Philippe Caubère

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Philippe Caubère
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Philippe Caubère (2011)
Naissance (68 ans)
Marseille, Bouches-du-Rhône, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur
Auteur de théâtre
Metteur en scène de théâtre
Films notables Molière
La Gloire de mon père
Le Château de ma mère

Philippe Caubère est un comédien, auteur de théâtre et metteur en scène français, né le à Marseille.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Philippe Caubère est le frère aîné de la comédienne Isabelle Caubère (1954-2010), du directeur de la photographie Pascal Caubère ainsi que de l'infographiste David Caubère.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Il commence le théâtre en 1968, au Théâtre d'essai d'Aix-en-Provence. Entre 1970 et 1977, il est un des piliers du théâtre du Soleil que dirige Ariane Mnouchkine où il participe aux spectacles 1789, 1793 et l'Âge d'or comme acteur-improvisateur, puis au film Molière dont il joue le rôle-titre et au Dom Juan du même auteur, qu'il joue et met en scène, avant de choisir de voler de ses propres ailes.

Après un passage à l'Atelier Théâtre Jean Vilar de Louvain-la-Neuve, dirigé par Armand Delcampe en 1978-79, où il joue Lorenzaccio d'Alfred de Musset au festival d'Avignon et Les Trois Sœurs de Tchékhov dans une mise en scène d'Otomar Krejča, il se tourne vers l'écriture. Partant d'improvisations autobiographiques dirigées par Jean-Pierre Tailhade et de Clémence Massart, il crée en juillet 1981 au Festival d'Avignon La Danse du diable, une « pièce comique et fantastique » sur sa mère et son enfance marseillaise.

Le Roman d'un acteur, auquel il consacrera les 10 années suivantes, est une œuvre autobiographique monumentale, qu'il écrit, met en scène et joue avec la collaboration de Clémence Massart, Véronique Coquet (avec laquelle il fonde en 1985 la société de production La Comédie nouvelle) et Pascal Caubère (son frère). Composée de onze spectacles de trois heures chacun, elle raconte la vie du jeune Ferdinand Faure - alter ego de Caubère - depuis son arrivée au théâtre du Soleil jusqu'à sa décision d'écrire et de produire lui-même ses spectacles.

L'auteur Caubère ne renie pas les influences de Proust et de Céline, ni celles de la commedia dell'arte et de Fellini : l'ampleur de l'œuvre, le monde qu'elle met en scène (les années 1950 à 70), la multitude de personnages peuvent donner le vertige, surtout lorsqu'on songe qu'après avoir créé les spectacles au fur et à mesure, de 1981 à 1993, il les a ensuite joués en même temps au rythme d'un par jour. Cela suppose de posséder, outre les déplacements, les effets de mise en scène et les voix et attitudes de tous les personnages, près de 36 heures de texte en mémoire. Mais Le Roman d'un acteur est plus qu'un simple marathon théâtral. Le ton de ses spectacles oscille, dit-il, « entre Tintin et la recherche du temps perdu » et passe du comique burlesque au pathétique.

En 1999, Philippe Caubère publie chez Denoël Les carnets d'un jeune homme 76/81 qui retracent au jour le jour la genèse de l'œuvre ; ceci après avoir mis en scène et joué Aragon (en deux parties, Le communiste et Le fou) en 1996 ; comme il créera en 2003 Recouvre-le de lumière d'Alain Montcouquiol et Urgent crier ! d'André Benedetto en 2011.

En 2000, vingt ans après le premier spectacle, Philippe Caubère remet sur le métier l'œuvre-matrice, La Danse du diable, en repartant des improvisations de l'époque, pour faire de ce spectacle de 3 heures un nouveau cycle, L'Homme qui danse, comprenant cette fois huit spectacles de 3 heures chacun, dont les deux derniers, La Ficelle et La Mort d'Avignon, constituent, de son propre aveu, l'épilogue à une "autobiographie théâtrale, comique et fantastique".

