Château de Vizille

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Domaine de Vizille
Image illustrative de l'article Château de Vizille
Musée de la Révolution française vu du parc.
Type Château
Début construction XVIIe siècle
Propriétaire initial François de Bonne
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Département
Destination actuelle Musée
Protection Logo monument historique Classé MH (1862, 1991)
 Inscrit MH (1989, partiellement)[1]
Coordonnées 45° 04′ 31″ N 5° 46′ 23″ E / 45.07528, 5.7730645° 04′ 31″ Nord 5° 46′ 23″ Est / 45.07528, 5.77306[2]
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Commune Vizille

Géolocalisation sur la carte : Grenoble Métropole

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Domaine de Vizille

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Domaine de Vizille

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Domaine de Vizille

Le Domaine départemental de Vizille est un parc de cent hectares dans lequel est situé le château Lesdiguières, qui abrite le musée de la Révolution française. Le château du XVIIe siècle se dresse sur la commune de Vizille dans le département de l'Isère et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

À la suite de la Journée des Tuiles en 1788, ce château a été le lieu de la Réunion des états généraux du dauphiné qui allait engendrer la Révolution française. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862. La maison et le moulin situés près du château ainsi que le mur clôturant l'ensemble du domaine ont fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du . La cour d'honneur et le parc ont fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Situation[modifier | modifier le code]

Le Domaine de Vizille est situé dans le département français de l'Isère sur la commune Vizille approximativement au centre du bourg, et à 16 kilomètres au sud-est de Grenoble.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château a été aménagé au début du XVIIe siècle par François de Bonne (1543-1626), duc de Lesdiguières, gouverneur du Dauphiné, compagnon d’armes d’Henri IV et dernier connétable de France. En 1594 François de Bonne s’empare des terres de Vizille et y construit sa demeure. Le domaine est agrandi à partir de 1600 et on y effectue d'importants travaux, on crée un parc à la française, dont une pièce d'eau rectiligne, le grand canal, de 800 m de long qui s'étend devant le château. Le parvis du château est quant à lui agrémenté de quatre parterres que séparent des canaux en croix autour d'un bassin ovale avec un jet d'eau et une statue d'Hercule. Le parc à la mort de Lesdiguières est laissé à l'abandon.

À la fin du XVIIIe siècle, un entreprenant bourgeois de la région, Claude Perier, achète le château délaissé aux descendants des Lesdiguières et y installe une manufacture d’impression sur tissu. Le 21 juillet 1788, il accepte de recevoir dans la salle du jeu de paume[3] du vieux château l’assemblée des trois ordres de la province (Réunion des États généraux du Dauphiné), interdite de réunion à Grenoble. En 1834, ce dernier réaménage le jardin et le met au goût du jour en l'aménageant en jardin à l'anglaise.

Le château avant son incendie de 1865.

Le domaine passe, après la mort de Claude Perier en 1801, à son fils, Augustin Perier, puis, en 1833, au fils de ce dernier, Adolphe-Joseph-Scipion Perier, banquier conseiller de la Cour des comptes, qui épousera une des petites-filles de marquis de La Fayette.

Le domaine est mis en adjudication en 1862 après la mort d'Adolphe Perier. Henry-Frédéric Fontenilliat en devient alors propriétaire. Il poursuivit les travaux de restauration du château, dont ceux de l'escalier monumental. Il passe ensuite à sa fille, Camille Fontenilliat, et à son gendre, Auguste Casimir-Perier. En 1865, quarante ans après un premier incendie qui ne détruit que du mobilier de Lesdiguières, un nouvel incendie se déclare dans l'aile est du château où se trouvent la salle du jeu de paume et la grande galerie. Derniers témoins de l'assemblée de Vizille de 1788, ces salles sont définitivement démolies l'année suivante[4].

