Isabelle Attard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Attard.
Isabelle Attard
Isabelle Attard le 21 mars 2012 à Bayeux.
Isabelle Attard le 21 mars 2012 à Bayeux.
Fonctions
Députée de la 5e circonscription du Calvados
En fonction depuis le
Élection
Législature XIVe législature
Groupe politique Apparentée écologiste
Prédécesseur Jean-Marc Lefranc
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Vendôme, Loir-et-Cher
Nationalité Française
Parti politique Les Verts (2001-2010)
EELV (2010-2013)
Nouvelle Donne (2013-2015)
SE (depuis 2015)
Diplômé de Université d'Orléans
Université d'Umeå
Université Paris-1
Profession Directrice du musée du débarquement d’Utah Beach (Manche) et chercheuse.

Isabelle Attard, née le à Vendôme (Loir-et-Cher), est une chercheuse, directrice de musée et femme politique française.

Elle est élue députée le aux élections législatives dans la 5e circonscription du Calvados. Elle est co-présidente du parti Nouvelle Donne jusqu'en janvier 2015, avant de le quitter en juin 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie personnelle et professionnelle[modifier | modifier le code]

Après une première année de DEUG en sciences économiques à l'université de Bordeaux, Isabelle Attard s'oriente vers l’histoire et obtient un DEUG en histoire à l'université d'Orléans. Elle est alors pigiste au journal La République du Centre. C'est à cette époque, en 1990, qu'elle se marie et part s'installer à Göteborg en Suède, où elle est employée dans un restaurant McDonald's. Elle porte alors le nom d'Isabelle Robert, jusqu'à son divorce. Elle continue à y étudier l'histoire en formation à distance et obtient sa licence en 1991.

Elle déménage en 1992 à Kiruna en Laponie où, chef d'entreprise, elle est consultante en tourisme et participe au développement du tourisme à destination des francophones dans cette région. En parallèle, elle reprend des études et sort diplômée d’archéologie nordique à l'université d'Umeå en 1996.

Elle rentre en France en 1997 et reprend à nouveau des études, cette fois à la Sorbonne, où elle obtient un DEA en archéologie environnementale en 1999. De 1999 à 2002, elle est vacataire au muséum national d'histoire naturelle (MNHN) de Paris.

En 2002, elle part en Afrique du Sud comme chercheuse sur le site de Duinefontein (en) alors qu'elle prépare sa thèse (de 2000 à 2004). Après avoir réussi le concours d’attaché de conservation du patrimoine en 2004, elle est nommée en 2005 à la tête du musée de la Tapisserie de Bayeux, poste qu'elle occupe jusqu'à sa démission en 2010.

En 2010, elle obtient un doctorat en archéologie environnementale-archéozoologie. Elle est alors membre de l’unité de recherche 7209 (archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnement) au MNHN et au CNRS.

Elle est directrice du musée du débarquement Utah Beach dans la Manche de 2010 à juin 2012, date de son détachement.

En 2014, elle reçoit le prix de l’E-Toile d’Or 2014 « politique » pour son action législative en faveur du logiciel libre[1].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Les Verts et EELV[modifier | modifier le code]

Isabelle Attard adhère aux Verts en 2001 puis, en 2010, à Europe Écologie Les Verts (EELV). Elle est porte-parole du groupe local Bessin-Côte de Nacre d'EELV de 2011 à 2012. En septembre 2011, elle postule pour être candidate EELV aux élections législatives de 2012[2]. Son parti l'investit en octobre 2011.

En vertu d'un accord législatif passé entre Europe Écologie Les Verts et le Parti socialiste, qui stipule qu'en échange de leur non-candidature dans 60 circonscriptions réservées aux écologistes, le Parti socialiste bénéficie du retrait de 90 candidats écologistes, le PS s'engage à ne pas présenter de candidat sur la cinquième circonscription du Calvados aux législatives de 2012, afin de soutenir celui d'EELV. Isabelle Attard est donc investie par le Parti socialiste en novembre 2011[3]. Elle affronte 10 candidats dont un candidat PS dissident, Jean-Pierre Lavisse, qui est exclu de son parti mais obtient 19,48 % des voix au premier tour[4]. Elle l'emporte au second tour le 17 juin 2012 face au candidat UMP Cédric Nouvelot.

Nouvelle Donne[modifier | modifier le code]

Le 5 décembre 2013, elle annonce publiquement qu'elle quitte Europe Écologie Les Verts pour rejoindre le parti nouvellement créé Nouvelle Donne[5].

Elle est ensuite désignée co-présidente du parti par le conseil national de Nouvelle Donne, l'autre co-président étant Pierre Larrouturou. Elle officie alors comme porte-parole du parti pendant la campagne des élections européennes de 2014. Elle ne se représente pas à sa succession lors de l'assemblée générale du 31 janvier 2015.

Le 21 juin 2015, elle publie, avec soixante autres membres du parti, une lettre annonçant leur départ[6].

Travail comme député et prises de position[modifier | modifier le code]

Elle devient secrétaire de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale[7].

Ses dossiers de prédilection sont, entre autres, la culture (patrimoine, numérique), la recherche[8], la parité, les libertés publiques[9] et le fonctionnement des institutions politiques[10].

Elle est présidente du groupe d'amitié parlementaire France-Suède[11].

Proposition de loi sur le domaine public[modifier | modifier le code]

Elle dépose en 2013, avec les membres du groupe écologiste, une proposition de loi visant à « Consacrer le domaine public, à élargir son périmètre et à garantir son intégrité »[12]. Cette proposition comporte, entre autres, une définition positive du domaine public, la création d'un délit de copyfraud, et de nombreuses adaptations du droit d'auteur aux nouvelles pratiques numériques.

