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Taha Bouhafs

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Taha Bouhafs
Image illustrative de l’article Taha Bouhafs
Taha Bouhafs en 2017.

Naissance (23 ans)
Aïn Beïda, Algérie
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau de l'Algérie Algérienne
Profession Journaliste
Spécialité Reporter
Autres activités Militant antiraciste
Médias
Pays France
Média Là-bas si j'y suis

Taha Bouhafs, né le à Aïn Beïda, en Algérie, est un journaliste et militant antiraciste franco-algérien.

Il participe à plusieurs mobilisations sociales à partir de 2016, notamment en tant que militant au sein du comité Adama. Il est l'auteur de la vidéo à l'origine de l'affaire Benalla et, en tant que reporter, il couvre différents mouvements protestataires pour Là-bas si j'y suis.

Taha Bouhafs est cependant accusé par ses contradicteurs d'être un « journaliste militant » ou « activiste » et d'avoir tenu des propos racistes et antisémites.

Militantisme

Taha Bouhafs naît en Algérie[1] le [2] et arrive en France à l'âge de quatre ans, en 2001. Sa famille s'installe à Échirolles, dans l'Isère[1]. Ses parents, qui étaient professeurs en Algérie, sont pauvres et ne trouvent pas d'emploi stable dans l'Hexagone[3]. Ses deux grands-pères, berbères, sont des anciens combattants du Front de libération nationale lors de la guerre d'indépendance[4].

Orienté vers un baccalauréat professionnel en électronique, il arrête l'école dès la seconde[4], à l'âge de seize ans. Il enchaîne alors les petits travaux[5].

Mouvement sociaux

Taha Bouhafs rapporte dans un entretien publié en 2019 qu'au moment des révoltes urbaines de 2005, âgé de huit ans, il décide « de plus du tout [s]'informer par les médias, la télévision, les journaux », affirmant : « ils sont contre nous »[6].

S'engageant jeune en politique, il la découvre « de façon autodidacte », selon ses propres mots. Il milite d'abord pour la cause palestinienne. Puis, en 2016, il s'engage dans le mouvement d'opposition contre la loi Travail en 2016[1]. La même année, il découvre Nuit debout, et avec le féminisme et l'écologisme. La plupart des autres participants « ignorant totalement la vie des jeunes des quartiers »[4], il crée une commission « Quartiers populaires » à Grenoble[3]. En 2019, il est proche de Youcef Brakni du comité Adama et de Madjid Messaoudene, conseiller municipal du Front de gauche de Saint-Denis[3]. D'après le site Atlantico, Taha Bouhafs « s'est fait déjà connaître pour de nombreuses violences lors de manifestations »[7]. Le député de l'Isère Jean-Charles Colas-Roy le voit comme un « provocateur » qui « venait perturber [ses] réunions publiques »[4].

Taha Bouhafs quitte sa famille durant le premier semestre de l'année 2018 pour s'installer à Paris et participer au mouvement universitaire en cours contre la loi sur l'accès à l'université[5]. Il se rend très actif sur les réseaux sociaux[8], filmant toutes les mobilisations auquel il se rend[9] : mouvements étudiant et cheminot de 2018, révolte des quartiers nantais après le décès d'Aboubacar Fofana, tué par un CRS. Il diffuse son travail sur Twitter, pour « informer, montrer ce qui se passe dans les quartiers », et donner une vision opposée à la « version policière » reprise par les médias mainstream[6].

Durant le mouvement étudiant du campus de la rue de Tolbiac en , il est au centre d'une polémique, en diffusant une fausse information[8]. Le de la même année, place de la Contrescarpe à Paris, Taha Bouhafs filme avec son téléphone[10] Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du président de la République Emmanuel Macron, étranglant puis frappant à terre deux manifestants. Il poste sa vidéo sur Twitter[11] sans savoir qui est l'homme qu'il filme. L'affaire éclate au mois de juillet après la publication d'un article du Monde qui reconnaît Benalla sur les vidéos, et est à l'origine de l'affaire Benalla[12],[8],[13],[14].

Pourtant sceptique au début, il appelle les quartiers populaires à rejoindre le mouvement des Gilets jaunes en avec le collectif Vérité pour Adama, ainsi que la mise en place d'une grève générale[1]. Il souhaite une convergence des luttes entre banlieues et milieux ruraux. Il veut aussi éviter une récupération par l'extrême droite[1],[3].

