Indigènes de la République

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Parti des indigènes de la république
Image illustrative de l'article Indigènes de la République
Logo officiel.
Présentation
Fondation 2010
Ancien dirigeant Sadri Khiari
théories Postcoloniales
porte-parole Houria Bouteldja, Joby Valente, Bidzanga Nana et Mbaireh Lisette (en 2010)
but « Constitution d’un gouvernement décolonial »
Idéologie Anti-impérialisme, Antisionisme
Site web indigenes-republique.fr

Indigènes de la République est le nom générique d'un appel, d'une association puis d'un mouvement politique apparus en 2005 en France, devenu parti politique.

Ses fondateurs affirment avoir comme objectif la lutte contre les discriminations, en particulier fondées sur la religion, et se déclarent « antisionistes »[réf. nécessaire]. Le magazine Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur « la rancœur et la haine »[1], quand Samuel Gontier (Télérama) y voit un mouvement d'« ultra-gauche antisémite » et « un groupuscule islamo-gauchiste »[2].

L'appel des « Indigènes de la République »[modifier | modifier le code]

Le mouvement se fait connaître en janvier 2005 par le lancement de l'« Appel des indigènes de la République pour la tenue d’assises de l’anticolonialisme ». L'association est créée officiellement la même année[3].

Cet appel a été, selon le journal Le Nouvel Observateur, « initié par le Collectif des musulmans de France, proche de Tariq Ramadan, et des associations communautaires et altermondialistes[4]. »

En 2008, selon le journaliste Christophe Cornevin du journal Le Figaro, « ce mouvement est dans le collimateur des RG et de la justice » pour son « idéologie sulfureuse » et son « virulent repli communautariste »[5].

Contexte de l’appel[modifier | modifier le code]

Le texte est rédigé en réaction contre le mouvement de revalorisation de la colonisation française, que ses initiateurs perçoivent à travers, par exemple, la création d'un musée du colonialisme présentant le colonialisme d'une façon favorable et, surtout, le vote par le Parlement français d'une loi prescrivant dans « les programmes scolaires [la] reconnaissance du caractère positif de la présence française outre-mer et en Afrique du Nord »[6].

Les assises que le texte appelle de ses vœux auront lieu en juin 2005[7] et conduiront à la création de l'association des Indigènes de la République.

Contenu de l’appel[modifier | modifier le code]

L'appel dénonce les discriminations dont sont « victimes les minorités ethniques » en France et le traitement de l'histoire coloniale française, affirmant que :

« la France a été un État colonial […]. [Elle] reste un État colonial. »

Cet appel dénonce aussi la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école, qui pour les auteurs « fait partie d’une démarche colonialiste ».

Le contenu de ce texte a suscité des « échanges passionnés » parmi les antiracistes. Tariq Ramadan signe l'appel un mois après son initiation, ce qui provoque une « levée de boucliers », et Clémentine Autain retire sa signature car « pour le public, le texte est devenu celui de Ramadan »[8].

Dans la revue Confluences Méditerranée, Judith Ezekiel note que : « Beaucoup d’intellectuels et historiens du colonialisme dénoncèrent la logique de ce manifeste et des laïcardes féministes exposèrent les liens avec des islamistes et antisémites de certains des premiers signataires. Elles mirent en lumière la faiblesse du manifeste sur le genre (et en effet, depuis, l’une des dirigeantes Indigènes qui se dit "féministe radicale" a affirmé que les femmes arabes ne peuvent se libérer qu’en montrant leur loyauté envers leurs hommes, et que "le voile est justement un de ces gages de loyauté" ». Elle estime que la publication du manifeste « a marqué une transformation qualitative dans le débat sur la race et l'immigration en France » et elle note que « des milliers se précipitèrent pour signer, y compris beaucoup de femmes et de féministes "issues de l'immigration postcoloniale'". Le manifeste […] a contribué à populariser le terme "postcolonial" et imposé la reconnaissance de la spécificité de l'immigration des anciennes colonies[9]. »

