Indigènes de la République

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Parti des indigènes de la République
Image illustrative de l'article Indigènes de la République
Logotype officiel.
Présentation
Fondation 2010
Ancien dirigeant Sadri Khiari
Théories Post-coloniales
Porte-paroles Houria Bouteldja, Joby Valente, Bidzanga Nana et Mbaireh Lisette (en 2010)
Objectif « Constitution d’un gouvernement décolonial »
Idéologie anti-impérialisme, antisionisme, anticolonialisme
Site web indigenes-republique.fr

Indigènes de la République est le nom générique d'un appel, d'une association puis d'un mouvement politique apparus en 2005 en France, devenu parti politique, se définissant comme antiraciste et décolonial.

Ses fondateurs se fixent pour objectif la lutte contre les discriminations, qu'elles soient fondées sur la race ou la religion. Houria Boutelja, porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR) qualifie le mouvement d'« anti-impérialiste et antisioniste »[1], incluant le sionisme parmi les impérialismes. Elle revendique parmi ses influences des penseurs tels que Malcolm X, Jean Genet, Aimé Césaire, James Baldwin ou Frantz Fanon[2].

Le magazine Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur « la rancœur et la haine »[3]. Différentes sources qualifient le PIR d'islamo-gauchiste, racialiste, raciste, antisémite, homophobe, identitaire ou encore antiféministe, tandis que quelques autres observateurs estiment que sa pensée est mal interprétée ou déformée.

L'appel des « Indigènes de la République »[modifier | modifier le code]

Le mouvement se fait connaître en janvier 2005 par le lancement de l'« Appel pour les assises de l’anticolonialisme postcolonial : Nous sommes les Indigènes de la République ! »[a], le texte se conclut par l'invitation à participer à une « Marche des indigènes de la République », le 8 mai — à l'occasion du 60e anniversaire du soulèvement de Sétif, dans le Constantinois algérien en 1945. L'association est créée officiellement la même année[4].

Selon Jérémy Robine[b], qui a mené, en 2005, de longs entretiens avec les initiateurs de l'appel — dont les deux principaux : Houria Bouteldja (auteure de l'idée d'utiliser le mot « indigènes ») et Youssef Boussoumah —, l'essentiel dans l'appel « réside dans un discours sur et à la nation, avec l’esquisse des stratégies de pouvoir qui l’animent. Avec les émeutes dix mois plus tard, c’est bien l’image d’une fracture qui se dessine entre la nation et une partie d’elle-même, issue des anciennes colonies ». Pour l'auteur, le « continuum colonial » apparaît central dans l'analyse des causes de la discrimination contre laquelle les « indigènes » militent[7].
Sur le même sujet, la majorité des militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, signataire de l'appel) partagent beaucoup des combats de l'association mais considèrent que vouloir théoriser à partir du seul critère que la France et la République seraient « post-colonialistes » est restrictif ; il convient, pour eux, de comprendre la réalité du monde en s'appuyant sur les « notions de capitalisme et d’impérialisme ». Ils jugent cependant légitime que : « des fractions de la population spécifiquement discriminées se mobilisent et s’organisent de manière autonome pour défendre leurs intérêts et leurs droits »[8].

Le Parti communiste français note qu'une polémique se répand, « divisant partis et associations » et suscite des « échanges passionnés » parmi les antiracistes. Sur le thème de la mémoire de la colonisation, la sociologue Nadia Améri déclare que « s'autoproclamer Indigènes de la république, c'est donner force et vigueur au vieux schéma colonial ». Tariq Ramadan signe l'appel un mois après son initiation, ce qui provoque une « levée de boucliers », Clémentine Autain retire alors sa signature, en expliquant ; « pour le public, le texte est devenu celui de Ramadan. C'est regrettable mais il est hors de question de lui servir de caution »[9].

Caroline Fourest considère qu'il « suffisait de lire attentivement le texte de l'appel lui-même pour diagnostiquer tous les symptômes d'une initiative antiraciste victime de l'entrisme intégriste. », et affirme que « cet appel, lancé en pleine tempête médiatique contre Tariq Ramadan, a pour but de consolider les collaborations initiées au moment du débat sur le voile. Le texte même de l'appel largement diffusé par oumma.com, révèle une rhétorique à la fois essentialiste, victimaire, ghettoïsante et même intégriste[10]. »