Au sein de La France insoumise

La première campagne électorale à laquelle participe Taha Bouhafs est l'élection présidentielle de 2017, où il milite pour le candidat de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. Il rencontre à cette occasion plusieurs cadres du parti, notamment les futurs députés Danièle Obono et Éric Coquerel[3]. En juin 2017, à l'âge de dix-neuf ans, il se présente sous l'étiquette de LFI aux élections législatives dans la deuxième circonscription de l'Isère : il obtient 3 911 voix, soit 11,1 % des suffrages, et est éliminé au premier tour[2],[15].

Il quitte LFI dans les deux années qui suivent ; en , interrogé, il déclare s'être éloigné du parti[3].

Le de la même année, au colloque de rentrée du parti — intitulé les AmFis d'été —, le philosophe Henri Peña-Ruiz déclare : « On a le droit d'être athéophobe, comme on a le droit d’être islamophobe ; en revanche, on n'a pas le droit de rejeter des hommes ou des femmes parce qu'ils sont musulmans »[16]. Taha Bouhafs relaye alors sur Twitter une citation tronquée des propos de Peña-Ruiz — « on a le droit d'être islamophobe ». Aux AmFis, un cadre insoumis, Benoît Schneckenburger, l'interpelle sèchement en lui reprochant ce tweet, le ton monte et le service d'ordre doit intervenir. Taha Bouhafs dénonce une « agression physique », tandis que les dirigeants du parti parlent d'une « erreur », d'une « perte de contrôle » regrettable[17].

Taha Bouhafs confirme alors sa prise de distance à l'égard de La France insoumise en ces termes : « Elle est le résultat de deux ans de sorties islamophobes, notamment de certains élus qui n'en ont jamais raté une pour rabaisser les femmes voilées[18]. » Libération relève qu'il ne faisait pas l'unanimité dans le mouvement, suscitant la désapprobation de nombreux dirigeants[17].

Antiracisme

Impliqué dans les mouvements antiracistes[19] et contre les violences policières, Taha Bouhafs est membre du comité Vérité pour Adama, né après la mort d'Adama Traoré lors d'une interpellation policière en 2016[3],[11].

Après plusieurs polémiques sur le hijab et une attaque contre la mosquée de Bayonne, il lance, avec Madjid Messaoudene et plusieurs organisations antiracistes (comité Adama, Collectif contre l'islamophobie en France) ou d'extrême gauche (Nouveau Parti anticapitaliste, Union communiste libertaire), un appel à une « marche contre l'islamophobie » le à Paris, qui fait controverse à gauche[20].

Taha Bouhafs est accusé de défendre un antiracisme communautariste ; selon Hadrien Mathoux de Marianne, il aurait tenu des propos agressifs envers les « Blancs »[21],[22].

Reporters en colère

En , Taha Bouhafs cofonde le collectif Reporters en colère, avec d'autres journalistes travaillant en manifestations. Il a pour but de lutter contre la précarité et la violence policière dans leur profession[23],[24].

Le de la même année, lors d'une manifestation auquel participe REC, ils sont plusieurs à être blessés par des grenades de désencerclement et des grenades lacrymogènes[24].

Journalisme

Reporter pour Là-bas si j'y suis

Il est embauché par Là-bas si j'y suis en [9], un site web d'information dirigé par Daniel Mermet[25]. Reporter[26], il suit et filme avec son téléphone manifestations et protestations des quartiers populaires[27], de Gilets jaunes, d'étudiants, de syndicalistes ou d'Algériens anti-Bouteflika. En , il compte environ 180 vidéos publiées sur le compte Twitter de Là-bas si j'y suis[25], qui atteignent parfois le million de vues[4]. Il signe aussi des enquêtes, dont l'une mettant en cause le conseiller du président Ismaël Emelien à propos de sa gestion de la cellule de riposte de l'Élysée durant l'affaire Benalla[25].

En , deux jeunes n'ayant pas la vingtaine meurent à l'issue d'une course-poursuite avec la police à Grenoble. Taha Bouhafs couvre les nuits d'émeutes qui suivent[27]. Un mois après, il est poursuivi pour « diffamation publique à l'encontre de la police nationale », après avoir déclaré sur le réseau que « deux jeunes de quartier de 17 et 19 ans sont morts à cause de la police à la suite d'une course-poursuite »[28]. Il est aussi accusé par le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure de « jeter de l'huile sur le feu » : « On appelle les gens à se soulever, et après on va filmer[27]. »

