Institut d'études politiques de Paris

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Institut d’études politiques de Paris
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Histoire et statut
Fondation
Type
Forme juridique
Régime linguistique
Fondateur
Président
Directeur
Localisation
Campus
Paris (1871), Nancy (2000), Dijon (2001), Poitiers (2001), Menton (2005), Le Havre (2007), Reims (2009)
Localisation
Pays
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Chiffres-clés
Étudiants
13 000[5]
Enseignants-chercheurs
216[4]
Budget
190 millions d’euros de budget[2]
Divers
Membre de
Site web

L'Institut d'études politiques de Paris (IEP de Paris), communément désigné par le nom « Sciences Po », est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche dans les domaines des sciences humaines et sociales et des relations internationales. Des enseignements de droit, de finance, de comptabilité, de management, de gestion des ressources humaines, de communication, de marketing, de journalisme, d'urbanisme et d'environnement sont également dispensés.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

L’IEP de Paris recrute ses étudiants dans le monde entier par le biais de diverses procédures d’admission. Sciences Po propose une formation divisée entre :

  • une offre de formation initiale qui va du Collège universitaire (le 1er cycle en trois ans avec une troisième année obligatoire à l'étranger) au doctorat, en passant par sa formation de niveau master proposée dans ses sept écoles professionnelles (l'école d'affaires publiques, l'école d'affaires internationale (PSIA), l'école de droit, l'école du management et de l'innovation, l'école urbaine et l'école de journalisme et l'école doctorale)[8] ;
  • une offre de formation continue à destination des professionnels[9].

Près de 71 % de ses diplômés travaillent dans le secteur privé, 8 % dans une organisation internationale ou au sein des institutions européennes et 21 % dans le secteur public[10], et pour des domaines variés : le conseil, le marketing et la communication, la finance, la comptabilité et la gestion administrative, les relations internationales et la sécurité[11].

Sciences Po propose une préparation aux concours administratifs français, aux concours européens ainsi qu'aux concours judiciaires et juridiques. L'école est notamment réputée pour posséder la meilleure classe préparatoire aux concours de l'ENA[12] et au concours de l'ENM[13].

Sciences Po est membre de la ComUE USPC.

Issu de la nationalisation de l'École libre des sciences politiques, fondée en 1872 par Émile Boutmy, l'IEP de Paris a le statut particulier de grand établissement, ce qui lui permet d'avoir un processus de recrutement très sélectif. C’est l’un des dix instituts d'études politiques en France. La Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) et l'IEP de Paris sont juridiquement liés et forment l'ensemble Sciences Po.

L'IEP de Paris est en partenariat avec 470 universités dans le monde entier. Parmi elles, de grandes institutions universitaires :

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1872 à 1945[modifier | modifier le code]

Médaille d'Émile Boutmy fondateur et directeur de l'École des sciences politiques par Oscar Roty.

L'IEP de Paris, plus connu sous le surnom « Sciences Po » est issu de l'École libre des sciences politiques, établissement privé fondé en 1872 par Émile Boutmy pour répondre à la crise politique et morale qui frappe la France au lendemain de la guerre de 1870. Elle entend former de nouvelles élites et produire des savoirs modernes pour une France nouvelle. Le fondateur de Sciences Po veut que ses élèves s’intéressent aux enjeux contemporains et ne se contentent pas d’une culture classique déconnectée du présent. « Le moins que l’on puisse attendre d’un homme cultivé, c’est qu’il connaisse son temps »[15]. L'école en tire sa tradition d'innovation pédagogique, ses premières structures, son surnom, et ses bâtiments de la rue Saint-Guillaume. L'École libre des sciences politiques fut établie en opposition à la Faculté de droit de Paris qui, à cette époque, formait alors les « élites » des grands corps de l'État. Le statut d'école libre de l'ELSP lui permet alors de bénéficier des financements d'importants fonds de dotation privés nationaux et internationaux[réf. nécessaire].

Après la période de fondation, l’École libre se recentre sur la préparation aux concours des grands corps de l’État tout en formant aux carrières des affaires.

En 1879, le don de la Duchesse de Galliera permet l’acquisition de l’hôtel de Mortemart au 27, rue Saint-Guillaume et entérine l’installation définitive de Sciences Po dans le quartier Saint-Germain-des-Prés[16].

En 1919, les premières femmes étudiantes sont admises à Sciences Po[16].

En 1923, L’École libre des sciences politiques signe le premier accord de Junior YearAbroad avec l'Université du Delaware et accueille en moyenne 20% d'étudiants étrangers durant l'entre-deux-guerres[16].

En 1941, une grande réforme pédagogique instaure une scolarité en trois ans, composée d’une année dite préparatoire (l’AP) et de deux années de deuxième cycle au sein de quatre sections (Service Public, Ecofi, Section générale et Section internationale), qui conduit à l’obtention du prestigieux diplôme de Sciences Po à l’issue d’une série d’épreuves dont le « grand O » (grand oral)[17].

1945 : de l'Ecole libre à Sciences Po[modifier | modifier le code]

En 1945, Charles de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la République française, confia à Michel Debré une Mission provisoire de la réforme de la fonction publique, chargée notamment de réfléchir à la formation et la sélection des hauts fonctionnaires. Outre la création de l'école nationale d'administration (ENA), Debré proposa la nationalisation de l'école libre des sciences politiques, qu'avait déjà tentée le Front populaire. Lors des négociations avec Michel Debré et Jean-Marcel Jeanneney, les responsables de l'école, qui était une société privée (André Siegfried, Roger Seydoux, Jacques Chapsal, respectivement directeur, directeur adjoint et président du conseil d’administration de l’ELSP), s'opposèrent cependant à une nationalisation totale[16].

Un accord fut finalement trouvé pour remplacer l'École par deux structures distinctes et complémentaires :

  • une entité sui generis de statut privé, la Fondation nationale des sciences politiques, à laquelle fut transmis le patrimoine de l'École et sa gestion administrative et financière ;
  • une entité publique, l'Institut d'études politiques de l'université de Paris, composante de l'université de Paris, auquel fut attribuée la mission de formation initiale. L'université de Paris délégua par convention la gestion administrative et financière de l'Institut à la FNSP.

D'autres instituts d'études politiques sont créés par la suite dans d'autres grandes villes en France.

De l'après-guerre à 1969[modifier | modifier le code]

L'École nationale d'administration, créée en même temps que l'IEP, s'installe dans un bâtiment acheté par la FNSP, l'hôtel de Cossé, dit de la Meilleraye, situé au no 56 de la rue des Saint-Pères, derrière l'IEP ; les jardins des deux établissements sont contigus.

En 1947, Jacques Chapsal devient directeur en remplacement de Roger Seydoux, qui s'engage dans une carrière diplomatique ; il occupera ce poste jusqu'en 1979.

En 1956, Jean Touchard, secrétaire général de la FNSP, créé le Cycle supérieur d’études politiques – ou troisième cycle de formation à la recherche. Avec l’instauration des deux premiers laboratoires de recherche de la Fondation, le centre de recherches internationales (CERI) en 1952[18] et le centre de recherches politiques (CEVIPOF) en 1960[16], Sciences Po se constitue en université de recherche.

L'université de Paris est démembrée en 1969 par la loi Edgar-Faure[19]. L'institut prend alors son nom actuel d'Institut d'études politiques de Paris et devient un établissement public à caractère scientifique et culturel, distinct des universités, en application du décret du 18 janvier 1969[20]. Sa gestion fut déléguée à la FNSP.