Selon le politologue Romain Bertrand — qui analyse, en 2006, la genèse du mouvement dans son article La mise en cause(s) du "fait colonial" — ; se retrouvent à l'initiative du collectif des « Indigènes » des associations de lutte contre les discriminations issues « du mouvement autonome de l’immigration, de mouvances pro-palestiniennes et des réseaux « anti-Françafrique » — notamment le Groupe de recherches activistes sur l’Afrique (GRAAF) —, du Collectif des musulmans de France (CMF) et du Mouvement autonome de l’immigration du Nord[11] ». Pour L'Obs, en 2007, l'appel a été « initié par le Collectif des musulmans de France, proche de Tariq Ramadan, et des associations communautaires et altermondialistes[12]. »

Contexte de l’appel[modifier | modifier le code]

Le texte est rédigé en réaction contre le mouvement de revalorisation de la colonisation française, que les initiateurs de l'appel perçoivent à travers, par exemple, la création d'un musée du colonialisme présentant le colonialisme d'une façon favorable, et le vote par le Parlement français de la loi du 23 février 2005 prévoyant — dans le deuxième alinéa de son article 4 — que « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. »[11],[c].

Selon Romain Bertrand, en cette année de « guerre ouverte des mémoires du fait colonial » ; la loi signe pour certains, le résultat de l'activité des réseaux « Algérie française », proches de l'extrême-droite et « attachés à la réhabilitation publique de la geste de l’OAS (Organisation armée secrète) » ; et pour d’autres, elle correspond au « laisser-aller d’une classe politique » éloignée de l'électorat populaire, « insensible aux désarrois identitaires et au sentiment de mise à l’écart des enfants des « deuxième et troisième générations » de l’immigration en provenance des sociétés du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne »[11].

Nicolas Bancel et Pascal Blanchard considèrent que, malgré ses défauts, le texte des Indigènes « a le grand mérite de rappeler, fût-ce sur un mode provocateur, que la "culture coloniale" est toujours à l'œuvre en France aujourd'hui. Une évidence que beaucoup se refusent à reconnaître ». Pour eux, il est nécessaire, sans en appeler à la repentance, de retourner sur un passé colonial mal assumé et d'emprunter un « chemin, permettant le dialogue critique et la réflexion partagée ». Mais, ajoutent-ils, « le fait est indiscutable : l'histoire coloniale et, par contrecoup, postcoloniale ne fait toujours pas partie de notre "histoire nationale" »[14].

Les assises que le texte des Indigènes appelle de ses vœux ont lieu en juin 2005[15] et conduisent à la création de l'association des Indigènes de la République.

Contenu de l’appel[modifier | modifier le code]

L'appel dénonce les discriminations dont sont « victimes les minorités ethniques » en France et le traitement de l'histoire coloniale française, affirmant que :

« la France a été un État colonial […]. [Elle] reste un État colonial[16]. »

Cet appel dénonce également la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques françaises de 2004, qui pour les auteurs « fait partie d’une démarche colonialiste ».

Bertrand Romain note que le texte demande clairement à l'État : de reconnaître que vouloir commémorer « les exactions de son passé colonial » est le résultat d'une amnésie volontaire fautive ; et de traiter (ici et maintenant) le problème des « discriminations dont sont toujours victimes les descendants des populations colonisées ». Le chercheur remarque « le caractère de texte palimpseste de l’Appel : signé par des organisations militantes impliquées dans la défense de causes hétérogènes »[11].

Dans la revue Confluences Méditerranée, Judith Ezekiel note que : « Beaucoup d’intellectuels et historiens du colonialisme dénoncèrent la logique de ce manifeste et des laïcardes féministes exposèrent les liens avec des islamistes et antisémites de certains des premiers signataires. Elles mirent en lumière la faiblesse du manifeste sur le genre (et en effet, depuis, l’une des dirigeantes Indigènes qui se dit "féministe radicale" a affirmé que les femmes arabes ne peuvent se libérer qu’en montrant leur loyauté envers leurs hommes, et que "le voile est justement un de ces gages de loyauté" ». Elle estime que la publication du manifeste « a marqué une transformation qualitative dans le débat sur la race et l'immigration en France », et elle note que « des milliers se précipitèrent pour signer, y compris beaucoup de femmes et de féministes "issues de l'immigration postcoloniale". Le manifeste […] a contribué à populariser le terme "postcolonial" et imposé la reconnaissance de la spécificité de l'immigration des anciennes colonies[17]. »

Le « Mouvement des indigènes de la République »[modifier | modifier le code]

Le mouvement s'est donné pour but de lutter contre toutes les discriminations de race, de sexe, de religion ou d’origine. Il estime qu’en France les discriminations raciales sont omniprésentes et structurelles car liées à son passé colonial.

