Bernie Sanders

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Bernie Sanders
Bernie Sanders, en 2015.
Bernie Sanders, en 2015.
Fonctions
Sénateur des États-Unis
pour le Vermont
En fonction depuis le
(9 ans 6 mois et 22 jours)
Prédécesseur James Jeffords
Représentant des États-Unis
pour le Vermont

(16 ans)
Prédécesseur Peter Smith
Successeur Peter Welch
Maire de Burlington

(7 ans 11 mois et 29 jours)
Prédécesseur Gordon Paquette
Successeur Peter Clavelle
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance New York (États-Unis)
Nationalité Américain
Parti politique LUP (en) (1971-1977)
Indépendant (1977-2015)[1]
Démocrate (depuis 2015)[2]
Diplômé de Université de Chicago
Profession Journaliste
Religion Judaïsme

Signature de Bernie Sanders

Bernard Sanders, dit Bernie Sanders, né le à New York, est un homme politique américain. Maire de Burlington de 1981 à 1989 et membre de la Chambre des représentants de 1991 à 2007, il est sénateur du Vermont depuis 2007.

Politiquement indépendant, Bernie Sanders est rattaché administrativement aux démocrates du Sénat, avant d'adhérer au Parti démocrate en 2015. Premier sénateur américain à se présenter comme démocrate socialiste, développant une doctrine social-démocrate, il est candidat aux primaires du Parti démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Bernard Sanders naît à Brooklyn le et grandit dans un milieu modeste[3]. Il est le fils d'Eli Sanders et de Dorothy Glassberg, des immigrants juifs originaires de Stopnice, en Pologne, dont la famille est tuée durant la Shoah[4],[5],[6].

Bernie Sanders étudie un an au Brooklyn College, puis à l'université de Chicago, dont il sort diplômé d'une licence ès lettres en sciences politiques en 1964, année lors de laquelle il s'installe au Vermont, où il travaille comme charpentier mais aussi comme journaliste. C'est aussi en 1964 qu'il se marie avec sa première femme, Deborah Shiling.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Premiers engagements[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est à l'université, Bernard Sanders intègre la section étudiante du Parti socialiste d'Amérique, la Ligue des jeunes socialistes (en) (Young People's Socialist League, YPSL), et lutte pour les droits civiques et contre la guerre du Viêt Nam[7]. En 1962, il organise un sit-in contre son université, qui possède des complexes immobiliers ségrégationnistes. En 1963, il se rend à la marche de Washington, où Martin Luther King prononce son discours I have a dream[3].

Parti de l'union de la liberté[modifier | modifier le code]

En 1971, Sanders rejoint une petite formation politique vermontaise, le Parti de l'union de la liberté (en) (LUP) et tente, sans succès, de se faire élire au Sénat comme candidat indépendant en 1972 et 1974. Il brigue également, en 1972, 1976 et 1986, le poste de gouverneur du Vermont, alors encore considéré comme un bastion républicain.

Parti d'un score de 2 % des suffrages lors de sa première campagne, il gagne des voix à chaque élection.

En 1977, Sanders quitte le Parti de l'union de la liberté et travaille comme écrivain et directeur de la Société d'histoire du peuple américain.

Maire de Burlington[modifier | modifier le code]

En 1981, Sanders, candidat au poste de maire de Burlington, principale ville du Vermont et siège de l'université du Vermont, est, à la surprise générale et dans le cadre d'une triangulaire, élu avec 10 voix de majorité contre le maire démocrate sortant, six fois élu, Gordon Paquette. L'hebdomadaire The Vermont Vanguard Press parle à cette occasion de « république populaire de Burlington »[7].

Il devient rapidement un maire populaire en revitalisant le centre-ville de Burlington et en équilibrant le budget de la ville[3] ; il est réélu à deux reprises. En 1987, il est même élu contre un candidat ayant reçu l'investiture à la fois du Parti démocrate mais aussi du Parti républicain.

Durant le premier de ses trois mandats, ses partisans se regroupent dans une coalition progressiste qui devient par la suite le Parti progressiste du Vermont. Ce parti n'a pourtant jamais plus de six élus au conseil municipal, composé de 13 membres, mais ceux-ci empêchent tout vote de défiance à l'encontre de Sanders.