Au milieu des années 1960, la première année d’études (Année préparatoire - AP) de l'Institut d'études politiques de Paris devait migrer sur le campus alors naissant de Nanterre. Le projet fut suffisamment avancé pour qu’une antenne administrative de IEP soit installée dans un bâtiment de Nanterre. La première rentrée de l’année préparatoire était prévue pour septembre 1968, mais les événements de Mai 68 (les locaux sont un temps occupés par des étudiants internes et externes à l'établissement, Sciences Po est rebaptisé « Institut Lénine », le hall Che Guevara et un amphithéâtre Rosa Luxemburg[21]) confortèrent les réticences devant un déménagement vers cette banlieue et Sciences Po Paris resta intra muros. La direction rapatria l’AP dans les anciens locaux de l’OTAN à Dauphine, où elle restera jusqu’en 1975, tandis que l'Université Paris X-Nanterre, en pleine croissance, récupéra, de facto, le bâtiment (aujourd'hui bâtiment G), notamment au profit des enseignements de sciences économiques[17].

De 1969 à 1996[modifier | modifier le code]

L'Institut d'études politiques de Paris devient un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, statut créé par la Loi Faure, en application du décret du [20].

De 1969 à 1975, les cours de première année (« année préparatoire ») sont donnés au Centre universitaire Dauphine, puis font leur retour à quelques mètres de la Rue Saint-Guillaume en 1975 grâce à la location d’un nouveau site, le 9, rue de la Chaise[16].

Jusqu'en 1978, l'École nationale d'administration était située rue des Saints-Pères, dans un bâtiment qui n'était séparé du 27, rue Saint-Guillaume que par un jardin. Ainsi, dans le jargon des élèves de Sciences Po Paris, « traverser le jardin » signifiait réussir le concours d'entrée à l'ENA. En 1978, l'ENA emménage à l'hôtel de Feydeau de Brou, au no 13 de la rue de l'Université et abandonne le bâtiment de la rue des Saints-Pères, qui est affecté à l'IEP. Le mur séparant les deux jardins est abattu et les deux bâtiments sont reliés par un jardin ; la pente légère au milieu de celui-ci signale aujourd'hui l'ancienne séparation.

En 1973, l'IEP crée une offre de formation continue[22].

En 1979, Jacques Chapsal quitte le poste directorial après trente-deux ans de mandat, et Michel Gentot lui succède.

Le décret du 10 mai 1985[23] lui accorde le statut de grand établissement créé par la loi Savary[24]. Ce statut particulier lui donne une large autonomie et lui permet notamment de fixer librement le montant de ses droits de scolarité, en vertu de l'arrêté du 5 août 1991[25], qui délègue la fixation des montants des droits de scolarité afférents aux diplômes propres au conseil d'administration des établissements. Ce statut permet à Sciences Po de préserver son autonomie en matière de gestion financière et de ressources humaines, de recrutement étudiant et enseignant, et de choix pédagogiques et scientifiques.

La promotion 1986, qui compte parmi ses élèves nombre de futures célébrités — Isabelle Giordano, Alexandre Jardin, David Pujadas, Anne Roumanoff, etc. —, sera l'objet en 2004 d'un livre de la journaliste Ariane Chemin, La Promo.

En 1987, le politologue Alain Lancelot succède à Michel Gentot comme directeur.

En 1989, la réforme pédagogique des études initiée par le directeur Alain Lancelot met l’accent sur la culture générale, l’internationalisation, la professionnalisation[26].

À partir de la fin des années 1980, les frais de scolarité annuels connaissent une croissance soutenue. Ces droits n’avaient pas évolué depuis 1967, lorsqu’ils avaient été fixés à 190 francs (237 actuels environ avec l’inflation)[27]. Sous la direction de Michel Gentot, ils passent à 500 FF à la rentrée 1984 (140  actuels avec l’inflation) pour atteindre 920 FF (237  actuels environ) annuels à la rentrée 1986. Dans le même temps, il mit en place une politique d’exonération de droits (qui représentent 350 000 FF en 1986) et développa l’attribution de bourses sur critères sociaux (soit un budget de 650 000 FF en 1986)[28]. Son successeur Alain Lancelot poursuit cette politique :  de 1000 FF (249 environ) en 1987, les droits d’inscription atteindront 5 600 FF (1 157 ) en 1994[29]. En contrepartie, l’institution augmente très substantiellement l’aide sociale : en 1991, la part des droits allouée à la redistribution sociale (exonérations et bourses) oscille entre 36 et 39 % (6 MF) ; l’exonération profite à un étudiant sur quatre (26 %) et 421 étudiants (12 %) bénéficient de bourses complémentaires Institut-Fondation[30].

En 1994, Alain Lancelot lance une réforme visant à réduire cette part des droits de scolarité affectée à l’aide sociale, en remplaçant les bourses par des emprunts à intérêt faible et remboursables après l'entrée dans la vie professionnelle. Ceci provoque l'un des mouvements de protestation les plus longs de l'histoire de l'établissement depuis 1968. Une « grève générale et illimitée » finit par éclater en janvier 1995 ; l'amphithéâtre Émile-Boutmy est occupé trois jours durant et est rebaptisé du nom du castrat Farinelli, au motif que la direction voulait « couper les bourses ». La réforme est finalement retirée et l’institution adopte une “charte sociale” qui indexe le montant affecté aux bourses sur les rentrées des droits d’inscriptions[30]. Alain Lancelot ne demandera pas le renouvellement de son mandat l'année suivante. Richard Descoings, son directeur adjoint, lui succède alors.

1996 à 2012 : l'ère Descoings[modifier | modifier le code]

Le hall d'entrée de Sciences Po, dit la péniche

Richard Descoings engage dès son arrivée au poste de directeur l'internationalisation du recrutement de l'institut, qui accueille aujourd'hui 47% d'étrangers parmi ses étudiants[31]. Ce mouvement s'accompagne d'une croissance soutenue du nombre d'élèves : les effectifs passent de 4 254 pour l'année universitaire 1999-2000 à 5 717 pour 2002-2003.

Pour soutenir ce mouvement d’internationalisation et de montée en puissance des effectifs, Richard Descoings installe des campus de premier cycle hors de Paris : à Nancy en 2000[32], puis Poitiers[33] et Dijon[34] en 2001.

En 1993, Richard Descoings permet, sous la direction du Professeur Jean-Jacques Rosa, le lancement du premier Master of Business Administration de Science Po (MBA SciencesPo), formation bilingue diplômante et accréditée à l’international dédiée au management et au monde des affaires.

L'article 74 de la loi du 2 juillet 1998[35], qui modifie l'ordonnance du , renforce les liens entre Institut et Fondation, qui sont désormais d'ordre législatif.

Au printemps 2001, l'établissement annonce la création de Convention éducation prioritaire (CEP), conclues avec des lycées situés en zone d'éducation prioritaire près de Paris et de Nancy[Référence ?] et permettant à certains de leurs élèves d'entrer en première année dans le cadre d'une procédure d'admission ad hoc, sur dossier puis sur entretien. Les « conventions ZEP », présentées le 26 février, sont l'un des premiers programmes de discrimination positive en France, et suscitent à ce titre un débat très vif, que ce soit au sein de l'établissement ou dans la presse. La première année, les CEP permettent à 17 étudiants d'entrer en première année. Le nombre de conventions et d'admis ira croissant, atteignant à la rentrée 2005 trente-trois lycées et cinquante-sept admis[36]. La première promotion incluant des élèves bénéficiaires de ces conventions est diplômée en 2006[37].