Arrestation de juin 2019

Le , alors qu'il couvre une manifestation de soutien à des travailleurs sans papiers de Chronopost à Alfortville dans le Val-de-Marne[29], il est violemment interpellé[30],[31]. Après avoir reçu l'ordre d'arrêter de filmer par un policier en civil, Bouhafs est repoussé puis frappé au thorax. Il est ensuite interpellé « avec violence, en le projetant et maintenant à terre et en lui tordant le bras », d'après un témoignage de Bouhafs rapporté par Amnesty International France. Il est menotté et conduit au commissariat, et « il aurait été frappé à plusieurs reprises au visage » pendant le déplacement[32]. Il se plaint également d'insultes racistes[33]. Il est maintenu en garde à vue pendant vingt-quatre heures. Libéré le lendemain, il est poursuivi pour « outrage et rébellion sur une personne dépositaire de l'autorité publique ». Son téléphone, avec lequel il avait filmé son arrestation, est mis sous scellé[29]. Sorti avec une épaule déboîtée, des ecchymoses au visage[34] et trois semaines d'arrêt de travail[35], il porte plainte avec son avocat Arié Alimi pour « violence en réunion par des personnes dépositaires de l'autorité publique »[36], mais aussi pour « obstruction de la vérité », « faux et usage de faux »[37].

Taha Bouhafs reçoit le soutien du Syndicat national des journalistes[6], d'une vingtaine de sociétés de journalistes et de rédacteurs[19] et d'Amnesty International France[38].

La restitution de son téléphone est ordonnée par la justice en , mais elle n'est effective que peu avant le procès, prévu pour le au tribunal de Créteil[39]. Ce dernier évoque un « problème de gestion du greffe »[39] ; d'après Amnesty, ne pas avoir eu accès à la vidéo de son interpellation ne lui permet pas de constituer sa défense[40]. Une enquête de l'IGPN étant en cours, le procès est repoussé en [41].

Arrestation de janvier 2020

Le 17 janvier 2020, Taha Bouhafs prend volontairement une place au théâtre parisien des Bouffes-du-Nord où se trouve Emmanuel Macron pour une représentation de la pièce La Mouche[42]. Le journaliste signale sur Twitter la présence du président de la République[43]. Quelques minutes plus tard, des dizaines de manifestants opposés au président en général[43], et en particulier à la réforme des retraites, se rassemblent devant le théâtre et tentent de pénétrer à l'intérieur de la salle de spectacle[44],[45]. Ce rassemblement conduit à l'exfiltration du cortège présidentiel vers 22 heures[43],[46], et à l'arrestation de Bouhafs à la fin de la représentation[47]. À l'issue de son placement en garde à vue, une juge d'instruction le met sous le statut de témoin assisté, dans le cadre d'une information judiciaire pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou dégradations » et « organisation d'une manifestation non déclarée »[42],[48],[49].

Polémiques

Rumeur de Tolbiac

Lors de l'occupation de l'université de Tolbiac en 2018, une vidéo de Taha Bouhafs dans laquelle il insulte des forces de l'ordre circule sur les réseaux sociaux et fait polémique[5]. Dans le même temps, il participe à la diffusion d'une rumeur sur un étudiant blessé grave par la répression policière[12],[5], reprise par plusieurs médias[50]. Même après le retrait de Reporterre, qui avait diffusé l'information, et un article de Libération, qui met en cause les témoignages sur l'évènement, Bouhafs persiste[50].

Il dira plus tard que ce fut « une bonne leçon » : « J'ai commencé à revérifier mes sources, à ne plus seulement filmer un événement, mais à le documenter[51]. » Ces incidents attirent sur lui l'attention des réseaux sociaux. Il subit alors des commentaires injurieux, dont certains à dimension raciste, ainsi que des appels à la violence[50].

Accusations de racisme et d'antisémitisme

Taha Bouhafs a plusieurs fois été accusé de tenir des propos antisémites. En , Taha Bouhafs, après que le philosophe Alain Finkielkraut a été traité de « sale sioniste » au cours d’une manifestation, l'homme politique Benoît Hamon publie un tweet affirmant que « « sale sioniste » voulait dire « sale juif » », ce à quoi le jeune journaliste répond : « C'est bientôt le dîner du CRIF [Conseil représentatif des institutions juives de France], et t'as pas envie d'être privé de petits fours. » Le rapprochement entre les « petits fours » et les fours crématoires des camps d'extermination nazis est fait par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). Taha Bouhafs se défend des accusations d’antisémitisme et accuse à son tour la Licra de l'avoir « jeté en pâture » à une campagne d'insultes racistes et de menaces de mort[52],[53],[54], puis porte plainte[23]. En , il qualifie sur Twitter le journaliste juif Éric Zemmour de « sous-humain », des propos relevés par Valeurs actuelles[55][source insuffisante]. Il s'explique en disant que « Zemmour [...] attis[e] la haine et expliqu[e] que nous autres les arabes nous sommes des sauvages à dégager » et nie toute référence au nazisme[56][source insuffisante].[pertinence contestée]

En juin 2020, la syndicaliste de police Linda Kebbab porte plainte contre Taha Bouhafs après que ce dernier l'a qualifié d'« arabe de service » sur Twitter. Elle lui reproche d'avoir prononcé à son encontre « une injure publique à caractère raciste », et de proférer « des incitations à la haine », « des manipulations » et « des mensonges »[57],[58].