Bertrand Romain souligne « le caractère de texte palimpseste de l’Appel : signé par des organisations militantes impliquées dans la défense de causes hétérogènes, il tient souvent plus d’une juxtaposition de fragments de discours revendicatifs étrangers les uns aux autres que d’un manifeste autonome » et que « l’hypothèse guidant de bout en bout l’analyse des discriminations contemporaines est celle de leur surdétermination coloniale[10]. »

Le « Mouvement des indigènes de la République »[modifier | modifier le code]

Le mouvement s'est donné pour but de lutter contre toutes les discriminations de race, de sexe, de religion ou d’origine. Il estime qu’en France les discriminations raciales sont omniprésentes et structurelles car liées à son passé colonial. Le mouvement prône le refus de «l'intégration par le jambon»[5]. Selon sa porte-parole, il faut « rééduquer le reste de la société, la société occidentale » sur le passé colonial de la France et d’autres pays, et ses conséquences aujourd’hui[11].

Il souhaite « dénationaliser »[12] l’histoire de France afin de la réinsérer dans l’histoire du monde, et redonner leur place aux histoires multiples de tous ceux qui vivent en France aujourd’hui.

Pour Caroline Fourest, il s'agit d'un mouvement « radicalement antilaïque et pro-islamiste » soutenant le Hamas et des terroristes, qui fut signalé pour apologie du terrorisme en 2016[13].

Anti-racisme politique et décolonial[modifier | modifier le code]

Les Indigènes de la République se présentent comme un parti antiraciste. C'est à partir de l'idée de race comme fait social qu'ils articulent leurs autres luttes. Ils s'inscrivent dans le renouvellement actuel de l'antiracisme qu'on nomme « anti-racisme politique », en opposition à l'« anti-racisme moral ». Ce qu'ils dénoncent n'est pas seulement les personnes, les partis ou les idéologies ouvertement racistes mais aussi ce qu'ils considèrent être un racisme structurel[14].

Ils combattent donc le racisme institutionnel qui selon eux constituent les sociétés postcoloniales, non seulement présent dans l'extrême droite affirmant l'existence de races biologiques ou culturelles, mais aussi d'une partie de la gauche qui le nierait et permettrait ainsi de perpétuer la division raciale du monde[15].

Politique française[modifier | modifier le code]

Le Mouvement des indigènes de la République (MIR) se positionne contre la loi de mars 2004 interdisant le port des signes religieux ostensibles à l’école, considérant qu’il s’agit d’une pratique « néo-coloniale »[16].

Il affirme que les peines prononcées aux émeutiers mis en examen et/ou condamnés à la suite des émeutes urbaines d'octobre-novembre 2005 en France et de Villiers-le-Bel en 2007, sont disproportionnées, que les magistrats ont tenté de faire des jeunes incarcérés des exemples et que le déroulement des procédures judiciaires a été biaisé.[réf. souhaitée]

Le mouvement s'est également positionné contre la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public, plus communément appelée « loi sur le voile intégral » en affirmant que l'esprit de la laïcité de la loi de 1905 est actuellement mis à mal dans un contexte grandissant d'islamophobie et de stratégies électoralistes.[réf. souhaitée]

Politique internationale[modifier | modifier le code]

Le mouvement s'est prononcé contre l'envoi des troupes de l'OTAN en Afghanistan en 2001 et contre l'invasion américano-britannique en Irak en 2003. Il a également exprimé son soutien politique au mouvement libanais Hezbollah lors du conflit qui l'a opposé à Israël en 2006. Concernant les derniers dossiers internationaux, Les Indigènes de la République ont également condamné l'intervention militaire française en Côte d'Ivoire en 2011 et les ingérences étrangères lors des guerres civiles en Libye et en Syrie. Les militants du mouvement réfutent les accusations selon lesquelles ils soutiendraient les régimes arabes autoritaires ou la mouvance islamiste. Ils affirment fonder leurs arguments sur le droit international, la lutte contre l'impérialisme et le néo-colonialisme, le droit des peuples à disposer d'eux-même mais aussi sur des formes d'éthiques et de morales qu'ils puisent au sein des diverses cultures qui composent le mouvement (cultures islamiques, arabes, africaines, berbères, kabyles, asiatiques, etc.), accusant d'ethnocentrisme la plupart des courants de pensée de la gauche occidentale.[réf. souhaitée]

Le mouvement dénonce « le caractère colonial » de l'État d'Israël. Appelant aux manifestations organisées en France en faveur des Palestiniens à la suite du déclenchement de la Guerre de Gaza 2008-2009, le mouvement a proclamé son soutien « au Hamas et [aux] autres forces de la résistance armée »[17] du peuple palestinien.

Durant les manifestations en faveur de la Palestine organisées en janvier 2009 à Paris, le mouvement a disposé d'un cortège où il a invité un représentant du Hamas à s'exprimer et a distribué des autocollants à l'effigie d'Izz al-Din al-Qassam. Un représentant du mouvement[Qui ?] a appelé au soutien du Front populaire de libération de la Palestine[réf. souhaitée].

Le « Parti des indigènes de la République »[modifier | modifier le code]

L'association annonce en 2008 viser à se transformer en parti politique[18], le P.I.R. (Parti des Indigènes de la République). Houria Bouteldja affirme qu'il s'agira d'un parti « anti-impérialiste et antisioniste »[19],[20][réf. insuffisante]

Le congrès fondateur du parti a lieu à la fin du mois de février 2010[21]. En 2015, les évaluations extérieures approximatives et non confirmées par le P.I.R. parlent d'une fourchette entre quelques dizaines et une centaine de membres[22].

En octobre 2012, la porte-parole des Indigènes de la République Houria Bouteldja est aspergée de peinture à Paris par la Ligue de défense juive[23].

À l'occasion du dixième anniversaire de l'organisation « décoloniale », en présence d'Angela Davis, Houria Bouteldja centre l'action du P.I.R autour de la « lutte des races sociales ». Expliquant que « la race est une construction sociale[24], elle déclare « Le mot fait peur et pourtant il n’y a rien de plus banal. [la lutte des races sociales] structure notre quotidien[25] ». Elle dénonce également le « philosémitisme d'État » qui est, selon elle ; « une forme subtile et sophistiquée de l’antisémitisme de l’État-Nation[25] », et qui se matérialiserait par un « traitement privilégié dont bénéficie la répression de l'antisémitisme par rapport aux autres racismes »[26] ;

Pour l'historien Gérard Noiriel, « en se définissant eux-mêmes avec le vocabulaire de ceux qui les stigmatisent, les porte-parole de ce type d’associations pérennisent le système de représentations qui les exclut[27]. »

Le sociologue libertaire Philippe Corcuff, signataire de l'appel de janvier 2005, a émis une série de critiques en juillet 2015 sur les évolutions des Indigènes de la République, notamment la présence de préjugés coloniaux implicites et une vision traditionnelle du rapport entre les mouvements sociaux émancipateurs inspirée d'un marxisme traditionnel (une architecture hiérarchique autour d'un axe principal : dans leur cas le mouvement post-colonial, et non pas comme chez les marxistes le mouvement ouvrier)[22].

Violences policières[modifier | modifier le code]

D'après Mathieu Rigouste, Les indigènes de la République militent récemment[Quand ?] contre les violences policières[28].

Charlie Hebdo[modifier | modifier le code]

En 2011, Youssef Boussoumah membre dirigeant du PIR, accuse Charlie Hebdo d'être « sioniste et ami des puissants »[29] et Houria Bouteldja critique les manifestations de soutien au journal[29][réf. insuffisante].

À la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo, Jeannette Bougrab accuse les Indigènes de la République qui ont taxé le journal d'« islamophobie » de porter « une responsabilité évidente » dans ces événements[30]. Régis Soubrouillard dans Marianne rappelle que ceux-ci qualifiaient « régulièrement le journal d'"islamophobe" »[31].