Selon sa porte-parole, Houria Bouteldja ; « Dans la naissance du mouvement des indigènes, il y a d’abord un contexte très très général : la place des immigrés, de l’immigration en France, la façon dont on en parle... C’est le résultat d’une vie en France, avec les campagnes électorales centrées sur la question de l’immigration de manière extrêmement péjorative, comment l’immigration est toujours utilisée à des fins électoralistes, pour « ressouder le corps social »... Le fait que les immigrés ne sont jamais des citoyens à part entière, le déni de citoyenneté depuis toujours... l’expérience d’une vie[7] ». Il faut « rééduquer le reste de la société, la société occidentale » sur le passé colonial de la France et d’autres pays, et ses conséquences aujourd’hui[18].

Le mouvement souhaite « dénationaliser » l’histoire de France afin de la réinsérer dans l’histoire du monde, et redonner leur place aux histoires multiples de tous ceux qui vivent en France aujourd’hui[19].

En 2016, Caroline Fourest le décrit comme un mouvement « radicalement antilaïque et pro-islamiste » soutenant le Hamas et des terroristes, qui fut signalé pour apologie du terrorisme en 2016[20].

Anti-racisme politique et « décolonial »[modifier | modifier le code]

Ils combattent donc le racisme institutionnel qui selon eux constituent les sociétés postcoloniales, non seulement présent dans l'extrême droite affirmant l'existence de races biologiques ou culturelles, mais aussi d'une partie de la gauche qui le nierait et permettrait ainsi de perpétuer la division raciale du monde[21].

Politique française[modifier | modifier le code]

Le Mouvement des indigènes de la République (MIR) se positionne contre la loi de mars 2004 interdisant le port des signes religieux ostensibles à l’école, considérant qu’il s’agit d’une pratique « néo-coloniale »[22].

Il affirme que les peines prononcées aux émeutiers mis en examen et/ou condamnés à la suite des émeutes urbaines d'octobre-novembre 2005 en France et de Villiers-le-Bel en 2007, sont disproportionnées, que les magistrats ont tenté de faire des jeunes incarcérés des exemples et que le déroulement des procédures judiciaires a été biaisé.[réf. souhaitée]

Le mouvement s'est également positionné contre la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public, plus communément appelée « loi sur le voile intégral » en affirmant que l'esprit de la laïcité de la loi de 1905 est actuellement mis à mal dans un contexte grandissant d'islamophobie et de stratégies électoralistes.[réf. souhaitée]

En 2016, Alexandre Devecchio décrit l'insistance de Claude Bartolone en ile de france pour recruter sur ses listes « des candidats proches des indigènes de la république »[23].

Politique internationale[modifier | modifier le code]

Le mouvement s'est prononcé contre l'envoi des troupes de l'OTAN en Afghanistan en 2001 et contre l'invasion américano-britannique en Irak en 2003. Il a également exprimé son soutien politique au mouvement libanais Hezbollah lors du conflit qui l'a opposé à Israël en 2006. Concernant les derniers dossiers internationaux, Les Indigènes de la République ont également condamné l'intervention militaire française en Côte d'Ivoire en 2011 et les ingérences étrangères lors des guerres civiles en Libye et en Syrie. Les militants du mouvement réfutent les accusations selon lesquelles ils soutiendraient les régimes arabes autoritaires ou la mouvance islamiste. Ils affirment fonder leurs arguments sur le droit international, la lutte contre l'impérialisme et le néo-colonialisme, le droit des peuples à disposer d'eux-même mais aussi sur des formes d'éthiques et de morales qu'ils puisent au sein des diverses cultures qui composent le mouvement (cultures islamiques, arabes, africaines, berbères, kabyles, asiatiques, etc.), accusant d'ethnocentrisme la plupart des courants de pensée de la gauche occidentale.[réf. souhaitée]

Le mouvement dénonce « le caractère colonial » de l'État d'Israël. Appelant aux manifestations organisées en France en faveur des Palestiniens à la suite du déclenchement de la Guerre de Gaza 2008-2009, le mouvement a proclamé son soutien « au Hamas et [aux] autres forces de la résistance armée »[24] du peuple palestinien.

Durant les manifestations en faveur de la Palestine organisées en janvier 2009 à Paris, le mouvement a disposé d'un cortège où il a invité un représentant du Hamas à s'exprimer et a distribué des autocollants à l'effigie d'Izz al-Din al-Qassam. Un représentant du mouvement[Qui ?] a appelé au soutien du Front populaire de libération de la Palestine[réf. souhaitée].

