Mathilde Panot

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Mathilde Panot
Illustration.
Mathilde Panot en 2017.
Fonctions
Vice-présidente du groupe FI à l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(7 mois)
Élection 18 juin 2019
Président Jean-Luc Mélenchon
Législature XVe (Cinquième République)
Prédécesseur fonction créée
Députée française
En fonction depuis le
(2 ans, 6 mois et 28 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 10e du Val-de-Marne
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique FI
Prédécesseur Jean-Luc Laurent
Biographie
Date de naissance (31 ans)
Lieu de naissance Tours (France)
Nationalité Française
Parti politique LFI (depuis 2016)
Diplômée de IEP de Paris
Profession Coordinatrice de projets associatifs

Mathilde Panot, née le à Tours, est une femme politique française. Membre de La France insoumise, elle est élue députée dans le Val-de-Marne en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Née le , Mathilde Panot est originaire de la banlieue d'Orléans[1],[2] : elle passe son enfance et adolescence à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin[3]. Elle est titulaire d'un master en relations internationales de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 2013)[4],[5].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après avoir été bénévole à ATD Quart monde à 18 ans[6], elle est salariée, jusqu'en 2016, de l'association Voisin Malin, qui a pour but la solidarité entre habitants au sein des quartiers ; elle dirige l'association[7], qui comporte, en 2015, 11 intervenants rémunérés 12 heures par mois au smic[8]. Son travail se rapproche du « community organizing », une méthode de mobilisation venue des États-unis[9]. Les missions de l'association sont diverses : information sur le dépistage du cancer du sein, accompagnement bancaire à La Poste, lutte contre les punaises de litetc.[8] L'association est notamment active dans le quartier « sensible » de La Grande Borne, à Grigny[10],[11].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Son premier acte militant est sa participation au mouvement contre le contrat première embauche (CPE), en 2005[10],[9]. En décembre 2015, elle participe à la création de l’association L’Ère du peuple avec Laurent Mafféïs et Bastien Lachaud. L'association a pour objectif de « servir de support technique et logistique à toutes les initiatives prises au service des idées développées par Jean-Luc Mélenchon pour réaliser la révolution citoyenne ». Mathilde Panot en est la secrétaire et Bastien Lachaud son trésorier. Elle est alors la salariée de l'association l'Ère du Peuple qui la rétribue 11 040 euros bruts pour 1 725 heures de travail (soit 2208 € brut/mois sur 5 mois et environ 80 heures/semaine) facturées 87 150 euros, au candidat Jean-Luc Mélenchon, selon la commission nationale des comptes de campagne[12],[13].

Au lancement de la campagne de Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2017, Mathilde Panot devient coordinatrice des groupes d'appui de La France insoumise. Elle est également à l'initiative des « caravanes pour l'égalité des droits » dont le but est d'aller dans les quartiers populaires, là où le taux abstention est le plus élevé[14],[15].

Lors des élections législatives de 2017, elle est élue députée de la dixième circonscription du Val-de-Marne[16]. À l'Assemblée nationale, elle est membre de la Commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire[17]. Le 12 septembre 2018, après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle se présente[18] à l'élection pour la présidence de l’Assemblée nationale, face notamment à Richard Ferrand, qui est élu[19].

En 2018, elle est membre de la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires, qui met notamment en lumière des difficultés chez les 160 000 sous-traitants du secteur. En septembre 2019, elle fait une proposition de loi pour protéger ces travailleurs[20],[21].

Le , elle est élue à l'unanimité vice-présidente du groupe parlementaire La France insoumise à l'Assemblée nationale, une fonction qui n'existait pas jusque-là[7].

Le 1er octobre 2019, lors d'une visite en Algérie pour rencontrer des personnalités politiques et des militants participant au Hirak[22], Mathilde Panot est interpellée par la police à Béjaïa, un foyer de la contestation. Elle est reconduite à Alger[23],[24], puis s'envole pour Paris, déclarant : «  J’espère que ce voyage même s’il a été avorté par les tentatives d’intimidations et de privation de liberté de mouvement par le pouvoir algérien, contribuera modestement à lever le mur du silence autour de la répression forte que subissent les militant.es de ce magnifique mouvement populaire et citoyen. »[25],[26]

Prises de position[modifier | modifier le code]

Engagée sur le thème de l'« écologie populaire »[27],[28], elle mène en 2018 une campagne de votation citoyenne sur le thème du nucléaire[29]. 314 530 personnes votent entre le 11 et le 18 mars 2018, en ligne ou dans l'un des 2 000 points de votation. La sortie du nucléaire obtient 93 % des suffrages[30]. À la suite des résultats de cette votation, elle présente une proposition de loi co-écrite avec les citoyens pour la sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables[31].

Le 18 mai 2019, elle adresse une question au ministre de la Transition écologique et Solidaire pour qu'il déclare l'état d'urgence écologique et climatique[32], conformément à une proposition de résolution déposée par son groupe parlementaire[33]. Elle initie une pétition citoyenne pour que la France déclare l'état d'urgence écologique et climatique[34].

Elle inaugure en juillet 2019 une « campagne nationale de lutte contre les punaises de lit » avec plusieurs organisations (l'association Droit au logement, la Confédération nationale du logement et Consommation Logement Cadre de vie)[35].

