Fiscal Kombat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Fiscal Kombat
Image illustrative de l'article Fiscal Kombat
Logotype du jeu vidéo.

Développeur Discord Insoumis
K. « BobySait » Ouarga
TanPhi
Concepteur Cizalto
Miidnight
Musique Benjamin Le Jean
K. « BobySait » Ouarga

Date de sortie
Genre Beat them all
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Navigateur web

Site web fiscalkombat.fr

Fiscal Kombat est un jeu vidéo engagé de type beat them all sorti le sur Internet, mettant en vedette Jean-Luc Mélenchon. Il est développé par un groupe d'indépendants bénévoles, d'amateurs et d'étudiants (le Discord Insoumis), sous la supervision de Manuel Bompard, directeur de campagne de La France insoumise, à l'occasion de l'élection présidentielle française de 2017.

Il fait le buzz à sa sortie ce qui lui vaut d'être testé par de nombreux médias. Son gameplay est généralement considéré comme amusant malgré sa simplicité et sa répétitivité. Sa dimension idéologique interroge certains qui dénoncent une récupération, le jeu prenant ostensiblement parti pour Jean-Luc Mélenchon, ou l'entretien d'un flou politique dans la définition des cibles.

Scénario[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Mélenchon secoue les « oligarques » un à un, de Jérôme Cahuzac à Christine Lagarde en passant par Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, Pierre Gattaz, Patrick Balkany, Liliane Bettencourt ou encore François Fillon pour qu'ils « rendent l'argent ».

Le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, qui a supervisé le développement[1], résume le principe du jeu : « Vous incarnerez notre candidat, vous organiserez le partage des richesses en récupérant l’argent de ceux qui l’ont confisqué[2] ».

L'objectif initial est que l'ensemble des joueurs récoltent de façon cumulative les 273 milliards d’euros en effectuant des combos au bénéfice du trésor public, en référence au budget total prévu par Jean-Luc Mélenchon une fois au pouvoir. Cette somme est atteinte au bout de quatre jours, et un nouvel objectif est alors débloqué, celui d'arriver au montant de la dette publique française, s'élevant à 2 170 milliards d'euros[3]. Cet objectif est atteint le . Le slogan « Can't Stenchon the Mélenchon » est utilisé dans ce jeu[4].

Fiscal Kombat s'inscrit dans la campagne électorale de Jean-Luc Mélenchon, qui utilise les nouvelles technologies, sa chaîne YouTube, les meetings en « hologramme », etc., même s'il a été développé indépendamment de l'équipe de campagne de La France insoumise[5].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Fiscal Kombat est un beat them all gratuit se jouant au clavier sur navigateur web. Il est décrit par Miidnight, l'un des concepteurs, comme un jeu de combat où l'« on secoue gentiment »[6].

Les mécaniques de jeu sont simples : le joueur déplace horizontalement Jean-Luc Mélenchon avec les flèches ( et ) dans une arène fermée représentant une rue en vue latérale en défilement parallaxe. Quand un ennemi est attrapé, le joueur doit le secouer avec la touche flèche vers le haut pour que l'argent qu'il porte sur lui tombe. Ensuite, il le jette dans les airs avec la touche flèche gauche ou flèche droite, libérant parfois un item (démultiplicateur, soin...). Le joueur effectue des combos tant qu'il ne se fait pas toucher par un ennemi[3].

Développement[modifier | modifier le code]

Selon le co-administrateur du serveur Discord Insoumis et coordinateur du projet Fiscal Kombat, connu sous le pseudonyme Miidnight, le projet est né sur le forum 18-25 de Jeuxvideo.com et a pris forme en [6].

Le projet du jeu voit le jour une ou deux semaines plus tard porté par deux personnes amateurs, puis le jeu se professionnalise au fur et à mesure que Discord gagne en popularité. Finalement, « onze ou douze » personnes ont travaillé sur le jeu, en majorité des amateurs souvent étudiants[6]. Il est annoncé dans les médias en [7]. Il tire son inspiration du jeu vidéo Mortal Kombat ainsi que du film Kung Fury[6]. Dans une interview accordée au journal Hitek, les développeurs reviennent sur leur engagement avec La France insoumise et leurs intentions vis-à-vis de Fiscal Kombat[8].

Lors de sa campagne, Jean-Luc Mélenchon promeut le secteur du jeu vidéo et propose notamment de taxer les manettes de jeu pour financer le CNC[5],[9].

Critique[modifier | modifier le code]

Pour Canard PC, « le jeu n'est pas terrible, tant au niveau du gameplay que du propos simpliste ». Le magazine ajoute que c'est la première fois en France qu'un jeu vidéo est utilisé comme « support de propagande lors d'une campagne électorale »[10].

Damien Greffet de JeuxActu s'interroge sur l'utilisation de ce jeu de communication à des fins de récupération politique[11]. Hélène Sergent de 20 Minutes le qualifie de réussi sur la forme mais, sur le fond, estime que les nombreux messages politiques présents rappellent au joueur qu'il ne s'agit pas seulement d'un jeu vidéo[12]. Julien Cadot de Numerama trouve le dispositif intéressant mais déplore un gameplay répétitif et peu amusant[13]. Il reproche par ailleurs au jeu d'entretenir un flou idéologique en peinant à définir des cibles et en brouillant le discours[13].

Marine Le Pen est absente car, selon les développeurs, elle ne représente pas l'oligarchie et leur graphiste a refusé de la représenter[6]. Le développeur Miidnight, dans un droit de réponse à Julien Cadot, écarte l'idée d'une supposée bienveillance vis-à-vis de la candidate du Front national[14].

Inspiration[modifier | modifier le code]

En , un jeu intitulé Corbyn Run est créé par des soutiens du Parti travailliste, à l'occasion des élections générales britanniques de 2017. Le producteur du jeu, James Moulding, indique s'être inspiré de Fiscal Kombat[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles de presse[modifier | modifier le code]

Webographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]