Pierre Laurent (homme politique)

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Pierre Laurent
Pierre Laurent, interviewé à la Fête de l'Humanité de 2013.
Pierre Laurent, interviewé à la Fête de l'Humanité de 2013.
Fonctions
Sénateur de Paris
En fonction depuis le
(3 ans 10 mois et 2 jours)
Prédécesseur Nicole Borvo Cohen-Seat
Président du Parti de la gauche européenne
En fonction depuis le
(5 ans 7 mois et 17 jours)
Prédécesseur Lothar Bisky
Secrétaire national
du Parti communiste français
En fonction depuis le
(6 ans 1 mois et 2 jours)
Réélection
Prédécesseur Marie-George Buffet
Conseiller régional d'Île-de-France

(5 ans 8 mois et 27 jours)
Élection 21 mars 2010
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique PCF
Père Paul Laurent
Diplômé de Université Paris 1
Profession Journaliste

Pierre Laurent, né le à Paris, est un journaliste et homme politique français, sénateur, ancien directeur de la rédaction de L'Humanité, secrétaire national du Parti communiste français depuis le 20 juin 2010 et président du Parti de la gauche européenne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Paul Laurent, député de Paris et dirigeant du PCF, il milite à l'Union des étudiants communistes (UEC) pendant ses études d'économie. Il en devient le secrétaire national en 1982, jusqu'en 1985. Titulaire d'une maîtrise, il entre alors comme journaliste à L'Humanité.

D'abord journaliste économique, il devient le rédacteur en chef du quotidien en 1999, puis directeur de la rédaction en . Il entre en 2000, au 30e congrès, au Conseil national du PCF.

En 2009, lors du 33e congrès du PCF, il est le principal rédacteur du texte adopté par le Congrès[1], dont il fait l'introduction générale[2]. Il est nommé « coordinateur national », soit n° 2 du parti, chargé d'animer la direction collégiale du PCF. Il quitte alors ses fonctions à la direction de L'Humanité[3].

Il conduit la liste « Ensemble pour des régions solidaires, écologiques et citoyennes » (Front de gauche, Alternative citoyenne, Alternatifs…) en Île-de-France pour les élections régionales de 2010[4],[5]. Cette liste n'arrive qu'en cinquième position et obtient 6,55 % des suffrages exprimés au premier tour, devant celles du NPA (3,13 %) et du MoDem (3,98 %).

Il succède à Marie-George Buffet comme secrétaire national en juin 2010[6].

En décembre 2010, il défend avec Francis Wurtz l'idée d'une initiative européenne consistant à collecter un million de signatures pour la création d'un « Fonds de développement humain » à l'échelon européen devant le 3e congrès du Parti de la gauche européenne (PGE). À l'issue de ce congrès, le , il est élu président du PGE[7].

Le , il devient sénateur à la suite de la démission de Nicole Borvo Cohen-Seat[8]. Il siège alors au sein du groupe CRC, le groupe où siègent les élus Front de Gauche dans la chambre haute.

Le dimanche 10 février 2013, il est réélu avec 100 % des voix au poste de secrétaire national du Parti communiste français (PCF). Pour la première fois depuis longtemps, aucune autre liste ne s'était présentée contre celle du secrétaire national sortant[9].

En juin 2015, il est désigné par le PCF pour être sa tête de liste aux élections régionales de 2015 en Île-de-France, mais les autres partenaires du Front de gauche, dont Clémentine Autain pour Ensemble !, sont peu enclins à lui confier la place de tête de la liste[10],[11]. Ils arrivent finalement à faire l'union autour d'une candidature du Front de gauche obtiennent 6,63 % des voix à l'issue du premier tour, et fusionnent avec celles de Claude Bartolone (PS) et Emmanuelle Cosse (EELV) au second : ils sont cependant battus par la liste Les Républicains-UDI-MoDem de Valérie Pécresse.

Début 2016, il se déclare favorable au projet de primaires à gauche[12].

S'exprimant en mars 2016 au sujet de la crise migratoire en Europe, il critique les propos de Manuel Valls voulant limiter le nombre d'entrées et prône « une politique d'accueil d'une autre ampleur »[13].

Seul candidat à sa succession, il est réélu à la tête du PCF le 5 juin 2016 avec 81 % des voix[14].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sylvia Zappi, « Guerre de clans pour la succession de Marie-George Buffet au PCF », dans Le Monde (ISSN 0395-2037), 7 octobre 2008 [lire en ligne]
  2. Sébastien Crépel, « PCF : cinq idées à renforcer dans la base commune », dans L'Humanité (ISSN 0242-6870), 12 décembre 2008 [lire en ligne]
  3. Dany Stive, « Pierre Laurent quitte l'Humanité », dans L'Humanité (ISSN 0242-6870), 22 décembre 2008 [lire en ligne]
  4. Philomène Bouillon, « Le Front de gauche se pose comme “la” vraie gauche pour les régionales », dépêche AFP, 10 janvier 2010 [lire en ligne]
  5. Humanité.fr, 16 février 2010
  6. « 35e Congrès : un nouvel élan ! », sur le site du Parti communiste français.
  7. AFP, « Le Français Pierre Laurent élu à la tête du Parti de la gauche européenne », 5 décembre 2010 [lire en ligne]
  8. Pierre Laurent au Sénat le 20 septembre, Le Figaro, 5 septembre 2012.
  9. Article sur la fin du 36e congrès du PCF, lepoint.fr, consulté le 10 février 2013.
  10. Raphaëlle Besse-Desmoulières, « Régionales : la candidature de Pierre Laurent sème la discorde », lemonde.fr,‎ (consulté le 29 juin 2015)
  11. Rachid Laïreche, « Régionales : la candidature de Pierre Laurent sème la discorde », liberation.fr,‎ (consulté le 29 juin 2015)
  12. "4 Vérités, 29 janvier 2016, 4min/7"
  13. Accueil des réfugiés : Alexis Tsipras et Pierre Laurent haussent le ton, lefigaro.fr, 11 mars 2016
  14. « Pierre Laurent, réélu à la tête du PCF, demande aux socialistes d’exclure Hollande », 20minutes.fr, 5 juin 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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