En septembre 2019, elle lance avec Gaspard D'Allens[36], journaliste chez Reporterre, une « commission d'enquête citoyenne pour une gestion alternative des forêts », associant parlementaires, syndicalistes forestiers et membres d'associations de protection des forêts[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yann Thompson, « Infographies. Législatives : l'Assemblée prend un coup de jeune historique avec l'arrivée de 28 députés vingtenaires », sur France Info,
  2. « Mathilde Panot », sur Le Huffington Post (consulté le 13 mars 2018)
  3. Centre France, « C'est off ! - Cette députée La France insoumise qui a passé sa jeunesse dans un fief de la droite orléanaise... », sur www.larep.fr, (consulté le 9 octobre 2019)
  4. « Mathilde Panot », sur L'Association des Sciences po (consulté le 30 juin 2017).
  5. « Qui sont les députés de La France insoumise ? », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  6. Graulle 2017.
  7. a et b « Aux côtés de Mélenchon, Mathilde Panot vice-présidente des députés LFI », sur FIGARO, (consulté le 18 juin 2019)
  8. a et b « A Grigny, une « solidarité de palier » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2019)
  9. a et b « "Mes colocs m'appellent 'madame la députée'..." », sur L'Obs, (consulté le 18 janvier 2020)
  10. a et b Jannick Alimi, « LFI : Panot et Quatennens, les hologrammes de Mélenchon », sur leparisien.fr, (consulté le 5 octobre 2019)
  11. Cerdan et Noyon 2017.
  12. « Comptes de campagne : accusée de surfacturation, l'équipe de Mélenchon détaille ses explications », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2018)
  13. Sylvain Tronchet et Elodie Guéguen « Campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon : L'Ere du peuple, petite association et grosses factures », France Info, 22 février 2018.
  14. La France insoumise, « Lancement de la caravane insoumise pour l'égalité des droits », (consulté le 18 septembre 2017).
  15. La France insoumise, « Conférence de presse de lancement de la caravane de la France insoumise », (consulté le 18 septembre 2017).
  16. L. M., « Législatives 2017 : Mathilde Panot (FI), la seule élue insoumise, est la benjamine des députés du Val-de-Marne », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  17. Fiche de Mathilde Panot sur le site de l'Assemblée nationale.
  18. Voir sur L'Opinion du 12 septembre 2018.
  19. Voir sur Le Figaro du 12 septembre 2018.
  20. Ouest-France avec AFP, « La France insoumise. Mathilde Panot vice-présidente des députés au côté de Jean-Luc Mélenchon », sur Ouest-France.fr, (consulté le 9 octobre 2019)
  21. « Au Tricastin, la grève timide des sous-traitants du nucléaire », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2019)
  22. « La députée La France insoumise Mathilde Panot, arrêtée en Algérie, rentre en France », Le Monde,
  23. « L'Algérie dément l'arrestation de la députée insoumise Mathilde Panot », sur Le Huffington Post, (consulté le 8 octobre 2019)
  24. « Mathilde Panot », sur www.facebook.com, (consulté le 8 octobre 2019)
  25. « L’Algérie dément l’arrestation de la députée LFI Mathilde Panot », sur leparisien.fr, (consulté le 8 octobre 2019)
  26. « Mathilde Panot », sur www.facebook.com, (consulté le 8 octobre 2019)
  27. « Contre l'Europe du «green washing», pour une écologie populaire », sur Libération.fr, (consulté le 29 mai 2019)
  28. « Européennes : à Orléans, La France Insoumise défend une “écologie populaire” », sur www.magcentre.fr, (consulté le 29 mai 2019)
  29. « Résultats détaillés », sur Votation sur le nucléaire (consulté le 29 mai 2019)
  30. « Votation citoyenne : plus de 280.000 personnes pour la sortie du nucléaire », sur Europe 1, (consulté le 31 mai 2019)
  31. « Proposition de loi pour la sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables », sur La France insoumise, (consulté le 29 mai 2019)
  32. « Déclarons l'état d'urgence écologique et climatique », sur La France insoumise, (consulté le 29 mai 2019)
  33. « N° 1943 - Proposition de résolution de M. Jean-Luc Mélenchon déclarant l’état d’urgence climatique et écologique », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 29 mai 2019)
  34. « Signez la pétition », sur Change.org (consulté le 29 mai 2019)
  35. « Elles font vivre « un enfer à des centaines de milliers de familles » : les punaises de lit deviennent un problème politique », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2019)
  36. Le Figaro avec AFP, « Assemblée: le groupe LFI initie une «commission d'enquête citoyenne» sur la gestion des forêts », sur Le Figaro.fr, (consulté le 14 octobre 2019)
  37. « Forêts : des députés lancent une commission d'enquête citoyenne », sur Libération.fr, (consulté le 14 octobre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

  • Pauline Graulle, « Mathilde Panot, la voix des invisibles », Politis,‎ (lire en ligne).
  • Audrey Cerdan et Rémi Noyon, « Mes colocs m'appellent "madame la députée"… » Premiers pas de deux élues à l'Assemblée », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  • Aurélien Soucheyre et Simon Mauger, « Code du travail. Feu vert pour les ordonnances à l’Assemblée », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 1er janvier 2018).
  • Marion Moret, « Réforme du code du travail par ordonnances : l'Assemblée nationale vote "pour" », Les Affiches parisiennes,‎ (lire en ligne, consulté le 1er janvier 2018).
  • Quentin Laurent, « Leurs premiers pas à l'Assemblée : Mathilde Panot, insoumise et fière de l'être ! : Élus députés pour la première fois il y a six mois, ils racontent leurs débuts au Palais-Bourbon. Aujourd'hui, dernier volet de notre série avec Mathilde Panot, députée la France insoumise du Val-de-Marne », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 1er janvier 2018).

Lien externe[modifier | modifier le code]