Dans cette optique, le 1er janvier 2016 elle publie sur son propre site la version originelle en néerlandais du Journal d'Anne Frank quand elle le considère comme entré dans le domaine public ; elle s'oppose ainsi aux anciens ayant-droit de l'ouvrage[13].

Rapporteure de la mission d’information sur la gestion des réserves et dépôts des musées[modifier | modifier le code]

En mai 2013, la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale la nomme rapporteure de cette mission[14]. Quelques mois après le lancement de la mission, elle déclare « au rythme actuel des restitutions [aux familles d’œuvres spoliées par les nazis], il faudra plus de deux cents ans pour réparer les injustices qui durent depuis 1945 »[15].

Le rapport de la mission est publié le 17 décembre 2014[16]. Il exprime de nombreuses critiques de la gestion des musées nationaux français et fait de nombreuses propositions pour une politique muséale qui remédie aux problèmes relevés[17].

Contre la prolongation de l'état d'urgence en France[modifier | modifier le code]

Après les attentats du 13 novembre 2015 en France, Isabelle Attard est l'une des six députés français à voter contre la prolongation de l'état d'urgence[18] jugeant « honteux » cette quasi unanimité des députés[19].

Contre la prolongation des frappes aériennes en Syrie[modifier | modifier le code]

Elle est aussi l'une des 4 députés à voter contre la « prolongation de l’engagement des forces aériennes au-dessus du territoire syrien »[20],[21], dénonçant dans un communiqué : « Les parlementaires n'ont reçu aucun dossier, aucun élément, aucun chiffre, ni même un email pour justifier cette décision. Cela n'est pas sérieux[22]. »

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sandrine Costamagno, Isabelle Robert, Véronique Laroulandie, Vincent Mourre, Céline Thiébaut. « Rôle du gypaète barbu (Gypaetus barbatus) dans la constitution de l'assemblage osseux de la grotte du Noisetier (Fréchet-Aure, Hautes-Pyrénées, France) », 1994, Annales de Paléontologie 94, 4 (2008) 245-265
  • Jean-Denis Vigne, Isabelle Robert. « The Bearded Vulture (Gypaetus barbatus) as an Accumulator of Archaeological Bones : Late Glacial Assemblages and Present-day Reference Data in Corsica (Western Mediterranean) », Journal of archaeological science, 2002, vol. 29, no7, p. 763-777 [15 page(s) (article)] (1 p.1/2).
  • Isabelle Robert Attard and Jelle W. F. Reumer. « Taphonomic reinterpretation of a bone sample of endemic Pleistocene deer from Crete (Greece): osteoporosis versus regurgitation) », Palaeodiversity 2: 379–385; Stuttgart, 30.12.2009[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article sur libertebonhomme.fr.
  2. « Législatives : Isabelle Attard brigue la candidature écologiste », sur Ouest-France.fr (consulté le 9 mai 2016).
  3. Liste des candidats aux législatives investis par le PS.
  4. « Jean-Pierre Lavisse officiellement exclu du Parti Socialiste », sur archives.eelv.fr,‎ (consulté le 9 mai 2016).
  5. « Isabelle Attard, députée : « Pourquoi je quitte EELV » », sur Rouges et verts,‎ (consulté le 2 décembre 2015).
  6. « Pourquoi nous quittons Nouvelle Donne ».
  7. « Isabelle Attard, elle ne fait pas tapisserie », sur Libération.fr,‎ (consulté le 3 décembre 2015).
  8. Isabelle Attard, Barbara Pompili et François de Rugy, « Avis de Recherche: où est passée l'ambition d'un enseignement supérieur réellement démocratique et d'une recherche au service de la société ? », sur Le Huffington Post,‎ (consulté le 9 mai 2016).
  9. « Pour Fabius on peut librement exporter le DPI dans les pays autoritaires », sur www.pcinpact.com,‎ (consulté le 9 mai 2016).
  10. « Un jury citoyen pour distribuer l'enveloppe d'une députée », sur Libération.fr,‎ (consulté le 9 mai 2016).
  11. « Composition du groupe d'amitié France-Suède au 11 mai 2015 - 14ème législature - Assemblée nationale », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 2 janvier 2016).
  12. « Assemblée nationale - Consacrer le domaine public, à élargir son périmètre et à garantir son intégrité », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 novembre 2015).
  13. « Le "Journal d'Anne Frank" mis en ligne contre l'avis des ayants droit », sur lepoint.fr,‎ (consulté le 1er janvier 2016).
  14. « Missions d'information - Commission des Affaires culturelles - Assemblée nationale », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 novembre 2015).
  15. Philippe Dagen, « Des œuvres deux fois volées », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  16. « Rapport sur la gestion des réserves et dépôts des musées », sur Assemblée nationale de la République Française,‎ (consulté le 1er avril 2015).
  17. Vincent Nocé, « Musées, le défi lancé au gouvernement », sur Libération,‎ (consulté le 1er avril 2015).
  18. « Prolongation de l'état d'urgence : quels députés ont dit non », sur leparisien.fr,‎ (consulté le 28 novembre 2015).
  19. « À l’Assemblée nationale, ces derniers jours, j’ai eu honte », sur Reporterre,‎ (consulté le 28 novembre 2015).
  20. « Ces quatre députés qui ont voté contre les frappes françaises en Syrie », sur www.lexpress.fr,‎ (consulté le 28 novembre 2015).
  21. « Assemblée nationale ~ Première séance du mercredi 25 novembre 2015 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 novembre 2015).
  22. « Pour une lutte efficace contre le terrorisme, je ne signerai pas de chèque en blanc au gouvernement – Isabelle Attard », sur isabelleattard.fr,‎ (consulté le 28 novembre 2015).
  23. « Pal_2_18_379-386_gu_4c.pdf » (consulté le 18 janvier 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :