Parti du socialisme démocratique (Allemagne)

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Parti du socialisme démocratique
(de) Partei des Demokratischen Sozialismus
Image illustrative de l'article Parti du socialisme démocratique (Allemagne)
Logo officiel
Présentation
Président Lothar Bisky
Fondation (prend la suite du Parti socialiste unifié d'Allemagne)
Disparition (fusionne avec le WASG pour fonder Die Linke)
Siège Karl-Liebknecht-Haus
Idéologie Socialisme démocratique
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Adhérents 60 338 (décembre 2006)
Couleurs Rouge
Site web http://archiv2007.sozialisten.de

Le Parti du socialisme démocratique (PDS) était un parti politique socialiste en Allemagne. Il est directement issu du Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), principal parti de la République démocratique allemande (RDA) fondé le . Il est très présent en Allemagne de l'Est mais pratiquement inexistant à l'ouest au cours de son existence. En juillet 2005, en vue des élections fédérales de septembre 2005, il s'allie avec la WASG et prend le 17 juillet 2005 le nom de Die Linkspartei (le Parti de gauche). Il se dissout le pour fonder avec la WASG un nouveau parti, Die Linke (la Gauche).

Histoire[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Le Parti du socialisme démocratique procède au départ de plusieurs socialistes de l'Allemagne de l'Est et de quelques communistes de l'Allemagne de l'Ouest. Le , le Parti socialiste unifié d'Allemagne change son nom en SED-PDS puis est rebaptisé Parti du socialisme démocratique le .

Dans les premières élections tenues en dans l’Allemagne réunifiée, le PDS obtient 10 % des votes dans l’ancienne Allemagne de l'Est lui donnant 17 sièges au Bundestag. En octobre 1994, il obtient 4 mandats directs (tous à Berlin-Est), ce qui lui permet d'être représenté au parlement par 30 députés, bien que son score global sur toute l'Allemagne (4,4 %) soit en dessous du seuil des 5 % requis pour une représentation proportionnelle. En 1998, il parvient à 5,1 %, ce qui lui assure la présence de 36 députés.

Mais en 2002, les résultats sont plus décevants, puisque avec un score (4,3 %) situé en deçà des 5 % et seulement deux députés élus directement (Petra Pau et Gesine Lötzsch), il ne peut former un groupe au Bundestag.

Le PDS participe aux coalitions avec le SPD dans le Land de Berlin. Il contrôle alors de nombreuses mairies dans les Länder de l'Est.

Le chef du parti est Lothar Bisky, qui succède à Gabi Zimmer en 2003. Gregor Gysi, qui a occupé cette fonction dans le passé, demeure l'un des leaders les plus influents du PDS.

Le PDS participe à la fondation du Parti de la gauche européenne (PGE).

Enfin, lors de l’élection de 2004 au Parlement européen, le PDS reçoit 6,1 % des votes et 7 sièges, soit un siège de plus qu'au scrutin précédent. Subissant une baisse continue de ses effectifs (285 000 adhérents en 1990 et seulement 60 000 en 2006), il est très présent en Allemagne de l'Est mais pratiquement absent à l'Ouest. Il s'oriente alors vers une stratégie électorale à l'échelle nationale en concluant des accords électoraux avec la WASG, scission du Parti social-démocrate, en vue des élections fédérales de 2005.

Alliance PDS-WASG[modifier | modifier le code]

Logo du Parti de gauche

En , le PDS et la WASG annoncent leur alliance pour les élections fédérales du et reçoivent le renfort d'Oskar Lafontaine qui quitte le SPD. Cependant, la loi allemande interdisant à deux partis de présenter des listes communes, seul le PDS présente des listes, listes « ouvertes » incluant des membres de la WASG. Pour symboliser la nouvelle relation, le PDS changea son nom le en Die Linkspartei (le Parti de gauche) avec l'usage optionnel des lettres « PDS » laissé à la discrétion des fédérations régionales. Cette stratégie permet au parti d'atteindre 8,7 % et de regagner le statut de groupe parlementaire au Bundestag, devant l'Alliance 90 / Les Verts mais derrière le FDP en nombre de sièges.

Aux élections du Land de Brême le , le Parti de gauche passe pour la première fois la barre des 5 % dans une élection régionale en Allemagne de l'Ouest avec 8,4 % (+6,7 %), profitant de la défiance envers les deux partis de la coalition gouvernementale[1].

Le , le Parti de gauche fusionne avec la WASG et forme le nouveau parti Die Linke (La Gauche). La fusion est approuvée par 96,9 % de ses membres, avec un taux de participation de 82,6 %.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année Voix Mandats Rang Tête(s) de liste Gouvernement
1990 2,4 %
17 / 662
5e Opposition
1994 4,4 %
30 / 672
5e Opposition
1998 5,1 %
36 / 669
5e Opposition
2002 4,0 %
2 / 603
5e Opposition
2005a  8,7 %
54 / 614
4e Gregor Gysi et Oskar Lafontaine Opposition

a Liste commune avec l'Alternative électorale travail et justice sociale

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix Mandats Rang Tête(s) de liste Groupe
1994 4,7 %
0 / 99
4e
1999 5,8 %
6 / 99
4e GUE/NGL
2004 6,1 %
7 / 99
4e GUE/NGL

Élections dans les Länder[modifier | modifier le code]

  •      Membre de la coalition gouvernementale
  •      Dans l'opposition
  •      Extra-parlementaire
Année BW BY BE BB HB HH HE MV NI NW RP SA SN ST SH TH
1990 9,2 13,4 15,7 10,2 12,0 9,7
1991 - - - -
1992 - -
1993 -
1994 - 18,7 22,7 - - 16,5 19,9 16,6
1995 14,6 2,4 - -
1996 - - -
1997 0,7
1998 - 24,4 0,2 19,6
1999 17,7 23,3 2,9 - 0,8 22,2 21,4
2000 1,4 1,1
2001 - 22,6 0,4 0,1
2002 16,4 20,4
2003 - 1,7 - 0,4
2004 28,4 - 2,3 23,6 26,1
2005 0,9 0,8
2006 - 13,4 16,8 - 25,2
2007 8,4

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Percée de la gauche à Brême », sur liberation.fr,‎ (consulté le 16 juillet 2016)