En 2015, le parti porte plainte pour diffamation contre le philosophe Pascal Bruckner qui a qualifié de « collabos » de l'islamisme Les Indivisibles et les Indigènes de la République et les a accusé d'avoir « justifié idéologiquement la mort des journalistes de Charlie Hebdo ». L'audience a lieu le et la défense (et ses témoins)« a reconnu l'existence d'un racisme ou d'une xénophobie visant des minorités, les intervenants ont d'abord clamé leur liberté de pouvoir critiquer toutes les religions, l'islam compris, sans pour autant être considérés comme des « islamophobes ». Un terme que tous ont récusé, y voyant un instrument d'intimidation infamant, sinon « une escroquerie intellectuelle » »[32]. Le , les deux associations plaignantes sont déboutées de leurs demandes[33]. Laurent Bouvet réagit à cette décision de justice lors d'une interview et déclare : « Cette décision est importante. D'abord, en effet, parce qu'elle est une victoire de la liberté d'expression. Une liberté d'expression de tous ceux qui refusent de se laisser intimider par les entrepreneurs identitaires, comme les Indivisibles ou le PIR, qui utilisent tous les moyens possibles (des réseaux sociaux à la justice) pour faire progresser leur vision communautariste et séparatiste sur une base ethno-raciale dans la société française.[33] » et il note à la suite de Bruckner, « la continuité idéologique entre les formes les plus violentes, terroristes et djihadistes, et les formes les plus anodines de la dérive islamiste ou de l'islam politique[33] ».

Islamo-gauchisme[modifier | modifier le code]

En 2008, l'appel «Nous, les Indigènes de la République» est perçu par Pierre-André Taguieff comme issu des milieux islamo-gauchistes[34].

En 2010 selon Leyla Arslann, les « très polémiques » Indigènes de la République sont qualifiés « d'islamo-gauchistes » et « se comportent comme de vrais entrepreneurs identitaires sans pour autant constituer de mouvement de masse »[35]

En 2015, Bernard Godard classe le militantisme identitaire musulman du parti des indigènes de la République dans l'islamo-gauchisme[36].

Pour Samuel Gontier de Télérama, le P.I.R est d'« ultra-gauche antisémite » et « un groupuscule islamo-gauchiste »[2]

En 2016 (comme en 2008), Pierre-André Taguieff qualifie le parti des Indigènes de la République d'« islamo-gauchiste », considérant qu'il n'a qu'une mince différence avec les islamo-fascistes[37].

Pour Gilles Kepel, les Indigènes de la République appartiennent à la « mouvance islamo-gauchiste » dénoncée par Manuel Valls[38].

Endogamie, métissage[modifier | modifier le code]

Le P.I.R via Houria Bouteldja « prône l'absence de métissage avec les Blancs et, à minima, en cas de mariage interethnique, la conversion du Blanc à l'islam[39] ».[réf. insuffisante]

Racisme[modifier | modifier le code]

En 2008, ce mouvement est accusé par Bénédicte Charles, de l’hebdomadaire Marianne de Racisme antiblanc, à la suite de son appel à la formation d’un parti politique que la journaliste qualifie de parti anti-« souchiens » — souchiens étant considéré par elle comme un jeu de mots avec « sous-chiens »[1]. Lors de l’émission Ce soir (ou jamais !) sur France 3, Houria Bouteldja a utilisé le terme « souchien » pour désigner les Français blancs, provoquant une vive polémique. Les Indigènes se sont défendus sur Internet en affirmant qu’il s’agissait d’une formule de dérision|[40]. L’accusation est réitérée en 2009 par Alain Finkielkraut[41][réf. insuffisante].

Selon la journaliste Eugénie Bastié, c'est un « groupuscule prônant ouvertement le racisme antiblanc[42] ».

Dans une tribune publiée par Marianne, Fatiha Boudjahlat (secrétaire nationale du Mouvement républicain et citoyen à l'éducation) critique à la fois Edwy Plenel, le parti des Indigènes de la République, le CCIF, et les identitaires…, auxquels elle reproche « dans l'affaire du Burkini comme dans tant d'autres », d'avoir une obsession : « faire rendre gorge à l'arrogante République française. » Pour elle, il s'agit là de « nouveaux racistes », mot qu'elle définit comme « celui qui interdit de penser en dehors de son épiderme et de la communauté ethnique dans laquelle il assigne l'autre à résidence »[43].