À la rentrée 2000, la scolarité est étendue à cinq ans : l'année préparatoire (AP) disparaît et est remplacée par un premier cycle de trois années, correspondant à la licence, celui de l'Institut d'Études Politiques de Paris, à la différence des autres IEP à l'exception de Grenoble, étant diplômant: ainsi, après un premier cursus de composé de quatre semestres d'étude et d'une année à l'étranger, les étudiants obtiennent le "Diplôme du Collège Universitaire de Sciences Po". Les quatre sections du cycle du diplôme sont supprimées et remplacées par vingt-trois majeures. L'IEP entend ainsi proposer une scolarité complète du baccalauréat jusqu'à l'entrée sur le marché du travail ou dans un troisième cycle universitaire ; il reste toutefois possible d'entrer en quatrième année après un autre cursus.

En 2003, une réforme des frais de scolarité est annoncée, établissant un barème de frais d'inscription allant de la gratuité pour les boursiers à 4 000  pour les étudiants issus des familles ayant les revenus les plus élevés ; elle entre en vigueur à la rentrée 2004. À la rentrée 2005, les critères sont revus et le barème modifié, les frais atteignant jusqu'à 5 000 . Les frais de scolarité atteignent jusqu'à 13 820 euros par an pour les élèves issus des familles les plus aisées en 2011[38]. Parallèlement, la réforme porte ses premiers fruits : de 2004 à 2006, le nombre de boursiers passe de 321 à 511, portant leur part à 15% des effectifs en 2006[39].

À la rentrée 2004, le cycle du diplôme est de nouveau transformé : le diplôme de l'établissement et les diplômes d'études supérieures spécialisées (DESS) sont remplacés par un « master[40] », sanctionnant cinq années d'études après le baccalauréat et décliné en onze mentions. Les diplômes d'études approfondies (DEA) sont remplacés par un master recherche, organisé en cinq mentions, et obtenu en un an, ou bien en deux ans dans le cadre d'une double scolarité avec le cursus du diplôme de Sciences Po.

La rentrée 2004 voit également la création d'une école de journalisme pour accueillir les étudiants de la nouvelle mention « Journalisme » du diplôme de Sciences Po. Cette décision intervient dans une période de crise pour le secteur, le Centre de formation des journalistes (CFJ) ayant même été contraint à un dépôt de bilan l'année précédente. L'École de la communication de Sciences Po est créée en septembre 2007, suivie par l'École de droit en 2009 et l'École des affaires internationales (PSIA) en 2010.

Les transformations menées durant les années Descoings rapprochent Sciences-Po des classiques business school américaines.

2012 : succession difficile et remise en cause de la gestion de l'établissement par la Cour des Comptes[modifier | modifier le code]

À la suite du décès de Richard Descoings, Hervé Crès, directeur adjoint, est nommé administrateur provisoire de Sciences Po Paris[41]. Il est élu à ce poste le par le conseil de direction[42].

À la suite d'un contrôle réalisé entre fin 2011 et juin 2012, la Cour des comptes publie en novembre 2012 un rapport où elle critique sévèrement la direction de l'IEP pour sa gestion financière au cours des années 2005 à 2010. La juridiction financière souligne le "dynamisme de l'institution", mais également une série de dysfonctionnements dans la gestion de l'établissement : elle note des « primes exorbitantes » que s'accordent les dirigeants de l'Institut. Le salaire de Richard Descoings a ainsi augmenté de 60,4 % entre 2005 à 2011 (en 2011 505 806 euros annuellement, alors que pour comparaison un président d'université perçoit en moyenne 160 095 euros). Elle met en avant des primes qui ne reposent sur aucun contrat formel. Les primes de Jean-Claude Casanova passant de 16 500 euros en 2007 à 69 000 euros en 2009[43]. La Cour des comptes indique que ces augmentations se sont déroulées sans que le conseil d'administration en soit informé, et surtout que ces augmentations ne sont pas en accord avec les règles fixées par le Code général des impôts. Elle identifie la source de ces dérives de gestion dans “l’insuffisante vigilance des conseils chargés d’administrer Sciences Po et l’incapacité dans laquelle l’État a été d’exercer son rôle de tutelle”, ainsi que dans le manque de transparence des statuts de l'IEP qui a entraîné "une organisation source de nombreux dysfonctionnements".

Dans ce rapport[44] de 210 pages sont également dénoncés un emprunt structuré dit “toxique”, potentiellement risqué pour l’institution”, le coût moyen élevé des étudiants (le quotidien Le Monde calcule ainsi que le coût de la scolarité pour un étudiant payant les droits maximums au tarif 2010 serait « de 51 700 euros sur cinq ans, contre plus de 35 000 euros pour HEC et 38 500 euros pour l'Essec »), les salaires de certains enseignants qui « effectuent 30 % de leur service mais sont payés 100 % »[45] et enfin l'absence de tout contrôle exercé par l'État[46]. Dans son rapport final, la Cour des comptes « se réserve de donner des suites juridictionnelles au vu des pièces en sa possession »[47]. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche estimant alors que "les conditions ne sont pas réunies pour donner suite aux délibérations des deux conseils dirigeants de Sciences Po et pour procéder à la nomination d’un directeur", a également pour effet de suspendre la nomination de Hervé Crès et de remettre en cause la gouvernance exercée alors par Jean-Claude Casanova et Michel Pébereau qui sont visés par ce dossier[48].

Ce rapport accablant entraîne un vent de fronde dans l'établissement : le 27 novembre, une assemblée générale, réunissant 230 étudiants, enseignants et salariés, - sur une communauté étudiante, enseignante et salariée d’environ 10 000 personnes -, a demandé « au président du conseil d'administration (Jean-Claude Casanova) et au président du conseil de direction (Michel Pébereau) de présenter leur démission » [49]. Michel Pébereau a fait savoir fin 2012 qu'il ne serait pas candidat à sa succession, et quitté la présidence du conseil de direction en mars 2013[50], Jean-Claude Casanova ne préside plus le conseil d'administration de la FNSP depuis mai 2016, Olivier Duhamel lui ayant succédé à ce poste. Le 27 décembre 2012, une tribune signée par deux directeurs de recherche et un professeur de Sciences Po et intitulée « Jean-Claude Casanova doit partir » est publiée dans le journal Le Monde[51] : elle rappelle les dérives relevées par la Cour des comptes et la responsabilité qu'en porte Jean-Claude Casanova en tant président du conseil d'administration de la FNSP mais elle pointe aussi du doigt la tentative de « passer en force » dans « la procédure de désignation du futur administrateur de la FNSP et directeur de l'Institut d'études politiques », (à savoir la nomination d'Hervé Crès, très favorable à une orientation néo-libérale[52]) sous couvert de préserver l'indépendance de l'institution, indépendance que l’État ne cherche pourtant nullement à remettre en cause.

Nommé administrateur provisoire de Sciences Po le 28 novembre 2012, le conseiller d'État Jean Gaeremynck assure ces fonctions jusqu'à la désignation de Frédéric Mion comme nouveau directeur, en mars 2013.

2013- présent : mandat de Frédéric Mion[modifier | modifier le code]

Frédéric Mion, diplômé de Sciences Po, de l'ENA et de l'École normale supérieure (L 1988), ancien secrétaire général du groupe Canal+, est nommé directeur de Sciences Po le 1er mars 2013. Il est reconduit dans ses fonctions en mars 2018. Il entend poursuivre le développement de Sciences Po comme une « université sélective de rang international », ambition précisée dans le document d’orientation stratégique intitulé Sciences Po 2022 et publié au printemps 2014[53].

La structuration du 2e cycle en écoles professionnelles se poursuit avec la création successive de l’École d’affaires publiques et de l’École urbaine (2015)[54], puis de l’École du management et de l’innovation (2016)[55]. Une réforme du 1er cycle est engagée en mars 2017[56].