Le « Parti des indigènes de la République »[modifier | modifier le code]

L'association annonce en 2008 viser à se transformer en parti politique[25], le P.I.R. (Parti des Indigènes de la République). Houria Bouteldja affirme qu'il s'agira d'un parti « anti-impérialiste et antisioniste »[26],[27][réf. insuffisante]. À cette époque, il est, selon Christophe Cornevin du Figaro, « dans le collimateur des RG et de la justice » pour son « idéologie sulfureuse » et son « virulent repli communautariste »[28].

Le congrès fondateur du parti a lieu à la fin du mois de février 2010[29]. En 2015, les évaluations extérieures approximatives et non confirmées par le P.I.R. parlent d'une fourchette entre quelques dizaines et une centaine de membres[30].

En octobre 2012, la porte-parole des Indigènes de la République Houria Bouteldja est aspergée de peinture à Paris par la Ligue de défense juive[31].

À l'occasion du dixième anniversaire de l'organisation « décoloniale », en présence d'Angela Davis, Houria Bouteldja centre l'action du P.I.R autour de la « lutte des races sociales ». Expliquant que « la race est une construction sociale[32] », elle déclare « Le mot fait peur et pourtant il n’y a rien de plus banal. [la lutte des races sociales] structure notre quotidien[33] ». Elle dénonce également le « philosémitisme d'État » qui est, selon elle : « une forme subtile et sophistiquée de l’antisémitisme de l’État-Nation[33] », et qui se matérialiserait par un « traitement privilégié dont bénéficie la répression de l'antisémitisme par rapport aux autres racismes »[34].

Pour l'historien Gérard Noiriel, « en se définissant eux-mêmes avec le vocabulaire de ceux qui les stigmatisent, les porte-parole de ce type d’associations pérennisent le système de représentations qui les exclut[35]. »

Le sociologue libertaire Philippe Corcuff, signataire de l'appel de janvier 2005, a émis une série de critiques en juillet 2015 sur les évolutions des Indigènes de la République, notamment la présence de préjugés coloniaux implicites et une vision traditionnelle du rapport entre les mouvements sociaux émancipateurs inspirée d'un marxisme traditionnel (une architecture hiérarchique autour d'un axe principal : dans leur cas le mouvement post-colonial, et non pas comme chez les marxistes le mouvement ouvrier)[30].

Violences policières[modifier | modifier le code]

D'après Mathieu Rigouste, Les indigènes de la République militent contre la violence policière[36][réf. insuffisante].

Le collectif s'associe à la « Marche de la Dignité » d'octobre 2015[37], officiellement organisées contre les violences policières, elle servit en réalité en grande part à la dénonciation de l'islamophobie et au soutien de la cause palestinienne[38][citation nécessaire][réf. incomplète].

En 2017, le PIR participe à la « marche pour la justice et la dignité », un rassemblement qui appelle à « manifester, contre le racisme et l’impunité des forces de l’ordre ».

« On n’a pas le droit de confisquer la parole aux vrais acteurs de terrain, tempête Samir Baaloudj, ex-militant du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB). Certaines organisations, comme le PIR, instrumentalisent cette marche afin de devenir porte-parole des quartiers populaires. Alors qu’ils n’y mettent jamais les pieds ! »

[39].

Charlie Hebdo[modifier | modifier le code]

En 2011, Youssef Boussoumah membre dirigeant du PIR, accuse Charlie Hebdo d'être « sioniste et ami des puissants »[40] et Houria Bouteldja critique les manifestations de soutien au journal[40][réf. insuffisante].

À la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo, Jeannette Bougrab accuse les Indigènes de la République qui ont taxé le journal d'« islamophobie » de porter « une responsabilité évidente » dans ces événements[41]. Régis Soubrouillard dans Marianne rappelle que ceux-ci qualifiaient « régulièrement le journal d'islamophobe »[42].

En 2015, le parti porte plainte pour diffamation contre le philosophe Pascal Bruckner qui a qualifié de « collabos » de l'islamisme Les Indivisibles et les Indigènes de la République et les a accusé d'avoir « justifié idéologiquement la mort des journalistes de Charlie Hebdo ». L'audience a lieu le et la défense (et ses témoins) « a reconnu l'existence d'un racisme ou d'une xénophobie visant des minorités, les intervenants ont d'abord clamé leur liberté de pouvoir critiquer toutes les religions, l'islam compris, sans pour autant être considérés comme des « islamophobes ». Un terme que tous ont récusé, y voyant un instrument d'intimidation infamant, sinon « une escroquerie intellectuelle » »[43]. Le , les deux associations plaignantes sont déboutées de leurs demandes[44]. Laurent Bouvet réagit à cette décision de justice lors d'une interview et déclare : « Cette décision est importante. D'abord, en effet, parce qu'elle est une victoire de la liberté d'expression. Une liberté d'expression de tous ceux qui refusent de se laisser intimider par les entrepreneurs identitaires, comme les Indivisibles ou le PIR, qui utilisent tous les moyens possibles (des réseaux sociaux à la justice) pour faire progresser leur vision communautariste et séparatiste sur une base ethno-raciale dans la société française[44]. » et il note à la suite de Bruckner, « la continuité idéologique entre les formes les plus violentes, terroristes et djihadistes, et les formes les plus anodines de la dérive islamiste ou de l'islam politique[44] ».

« Islamo-gauchisme »[modifier | modifier le code]

En 2008, l'appel « Nous, les Indigènes de la République » est perçu par Pierre-André Taguieff comme issu des milieux parfois qualifiés d'« islamo-gauchisme »[45].

En 2010, Leyla Arslann[d] écrit — dans un ouvrage tiré de sa thèse de doctorat — que les « très polémiques » Indigènes de la République sont qualifiés « d'islamo-gauchistes » et « se comportent comme de vrais entrepreneurs identitaires sans pour autant constituer de mouvement de masse »[46].

En 2015, Bernard Godard classe le militantisme identitaire musulman du parti des indigènes de la République dans le dit « islamo-gauchisme »[47].

En 2016 (comme en 2008), Pierre-André Taguieff qualifie le parti des Indigènes de la République d'« islamo-gauchiste », considérant qu'il n'a qu'une mince différence avec les islamo-fascistes[48].

Pour Gilles Kepel, les Indigènes de la République appartiennent à la « mouvance islamo-gauchiste » dénoncée par Manuel Valls[49].

Extrême droite[modifier | modifier le code]

Hugues Serraf le présente comme d’extrême droite[50].

Clément Ghys écrit à propos du livre d'Houria Bouteldja, qu' « elle fait sienne la rhétorique de l’extrême droite, qui fait de la France une contrée virginale, blanche, et chrétienne[51] ».

Bernard Maro considère que le PIR est par la diffusion de parole racialiste un allié « d'idéologues de la droite dure et de l'extrême droite[52] ». Pour Bruno Rieth, le projet du PIR est « Un projet de société dont l'extrême-droite la plus radicale ne rougirait pas[53]. »

Endogamie et métissage[modifier | modifier le code]

Selon les auteurs de l'ouvrage Vers la guerre des identités ?, le P.I.R « prône l'absence de métissage avec les Blancs et, à minima, en cas de mariage interethnique, la conversion du Blanc à l'islam[26] » et le préfet Didier Leschi, ancien chef du bureau des cultes, estime, dans Misère(s) de l'islam de France[54], que Houria Bouteldja « revendique son dégoût du métissage, rejoignant par-là l’extrême droite racialiste[55] ».

Le directeur de recherche au CNRS Bernard Maro décrit la position du PIR comme prônant une « pureté de la race avec une opposition aux mariages mixtes et au métissage » et, toujours selon lui, « les Français de culture musulmane sont [considérés comme] des traîtres », par exemple Sophia Aram[56]. Cependant le texte du PIR au sujet de Sophia Aram (qui la qualifie bien de « traitre », qui « exhibe un rire de connivence avec tous ces « gentils messieurs blancs » ) distingue l'« intégrationniste lambda [qui] n’a pas le pouvoir d’être un traître », et le « traître politique » qui en tant que figure publique a une portée plus large. L'auteure, Louisa Youfsi, souligne à propos de ces derniers que « s’ils vivent comme une offense le fait d’être "ramenés" à leurs origines, c’est que celles-ci sonnent douloureusement à leurs oreilles. D’une certaine manière, ils n’ont pas tort. En France, il y a des origines respectables qui "enrichissent", et d’autres suspectes qui "essentialisent" »[57].

Dans un entretien réalisé pour Vacarme, Houria Bouteldja déclare : « La perspective décoloniale, c’est s’autoriser à se marier avec quelqu’un de sa communauté. Rompre la fascination du mariage avec quelqu’un de la communauté blanche[58] », et, à la question « chacun devrait donc épouser à l’intérieur de son groupe ? », elle répond par la négative : « Non, la mixité ou la non mixité ne sont pas des projets en soi. Mais les couples mixtes ne peuvent généralement pas échapper aux pesanteurs historiques et sociales qui sont, de fait, raciales »[59].