Accusations de « journalisme militant »

Après sa garde à vue de , le statut de journaliste de Taha Bouhafs est contesté par plusieurs de ses confrères. Ils l'accusent de faire un faux-journalisme, « militant », sans carte de presse[59],[4] ni expérience dans une école de journalisme[60], et d’avoir diffusé à dessein de fausses informations sur l’évacuation du campus de Tolbiac[25]. D'autres, au contraire, pensent que des travailleurs comme Bouhafs et Gaspard Glanz — lequel a fait l’objet de critiques similaires — offrent un point de vue différent des médias traditionnels[59], et contestent le caractère antinomique du militantisme et du journalisme[61]. Bouhafs et plusieurs de ses soutiens considèrent néanmoins que cette critique pourrait viser d’autres membres de la profession, proches d’autres courants politiques. Ils citent notamment Christophe Barbier et Bernard Guetta, journalistes et soutiens publics d'Emmanuel Macron, Guetta étant aussi élu député européen de La République en marche[62],[63],[64]. Danièle Obono, députée LFI, voit en outre dans ces critiques une attaque raciste à l’égard d’un « jeune homme arabe »[65]. Sur le fond, Taha Bouhafs répond : « Je suis journaliste, pas journaliste militant. Je peux être militant dans ma vie de tous les jours [...], mais quand je suis journaliste, je suis journaliste[66]. ».

Malgré ces réponses, Bouhafs reste qualifié par une partie de ses pairs et de la classe politique de « militant » ou « activiste » après l’affaire du théâtre des Bouffes-du-Nord[65]. Ainsi, certains d'entre eux, tout en reconnaissant la pertinence du journalisme d’opinion ou du journalisme engagé, maintiennent que la profession est incompatible avec l’activisme politique dès lors que celui-ci consisterait à s’affranchir de la recherche de la vérité[67],[68],[69]. À l’occasion, le journal Libération indique que Bouhafs n’avait, en , pas fait les démarches en vue d’obtenir une carte de presse, tout en précisant que celle-ci n’est pas nécessaire pour pouvoir être qualifié de journaliste[61].

Notes et références

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  4. a b c d e et f Raphaëlle Bacqué, « Taha Bouhafs, itinéraire contrasté d’un reporter militant « à mi-chemin entre journalisme et cinéma brut » », sur Le Monde, (consulté le 2 avril 2020).
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  7. Alexis Carré, « Affaire Benalla : bien plus qu’un fait divers, l’indicateur d’une décomposition française », sur Atlantico (consulté le 13 juin 2019).
  8. a b et c Eddie Rabeyrin, « Affaire Alexandre Benalla : l'agresseur identifié à partir de la vidéo d'un militant isérois », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le 13 juin 2019).
  9. a et b Tony Le Pennec, « Taha Bouhafs, un journaliste aux rudes rapports avec la police », sur Arrêt sur images, (consulté le 17 avril 2020).
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  21. Hadrien Mathoux, « Psychodrame sur “l’islamophobie” à l’université d’été de LFI : Henri Peña-Ruiz injustement ciblé », marianne.net, 26 août 2019.
  22. Hadrien Mathoux, « Drague des écolos, municipalisme, polémique sur l'islamophobie : on était aux amphis d'été de la France insoumise », marianne.net, 26 août 2019.
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  31. Marie Barbier, « Manifestation. Le journaliste Taha Bouhafs victime de violences policières », sur L'Humanité, (consulté le 14 juin 2019).
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  67. « CFDT, Bouffes du Nord : le militant Taha Bouhafs attaqué sur sa qualité de “journaliste” », sur Valeurs actuelles, (consulté le 27 avril 2020)
  68. « Taha Bouhafs n'est “pas tout à fait” journaliste, estime Natacha Polony », sur RMC, (consulté le 27 avril 2020)
  69. « Qui est Taha Bouhafs, arrêté après avoir tweeté des images de Macron au théâtre ? », sur L'Obs (consulté le 22 mai 2020)

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