Benoît Schneckenburger

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Benoît Schneckenburger
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Benoît Schneckenburger en 2017.

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Essayiste, militant politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
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Benoît Schneckenburger, né le , est un essayiste et militant politique français. Enseignant en philosophie, il exerce également l'activité de garde du corps, notamment pour Jean-Luc Mélenchon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le [1], Benoît Schneckenburger est agrégé de philosophie[2] et docteur en science politique (2011)[3]. Il a aussi étudié les mathématiques appliquées[4].

Il reçoit le grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite le [5].

Il est enseignant en philosophie[6], au lycée parisien Turgot et à l'université Paris-VIII[7].

Il est né dans une famille de chrétiens de gauche. Son père travaille à la direction des ressources humaines de Renault, puis à la Cogéma. Sa mère, femme au foyer, est très investie dans les activités paroissiales[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Son premier geste politique est de porter au revers de son blouson un badge, la main de SOS Racisme. Il intègre le secrétariat national de SOS Racisme et fait ses débuts militants contre le projet de loi Devaquet (1986), et devient aussi membre des collectifs Jeunes libertaires[4]. Il se définit lui-même comme étant un « militant d'extrême gauche ». Côtoyant d'autres militants, il rencontre Jean-Luc Mélenchon au début des années 1990[6], qui le séduit notamment par l’attention qu’il porte à la formation des militants. Il le suit au Parti socialiste en 1992[2].

En 1996, il défend les sans-papier de l'Église Saint-Bernard[7].

Il quitte le parti socialiste dès 1996, avant Jean-Luc Mélenchon, recherchant « une alternative à gauche »[6], et déçu par le manque de réactivité du parti socialiste après l'expulsion de trois cents étrangers sans papiers de l'église Saint-Bernard[8],[9].

Il rejoint le syndicalisme « interprofessionnel », car « on ne peut pas être groupusculaire »[8].

En 2008, il suit Jean-Luc Mélenchon et participe à la fondation du Parti de gauche[7],[2], car il y voit « une perspective cohérente pour le mouvement social »[8]. Il devient ensuite le garde du corps de Jean-Luc Mélenchon. Il le raccompagne personnellement à son domicile dans les transports en commun[7], et gère aussi lors des meetings ou des défilés le service d’ordre et de sécurité, qui comporte au minimum 50 personnes pour les meetings et peut monter à 600 personnes lors d'un défilé, selon ses propres estimations. Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, déclare au sujet de Benoît Schneckenburger que même s'il est « un véritable intellectuel, il est prêt à toutes les tâches, même celles qui sont considérées comme les moins nobles. C’est assez fascinant. »[2],[6].

Benoît Schneckenburger est aussi responsable de l'école de formation des militants[9], dans laquelle, selon Le Point, il « organise et anime les cycles de réflexions collectives sur des sujets théoriques - intérêts de classe et intérêt général, progrès et décroissance, histoire du mouvement ouvrier... »[8].

Pour les municipales de 2014, il est candidat du Parti de gauche dans le 9e arrondissement de Paris. Il estime notamment que l'un des gros enjeux pour cet arrondissement est le logement, et qu'il faut « réquisitionner les logements vides et baisser le prix des loyers »[9].

En mars 2017, le site du Parti de gauche indique que Benoit Schneckenburger est secrétaire national à la laïcité, à l’extrême-droite et à l’anti-racisme[10],[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Ceinture noire de karaté[2] depuis 2002[4], il est pacsé[6].

Idées[modifier | modifier le code]

En 2012, Benoît Schneckenburger publie Populisme, le fantasme des élites.
Selon L'Obs, cet ouvrage s'attaque à l'accusation « Mélenchon est populiste », qui se trouve par exemple dans un dessin de Plantu dans le journal Le Monde faisant de Jean-Luc Mélenchon un jumeau de Marine Le Pen, présidente du Front national, elle aussi accusée de populisme. Pour Benoît Schneckenburger, « l’accusation de populisme cache un déni de démocratie », un « refus que le peuple participe trop à la vie politique »[2]. Selon lui, « déjà Jean Bodin au XVIe siècle parlait de populace à mater à coups de bâton, il n'y a rien de nouveau aujourd'hui à utiliser le mot populisme comme une insulte »[8]. Il considère que la campagne référendaire sur le projet de Constitution européenne en 2005 a marqué un point de « bascule » : «  La haine contre le peuple qui s'est exprimée après le non montre à l'évidence que lorsqu'il décide démocratiquement, à l'issue d'un long débat public, contre les élites, c'est qu'il s'est trompé ». Benoît Schneckenburger considère que « si l'on ne confond pas les aspirations populaires avec la démagogie et la xénophobie alors le populisme est l'autre nom de l'espoir démocratique. Il s'agit de redonner au peuple une image et une parole confisquées »[11].

En 2014, deux ans après l'élection de François Hollande à la présidence de la République, il critique la politique d'austérité du gouvernement, reproche au Parti communiste de s'allier avec le Parti socialiste pour pratiquer une telle politique, et se désole que François Hollande ait pu faire une campagne sur « le changement c'est maintenant » pour gouverner de la sorte[9].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF.
  2. a, b, c, d, e et f Dryef 2011.
  3. Sous la dir. de Gérard Mairet, Philosophie matérialiste et autonomie politique, le cas des matérialistes français du XVIIIe siècle : Julien Offray de La Mettrie et Claude-Adrien Helvétius : la quête du bonheur, déterminations matérialistes de la politique (thèse de doctorat en science politique), Paris, université Paris-VIII, , 325 p. (SUDOC 167041355).
  4. a, b, c et d de Kerangal 2015.
  5. Décret du portant promotion et nomination
  6. a, b, c, d, e et f Hizzir 2017.
  7. a, b, c et d Couvelaire 2012.
  8. a, b, c, d et e Grenapin 2012.
  9. a, b, c et d Leroy 2014.
  10. « Le Secrétariat exécutif national (SEN) – Le Parti de Gauche », sur www.lepartidegauche.fr (consulté le 13 janvier 2018)
  11. Raphaëlle Besse Desmoulières, « "Populisme", un mot à démonter ou à assumer », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louise Couvelaire, « Le poids lourd et la fine plume », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Zineb Dryef, « Benoît Schneckenburger, le garde du corps philosophe de Mélenchon », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  • Antoine Grenapin et M.-C. Poncet, « L'homme à tout faire de Mélenchon », Le Point,‎ (lire en ligne)
  • Hamza Hizzir, « Qui est Benoît Schneckenburger, le garde du corps philosophe de Jean-Luc Mélenchon ? », LCI,‎ (lire en ligne)
  • Zoé Leroy, « Portrait de candidat: Benoît Schneckenburger, la tête la première », Le Daily Neuvième,‎ (lire en ligne)
  • Maylis de Kerangal, « En deçà du volcan », Libération,‎ (lire en ligne)
  • M. Villeminot, « Benoît Schneckenburger, bodyguard de Mélenchon et prof de philo », Voix de l'Ain,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]