Racisme[modifier | modifier le code]

En 2008, ce mouvement est accusé par Bénédicte Charles, de l’hebdomadaire Marianne de Racisme antiblanc, à la suite de son appel à la formation d’un parti politique que la journaliste qualifie de parti anti-« souchiens » — souchiens étant considéré par elle comme un jeu de mots avec « sous-chiens »[3]. Lors de l’émission Ce soir (ou jamais !) sur France 3, Houria Bouteldja a utilisé le terme « souchien » pour désigner les Français blancs, provoquant une polémique. Les Indigènes se sont défendus sur Internet en affirmant qu’il s’agissait d’une formule de dérision[60]. L’accusation est réitérée en 2009 par Alain Finkielkraut[61]. Poursuivie par l'association AGRIF pour injure à caractère raciste, la porte-parole est relaxée en première instance et en appel[62].

Selon la journaliste Eugénie Bastié, c'est un « groupuscule prônant ouvertement le racisme antiblanc[63] ».

Dans une tribune publiée par Marianne, Fatiha Boudjahlat (secrétaire nationale du Mouvement républicain et citoyen à l'éducation) critique à la fois Edwy Plenel, le parti des Indigènes de la République, le CCIF, et les identitaires…, auxquels elle reproche « dans l'affaire du Burkini comme dans tant d'autres », d'avoir une obsession : « faire rendre gorge à l'arrogante République française. » Pour elle, il s'agit là de « nouveaux racistes », mot qu'elle définit comme « celui qui interdit de penser en dehors de son épiderme et de la communauté ethnique dans laquelle il assigne l'autre à résidence »[64].

Pour Nicolas Lebourg, le mouvement des indigènes a profité de « la sympathie d'une part de la gauche radicale […] au nom de l'intersectionnalité et de la convergence des luttes », pourtant le PIR, fondé plus tard, « récuse ce principe au nom de la pure autonomie des Indigènes et de leur rejet de l'universalisme », pour admettre l'organisation communautaire si « celle-ci se revendique d'une communauté racialement opprimée ». Selon lui, certains des éléments avancés par le parti des indigènes « correspondent assez bien aux dispositions prônées par le Front européen de libération qui, dans les années 1990, regroupait les structures néodroitières et nationalistes-révolutionnaires d'Europe[26] ».

Racialisme et antisémitisme[modifier | modifier le code]

La fédération des Landes du MRAP écrit :

« Leur dérive raciale n’a plus rien à voir avec la lutte contre le racisme, ils ne feront illusion qu’auprès des naïfs ou faux naïfs complices […] On savait que leur dénonciation formelle de l’antisémitisme n’était qu’un paravent derrière lequel Houria Boutedlja, la leader des "indigènes" vantait l’esprit de "résistance" de Dieudonné, humoriste antisémite[65]. »

Selon l'« observatoire de l'islam politique et des frères musulmans »[e], les Indigènes de la République font partie « des groupes racialistes post-coloniaux »[67].

Pour Jean-Paul Brighelli : « Des Indigènes de la République [..], monte une petite musique racialisante sous couvert d'antiracisme[68]. »

Pour Céline Pina, « l'attitude de la gauche française envers cette mouvance clairement anti-française, anti-laïque, anti-féminisme, antisémite pose la même question : Naïveté ou clientélisme ? Déni ou calcul ?[69] »

Le politologue Laurent Bouvet présente le PIR comme « un mouvement à la fois groupusculaire et très radical qui prétend défendre toute personne ("indigène") issue de l'immigration et venant d'un pays colonisé par la France dans le passé. Ces "indigènes" étant traités comme au temps de la colonisation dans le cadre de leur immigration et de leur installation en France : racisme, "islamophobie", discriminations en tous genres… La dimension sociale est parfois mise en avant, comme c'est le cas dans le dernier livre d'Houria Bouteldja, pour expliquer que les situations de chômage ou de précarité vécues par les descendants d'immigrés sont avant tout dues à leur origine. Bien évidemment, la "doctrine" du PIR conduit à une essentialisation identitaire tant des victimes dominées, que des bourreaux dominants. Chacun appartenant, en raison simplement de son origine, à tel ou tel groupe. Sans aucune possibilité d'en sortir. Ainsi, les soutiens de H. Bouteldja dans Libération écrivent-ils en défense de celle-ci : "Houria Bouteldja évoque ses propres déchirements comme indigène et Blanche ou, plus précisément, "blanchie"". Pour le dire autrement, ces gens sont obsédés par la race, par l'origine. Ils ne voient et conçoivent l'individu qu'au travers de ce prisme »[70].

Dans Les Nouveaux Rouges-bruns : le racisme qui vient (2014)[71], l'anthropologue Jean-Loup Amselle parle d'avènement d'une nouvelle société raciale, et relève une dérive de la pensée postcoloniale :

« Nous sommes entrés depuis quelque temps, en France, dans une nouvelle ère, celle d’une société raciale, où la race vaut pour le social. Les conflits qui traversent la société ne sont plus appréhendés en termes de classes mais dans une perspective ethnique. Une tendance lourde où les Indigènes de la République rejoignent paradoxalement le Front national, et Farida Belghoul, la militante anti-genre, Dieudonné ou Alain Soral. Une tendance alimentée par le traitement médiatique de la question sociale, qui procède par généralisations, comme dans les reportages sur les banlieues où les individus sont constamment référés à un « groupe » et jamais envisagés comme tels. Dans ce contexte d’ensemble, le phénomène des transfuges passant de l’extrême gauche à la droite extrême s’explique aisément. Il s’opère sur fond d’un relativisme généralisé qui mine le socle de l’universalité des valeurs d’égalité de genre ou de droits humains et les repères que cette universalité offre à l’analyse politique. Ce relativisme puise ses arguments et sa rhétorique à la pensée postcoloniale qui a détrôné l’Occident de sa position de surplomb, ce qui est une bonne chose, mais a entraîné comme on peut le voir des effets pervers. »

Le directeur de recherche au CNRS Bernard Maro classe également le parti des Indigènes de la République parmi les « racialistes », notant « les mêmes obsessions identitaires qu'à l'extrême droite » : pureté de la race avec une opposition aux mariages mixtes et au métissage, anti-universalisme avec un refus de la convergence des luttes (féminisme, anticapitalisme, LGBT), soutien au machisme et sexisme religieux, homophobie, religion « d'origine » en tant que ciment commun au groupe, l'islam étant une libération, distinguer les Français des musulmans, antisémitisme au nom d'un anti-sionisme radical[56].

Bernard Maro appuie l'accusation d'antisémitisme. Dans la Marche de la dignité et contre le racisme du PIR, il note que l'appel, citant plusieurs formes de discriminations, ne mentionne pas l'antisémitisme, pourtant « le seul racisme qui tue régulièrement dans notre pays depuis plusieurs années, y compris des enfants. » Il cite également le PIR :

« d'un côté, les indigènes sociaux qui sont très sensibles, par exemple, aux questions relatives à Dieudonné, que certains voient comme un héros, un résistant ; de l'autre, nous avons construit un système d'alliances avec certains milieux de gauche pour qui Dieudonné est un fasciste. Quand nous devons sacrifier l'un de ces pôles, c'est celui des blancs que nous sacrifions » ; « Il est temps d'en finir avec tous les visages du racisme républicain dont l'islamophobie, la négrophobie, la rromophobie et cet étrange philosémitisme[72] » ; « Les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe[56]. »

Homosexualité[modifier | modifier le code]

Pour Houria Bouteldja, porte parole du mouvement[73], sans être une tare[74], « le mode de vie homosexuel n’existe pas dans les quartiers populaires. » Dans un droit de réponse à l'article la mettant en cause, elle rappelle ses propos sur le sujet, tenus le 6 novembre 2012 dans l'émission télévisée Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddeï :

« Je ne crois pas à l’universalité de l’identité politique homosexuelle. Je fais la distinction entre le fait qu’il peut y avoir des pratiques homosexuelles effectivement dans les quartiers ou ailleurs mais que ça ne se manifeste pas par une revendication identitaire politique[75]. »

En 2016, à la suite de cette polémique, Mariem Guellouz s'interrogeait dans un article sur « la limite entre un point de vue constructionniste et un propos homophobe. » Elle conclut que les propos des activistes du PIR participent à « cliver les minorités » sans tenir compte de la déterritorialisation des luttes LGBT internationales et nient la capacité, l'autonomie et l'indépendance des homosexuels arabes à agir sans paternalisme occidental extérieur[76].

En 2017, la psychanalyste Sabine Prokhoris consacre des passages de son livre (Au bon plaisir des « docteurs graves ») à critiquer la logique théorique des propos de H. Bouteldja, qu'elle rapproche des travaux de Judith Butler[77],[78].

En 2017, pour Pascal Bruckner, le PIR est « un groupuscule identitaire, antiféministe, antisioniste et homophobe[79]. »

Interrogée, en avril 2017 par Marie-Louise Arsenault (Radio-Canada), sur les accusations d'homophobie et sur le féminisme, H. Bouteldja déclare : « Moi ce que j'ai dit, c'est une toute autre idée qui est que les identités politiques LGBT n'étaient pas universelles, alors ça n'a rien à voir avec l'homosexualité qui elle effectivement existe partout, mais la politisation de la sexualité n'existe pas partout […] il y a l'idée très eurocentrique qui consiste à considérer que l'expérience des européens est universelle […] quand on est décoloniaux, quand on est des coloniaux, on refuse de croire à l'universalité de l'expérience des pays occidentaux, c'est-à-dire les expériences sociales […] le féminisme c'est exactement pareil »[80].

Pour le directeur de recherche au CNRS Bernard Maro, ce refus de convergence des luttes avec l'universalisme LGBT est de l'homophobie, citant notamment le PIR : « Parce que derrière la convergence, il y a un présupposé universaliste, lui-même fondé sur l'idée qu'il y aurait des oppressions universelles et qu'il faut donc s'en émanciper ». Bernard Maro poursuit : « Pour le PIR, l'homosexualité serait une invention occidentale imposée à l'Afrique et au Maghreb », via, selon le PIR, un « impérialisme des modes de vie »[56].

Le travailleur du sexe et militant EELV Thierry Schaffauser a publié dans le magazine d'actualité LGBT Yagg un article intitulé « Les indigènes de la république sont nos amiEs ». Selon lui, le livre d'Houria Bouteldja n'est pas homophobe : « Oui, elle reconnait le sexisme et l’homophobie qui existent dans la communauté indigène (arabe en particulier), et non elle ne les excuse pas, ni ne les passe sous silence. Elle en fait une analyse politique ». Il considère qu'Houria Bouteldja adopte une analyse intersectionnelle utile sur la question, qui pourrait aider les personnes queers de couleur, dont la double identité les rend « toujours coincés aujourd’hui entre deux étaux »[81].

Machisme[modifier | modifier le code]

Selon Bernard Maro, le PIR soutient le machisme et le sexisme religieux, citant Houria Bouteldja : « Cela fait partie des pressions que les hommes indigènes font peser sur les femmes. C'est normal, puisque l'idéologie coloniale les fait passer pour des sauvages. Mais cela offre une perspective décoloniale pleine d'ambivalences. Ce que je veux dire c'est que les femmes répondent aussi à ce malaise lorsqu'elles se "réislamisent" : Pas la peine d'aller chercher les femmes au bled puisqu'on est là. Vous dites qu'on est occidentalisées mais pas du tout »[56].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le texte de l'appel est reproduit, in extenso, dans l'article de Jérémy Robine (Hérodote 2006)
  2. J. Robine est, en 2005, titulaire d'une maîtrise de Droit Public (université Panthéon-Sorbonne). Après la soutenance d'une thèse de doctorat en Géopolitique (2009, Université Paris-VIII)[5], il est nommé, en 2016, Maître de conférence à l'Institut français de géopolitique[6]
  3. L'alinéa 2 controversé, est abrogé par décret, le 15 février 2006[13].
  4. L. Arslann est docteur en sciences politiques, chargée d'études à l'Institut Montaigne.
  5. Ikwhan info, dont la rédaction est dirigée par Fiammetta Venner[66].

Références[modifier | modifier le code]

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  3. a et b Bénédicte Charles, « Les Indigènes créent un parti anti-“souchiens” », sur marianne.net, .
  4. Annonce 1662 du Journal officiel du 28 janvier 2006.
  5. « J. Robine », sur edr.fr
  6. « J. Robine », sur geopolitique.net
  7. a et b Jérémy Robine, « Les "indigènes de la République" : nation et question postcoloniale : Territoires des enfants de l’immigration et rivalité de pouvoir », Hérodote « La question postcoloniale », no 120,‎ , p. 118-148 (ISBN 9782707147806, lire en ligne)
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  16. Le texte de l'appel est reproduit dans l'article de Jérémy Robine, « Les "indigènes de la République" : nation et question postcoloniale », sur cairn.info,
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  18. Émission Ce soir (ou jamais !), France 3, 21 juin 2007.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]