Sophia Chikirou

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Sophia Chikirou
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Partis politiques

Sophia Chikirou, née le [1] à Bonneville, est une conseillère en communication et femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Sophia Chikirou naît en Haute-Savoie[2] et y grandit. Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Grenoble[3], d'études supérieures spécialisées en communication politique et sociale (2002)[4] et titulaire d'un master 2 ès ressources humaines et responsabilité sociale de l'entreprise à l'IAE Paris[5].

Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Elle adhère au Parti socialiste (PS) en 1997[2],[6]. Dans les années 2000, elle est proche de Caroline Fourest et signe dans ProChoix[7].

Elle est membre du conseil national du PS à partir de novembre 2005, porte-parole de Laurent Fabius dans le cadre de la campagne de ce dernier pour être investi par les militants socialistes pour l'élection présidentielle de 2007[8]. Candidate à l'investiture des militants de la 21e section du Parti socialiste pour les élections législatives, elle a annoncé, le , le maintien de sa candidature, malgré la désignation par le Bureau national du Parti socialiste, de George Pau-Langevin, ancienne présidente du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples le , la candidature de George Pau-Langevin ayant été justifiée au nom de la représentation des Antillais vivant en métropole à l'Assemblée nationale[2].

Cette candidature dissidente lui vaut, tout comme Michel Charzat, d'être exclue du parti[2]. Ayant par la suite renoncé à se présenter, c'est Michel Charzat qui finalement se présente[pas clair].

Gauche moderne[modifier | modifier le code]

En , elle rejoint le mouvement La Gauche moderne[2], fondé par Jean-Marie Bockel. Elle explique alors qu'elle « n'adhère pas au programme présidentiel mais soutient la volonté de réforme de Nicolas Sarkozy »[9]. Elle indique alors : « J'ai compris qu'il [Nicolas Sarkozy] avait gagné le jour où il a parlé d'un ministère de l'Identité nationale. Cette question de l'identité est centrale, il fallait l'affronter »[10].

Mediascop[modifier | modifier le code]

Sophia Chikirou fonde en juillet 2011 la société de conseil en communication Mediascop, associée avec Arnauld Champremier-Trigano et Alban Fischer. Sophia Chikirou, devenue proche de Jean-Luc Mélenchon, participe à sa campagne présidentielle de 2012, la société Mediascop assurant l'ensemble de la communication de cette campagne. En 2013, ses deux associés dans Mediascop cèdent leurs parts à Sophia Chikirou, qui devient ainsi la seule propriétaire. En 2016, Mediascop est prestataire de services pour Jean-Luc Mélenchon alors député européen. Puis Sophia Chikirou est « directrice de la communication » de l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon lors de élection présidentielle de 2017. Par ailleurs, sa société Mediascop est prestataire de services pour la communication de cette équipe de campagne. En 2016, le chiffre d’affaires de Mediascop est de 162 899 euros, avec un bénéfice net de 76 550 euros, soit 47 % de marge. Au terme de la campagne Mediascop reçoit une rémunération de 1 161 768 euros[11]. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques mentionne que 54 600 euros auraient été indument payés[12].

Sophia Chikirou a aussi observé et participé sur le terrain à la campagne de Bernie Sanders pour les primaires présidentielles du Parti démocrate américain de 2016[13]. Elle en retient la stratégie de contourner les médias traditionnels et développer la communication sur les réseaux sociaux, thème repris par Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle.

Le Média[modifier | modifier le code]

Elle est la fondatrice, avec Sébastien Vilgrain, Henri Poulain et Gérard Miller, du Média[14], média en ligne consistant notamment en la création et la diffusion d'un journal télévisé du lundi au vendredi, lancé le 15 janvier 2018.

Le soutien de Sophia Chikirou au journaliste Claude El Khal et sa prise de position, refusant de montrer des images de la bataille de la Ghouta orientale en Syrie, lui apporte diverses critiques[15] pour cette « ligne éditoriale que de nombreux journalistes ont jugé insultante pour les reporters de guerre qui risquent leur vie pour obtenir des clichés sourcés »[16], si bien que l'AFP a publié une tribune pour contredire l'affirmation selon laquelle les images ne pourraient pas être vérifiées[17]. Cette polémique permet au journaliste Antoine Hasday d'affirmer que même les sources des ONG ne semblent pas suffire à convaincre Sophia Chikirou et qu'il « y a une différence fondamentale entre un doute raisonnable et une logique hypercritique qui n’est qu’un sophisme permettant d’entretenir la confusion sur des faits avérés. Celui du Média sur la Syrie s’apparente à la seconde catégorie »[18].

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sophia Chirikou », sur dirigeants.bfmtv.com (consulté le 20 mars 2017)
  2. a, b, c, d et e Borrel 2007.
  3. Notice BnF.
  4. « Entre universalisme et identités ».
  5. « Changement organisationnel et responsabilité sociale de l'entreprise ».
  6. Le Guay 2012.
  7. Samama 2016.
  8. « Sophia Chikirou : Pourquoi j'ai rejoint Laurent Fabius »,
  9. Insoumise laïque ex sarkozyste: 10 choses à savoir sur Sophia Chikirou L'Obs, 22 octobre 2017
  10. Sophia Chikirou, l'insoumise patronne de média Marianne, 15 février 2018
  11. Mediascop, la très rentable société de la dircom’ de Mélenchon France Inter, 22 février 2018
  12. Une partie des comptes de campagne de Mélenchon épinglés Le Figaro, 13 février 2018
  13. 6Medias 2016.
  14. « La dircom et “Le média” », sur Libération, (consulté le 12 octobre 2017)
  15. « Boycott des images de la guerre en Syrie: le choix très polémique de Le Média », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  16. « Le Média, embourbé dans les polémiques, tente de gérer sa crise », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  17. « Ghouta orientale : « toutes les photos que diffuse l’AFP sont vérifiées et authentifiées » », AFP.com,‎ (lire en ligne)
  18. « La désinformation d'une partie de la gauche sur la guerre en Syrie », Slate.fr,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]