Pour Nicolas Lebourg, l'idéologie du PIR correspond à celle des « structures néodroitières et nationalistes-révolutionnaires[44][réf. insuffisante]. »

Racialisme[modifier | modifier le code]

La fédération MRAP des Landes écrit :

« Leur dérive raciale n’a plus rien à voir avec la lutte contre le racisme, ils ne feront illusion qu’auprès des naïfs ou faux naïfs complices[45]. »

Selon l'Observatoire de l'islam politique et des frères musulmans, Les Indigènes de la République font partie « des groupes racialistes post-coloniaux »[46].

Pour Jean-Paul Brighelli : « Des Indigènes de la République [..], monte une petite musique racialisante sous couvert d'antiracisme[47]. »

Homosexualité[modifier | modifier le code]

Pour Houria Bouteldja, porte parole du mouvement[48], sans être une tare[49], « le mode de vie homosexuel n’existe pas dans les quartiers populaires. » Dans un droit de réponse à l'article la mettant en cause, elle rappelle notamment ses propos exacts sur le sujet, tenus le 6 novembre 2012 dans l'émission télévisée Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddeï :

« Je ne crois pas à l’universalité de l’identité politique homosexuelle. Je fais la distinction entre le fait qu’il peut y avoir des pratiques homosexuelles effectivement dans les quartiers ou ailleurs mais que ça ne se manifeste pas par une revendication identitaire politique[50]. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bénédicte Charles, « Les Indigènes créent un parti anti-“souchiens” », sur marianne.net,‎
  2. a et b Samuel Gontier, « Le CSA vole au secours d’Alain Finkielkraut : un exemple à suivre », sur telerama.fr,‎
  3. Annonce 1662 du Journal officiel du 28 janvier 2006.
  4. « Les Indigènes de la République dénoncent le “consensus raciste” » - Nouvel Observateur - 9 février 2007.
  5. a et b « Les Indigènes de la République inquiètent la police » - Le Figaro - 13 mai 2008.
  6. Loi française du 23 février 2005 : Loi portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés .
  7. Première assemblée plénière de l’Agora des Indigènes, 25 juin 2005.
  8. « Les Indigènes s’invitent dans le débat », L’Humanité, 21 mars 2005.
  9. Judith Ezekiel, « Magritte rencontre Maghreb : ceci n'est pas un voile. La hijab story », Confluences Méditerranée, no 59,‎ , p. 43-56 (lire en ligne)
  10. Bertrand Romain, « La mise en cause(s) du "fait colonial". Retour sur une controverse publique », Politique africaine, 2/2006 (n° 102), p. 28-49. DOI : 10.3917/polaf.102.0028.
  11. Émission Ce soir (ou jamais !) - France 3 - 21 juin 2007.
  12. "Dénationaliser l’histoire de France" Suzanne Citron - Libération, le jeudi 30 décembre 2004
  13. Génie de la laïcité. Caroline Fourest, éditions Grasset, 2016
  14. « Antiracisme politique: convergences et divergences », sur https://blogs.mediapart.fr,‎ (consulté le 29 novembre 2016)
  15. (it) « La somma delle vilta delle resistenze », sur http://www.dinamopress.it,‎ (consulté le 29 novembre 2016)
  16. « De la cérémonie du dévoilement à Alger (1958) à Ni Putes Ni Soumises : l’instrumentalisation coloniale et néo-coloniale de la cause des femmes », 2004.
  17. « Nous soutenons Hamas et les autres forces de la résistance armée, parce que... », site du Mouvement des Indigènes de la République,‎
  18. « Un Parti des indigènes, pour quoi faire ? », site du Mouvement des Indigènes de la République,‎ (consulté le 12 janvier 2009)
  19. «Vers la guerre des identités ? De la fracture coloniale à la révolution ultranationale». Sous la direction de Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Dominic Thomas, éditions La Découverte, Paris, 2016
  20. France plurielle. Le défi de l'égalité réelle. Laetitia Van Eeckhout, Éditions Gallimard, Paris, 2013
  21. « Création du Parti des Indigènes », AFP sur lefigaro.fr,‎ (consulté le 2 mars 2010)
  22. a et b Philippe Corcuff, « "Indigènes de la République, pluralité des dominations et convergences des mouvements sociaux. En partant de textes de Houria Bouteldja et de quelques autres" », site de réflexions libertaires Grand Angle,‎ (lire en ligne)
  23. Houria Bouteldja agressée par la LDJ : quand la violence est suivie d'un grand silence, Le Nouvel Observateur, 29 octobre 2012.
  24. Aziz Oguz, « Angela Davis pour les 10 ans des Indigènes », Le Journal de Saint-Denis,‎ (consulté le 13 mai 2015)
  25. a et b Erwan Manac'h, « Les Indigènes de la République dans une « lutte des races sociales » », sur politis.fr,‎ (consulté le 14 janvier 2017)
  26. Le contraire du "philosémitisme", huffingtonpost.fr, 7 mai 2015
  27. Gérard Noiriel, Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIXe-XXe siècle). Discours publics, humiliations privées, Paris, Fayard, 2007, p. 664.
  28. Mathieu Rigouste, La domination policière : une violence industrielle, Paris, La fabrique, , 208 p. (ISBN 978-2-3587-2045-8, présentation en ligne), p. 194
  29. a et b Les Bûchers de la liberté, d'Anastasia Colosimo, éditions Stock, 2016.
  30. « Charlie Hebdo : les larmes de Jeannette Bougrab, compagne de Charb », lefigaro.fr, 9 janvier 2015.
  31. « Charlie Hebdo : des combattants de la laïcité cible privilégiée des islamo-gauchistes », marianne.net, 11 janvier 2015.
  32. Saïd Mahrane, « Le curieux procès Bruckner », lepoint.fr,‎ (consulté le 6 décembre 2016)
  33. a, b et c « Procès Bruckner : une défaite pour les «collabos» de l'islamisme », Le figaro,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  34. La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial. Pierre-André Taguieff, éditions Odile Jacob, 2008, page 416
  35. «Enfants d'Islam et de Marianne: Des banlieues à l'Université». de Leyla Arslan, Presses Universitaires de France, 2010, partie : «indigènes contestataires: de l'oppression coloniale aux banlieues»
  36. La Question musulmane en France. de Bernard Godard, éditions Fayard, 2015, partie : «“islamophobie savante”, néo-orientalisme et études postcoloniales»
  37. Revue des Deux Mondes, juin 2016 : « Femmes, islam et République, fureur et misère des néo-féministes » de Pierre André Taguieff.
  38. La Fracture, de Gilles Kepel, Éditions Gallimard et France Culture, 2016, partie : chroniques de mai 2016
  39. «Vers la guerre des identités ?: De la fracture coloniale à la révolution ultranationale.» Sous la direction de Pascal BLANCHARD, Nicolas BANCEL, Dominic THOMAS. éditions La Découverte, 2016
  40. Houria Bouteldja, « Petite leçon de français d’une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants », sur archive.wikiwix.com (consulté le 17 janvier 2017)
  41. Le jeudi 19 novembre 2009 dans l’émission Ce soir (ou jamais !) sur France 3
  42. « Extension du domaine de l’islamophobie », article (payant) d'Eugénie Bastié, Le Figaro, 4 juillet 2015.
  43. « Edwy Plenel, PIR, CCIF, identitaires… les nouveaux racistes », sur marianne.fr,‎ .
  44. Vers la guerre des identités ? De la fracture coloniale à la révolution ultranationale, sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Dominic Thomas, éditions La Découverte, 2016, chapitre 16, Nicolas Lebourg.
  45. « Indigènes de la République : la dérive "racialiste" », mars 2015.
  46. « Al Adl Wal Ihsane et ses relayeurs français », décembre 2015.
  47. Voir sur causeur.fr.
  48. « Présentation de Houria Bouteldja sur le site du PIR », sur Les Indigènes de la Républiques (consulté le 11 mai 2015).
  49. « Les Indigènes de la République contre l’« homosexualité imposée » », Rue89,‎ (consulté le 6 février 2013).
  50. Houria Bouteldja, « Les Indigènes de la République et l’homosexualité : suite », Rue89,‎ (consulté le 11 février 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]