Début 2016, Sciences Po s’est doté d’une gouvernance rénovée avec l’entrée en vigueur de nouveaux statuts pour les deux entités qui la composent : la Fondation nationale des Sciences Politiques (FNSP) et l'Institut d'études politiques de Paris (IEP)[57]. Cette réforme, « la plus profonde depuis 1945 », clarifie la gouvernance de Sciences Po qui se dote de nouvelles règles, qui répondent aux observations de la Cour de comptes dans son rapport de 2012.

Sciences Po réalise fin 2016 l’acquisition d’un nouveau site, l’hôtel de l’Artillerie (d'une superficie de 14 000 m2, situé dans le 7e arrondissement de Paris, dont elle entend faire le nouveau cœur de son campus urbain et un lieu de « renouvellement pédagogique »[58]. Le projet architectural de transformation du site en campus universitaire est dévoilé en janvier 2018. Il est confié à un collectif d'architectes emmenée par le promoteur Sogelym Dixence, et comprenant notamment les agences Jean-Michel Wilmotte, Sasaki, Moreau Kusunoki et Pierre Bortolussi[59].

Organisation[modifier | modifier le code]

Statut[modifier | modifier le code]

L'entrée du 27 rue Saint-Guillaume.

L'Institut est géré administrativement et financièrement par la Fondation nationale des sciences politiques, fondation privée reconnue d'utilité publique et créée à cet effet lors de sa nationalisation. Ses statuts ont été réformés par le décret du 29 décembre 2015[60]. Cette délégation de gestion, conventionnelle en 1945 puis réglementaire à partir de 1969, est d'ordre législatif depuis l'entrée en vigueur de la loi du 2 juillet 1998[35]. C'est la Fondation qui possède les bâtiments, reçoit de l'État une subvention qui constitue 41%[61] de ses ressources, perçoit les droits de scolarité versés par les élèves, et emploie et rémunère les enseignants non titulaires.

Depuis 1950, le directeur de l'Institut, actuellement Frédéric Mion, a toujours été également administrateur de la Fondation. Le président de la Fondation, depuis 2016 Olivier Duhamel, est membre de droit du conseil de direction de l'Institut, de même que le président du conseil scientifique, le président de la communauté d'universités et d'établissements à laquelle l'Institut participe, le maire de Paris ou son représentant, et le président du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS° ou son représentant)[62]; D'autres personnalités sont membres du conseil d'administration de la Fondation et du conseil de direction de l'Institut, sans que cette double appartenance soit de droit.

Les autres instances de gouvernance de l'IEP de Paris sont :

  • Le conseil de la vie étudiante et de la formation, qui a un rôle décisionnel en matière de vie étudiante et un rôle consultatif en matière de pédagogie. Il est compétent en matière disciplinaire.
  • Le conseil scientifique, consulté sur l'ensemble des questions intéressant la politique scientifique, en matière de recherche et de formations doctorales, de procédures d'évaluation scientifique et de liaison entre l'enseignement et la recherche. Il est en outre consulté sur la politique de l'établissement en matière de recrutement des enseignants et des chercheurs et de principes communs régissant leur carrière.

Le Comité Exécutif (COMEX) constitue l'instance opérationnelle de pilotage de l'établissement[63].

Le 13 février 2010, il intègre officiellement le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) « Sorbonne Paris Cité » dont il est un des membres fondateurs. Ce premier PRES parisien est actuellement composé de huit membres, dont quatre universités et quatre écoles ou instituts : Paris 3, Paris 5, Paris 7, Paris 13 (membre associé), Sciences Po Paris, l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et l'École des hautes études en santé publique (EHESP). Le but étant de s'associer pour une recherche plus lisible sur la scène internationale. Le PRES devient une communauté d'universités et établissements en 2014.

Les sièges de l'Institut et de la Fondation se trouvent tous deux dans le bâtiment historique de l'École, l'ancien hôtel de Mortemart, au no 27 de la rue Saint-Guillaume. D'autres locaux des deux entités se trouvent aux 25, 29 et 30 de cette même rue, au 9 de la rue de la Chaise, aux 28 et 56 de la rue des Saints-Pères, aux 117, 174, 199 et 224 du boulevard Saint-Germain, au 56 de la rue Jacob, et, depuis le rachat des anciens locaux de l'ÉNA, au 13 de la rue de l'Université, baptisés René-Rémond (une bibliothèque de Sciences Po, inaugurée en 2010, porte aussi le nom de René Rémond, mort en 2007 qui a été président de la Fondation nationale des sciences politiques).

Le 28 juin 2016, Sciences Po intègre la Conférence des grandes écoles[64].

Administration[modifier | modifier le code]

L'administration de l'Institut est organisée en quatre directions :

  • la direction des affaires internationales et des échanges, créée en 1996 ;
  • la direction de la communication ;
  • la direction des études et de la scolarité ;
  • la direction de la formation continue.

Participent également les directions de la FNSP.

Au sein de la direction des affaires internationales et des échanges (DAIE), on compte :

  • le centre Europe
  • le centre des Amériques
  • le centre Asie-Pacifique
  • le centre Afrique Moyen-Orient
  • le pôle mobilité étudiante

Directeurs[modifier | modifier le code]

Depuis 1950, le directeur de l'IEP de Paris a toujours été administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques.

Classement international[modifier | modifier le code]

En 2017, Sciences Po Paris est au 220e rang mondial par les classement QS World Ranking (tous les établissements français n'ont pas répondu aux requêtes du QS World Ranking permettant ce classement)[67]. Sciences Po figure au 4e rang mondial en science politique et relations internationales dans ce même classement[68]. Elle est par ailleurs première en France en "Politique sociale & administration publique", et figure au 2e rang national en sociologie, en économie, et en droit, et au 3e en histoire. Elle est 62e mondial en social science and management, mais n'apparait pas dans les 100 premières universités mondiales dans les sujets "business" et "finance"[69],[70]

Sciences Po était déjà classée 4e mondiale en science politique et relations internationales dans le classement 2016, progressant d’une place par rapport à 2015[71]. Sciences Po est classé 44e mondial en sociologie mais deuxième en France.

Pour 2014, le QS World Ranking positionne Sciences Po Paris à la 13e place parmi les meilleures universités du monde dans le domaine de la science politique, relations internationales et sociologie et à la 222e place dans le classement général[72]. Au niveau français, Sciences Po est classé 8e au classement général, deuxième en droit, quatrième en économie et premier en science politique et relations internationales.

En 2013, Sciences Po Paris avait obtenu la 16e dans le classement mondial en science-politique et relations internationales, devant le Massachusetts Institute of Technology (MIT)[73].

