Raquel Garrido

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Raquel Garrido
Illustration.
Raquel Garrido en 2015.
Fonctions
Porte-parole de La France insoumise

(1 an, 9 mois et 2 jours)
Prédécesseur Parti créé
Successeur Vacant
Biographie
Nom de naissance Raquel Andrea Garrido
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Valparaiso (Chili)
Nationalité française
chilienne
Parti politique PS (1993-2008)
PG (depuis 2008)
FI (2016-2017)
Conjoint Alexis Corbière
Profession avocate
chroniqueuse

Raquel Garrido, née le à Valparaiso au Chili, est une avocate, chroniqueuse et femme politique franco-chilienne[1][2].

Porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise pendant plus d'un an, elle en était également l'avocate.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Raquel Garrido est la fille de Guillermo Garrido, ingénieur chimiste chilien[3] et de María Eugenia Montecinos. Elle est la sœur de l'artiste Tatiana Garrido (Mistysa). Elle naît le 23 avril 1974 à Valparaíso, au Chili.

Deux jours après le coup d'État du 11 septembre 1973, à cause de leur appartenance à l'organisation d'extrême gauche Mouvement de la gauche révolutionnaire, ses parents sont emprisonnés ainsi que ses oncles et tantes. Ils décident de s'exiler à Toronto au Canada en mars 1975[4] puis en France à Marly-le-Roi[5] (où Raquel Garrido va rester), au Brésil puis retournent enfin au Chili pour les projets professionnels de son père[6] d'après ce qu'elle décrit comme une « vie d'errance et d'exil »[7].

Parcours[modifier | modifier le code]

Raquel Garrido (en haut à gauche), lors du meeting de création du Parti de gauche, en 2008.
Raquel Garrido en 2011 (à gauche).

Dès le lycée elle devient dirigeante étudiante à l'Union nationale des étudiants de France – Indépendante et démocratique et à 22 ans elle est vice-présidente de l'association SOS Racisme[8]. Le , elle fait sa première apparition à la télévision, à 20 ans, dans l'émission de débat Chela ouate présentée par Christian Spitz sur France 2.

C'est en qualité de juriste internationale, fonction qu'elle a pratiquée pour une confédération syndicale de 2002 à 2008, qu'elle représente la France au sein de l'Organisation internationale du travail et suit les négociations de l'Organisation mondiale du commerce (particulièrement sur le compte des travailleurs)[8][source insuffisante].

Elle décide ensuite de reprendre ses études et réussit l'examen pour devenir avocate. Elle s'inscrit en 2011 au barreau de Paris où elle se spécialise dans le droit de la presse particulièrement en étant l'avocate de Jean-Luc Mélenchon, notamment dans les contentieux face à Marine Le Pen, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Alain Juppé. Elle est également l'avocate de Maryline Mélenchon, fille de Jean-Luc.

Militante au Parti socialiste de 1993 à 2008 et dirigeante de l'association Pour la République sociale, elle est cofondatrice du Parti de gauche en 2008[1]. Elle quitte la direction du Parti de gauche en 2015.

En 2012, elle est candidate aux élections législatives dans la 2e circonscription des Français établis hors de France, pour le Front de gauche. Elle arrive en quatrième position avec 8,6 % des voix[9].

En 2014, elle organise la première votation citoyenne pour le droit de révoquer les élus[10],[11].

En 2015, elle publie le Guide citoyen de la 6e République aux éditions Fayard[12],[13]. Dans cet ouvrage elle défend le principe d'une assemblée constituante pour passer à la 6e République. Elle défend également le droit de révoquer les élus entre les élections et le droit de vote à 16 ans, mesures qui seront reprises dans le programme L'Avenir en Commun de La France insoumise en 2017, alors qu'elles n'apparaissaient pas en 2012 dans le programme du Front de gauche, L'Humain d'abord[14].

En 2016, elle devient porte parole de La France insoumise, le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon.

En septembre 2017, elle rejoint la bande de chroniqueurs de la nouvelle émission de Thierry Ardisson sur C8, Les Terriens du dimanche !, la version dominicale de Salut les Terriens ![15]. Cela lui vaut des critiques, la chaîne appartenant à Vincent Bolloré, régulièrement la cible de La France insoumise[16]. Elle est alors l'objet d'une importante médiatisation[17].

Certains médias affirment que ces controverses sont la cause de son départ du poste de porte-parole de la France insoumise début novembre[18], ainsi que le mouvement en lui-même[19], ce qui a été fermement nié par Jean-Luc Mélenchon[20],[21]. Raquel Garrido a déclaré avoir quitté la France insoumise pour que son temps de parole à l'antenne ne soit plus décompté comme du temps de parole France insoumise[22].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Depuis juillet 2000, elle est mariée avec Alexis Corbière[23]. Ils ont trois filles[1],[24].

Médiatisation[modifier | modifier le code]

Polémiques[modifier | modifier le code]

En mai 2017, elle se déclare « avocate militante bénévole »[25]. Pourtant, selon un article du du Canard enchaîné, depuis six ans qu'elle est avocate, elle aurait omis de régler ses cotisations sociales à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF), à laquelle elle serait redevable de 32 215 . L'hebdomadaire assure par ailleurs qu'elle ne paierait pas non plus, depuis un an, ses cotisations à l'ordre des avocats de Paris[26]. Mais la CNBF dénonce des « informations inexactes »[27],[28] et selon le barreau de Paris[29], elle avait déjà réglé sa situation auprès de l'Ordre des avocats de Paris le avec un échéancier visant à régler les arriérés[30]. L'article du Canard enchaîné, qui a eu un grand retentissement, a fait l'objet d'une plainte en diffamation[31],[32] par l'intéressée.

En octobre 2017, elle est l'objet d'une nouvelle polémique parce qu'occupant un logement HLM avec son conjoint Alexis Corbière. Le couple a finalement quitté ce logement pour aller vivre dans la circonscription d'Alexis Corbière, élu député en juin 2017. Ils avaient occupé leur logement social légalement et sans passe-droit de 2000 à 2017[33],[14].

En octobre 2018, Le Canard enchaîné révèle que Raquel Garrido et son conjoint Alexis Corbière ont bénéficié d’une aide de l’Agence nationale de l’habitat pour financer des travaux de rénovation réalisés dans leur maison de Bagnolet[34]. Le couple a reçu cette aide accordée sous conditions de ressources aux propriétaires occupants modestes alors que l'une était chroniqueuse à la télévision et l'autre député [34].

Affaires judiciaires médiatiques[modifier | modifier le code]

Prises de position[modifier | modifier le code]

Au sujet des manifestations au Venezuela, tout en indiquant que la position de La France insoumise « est d'être très méfiant et de ne pas répondre aux injonctions de critiquer », Raquel Garrido dit « reconnaître qu'il y a une répression » et exprime sa « tristesse » parce que « la violence nuit au projet politique de s'enlever de la manne pétrolière »[46].

Publication[modifier | modifier le code]

  • Raquel Garrido, Guide citoyen de la 6e République : pourquoi et comment en finir avec la monarchie présidentielle, Paris, Fayard, coll. « Essais », (ISBN 978-2-213-68666-0, OCLC 930705505)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Salor 2016.
  2. « L'équipe au complet vous donne rendez-vous à la rentrée pour "Les Terriens du Dimanche" sur @C8TV #SLT #LTDpic.twitter.com/VETZZDIrj8 », sur @lesterriens,
  3. (es) « Guillermo Garrido, profesor adjunto en Ciencias Agronómicas de la Universidad de Chile: De la innovación industrial a la sala de clases », sur INAPI, .
  4. Alemagna 2017.
  5. Malnuit 2017.
  6. Laurent 2014.
  7. « Español », sur Le Blog de Raquel Garrido, .
  8. a et b « Biographie », sur Le Blog de Raquel Garrido, .
  9. « Résultats des élections législatives 2012 », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 5 juin 2017).
  10. Thibaut Le Gal, « Exclusif: Le Parti de gauche lance sa campagne pour que «tous les élus puissent être révocables» », 20 minutes,‎ (lire en ligne).
  11. Aurélien Soucheyre, « Une votation pour le droit de révocation », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  12. Garrido 2015.
  13. Alemagna 2015.
  14. a et b « Alexis Corbière et Raquel Garrido vont quitter leur HLM à Paris », sur Le Point, .
  15. Élisa Huet, « Jeremstar, Natacha Polony… Nouveaux chroniqueurs de Thierry Ardisson dans Salut les terriens », sur non-stop-zapping.com, .
  16. Marc de Boni, « Raquel Garrido critiquée après l'annonce de son arrivée sur la chaîne C8 », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  17. Éric Hacquemand, « Les drôles de dames de Mélenchon », Paris Match,‎ , p. 35 (lire en ligne).
  18. « Raquel Garrido va quitter son poste de porte-parole de la France insoumise », sur Le Parisien, .
  19. « « Je tourne la page » : Raquel Garrido quitte La France insoumise et arrête la politique », sur France Info, .
  20. Benjamin Meffre, « Pour Jean-Luc Mélenchon, Raquel Garrido concentre "la hargne" de "la caste" médiatique », ozap.com,‎ (lire en ligne)
  21. Jean-Luc Mélenchon, « Raquel est et reste mon amie. Elle n'a commis aucune faute. Seuls les journalistes ont cherché à tout pourrir par leurs fausses polémiques. Avec tout mon mépris.https://twitter.com/loicbesson/status/928942782479306753 … », sur @JLMelenchon,
  22. Arthur Nazaret et Michaël Bloch, « Raquel Garrido au JDD : "Je ne suis pas indispensable à la France insoumise" », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  23. Hacquemand 2017.
  24. Le Vaillant 2016.
  25. @RaquelGarridoFI, « Erreur. Alexis est prof en lycée pro (2300€/mois). Moi je suis avocate militante bénévole (zéro honoraires). Trois enfants. Circulez... », sur Twitter, .
  26. Michaël Bloch, « Raquel Garrido s'est engagée à payer ses cotisations à l'Ordre des avocats », Le Journal du dimanche, .
  27. Aurélie Marcireau, « Cotisations sociales non payées par Raquel Garrido : la caisse nationale des barreaux français dénonce des « informations inexactes » », sur Le Lab (Europe 1), .
  28. Pierre Brégou, « Faire cesser la rumeur inexacte mise au point sur les réseaux sociaux », sur Caisse nationale des barreaux français, .
  29. « .@canardenchaine #RaquelGarrido a été convoquée par l'Ordre le 20/09/17, a pris des engagements avec 1 échéancier pr payer ses cotisations », sur @Avocats_Paris,
  30. Marc de Boni, « Raquel Garrido s'engage à payer ses dettes à l'ordre des avocats de Paris », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  31. « Raquel Garrido et l'affaire des cotisations non payées: « La journaliste du Canard Enchaîné s'est foutu de ma gueule » », sur RMC,
  32. Robin Andraca, « Raquel Garrido a-t-elle porté plainte contre «le Canard enchaîné» ? », Libération,‎ (lire en ligne).
  33. Valentin Graff, « Les porte-parole de La France insoumise occupent-ils indûment un HLM ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  34. a et b « Le député LFI Alexis Corbière justifie l’aide pour « ménages modestes » reçue pour rénover son logement », sur Le Monde.fr, (consulté le 31 octobre 2018)
  35. Raquel Garrido, « Inertie de la commission des sondages : Jean-Luc Mélenchon saisit la Cour européenne des droits de l’Homme (PG) », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  36. « Sondages: le Conseil d'État rejette le recours de Mélenchon », L'Express,‎ (lire en ligne).
  37. « Marine Le Pen condamnée dans le procès du “faux tract” », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  38. « Marine Le Pen perd son procès en diffamation contre Raquel Garrido », BFM TV,‎ (lire en ligne)
  39. Emmanuel Magdelaine, « “Faux tract” à Hénin-Beaumont : Marine Le Pen perd à nouveau son procès contre l'avocate de Mélenchon », sur France 3, .
  40. Soren Seelow, « A-t-on le droit de qualifier Marine Le Pen de «“fasciste” ? », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  41. « Copé, Kosciusko-Morizet et Juppé condamnés pour avoir accusé Mélenchon d'accointances antisémites », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  42. « Prison avec sursis confirmée pour un jeune élu UMP du Val-de-Marne pour violences », Public Sénat,‎ (lire en ligne).
  43. « Le recours de la fille de Jean-Luc Mélenchon rejeté par le tribunal », sur Capital, .
  44. Étienne Jacob, « Mélenchon mis en examen pour diffamation envers la Société Générale », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  45. Cécile Soulé, « Un opposant au maire FN d'Hayange relaxé dans une affaire de diffamation », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  46. « Venezuela: Mélenchon ne veut pas "perdre son temps à jeter des pierres" à ses "amis" imparfaits », sur BFM TV, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]