En 2012, il crée Marsiho d'André Suarès, deuxième spectacle du Sud (après Urgent crier !).

En juillet 2013, il condamne, dans le quotidien Libération, la politique menée par la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, notamment le limogeage de différents directeurs d'institutions culturelles[1].

Enquête préliminaire[modifier | modifier le code]

En avril 2018, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour viol à la suite d'une plainte déposée par Solveig Halloin[2], une ex-militante des Femen[3]. Le comédien ne nie pas les relations sexuelles mais rejette fermement les accusations de viol. Il parle d'une relation consentie, « amoureuse », « fleur bleue ». Et il ajoute : « Je serais totalement incapable de commettre ces actes de violence dont elle m'accuse. Je serais même incapable d'avoir une érection dans ces conditions. Ce qui me fait bander, c'est la tendresse »[4],[5]. Il émet l'hypothèse d'un règlement de compte lié à son engagement sur la pénalisation du client des prostituées.

En effet, Philippe Caubère est un client auto-proclamé de prostituées. En 2011, il publie dans Libération une tribune intitulée « Moi, Philippe Caubère, acteur, féministe, marié et client de prostituées » en réaction d'une proposition de loi prévoyant la pénalisation des clients de prostituées initié par Roselyne Bachelot, alors ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale[6]. Il y décrit son rapport au sexe en lien avec la relation avec sa mère en déclarant : « Cette femme, cette pauvre femme, c’était ma mère. Intelligente, brillante, charmante, amoureuse, généreuse, féministe avant l’heure, (...) Mais dès qu’il s’agissait de sexe et de plaisir, elle devenait folle, méchante, abrutie, assassine, moyen-âgeuse (...) Et j’ai dû, tout au long de ma longue, si longue adolescence en subir les effets, les tourments, le martyre (...) ». Il dénonce également un texte « attentant de plein fouet aux libertés publiques », voulant « pointer le retour de l'ordre moral » tout en précisant qu'« il faut évidemment régler le problème des réseaux de prostitution »[7]. Il est alors invité sur différents plateaux de télévision pour exposer son point de vue.

En octobre 2013, il fait également partie des 19 signataires de « Touche pas à ma pute ! Le manifeste des 343 "salauds" » pour protester contre les sanctions qui pourraient toucher les clients des prostituées[8].

Le 24 avril 2018, l'avocat de Philippe Caubère annonce que ce dernier porte plainte contre Solveig Halloin pour diffamation[9].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

  • 1981 : La Danse du diable – Histoire comique et fantastique, La Condition des Soies (Avignon)
  • 1986 - 1992 : Le Roman d'un acteur Épopée burlesque en onze épisodes
    • L'Âge d'or (1re partie) « Les Enfants du Soleil, La Fête de l'amour et Le Triomphe de la jalousie composent La Trilogie amoureuse, qui raconte l'histoire d'amour de Cléménce et Ferdinand au Théâtre du Soleil. Ariane 1 et 2 évoquent la création de L'Âge d'or à la Cartoucherie, et Les Marches du Palais la rupture d'Ariane et Ferdinand après la présentation de Molière au Festival de Cannes. » Pièces sur le site de Philippe Caubère.
      • Les Enfants du Soleil – septembre 1988
      • Ariane ou l'Âge d'or – avril 1986
      • Jours de colère (Ariane 2) – octobre 1986
      • La Fête de l'amour – janvier 1989
      • Le Triomphe de la jalousie – janvier 1989
      • Les Marches du Palais – janvier 1993
    • La Belgique (2e partie) « Les aventures de Bruno et Ferdinand à l'Atelier théâtral de la Nouvelle Belgique dirigé par Armand Delbarre[12]. Le Champ de betteraves, Le Voyage en Italie et Le Bout de la nuit composent La Trilogie belge qui raconte l'errance de Ferdinand au pays des betteraves après l'échec de Lorenzaccio au Palais des Papes. » Pièces sur le site de Philippe Caubère.
      • Le Chemin de la mort (Le Vent du gouffre 1) – avril 1991
      • Le Vent du gouffre (2) – avril 1991
      • Le Champ de betteraves – janvier 1992
      • Le Voyage en Italie – janvier 1992
      • Le Bout de la nuit – janvier 1992
  • 1996 : Aragon, Festival des Îles (Marseille)
    • Le Communiste
    • Le Fou
  • 1999 : Suarès d’après André Suarès, théâtre des Salins (Martigues)
    • Marsilho - 1931
    • Vues sur l’Europe - 1939
  • 2000 - 2007 : L'Homme qui danse ou la Vraie Danse du diable – Autobiographie théâtrale, comique et fantastique en sept épisodes
    • Claudine et le Théâtre (1er volet) – carrière Boulbon, Festival d'Avignon, juillet 2000
      • Claudine ou l'Éducation
      • Le Théâtre selon Ferdinand
    • 68 selon Ferdinand (2e volet) – théâtre du Chêne Noir, Festival d'Avignon, septembre 2001
      • Octobre
      • Avignon
    • Ariane et Ferdinand (3e volet) – théâtre de la Minoterie (Marseille), janvier 2005
      • Ariane
      • Ferdinand
    • L'Épilogue (4e volet) – théâtre du Rond-Point, septembre 2007
      • La Ficelle
      • La Mort d'Avignon
  • 2003 : Recouvre-le de lumière d'après Alain Montcouquiol, Arènes de Nîmes
  • 2015 - 2018 : Le Bac 68 - Histoire dans l'histoire de la « La Danse du Diable ».
    • Ce spectacle a pour première ambition de raconter aux jeunes gens d’aujourd’hui comment leurs parents, ou grands-parents, ont passé le bac en cette année emblématique.
  • 2017 - 2018 : Adieu Ferdinand ! - trois histoires, trois nouvelles de théâtre, « trois contes », en référence au titre célèbre de Flaubert, donné(e)s sur deux soirées :
    • Première soirée (qui pourrait s'appeler : Clémence), en deux épisodes : La Baleine (ou Moby Dick) puis Le Camp naturiste.
    • Seconde soirée (qui pourrait s'appeler : Bruno) : Le Casino de Namur.

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aurélie Filippetti : une année de couacs à la Culture, Maxime Pargaud, lefigaro.fr, 15 juillet 2013
  2. « Affaire Philippe Caubère: Le témoignage de la plaignante, Solveig Halloin », sur https://www.huffingtonpost.fr,
  3. « Accusé de viol, Philippe Caubère se dit « horrifié » », sur lepoint.fr,
  4. « VIDÉO EXCLUSIVE - La plaignante qui accuse Philippe Caubère de viol témoigne de l'emprise qu'avait le comédien sur elle », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  5. « Accusé de viol, Philippe Caubère réagit sur RTL : "C'est complètement faux !" », sur rtl.fr
  6. « Moi, Philippe Caubère, acteur, féministe, marié et «client de prostituées» », sur http://www.liberation.fr, (consulté le 18 avril 2018)
  7. Éric Libiot, Philippe Caubère: "Le sexe n'est pas uniquement ce qui salit", interview dans L'Express.
  8. Causeur.fr
  9. « Accusé de viol, Philippe Caubère porte plainte pour diffamation », Culturebox,‎ (lire en ligne)
  10. Selon les conventions typographiques, « Soleil » prend une majuscule car le mot fait ici référence au théâtre du Soleil.
  11. Selon les conventions typographiques, « Palais » prend une majuscule car le mot fait ici référence au palais des festivals de Cannes.
  12. Bernard Dartigues, « La Belgique 1ère partie - bookpack », Malavida (consulté le 1er août 2018)