Propriété jusqu’en 1895 de l’influente famille Casimir-Perier connue pour son engagement politique au sein de la bourgeoisie libérale, le domaine passe ensuite entre plusieurs mains privées avant d’être acquis par l’État en 1924, conformément à un vœu national. Il s’agissait de sauver du démembrement ce qui était devenu un haut lieu d’histoire et de tradition républicaine honoré par les visites familiales, amicales, officielles ou militantes de La Fayette, Casimir Perier, Adolphe Thiers, Sadi Carnot et Jean Jaurès. Cinq présidents de la République y séjournèrent de 1925 à 1960 : Gaston Doumergue, Albert Lebrun, Vincent Auriol, René Coty, qui y passe l’été de 1954 à 1958, et le général de Gaulle, qui y fait un passage dans la nuit du 6 au 7 octobre 1960 marquant ainsi la dernière visite d'un président dans les lieux.

Le domaine, peu utilisé en définitive, est cédé au Conseil général de l'Isère en 1973. En 1983, anticipant sur la célébration du bicentenaire de la Révolution française, les collections du musée de la Révolution française s'installent dans les différentes salles du château.

Le 13 janvier 2014, à l'occasion du regroupement de l'ancienne Communauté de communes du Sud Grenoblois dont faisait partie Vizille, avec la Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole, le château de Vizille a été le lieu de la cérémonie des vœux pour la nouvelle structure intercommunale devenue une métropole française au 1er janvier 2015[5].

Description[modifier | modifier le code]

Panorama depuis le parc.
Parc et jardins

Le site du domaine départemental de Vizille est le premier lieu touristique de l'Isère avec 804 511 visiteurs en 2008[6]. Le jardin est depuis 2005 labellisé « jardin remarquable de France »[7].

 Cerf dans le parc du Domaine de Vizille
Cerf dans le parc du Domaine de Vizille

Le parc dessiné au XIXe siècle a été classé monument historique le 23 août 1991, ce classement comprend le mur de clôture et les clôtures de jardins, l'allée, la pièce d'eau ainsi que son escalier. En 1924, après son acquisition par l'État, la roseraie plantée en 1910 par le comte Alberto Garone est l'objet d'une réfection. Elle abrite depuis 2008 une copie en bronze de la statue dite d'Hercule Lesdiguières, l'original, commandé au XVIe siècle, est conservé au musée de Grenoble.

Les différends points d'eau sont alimentés par les sources qui se trouvent au fond du parc ; les sources de la Dhuy et de la Reine. Le parc recèle plusieurs centaines de variétés d'arbres ornementaux, dont une soixantaine qualifiée de rares, telle que des cèdres de l'atlas et du Liban, des liquidambar

L'une des curiosité du parc du Domaine de Vizille est le parc animalier. Un belvédère donne sur l'impressionnante prairie de 60 hectares, occupée par des hardes de cervidés : le cerf élaphe, le cerf Sika, ainsi que le daim. Cygnes, canards et Bernaches du Canada peuplent les bassins, tout comme les truites de Vizille ainsi que d'énormes carpes. Quelques enclos permettent aussi d'approcher chèvres, moutons, poules, trois paons bleus, au fond du jardin. Récemment les gestionnaires sont confrontés à une prolifération des pigeons hors de contrôle. À voir aussi la maison de l'apiculture.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Archives du château[modifier | modifier le code]

De nos jours, les archives du château et de la famille Périer représentent 125 mètres linéaires de cartons, et sont conservées aux Archives départementales de l'Isère[8].

Tournage de film[modifier | modifier le code]

En 1948, le cinéaste Jean Cocteau tourna des scènes d'extérieur au Domaine de Vizille pour son film L'Aigle à deux têtes.

Accès[modifier | modifier le code]

Vizille est à 16 kilomètres de Grenoble

- par l'autoroute de Sisteron, sortie no 8 Vizille

- de Grenoble par Pont-de-Claix (D1075 puis D1085)

- par Brié (Route Napoléon)

- par Uriage (D524, route touristique)

- service régulier d'autocars (Allo Transisère : 0820 08 38 38) 69 ainsi que par la ligne Transisère 3000.

SE GARER

Le parking du centre des congrès La Locomotive sur la D524 à l'entrée de Vizille depuis Uriage est gratuit profitez-en !

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]