En 1986, Sanders tente de se faire élire gouverneur. Il obtient 14,5 % des suffrages, ce qui empêche le gouverneur sortant, Madeleine May Kunin, d'obtenir une majorité absolue des voix.

Représentant du Vermont[modifier | modifier le code]

Bernie Sanders, en 1991.

En 1988, il se présente aux élections pour tenter de prendre le siège du représentant républicain James Jeffords, qui se présente au Sénat. Sanders est battu par le républicain Peter Smith.

Bernie Sanders prend sa revanche deux ans plus tard, en 1990, en étant élu contre Smith avec 56 % des voix. Il devient alors le premier candidat indépendant élu au Congrès des États-Unis depuis 1950[8]. Il détient par ailleurs le record de l'histoire des États-Unis de longévité au Congrès pour un indépendant.

De 1991 à 2007, Sanders est réélu à six reprises à la chambre des représentants comme candidat indépendant. Une seule fois, en 1994, il reçoit l'investiture démocrate. En 2004, il est réélu avec 69 % des suffrages contre le républicain Greg Park (24 %) et le démocrate Larry Drown (7 %).

Durant ses mandats au Congrès, Sanders vote pour l'amendement restreignant les poursuites pénales contre les fabricants d'armes à feu, pour l'interdiction du clonage humain, contre la guerre d'Irak que ce soit en 1991 ou en 2003, pour le soutien aux troupes américaines en Irak, pour un système de sécurité sociale universelle et pour toutes les lois visant à protéger les travailleurs américains contre les délocalisations ou les conséquences sociales du libre-échange en matière de commerce. Il s'oppose aussi frontalement à la politique économique libérale d'Alan Greenspan, alors président de la Réserve fédérale des États-Unis[9].

À partir de 1992, Bernie Sanders apporte son soutien à chaque candidat démocrate à l'élection présidentielle[réf. nécessaire]. Il préside également pendant huit ans le caucus des démocrates progressistes regroupant les 65 représentants les plus à gauche de la Chambre des représentants.

Sénateur du Vermont[modifier | modifier le code]

Bernie Sanders, en 2007.
Bernie Sanders, 10 décembre 2010, utilisant la technique du « filibuster » au Sénat.

En 2006, Sanders annonce sa décision de concourir à l'élection au poste de sénateur du Vermont après le retrait de son ami, le sénateur Jim Jeffords (qui quitte le Parti républicain en 2001). Le sénateur Charles Schumer, président de la commission d'investiture démocrate, apporte immédiatement son soutien à Sanders, en dépit de nombreuses réticences au sein du Parti démocrate. Il reçoit également le soutien du sénateur Harry Reid, du président du Comité national démocrate, Howard Dean, et du sénateur Barack Obama qui vient personnellement dans le Vermont faire campagne pour Sanders.

Néanmoins, Sanders décline l'investiture démocrate, tout en acceptant de recevoir leur soutien officiel. Sans concurrent démocrate, soutenu également par les Socialistes démocrates d'Amérique, Sanders est élu sénateur du Vermont, le , avec 65 % des voix face à l'homme d'affaires et candidat républicain Richard Tarrant (en), qui obtient 32 % des voix. Certains démocrates espèrent alors qu'en échange il ferait pression sur ses amis du Parti progressiste du Vermont (6 sièges sur 150 à la Chambre des représentants du Vermont) pour que celui-ci ne présente pas de candidats à certains postes pour ces élections afin de ne pas prendre de voix aux candidats démocrates. Le Parti progressiste du Vermont annonce refuser une telle éventualité[10], mais en fin de compte le candidat progressiste annoncé au siège de député fédéral, David Zuckerman, se retire début 2006 et le démocrate Peter Welch remporte cette élection.

À la Chambre du Sénat américain, le , Bernie Sanders apparaît décidé à prendre la parole contre la décision de Barack Obama de reconduire les exemptions d’impôts décidées par George W. Bush. Il prononce un discours pendant huit heures et demie, tentant ainsi de faire obstruction par la technique parlementaire dite du « filibuster »[11].

En 2011, alors qu'il estime que le premier mandat de Barack Obama « a déçu des millions d'Américains qui pensent que, sur un certain nombre de sujets, il a dit des choses comme candidats mais il a agi de façon très différente une fois élu », il déclare souhaiter qu'un candidat se présente contre lui lors de la primaire désignant le candidat démocrate pour l'élection présidentielle de 2012. Poussé par l'organisation Progressive Democrats of America à se présenter lui-même, cette dernière réunissant une pétition de 11 000 signatures en sa faveur, il ne donne pas suite à la suggestion[3].

Bernie Sanders est réélu le avec 71 % des voix face au candidat républicain John MacGovern[12].

Primaires présidentielles démocrates de 2016[modifier | modifier le code]

Panneau de soutien lors du premier discours de la campagne, dans son État du Vermont, en mai 2015.

Le , Bernie Sanders annonce sa candidature aux primaires démocrates en vue de l'élection présidentielle américaine de 2016[13]. Il est considéré comme le seul véritable rival d'Hillary Clinton, favorite[14].

Il mène notamment campagne sur des sujets économiques (partage des richesses, rétablissement du Glass-Steagall Act, réindustralisation)[15],[16]. Les critiques de Sanders envers les positions économiques d'Hillary Clinton sont reprises par un appel de 170 grands économistes lui apportant leur soutien, parmi lesquels James K. Galbraith[17]. En retour, Clinton critique la réforme de la sécurité sociale américaine de son adversaire, qui souhaiterait l'étendre à l'ensemble des Américains.

Bernie Sanders privilégie les micro-dons de la part des citoyens afin de lutter contre l'influence croissante des lobbys sur les campagnes électorales. En janvier 2016, il parvient à rassembler 20 millions de dollars de dons auprès de 770 000 contributeurs — soit près de 27 $ par contributeur en moyenne[18],[19].

Contrairement à Hillary Clinton, il manque de soutiens de la part des « super-délégués » du Parti démocrate, qui représentent un cinquième des votes, ainsi que de personnalités de l'aile gauche du parti telles que Bill de Blasio, Jesse Jackson ou Elizabeth Warren. Du côté syndical, s'il obtient le soutien de la National Nurses United, de l'American Postal Workers Union et du Communications Workers of America, les principales centrales syndicales comme celles des employés de service ou des enseignants préfèrent soutenir Hillary Clinton[7].

Le dernier débat pré-électoral du consacre la nette avancée de Bernie Sanders dans la course à l'investiture : il talonne Hillary Clinton dans les sondages et considère sérieusement ses chances de l'emporter. Cette envolée fait craindre à l'équipe de campagne de Clinton le retour d'une situation analogue à la campagne de 2008, lors de laquelle Barack Obama lui avait arraché la victoire dans la dernière ligne droite.

Sanders en campagne dans le New Hampshire, en octobre 2015.

Le 1er février 2016, Bernie Sanders manque de peu de l'emporter dans le premier caucus de la campagne, en Iowa, obtenant 49,6 % des délégués contre 49,8 % pour Hillary Clinton, qui apparaît ainsi fragilisée[20],[21]. Le soir même, Martin O'Malley (0,6 %) annonce le retrait de sa candidature, laissent le champ libre à un duel entre Sanders et Clinton[22]. Le 9 février, Bernie Sanders emporte la primaire du New Hampshire avec 60 % des voix ; il devient ainsi le premier Juif, tout parti confondu, à gagner une primaire[23]. Les sondages indiquent que 83 % des jeunes et 55 % des femmes ont voté pour lui[24].

Hillary Clinton remporte le caucus du Nevada de peu devant Bernie Sanders alors que les deux candidats sont au coude à coude dans les sondages nationaux[25]. Ensuite, le 27 février, Hillary Clinton redynamise sa campagne avec une victoire en Caroline du Sud, puis remporte sept des onze États en jeu lors du Super Tuesday du 1er mars 2016[26] : Bernie Sanders remporte toutefois les États du Colorado, de l'Oklahoma, du Minnesota et du Vermont, perd sur le fil dans le Massachusetts et plus lourdement dans des États du sud fortement peuplés tels le Texas, la Géorgie et la Virginie.

Sanders remporte ensuite deux États le 5 mars : le Nebraska et le Kansas, où il était annoncé perdant, ce qui lui permet de relancer sa campagne malgré sa lourde défaite en Louisiane, où Clinton a pu compter sur le soutien massif de l'électorat noir. Le lendemain, Sanders remporte le caucus du Maine, devançant largement sa rivale[27] ; il parvient aussi à créer la surprise en l'emportant d'une courte tête dans le Michigan, où Hillary Clinton était pourtant très grande favorite. Cet événement lui permet de relativiser son échec dans le Mississipi, le même jour. Le 15 mars suivant, il est devancé dans les cinq États en jeu (Caroline du Nord, Floride, Illinois, Missouri et Ohio), parfois avec des écarts infimes (49,6 % contre 49,4 % dans le Missouri, 50,6 % contre 48,6 % dans l'Illinois) et sa candidature semble compromise. Il poursuit cependant sa campagne.

Du 22 mars au 9 avril, il remporte sept des huit États en jeu, souvent avec des résultats écrasants (78 % dans l'Idaho, 79 % dans l'Utah, 80 % en Alaska, 70 % à Hawaï et 72 % dans l'État de Washington) et sa candidature regagne en crédibilité[28],[29]. Les sondages nationaux montrent alors une progression constante du sénateur du Vermont, désormais au coude à coude avec son opposante ; quelques enquêtes d'opinion le placent même légèrement en tête[30]. Le 19 avril, il perd la primaire de l'État de New York par 42 % contre 58 % pour Hillary Clinton, malgré une intense campagne dans sa ville natale[31]. Le 26 avril, il essuie une nouvelle série d'échecs lors de cinq scrutins organisés dans des États de la côte Est, ne remportant que le petit État de Rhode Island. Bien qu'il soit à cette étape très improbable que Bernie Sanders parvienne à devancer Hillary Clinton en nombre de délégués élus, il décide de maintenir sa candidature jusqu'à la tenue de la Convention démocrate. Le 3 mai, il remporte la primaire de l'Indiana, puis, le 10 mai, celle de la Virginie-Occidentale. Le 17 mai, il remporte une nette victoire dans la primaire fermée de l'Oregon et s'incline sur le fil lors de celle du Kentucky (46,3 % contre 46,8 %). Lors des primaires organisées le 7 juin, il remporte le Dakota du Nord et le Montana, mais doit concéder la défaite dans le Nouveau-Mexique et le Dakota du Sud (de justesse à chaque fois, avec 48,5 et 49,0 %) et surtout dans les deux derniers grands États en jeu, le New Jersey et la Californie, où Clinton s'impose avec respectivement 63,2 et 53,1 %. Le dernier scrutin organisé dans le District de Columbia, le 14 juin, aboutit à une nouvelle victoire de Clinton.

Bernie Sanders envisage alors de négocier son retrait en vue de la convention en demandant une profonde réforme du système des primaires au Parti démocrate, ainsi que plusieurs réformes sociales importantes[32]. Le 24 juin, il déclare avoir l'intention de voter pour Hillary Clinton pour faire battre le candidat républicain, Donald Trump, mais ne la soutient pas pour autant officiellement, car il ne l’a pas « entendue dire ce qui doit être dit »[33].

Les équipes de campagne des deux candidats annoncent le 11 juillet 2016 que Bernie Sanders apporte son soutien à Hillary Clinton, celle-ci ayant modifié son programme, proposant par exemple l'université publique gratuite pour les familles gagnant moins de 125 000 dollars par an, le salaire fédéral minimum à 15 dollars au lieu de 12 sur son programme de base ou l'amélioration de l'accès à la santé[34].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Sanders divorce de sa première femme Deborah Shiling en 1966. Trois ans plus tard, en 1969, naît son fils, Levi Sanders, dont la mère est Susan Campbell Mott.

Bernie Sanders se marie une deuxième fois en 1988 avec Jane O'Meara, présidente du Burlington College. Du fait de cette union, il a trois beaux-enfants[35].

Son frère, Larry Sanders (ne pas confondre avec le basketteur américain), naturalisé britannique, est membre du Parti vert de l'Angleterre et du pays de Galles[36]. Son neveu, fils de Larry Sanders, est conseiller municipal écologiste de la ville d'Oxford dans le comté d'Oxfordshire en Angleterre de 2005 à 2013.

Opinions[modifier | modifier le code]

Bien qu'admirateur du syndicaliste et politicien Eugene Victor Debs (1855-1926) — son portrait est accroché dans son bureau — et se considérant comme socialiste et donc comme indépendant du Parti démocrate, ses positions sont en général très proches de celle des membres de l'aile gauche, la plus progressiste, du parti. Ainsi, en 2005, Howard Dean, qui préside alors le comité national du Parti démocrate, dit de Sanders que « c'est simplement un démocrate progressiste. La réalité, c'est que Bernie Sanders vote 98 % du temps avec les démocrates »[7]. Sa doctrine est généralement considérée comme étant social-démocrate[37],[38]. Il arrive également à attirer des électeurs non affiliés à un parti ainsi que des Républicains, notamment par son programme économique[3].

Il déclare qu'il n'est pas un athé[39].

Économie[modifier | modifier le code]

Sanders s'oppose à ce qu'il nomme le libre-échange « absolu »[40]. Ce dernier, note-t-il, prive les travailleurs américains de leur emploi pendant que les travailleurs étrangers sont exploités dans des ateliers de misère.

Il se prononce notamment pour une augmentation du salaire minimal[16] et la réduction du « fardeau » de la dette des étudiants[41] en rendant les collèges et universités publics sans frais. Pour ce faire, il souhaite taxer les transactions financières et augmenter les taxes de sécurité sociale sur les hauts revenus[42]. Il est aussi un partisan de lois exigeant des entreprises de donner à leurs travailleurs le congé parental, le congé de maladie et le temps de vacances, notant que ces lois ont été adoptées par presque tous les autres pays développés[43].

Santé[modifier | modifier le code]

Il est un fervent partisan du système de santé universel[44]. Pour démontrer l'optimalité du système public face à un système privé, il cite en exemple le « modèle français ».

Syndicats[modifier | modifier le code]

Il soutient une législation visant à rendre plus facile pour des travailleurs le fait d'adhérer ou de former un syndicat[45].

Environnement[modifier | modifier le code]

Sanders affirme que le réchauffement climatique est une réalité[46] contre laquelle il faut lutter[47]. Dans un discours prononcé au Sénat, il réfute les allégations du sénateur James Inhofe : « Lorsque le sénateur Inhofe dit que le réchauffement climatique est un canular, il a tout à fait tort car une grande majorité des scientifiques du climat s'accordent sur ce phénomène »[48].

Puissance nucléaire[modifier | modifier le code]

À la suite de l'accident nucléaire de Fukushima en 2011, Sanders a demandé un moratoire sur l'autorisation de nouvelles centrales nucléaires et le renouvellement des permis pour les installations existantes, dans le but de ralentir ce qui a été présenté comme une renaissance du nucléaire aux États-Unis[49]. Sanders a écrit au président Barack Obama pour lui demander de nommer une commission spéciale pour examiner la sûreté des centrales nucléaires américaines. Pour lui, « dans un système de libre entreprise, l'industrie nucléaire devrait être tenue de s'assurer contre les accidents »[49].

Droits civiques[modifier | modifier le code]

Il défend le mariage homosexuel et la législation de l'avortement[50]. Il a voté contre le Defense of Marriage Act (qui reconnaît le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme) à la Chambre des représentants[51]. Il a en outre assisté au célèbre discours I have a dream de Martin Luther King sur l'esplanade du Capitole en mars 1963. Il fut condamné l'été suivant pour avoir résisté à une arrestation lors d'une manifestation contre la ségrégation dans les écoles publiques à Chicago[52]. Il sort de garde à vue après avoir payé 25 dollars d'amende[53].

Drogues[modifier | modifier le code]

Il est partisan de la dépénalisation du cannabis.

Médias[modifier | modifier le code]

Bernie Sanders s'oppose aux « empires médiatiques », concentration de médias dans les mains d'une seule personne[54]. À ce titre, il est apparu dans deux documentaires critiques : Orwell Rolls in His Grave (en) et Outfoxed (en): Rupert Murdoch's War on Journalism[55].

Peine de mort[modifier | modifier le code]

Bernie Sanders est favorable à l'abolition de la peine de mort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « U.S. Senate: Senators of the 114th Congress », sur www.senate.gov (consulté le 9 décembre 2015).
  2. (en) « Sanders declares as Democrat in NH primary », sur Burlington Free Press,‎ (consulté le 9 décembre 2015).
  3. a, b, c, d et e John von Sothen « Bernie Sanders - Le réveil de la force », Vanity Fair no 36, juin 2016, pages 108-117.
  4. Voir, (en) Nicholas Confessore. As Bernie Sanders Makes History, Jews Wonder What It Means. The New York Times, February 10, 2016. La version imprimée se trouve p. A21.
  5. (en) Joseph Berger, « Bernie Sanders Is Jewish, but He Doesn’t Like to Talk About It », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  6. Voir, (en) Amy Chozick and Patrick Healy. Caustic Sanders Pushes Clinton on Trade and Jobs at Debate in Michigan. The New York Times, Monday, March 7, 2016. Sanders déclare durant le débat qu'il est fier d'être Juif.
  7. a, b, c et d Bhaskar Sunkara, « Un socialiste à l'assaut de la Maison Blanche », Le Monde diplomatique, vol. 63, no 742,‎ , p. 16 (lire en ligne).
  8. (en) Jake Miller, Rebecca Kaplan et Stephanie Condon, « Election 2016: Five things to know about Bernie Sanders », sur CBS News,‎ (consulté le 6 février 2016).
  9. (en) « Bernie Sanders Confronts Alan Greenspan », sur youtube.com (consulté le 6 février 2016).
  10. Ross Sneyd, « Progressives say no deals on 2006 elections » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Associated Press, 12 mai 2005.
  11. (en) AMC, « Bernie Sanders, le vieux « socialiste » américain qui parle à l'oreille des jeunes », sur La Libre.be,‎ (consulté le 6 février 2016).
  12. (en) « Sanders re-elected, polls close in Va., Ind. », sur WPTZ,‎ (consulté le 13 mars 2016).
  13. (en) « Bernie Sanders announces run for president », sur Burlington Free Press,‎ (consulté le 13 novembre 2015).
  14. Maxime Massé, « La montée étonnante de Bernie Sanders », sur La Presse,‎ (consulté le 13 novembre 2015).
  15. Associated Press in Montpelier, « Bernie Sanders confirms presidential run and damns America's inequities », sur the Guardian,‎ (consulté le 21 juin 2016).
  16. a et b (en) « On the Issues: Income and Wealth Inequality », sur berniesanders.com (consulté le 21 juin 2016).
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  21. (en) « Iowa State Results », sur www.idpcaucuses.com (consulté le 3 février 2016).
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  53. « Primaires américaines : les images de l'arrestation de Bernie Sanders qui pourraient servir sa campagne », sur francetv info,‎ (consulté le 23 mars 2016).
  54. (en) John Nichols et Robert W. McEhsney, « The Battle Over Media Ownership is Far From Over », sur Commondreams.org,‎ (consulté le 4 août 2009) — Members of Congress are finding they cannot avoid talking about media issues because people really are upset with what the FCC did and with the broader issue of who controls the media," says U.S. Rep. Bernie Sander, I-Vermont, a leading critic of the FCC rule changes [removing limits on the ability of individual companies to dominate more than 35 percent of television communications and to prevent "cross-ownership" schemes that allow corporations to buy up primary newspapers, radio and television stations and cable and Internet services in a city.] and a champion of media reform in the public interest..
  55. (en) « Vt. congressman interviewed for film », USA Today,‎ (lire en ligne) — Rep. Bernie Sanders has a burgeoning second job: movie star. Vermont's lone congressman is one of many legislators, journalists and media watchdogs interviewed for « Orwell Rolls in His Grave » by director Robert Pappas, and Robert Greenwald's latest film, « Outfoxed: Rupert Murdoch's War on Journalism »..

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