote la défiance contre Jeremy Corbyn, L'Express.
  41. (en) "Angela Eagle to announce Labour leadership bid on Monday", BBC News, 9 juillet 2016.
  42. (en) "Labour leadership: Jeremy Corbyn defeats Owen Smith", BBC News, 24 septembre 2016
  43. (en) « Full interview: Jeremy Corbyn 'Corbynmania? It's odd... I'm a normal person' », Evening Standard, 5 aout 2015
  44. a et b (en) « Jeremy Corbyn's policies: how will he lead Labour? », The Week, 12 septembre 2015
  45. « Marx plutôt que Blair : 10 choses à savoir sur Jeremy Corbyn, nouveau leader du Labour », L'Obs, 12 septembre 2015
  46. (en) « 24 things that Jeremy Corbyn believes », BBC News, 13 septembre 2015
  47. « How would Jeremy Corbyn pay for his spending pledges? », sur www.newstatesman.com (consulté le 25 septembre 2016)
  48. (en) « Strengthening workers’ rights should be Labour’s priority », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  49. BBC News, « Jeremy Corbyn on Brexit, NHS and Syria - bbc news »,‎ (consulté le 25 septembre 2016)
  50. On n'est pas couché, « Intégrale - 10 septembre 2016 On n'est pas couché, le prime! #ONPC »,‎ (consulté le 25 septembre 2016)
  51. (en) Letters, « The Labour party stands at a crossroads », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  52. « 'Marxist' John McDonnell: 'I waited all my life for banking crisis' » (consulté le 25 septembre 2016)
  53. « John McDonnell: what will Corbynomics look like? | Paul Mason », sur blogs.channel4.com (consulté le 25 septembre 2016)
  54. Ian Silvera, « Rock star academic Thomas Piketty joins Jeremy Corbyn's economy team »,‎ (consulté le 25 septembre 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]