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'offre de formation de Sciences Po se décompose de la manière suivante[74] :

  • Formation initiale
    • Collège universitaire (premier cycle), permettant l'obtention d'un diplôme de Bachelor (Bac +3)
    • Les Ecoles (second cycle), permettant l'obtention d'un diplôme de Master (Bac +5) -
    • L'Ecole doctorale (troisième cycle), permettant l'obtention d'un diplôme de Doctorat (Bac +8)
  • Masters en un an, destinés à de jeunes professionnels
  • Préparations aux concours
  • Formation continue (Executive Education)

Admission[modifier | modifier le code]

L'admission aux programmes de formation de Sciences Po est sélective. Plusieurs procédures existent selon le parcours du candidat et le programme visé :

  • collège universitaire (niveau bac)[75] :
    • la procédure par examen pour les étudiants qui préparent le baccalauréat français, comportant deux étapes : l’admissibilité (dossier et épreuve écrite) et l’entretien d’admission,
    • la procédure internationale pour les candidats qui préparent un baccalauréat français à l’étranger ou un diplôme étranger, comportant également deux étapes : l’admissibilité sur dossier de candidature et l’entretien d’admission,
    • la procédure Conventions Education Prioritaire qui s’adresse aux élèves scolarisés dans l’un des lycées de ZEP partenaires de Sciences Po, comportant une phase d’admissibilité organisée au sein du lycée d’origine du candidat (revue de presse et note de synthèse) et un entretien d’admission organisé par Sciences Po,
  • écoles (entrée à bac +3)[76] :
    • la procédure française pour les candidats ayant poursuivi un cursus universitaire français, comportant une phase d'admissibilité sur dossier et un entretien d’admission,
    • la procédure internationale pour les candidats ayant suivi leur cursus à l’étranger, reposant sur une évaluation du dossier de candidature selon le niveau académique et l’adéquation entre le projet professionnel du candidat et la formation visée.

Le nombre de candidats a fortement augmenté au cours des dernières années, passant entre 2000 et 2017 de 1 048 à 5 480 candidats (+522 %) pour la procédure par examen au premier cycle, de 15 à 3 177 candidats pour la procédure internationale au premier cycle, de 1 633 à 2 434 candidats (+49 %) pour la procédure française en master, et de 278 à 4 265 candidats (+1534 %) pour la procédure internationale en master[77].

Collège universitaire, premier cycle[modifier | modifier le code]

L'hôtel Chaboureau qui abrite Sciences Po, sur le campus de Poitiers.

Le premier cycle de Sciences Po Paris correspond en termes de cursus aux années de licence à l'université, et conduit à l'obtention d'un Bachelor of Arts, ayant reconnaissance du grade de licence[78]. Le parcours repose sur une acquisition de méthode de travail et une ouverture théorique aux sciences sociales, complétés par des disciplines artistiques, scientifiques, et linguistiques.

La scolarité se déroule en trois années[79] :

Création des campus
Campus Année de création
Paris 1871
Nancy 2000
Dijon 2001
Poitiers 2001
Menton 2005
Le Havre 2007
Reims 2009

Le Collège universitaire est composé de 7 campus. La scolarité y est la même et conduit au même diplôme, mais chaque campus complète la formation commune délivrée par une spécialisation géographique[81] :

  • campus de Paris : programme général ;
  • campus de Dijon : Europe avec un focus sur l’Europe centrale et orientale ;
  • campus du Havre : Asie et Pacifique ;
  • campus de Menton : Moyen-Orient et Méditerranée ;
  • campus de Nancy : Europe avec un focus sur l’espace franco-allemand ;
  • campus de Poitiers : Amérique latine, Espagne et Portugal ;
  • campus de Reims : Amérique du Nord et Afrique.

Neuf doubles diplômes internationaux sont proposés, ainsi que 3 doubles diplômes français, avec[82] :

Les étudiants peuvent à l'issue du Bachelor intégrer de droit un master parmi les sept écoles de Sciences Po.

Master, deuxième cycle[modifier | modifier le code]

La spécialisation intervient au niveau du deuxième cycle. La scolarité en master s'effectue dans l'une des sept écoles de Sciences Po parmi 27 mentions possibles, et se déroule en quatre semestres obligatoires[83]. Au moins un semestre est consacré à un stage ou un séjour d'études à l'étranger, les années de césure étant par ailleurs encouragées.

Création des écoles
École Année de création
École de journalisme 2003
École de droit 2009
École doctorale 2009
École des affaires internationales, PSIA 2010
École d'affaires publiques 2014
École urbaine 2015
École du management et de l'innovation 2016

École d'affaires publiques[modifier | modifier le code]

Les étudiants peuvent choisir pour chaque master entre onze filières de spécialisation[84].

École des affaires internationales / Paris School of International Affairs (PSIA)[modifier | modifier le code]

  • Master in International Security
  • Master in International Public Management
  • Master in International Economic Policy
  • Master in International Development
  • Master in Human Rights and Humanitarian Action
  • Master in Environmental Policy
  • Master in International Energy
  • Joint Master in Journalism and International Affairs

Doubles diplômes avec : Columbia University, Georgetown University, King's College London, London School of Economics, Freie Universität, Bocconi University, MGIMO, Peking University, Stockholm School of Economics, University of St. Gallen, AgroParisTech, ISAE-Supaero, Sorbonne Université, Saint-Cyr Coëtquidan

Les étudiants peuvent choisir pour chaque master entre huit concentrations régionales et dix-sept concentrations thématiques[85].

École de droit[modifier | modifier le code]

  • Master Carrières judiciaires et juridiques
  • Master Droit économique
  • Master joint Droit et finance

De nombreux programmes spécialisés ou d'échanges internationaux sont offerts par l'école en partenariat avec notamment Columbia University, Duke University, Georgetown University, Harvard University, McGill University ou encore Stanford University[86].

Les formations préparées donnent accès à l'examen du barreau ainsi qu'aux concours de l'École nationale de la magistrature et de Commissaire de police.

École de journalisme[modifier | modifier le code]

  • Master Journalisme[87]
  • Master joint Journalisme et Affaires internationales

École du management et de l'innovation[modifier | modifier le code]

École urbaine[modifier | modifier le code]

  • Master Governing the large Metropolis
  • Master Stratégies territoriales et urbaines
  • Cycle d'urbanisme

Doubles diplômes avec : London School of Economics, Colegio de México, Université Bocconi, AgroParisTech, ISAE-Supaero[88]

École doctorale[modifier | modifier le code]

La formation initiale à la recherche a lieu au sein de l'école doctorale en partenariat avec les centres de recherche de la FNSP et permet d'obtenir un diplôme national de master à finalité recherche[89].

  • Master Histoire
  • Master Sciences politiques
    • Mentions : relations internationales, politique comparée, théorie politique
  • Master Sociologie
  • Master Economie

Doubles diplômes avec : Ecole du Louvre, Inalco, Paris I Panthéon-Sorbonne

Doctorat, troisième cycle[modifier | modifier le code]

L'IEP de Paris délivre des doctorats dans cinq disciplines :

Environ six cents doctorants, dont deux cents étrangers, préparent une thèse au sein de l'école doctorale.

Autres formations proposées à Sciences Po[modifier | modifier le code]

Executive Masters[modifier | modifier le code]

L'IEP de Paris délivre des « Executive Masters »[90] (diplômes de formation continue) dans 16 domaines[91] :

  • Management des médias et numérique,
  • Ressources humaines,
  • Management des politiques publiques,
  • Trajectoires Dirigeants,
  • Energie, environnement et développement durable
  • Sociologie de l'entreprise et stratégie du changement,
  • Gestion et politiques de santé,
  • Communication,
  • Digital Humanities
  • Dialogue social et stratégie d'entreprise
  • European Sport Governance,
  • Applied Labour Economics for development.

Ces programmes, d'une durée moyenne d'un an et demi, sont destinés aux cadres en activité.

Préparation aux concours administratifs[modifier | modifier le code]

La préparation aux concours administratifs est depuis la fin du XIXe siècle l'une des fonctions historiques de l'établissement, qui fournit une part importante, voire la quasi-totalité des admis de certains concours administratifs[réf. nécessaire] ; ainsi la plus grande part des admis du concours externe de l'ENA en sont chaque année issus[réf. nécessaire].

L'IEP de Paris propose une année complémentaire de préparation aux concours administratifs, dite « Prépa concours » ou « Prep'ÉNA ». Elle consiste essentiellement en une préparation aux principaux concours administratifs français de catégorie A : École nationale d'administration (ENA), Institut national des études territoriales (INET), École nationale de la magistrature (ENM), École nationale supérieure de la police (ENSP) École des hautes études en santé publique (EHESP), École nationale supérieure de sécurité sociale (EN3S), ministère des Affaires étrangères (conseiller cadre d'Orient, secrétaire cadre général, secrétaire cadre d'Orient), Banque de France (adjoint de direction), tribunaux administratifs (conseiller de deuxième classe), Parlement (Administrateur et administrateur-adjoint de l'Assemblée nationale et du Sénat). Elle est principalement destinée aux élèves de la mention « Affaires publiques » du 2e cycle d'études du diplôme de Sciences-Po.

Dans son rapport des concours d'entrée de l'année 2015, Jean-Paul Faugère décrit le profil des candidats à l'ENA, issus pour leur plus grande partie de Sciences Po. Il regrette notamment la « pauvreté des idées », le « conformisme », leur tendance à « se contenter de pensées et de références stéréotypées », les « lectures trop rapides et visiblement non assimilées » et « l'indigence de la réflexion tant bien que mal masquée derrière un déferlement de citations », ainsi que la pratique systématique du « name dropping »[92],[93] Le rapport présente un niveau général des candidats plutôt médiocre que confirme la lecture des appréciations des membres du jury : « La majorité des devoirs présentent souvent des lacunes importantes de forme et de fond »[94].

Recherche[modifier | modifier le code]

Centres de recherche[modifier | modifier le code]

Les centres de recherche dépendent institutionnellement, au sein de Sciences Po, de la Fondation nationale des sciences politiques. On peut notamment signaler le CERI, le CEVIPOF, le Centre d'études européennes, le CSO, l'Observatoire sociologique du changement

Bibliothèque et Presses[modifier | modifier le code]

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

Les élèves et enseignants utilisent la bibliothèque de Sciences Po, rattachée à la Fondation nationale des sciences politiques.

Salles de lecture de la bibliothèque René-Rémond (27, rue Saint Guillaume)
Voir l'article détaillé Bibliothèque de Sciences Po

Presses[modifier | modifier le code]

Sciences Po gère également les Presses de SciencesPo, pour diffuser la recherche de SciencesPo et publier des ouvrages de référence à destination de ses étudiants et du grand public[95].

Campus[modifier | modifier le code]

Localisation et bâtiments[modifier | modifier le code]

Jardin de Sciences Po, entre les bâtiments du 27, rue Saint-Guillaume et du 56, rue des Saints-Pères.

L'IEP de Paris occupe divers bâtiments dans le centre de Paris, qui sont possédés ou loués par la FNSP. La plupart sont situés dans le VIIe arrondissement, et plusieurs dans la rue Saint-Guillaume, qui désigne l'IEP par métonymie :

Ce « campus urbain », s'il contribue au prestige de l'institut et lui permet d'accueillir facilement des intervenants extérieurs en raison de sa proximité avec les lieux de pouvoir, pose des problèmes d'éclatement et de place, rendus plus sensibles encore par la rapide augmentation du nombre d'étudiants ces dernières années. Il est cependant à observer que les distances entre bâtiments sont faibles et ne dépassent pas celles qui sont observées dans nombre de campus de grandes écoles en grande banlieue ou en province.

En juin 2016, à l'occasion d'un accord entre l'État et la ville de Paris sur la cession de biens immobiliers, la vente à l'IEP de Paris de l'hôtel de l'Artillerie situé place Saint-Thomas-d'Aquin, anciennement occupé par le ministère de la Défense, est officialisée, pour 87 millions d'euros. L'acquisition de cet ensemble de 14 000 m2 devrait permettre à l'institution de regrouper une partie de ses locaux (enseignement, recherche, vie étudiante et logement) et de quitter les 17 sites parisiens dont elle n'est que locataire[96]. L'ouverture est prévue en 2021, après quatre ans de travaux[97].

Marque[modifier | modifier le code]

L'IEP de Paris a déposé les marques « Sciences Po » et « SciencesPo » et tolère dans la pratique que les autres instituts d'études politiques l'emploie en y accolant le nom de la ville, par exemple « Sciences Po Grenoble ».

Depuis les années 1990, l'Institut et la Fondation se sont lancés dans une politique de marque et utilisent l'appellation « Sciences Po » pour désigner toutes leurs activités. Certains organes internes ont été renommés.

[98]

On peut y voir une volonté de renforcer l'identité commune des deux structures (Institut et Fondation) malgré leur statut particulier (« ambiguë » selon la Cour des comptes, « original » selon la direction). Selon le journaliste et énarque Alain Garrigou, connu pour ses critiques sur le fonctionnement de l'établissement, il s'agit également de souligner l'héritage de l'École libre des sciences politiques : « le nom de Sciences Po a transmis l'héritage de prestige de l'ancienne école libre. Les présentations de l'institution revendiquent une continuité bien établie : « Sciences Po est née en 1872, lorsque Émile Boutmy a créé l'École libre des sciences politiques pour renouveler la formation des élites en France », commentait une plaquette de 1997. Le nom commun a été officialisé ; la dénomination légale d'Institut d'études politiques de Paris a disparu. »[99]

Le lion et le renard, emblème de Sciences Po (version 2015)

Logotype[modifier | modifier le code]

Le logotype de Sciences Po est composé d’un renard et d'un lion qui se font face. Ces deux animaux ont été choisis en raison d’un passage du Prince de Machiavel :

« Si donc un prince doit savoir bien user de la bête, il doit choisir le renard et le lion ; car le lion ne peut se défendre des filets, le renard des loups ; il faut donc être renard pour connaître les filets et lion pour faire peur aux loups. Ceux qui veulent seulement faire les lions n’y entendent rien. »

Jusqu’en 2007, il était écartelé en quartiers, à la manière d'armoiries, pour symboliser les quatre missions d'origine de Sciences Po. Depuis décembre 2007, il est rouge et représente toujours un lion et un renard, face à face, tenant un livre, encadrés d'un carré, puis d'un cercle à partir de janvier 2015. Avant ce changement de logo, les mentions Institut d'études politiques de Paris et Fondation nationale des sciences politiques rappelaient les liens des deux institutions sous l'appellation d'ensemble Sciences Po sur le fronton de l'entrée du 27, rue St-Guillaume.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Associations permanentes[modifier | modifier le code]

L'IEP reconnaît cinq associations permanentes, dispensées de la procédure de reconnaissance faisant appel au vote des étudiants :

  • le Bureau des élèves (BDE), fondé en 1902, association chargée de l’intégration des étudiants, de l’animation de la vie étudiante et des services aux étudiants, renouvelé par élection chaque année au mois de juin ; tous les étudiants peuvent monter une liste candidate ;
  • le Bureau des arts (BDA) offre des cours d'art, organise des évènements à destination des étudiants à travers ses différents pôles[100], et propose un aperçu de la vie de l'Institut avec Humans of Sciences Po[101].
  • l'Association sportive (AS), fondée en 1931, propose une offre de sport et organise des évènements festifs tels la "Cash & Trash".
  • Sciences Po Environnement a vocation à rassembler toute la communauté de Sciences Po pour s'assurer de la prise en compte des questions environnementales au sein de l’établissement (sensibilisation, réduction de l'impact environnemental)
  • Junior Consulting Sciences Po, le cabinet de conseil des élèves de Sciences Po, membre de la Confédération nationale des Junior-Entreprises, est une association loi de 1901 à but pédagogique, qui met au service de ses clients les compétences et l’expertise des étudiants de Sciences Po

Autres[modifier | modifier le code]

Les autres associations, non permanentes, sont soumises à une procédure annuelle de reconnaissance par les étudiants. Les associations doivent alors atteindre la limite de 120 soutiens d'étudiants, à raison de deux soutiens par étudiant, pour être reconnues[102].

Les associations de master (par exemple l'Association de l'École d'Affaires Publiques (AEAP) rattachée à l'École d'Affaires Publiques créée en 2015, Sciences Po Finance[103] créée en 2002 autour du département d'économie, ou encore l'Association des Élèves et Diplômés Juristes de Sciences Po (AJSP) qui est l'association rattachée à l'École de droit) ainsi que les syndicats sont dispensées d'une telle procédure de reconnaissance bien que les sections étudiantes des partis politiques soient elles soumises à la procédure.

La plus vieille association de Sciences Po est la Conférence Olivaint, présente dans l'école depuis sa création. Par ailleurs, le Centre Saint-Guillaume (CSG), aumônerie catholique des étudiants, a été fondé quant à lui dans les années 1960.

Il y a plus de 70 associations comme Sciences Polémiques, l'association de débat et d'éloquence, Equal (association LGBTQ+), la Sciences Po English Debating Society, Ninos de Guatemala, Stop & Go, LThink Liberal, ADE Sciences Po[104], Terra Nova Sciences Po, P.A.V.é.S, le Centre Saint Guillaume[105], Ambition Campus, Sciences Po Finance, Critique de la Raison européenne[106], Contre Courant, Coexister, le Genepi, Sciences Po Refugee Help (assistance aux réfugiés et demandeurs d'asile) sans oublier les trois associations « médias » : Sciences Po TV, Germaine.FM (la radio des étudiants de Sciences Po) et LaPéniche.net (le journal des étudiants de Sciences Po). L'association Politiqu'elles défend la place de la femme dans le monde politique.

Les associations politiques sont aussi importantes. Les Républicains Sciences Po - Section Chaban-Delmas, le PS Sciences Po - Jean Zay, le MJS Sciences Po, l'UDI Sciences Po, le Front de gauche Sciences Po - Comité Elsa Triolet, le Mouvement Démocrate Sciences Po, Nouvelle Donne Sciences Po, En Marche Sciences Po et les Écolos Sciences Po (EELV) sont ainsi présents. En septembre 2015, le Front national Sciences Po, créé dans les années 1990 par Régis Poittevin de La Croix-Vaubois et qui se renommera en mars 2016 Front National Sciences Po - Section Jean Moulin[107] fait son retour[108], ainsi que l'Union des étudiants communistes (UEC).

Vie syndicale[modifier | modifier le code]

Toutes les sensibilités politiques sont représentées à Sciences Po à travers les syndicats étudiants : Unef, Solidaires Étudiant-e-s, UNI et Nova. Les représentants sont élus, tous les 2 ans, en mars par les étudiantes et les étudiants. Les syndicats étudiants sont appelés à siéger dans les instances de Sciences Po : le Conseil de l'Institut, la Commission de la Vie Etudiante et de la Formation et le Conseil scientifique.

Chaque année, en janvier, et ce depuis 1975, les étudiants de Sciences Po, votent pour renouveler leurs représentants. La participation à ces élections est en progression depuis quelques années (elle a atteint 25,58 % cette année, sachant que 40 % des étudiants de Sciences Po sont des étudiants étrangers en échange, qui ne restent qu'un an et votent rarement à des élections comme celles-ci, que toute une promotion de Sciences Po est en troisième année à l'étranger et que beaucoup de masters sont en stage ou en année de césure). L'UNEF est le premier syndicat à Sciences Po, et a obtenu 4 sièges sur 8 réservés[109] aux élus étudiants dans chacun des conseils (Conseil de l'Institut et Commission de Vie Etudiante et de la Formation), avec plus de 44 % des voix exprimées.

Le campus de l'Institut d'études politiques de Paris à la télévision et au cinéma[modifier | modifier le code]

  • Le 56 rue des Saints-Pères (ancien hôtel de Cossé), apparaît dans le film En plein cœur.
  • Une partie des locaux de SciencesPo, rue de l'Université, qui sont les anciens locaux de l'ENA, ont été utilisés à cette fin dans le téléfilm de Raoul Peck L'École du pouvoir consacré à l'ENA.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Les enseignements sont assurés par mille quatre cents personnes aux statuts variés. Les enseignants titulaires d'un poste à l'institut ou à la FNSP sont largement minoritaires.

Il y a seulement soixante-six personnes titulaires d'un poste de maître de conférences des universités ou de professeur des universités à l'institut. Une partie des cent soixante-treize chercheurs associés à l'un des centres de la FNSP, ainsi que des soixante professeurs étrangers invités chaque année, enseigne également.

Les autres enseignants n'enseignent que ponctuellement à l'institut. Ce sont soit des spécialistes du domaine sur lequel porte leur enseignement (hauts fonctionnaires, dirigeants d'entreprise, personnalités politiques, intellectuels, etc.), soit des universitaires enseignant dans un autre établissement.

Les divers enseignants de l'Institut sont rattachés à des chaires, comme celle du développement durable ou encore celle du Mercosur.

Un grand nombre d'anciens élèves ont fait carrière dans la politique, la haute fonction publique, les médias, la recherche scientifique ou les entreprises, en France et dans le monde. D'autres ont joué un rôle important dans le domaine de l'art ou de la littérature.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2016-24 du 18 janvier 2016 relatif à l'Institut d'études politiques de Paris
  2. http://www.sciencespo.fr/%C3%A0-propos/gouvernance-budget#Budget
  3. https://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2013/04/17/paris-regions-les-sciences-politiques-ne-se-valent-pas_3161270_1473692.html
  4. « Les chiffres-clés de la recherche à Sciences Po », sur www.sciencespo.fr (consulté le 11 décembre 2015).
  5. « Qui sommes nous ? », sur www.sciencespo.fr (consulté le 27 décembre 2015).
  6. http://www.sciencespo.fr/formations/doctorats
  7. http://carrieres.sciencespo.fr/index.php/fr/etiquette/203/203-fr-diplomes
  8. « Ecoles Sciences Po », sur SciencesPo, (consulté en le 05/09/2017 à 14h01)
  9. « Frédéric Mion : "Sciences po a assaini sa situation financière" », Educpros.fr,‎ (lire en ligne)
  10. « Enquête Jeunes Diplomés », sur sciencespo.fr (consulté le 8 août 2017)
  11. Géraldine Dauvergne, « À quoi mène vraiment Sciences Po », L'Etudiant,‎ (lire en ligne)
  12. « Sciences Po est toujours la meilleure porte d’entrée à l’ENA », Le Figaro Etudiant, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  13. « Concours juridiques : un palmarès brillant », sur sciencespo.fr (consulté le 12 juin 2018)
  14. (en) « International Partner Universities », sur https://www.nyu.edu
  15. François et Renaud Leblond, Emile Boutmy, le père de Sciences Po, Anne Carrière, (ISBN 284337698X)
  16. a b c d e et f Sciences Po, FNSP 27 rue Saint Guillaume 75007 Paris, « Sciences Po Stories - L'histoire de Sciences Po : la frise, les récits, les portraits et la carte », sur Sciences Po stories (consulté le 26 mai 2017)
  17. a et b Anne-Sophie Beauvais, Sciences Po pour les Nuls, First, (ISBN 2412016690)
  18. « Historique CERI », sur sciencespo.fr
  19. Loi no 68–978 du 12 novembre 1968 d'orientation de l'enseignement supérieur (abrogée).
  20. a et b Décret no 69–55 du 18 janvier 1969 relatif à l'institut d'études politiques de Paris (abrogé).
  21. Marie Scot, « 1968 : Mai 68 à Sciences Po », sciencespo.fr.
  22. Sciences Po, FNSP 27 rue Saint Guillaume 75007 Paris, « Sciences Po Stories - L'histoire de Sciences Po : la frise, les récits, les portraits et la carte », sur Sciences Po stories (consulté le 26 mai 2017)
  23. Décret en Conseil d'État no 85-497 du 10 mai 1985 relatif à l'institut d'études politiques de Paris.
  24. Loi no 84–52 du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur.
  25. Arrêté du ministre de l'Éducation nationale et du ministre délégué au Budget du 5 août 1991, pris en application de l'article 48 de la loi de finances pour 1951.
  26. Sciences Po, FNSP 27 rue Saint Guillaume 75007 Paris, « Sciences Po Stories - L'histoire de Sciences Po : la frise, les récits, les portraits et la carte », sur Sciences Po stories (consulté le 26 mai 2017)
  27. Richard Descoings, De la Courneuve à Shangai, [Presses des Sciences Po]], , 524 p. (ISBN 2724609905), p. 97
  28. Richard Descoings, De la Courneuve à Shangai, Presses de Sciences Po, , 524 p. (ISBN 2724609905), p. 105
  29. Alain Garrigou, « Comment Sciences-Po et l'ENA deviennent des "business school" », Le Monde diplomatique, novembre 2000, p. 24–25.
  30. a et b Sciences Po, FNSP 27 rue Saint Guillaume 75007 Paris, « Sciences Po Stories - L'histoire de Sciences Po : la frise, les récits, les portraits et la carte », sur Sciences Po stories (consulté le 26 mai 2017)
  31. Sciences Po pour les nuls, First Editions, page 73
  32. « Sciences po Paris s'implante en Lorraine », sur lesechos.fr, (consulté le 8 août 2017)
  33. « Richard Descoings avait créé le campus de Sciences-Po Poitiers - 04/04/2012 - La Nouvelle République Vienne », sur www.lanouvellerepublique.fr (consulté le 8 août 2017)
  34. « Dijon : Sciences Po encore plus haut », Lebienpublic.com,‎ (lire en ligne)
  35. a et b Loi no 98–546 du 2 juillet 1998 portant dispositions d'ordre économique et financier, publiée au Journal officiel de la République française du 3 juillet 1998, p. 10140 : Article 74.
  36. Chiffres tirés de Les Conventions éducation prioritaire : Cinq années d'une action pionnière (PDF), brochure de l'Institut d'études politiques de Paris, décembre 2005.
  37. « La première promotion ZEP de Sciences Po témoigne du succès de l’expérience », Le Monde, 20 juin 2006.
  38. Bourses et frais de scolarité
  39. Sciences Po, FNSP 27 rue Saint Guillaume 75007 Paris, « Sciences Po Stories - L'histoire de Sciences Po : la frise, les récits, les portraits et la carte », sur Sciences Po stories (consulté le 12 juin 2018)
  40. Il ne s'agit en réalité pas du diplôme national intitulé master et régi par l'arrêté du , mais du « diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris » mentionné à l'art. 2 du décret du . Le grade de master est conféré de plein droit par l’État au titulaire du diplôme propre de l'IEP de Paris conformément au décret du , au même titre qu'aux ingénieurs diplômés, cependant certaines personnes disent que les diplômes propres des établissements d'enseignement supérieur ne pouvant porter la même dénomination que les diplômes nationaux d'après l'article 2 du décret 84-573, l'utilisation de l'expression « master de Sciences Po » n'est pas réglementaire. D'après le rapport du Comité national d'évaluation de septembre 2005, « ce master n’a pas été soumis à l’habilitation du Ministère, ce qui peut poser un problème de positionnement, puis d’évaluation, de cette formation. ».
  41. Sciences-Po : Crès administrateur, Le Figaro, 5 avril 2012.
  42. Hervé Crès élu directeur de Sciences Po, Le Figaro, 30 octobre 2012.
  43. La Cour des comptes dénonce la gabegie de Sciences Po Paris, Maryline Baumard et Benoit Floc'h, Le Monde.fr, 8 octobre 2012.
  44. http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Sciences-Po-une-forte-ambition-une-gestion-defaillante.
  45. Sciences Po : la Cour des comptes éreinte la gestion de l'ère Descoings, Libération.fr, 8 octobre 2012.
  46. Sciences Po : la Cour des comptes accable Descoings, Assma Maad, Le Figaro.fr, 9 octobre 2012.
  47. Le choix du patron de Sciences Po suscite de fortes réserves, Benoît Floc'h, Le Monde.fr, 31 octobre 2012.
  48. Sciences Po: la Cour des comptes engage des poursuites, Marie-Amélie Lombard-Latune, Le Figaro.fr, 22 novembre 2012.
  49. « Indiscret Sciences Po : la direction assiégée », Benoît Floc'h, Le Monde.fr, 27 novembre 2012.
  50. https://www.challenges.fr/economie/20121129.CHA3710/pebereau-ne-se-representera-pas-a-la-tete-du-conseil-de-direction-de-sciences-po.html.
  51. « Jean-Claude Casanova doit partir », Le Monde.fr, 27 décembre 2012.
  52. Alain Garrigou, « Sciences Po ou l’avant-garde néolibérale, lundi 26 novembre 2012.
  53. « Sciences Po Paris à l'horizon 2022: Mion met l'accent sur le premier cycle », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  54. « Sciences Po ouvre une «École des affaires publiques» », Le Figaro Etudiant,‎ (lire en ligne)
  55. Le Point, magazine, « Sciences Po va ouvrir son "école du management et de l'innovation" », Le Point,‎ (lire en ligne)
  56. Natacha Lefauconnier, « Sciences po Paris : une réforme "majeure" pour le Bachelor dès la rentrée 2017 », L'Etudiant,‎ (lire en ligne)
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  91. Programmes pour cadres et dirigeants, Formations 2011, SciencesPo, 07/2010.
  92. "Pauvreté des idées", "conformisme"… Les candidats à l'ENA étripés par le jury du concours d'entrée, tempsreel.nouvelobs.com, 16 mars 2016
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  94. Candidats à l’ENA : beaucoup moins brillants qu’on ne le croit !, capital.fr, 14 mars 2016
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  96. Hidalgo signe un accord avec l’État pour faire 2 000 logements sociaux à Paris, lemonde.fr, 17 juin 2016.
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  99. Alain Garrigou, « Sciences-Po laminoir des élites françaises », Le Monde diplomatique, mars 1999
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • « Quand Descoings fait auditer Sciences-po, c'est par un de ses profs », Marianne 2, 21 juin 2010.
  • « Sciences-Po : une stratégie de communication qui élimine les questions gênantes », Mediapart, 16 octobre 2009.
  • « Ce qui ne se dit jamais sur Sciences-Po et les médias », Marianne, 13 janvier 2010.
  • « Sciences-Po : un “new management” version “management de la peur” », Mediapart, 15 octobre 2009.
  • « Sciences-Po : une vertigineuse course aux financements », Mediapart, 14 octobre 2010.
  • « Sciences-Po : bienvenue à la Cour du roi Richard ! », Mediapart, 13 octobre 2009.
  • « Richard Descoings ou la loterie des pauvres », Marianne 2, 15 janvier 2009.
  • « À quoi mène vraiment Sciences Po ? », L'Express, 3 novembre 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]