Monestier-de-Clermont

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Monestier-de-Clermont
Le viaduc et le village de Monestier-de-Clermont.
Le viaduc et le village de Monestier-de-Clermont.
Blason de Monestier-de-Clermont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
René Chalvin
2014-2020
Code postal 38650
Code commune 38242
Démographie
Population
municipale
1 397 hab. (2013)
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 04″ Nord 5° 38′ 10″ Est / 44.9177777778, 5.63611111111
Altitude Min. 679 m – Max. 1 070 m
Superficie 5,45 km2
Localisation

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Liens
Site web monestierdeclermont.fr

Monestier-de-Clermont dénommée autrefois Clermont-en-Trièves, est une commune française située, géographiquement dans le Trièves, administrativement dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné.

La commune est la principale ville de la micro région du Trièves, un territoire de moyenne montagne dont l'altitude se situe entre 500 et 1 200 mètres d'altitude et qui se positionne entre des massifs montagneux qui l'entourent de trois côtés : à l'ouest, on peut découvrir le massif du Vercors, au sud et à l'est se détache le chaînon de l'Obiou appartenant au massif du Dévoluy).

Ancien chef lieu de canton du département de l'Isère jusqu'en 2015, elle est désormais située dans le canton de Matheysine-Trièves dont le Bureau centralisateur est à La Mure depuis le nouveau découpage territorial. La commune reste cependant la ville siège de la Communauté de communes du Trièves qu regroupe 28 communes et dont elle est la principale agglomération.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Monestier-de-Clermont et du nord du Trièves depuis le Col du Fau, en été

Localisation et description[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le viaduc autoroutier aperçu depuis le Pas du Serpaton, dominant Gresse-en-Vercors.

Positionné au sud du département de l'Isère et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la commune de Monestier-de-Clermont s'étend sur 5,5 km² est située à 10 km au sud-ouest de la Motte-d'Aveillans la plus grande ville à proximité. La commune est également située à environ, 39 km de Grenoble, chef-lieu du département de l'Isère, 139 km de Lyon, chef lieu de la région Auvergne-Rhône-Alpes et 609 km de Paris, capitale de la France[1].

Ce village, qui se localise au fond d'une vallée, à la limite des secteurs de basse montagne et de moyenne montagne, se positionne à une altitude de 846 m, juste en dessous du col du Fau, situé lui-même à une altitude de 899 m.

Le territoire communal est un lieu de passage routier situé sur les balcons du Vercors entre la vallée de la Gresse et la micro région du Trièves, et se positionne plus particulièrement au pied de la « crête du Baconnet et de la Pale », qui sépare son territoire du vallon de la Gresse.

Description[modifier | modifier le code]

Plan du territoire de Monestier-de-Clermont

Le village et ses quelques rares hameaux (fermes plus ou moins isolées) se situe au fond d'une combe dite monoclinale, qui s'élève légèrement vers le sud, non loin des vallées de l'Isère et du Drac, à mi chemin entre les Alpes du Nord et celles du sud.

Dès ses origines, le lieu fut traversé par un chemin muletier, également sentier de la transhumance, ancêtre de la Grand'rue, puis par l'ancienne voie delphinale et enfin, une route royale qui unissait la vallée du Grésivaudan et la Savoie à la Haute-Provence.Cette voie qui, plus tard, devint une route nationale commençant à Tournus et finissant officiellement à Aspres-sur-Buëch[2].

À cette route, très ancienne, une voie de chemin de fer dite « ligne des Alpes» allant de Grenoble à Marseille via Veynes » est venu logiquement se joindre en 1878[3]. Cette ligne est officiellement dénommée aujourd'hui Ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) .

Originellement et comme l'indique tous les anciens plans de la commune, la cité s'est présentée comme un « village-rue » , terme qui désigne un type d’habitat rural groupé assez typique des villages situés dans des combes ou des vallées resserrées comme en atteste encore aujourd'hui, la forme du territoire communal, tout en longueur et assez étroit.

Depuis la création d'une voie autoroutière en 2007 qui contourne la commune et d'une déviation interne au village effectuée en 2004, l'aspect du bourg central s'est profondément modifié, lui donnant un aspect plus apaisé, car bien moins soumis au passage incessant des véhicules de tourisme et des poids lourds de jour comme de nuit.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Paul-les-Monestier Sinard Sinard Rose des vents
Saint-Paul-les-Monestier N Sinard/Treffort
O    Monestier-de-Clermont    E
S
Saint-Paul-les-Monestier Roissard Roissard/Treffort

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est installé au fond de la combe monoclinale dite des « Terres Noires » du sillon subalpin à moins de deux kilomètres au nord du Col du Fau, site qui en est l'un des points hauts. Au sud du territoire communal, ce sillon s'épanouit progressivement pour se raccorder à la zone déprimée de la micro-région du Trièves[4].

Sismologie[modifier | modifier le code]

Selon une édition du journal le Matin de l'époque, le 5 mai 1931, un séisme de faible ampleur a été ressentie par la population de Monestier de Clermont[5].

Selon le réseau sismologique des Alpes (Sismalp), un séisme de magnitude 2,7 dont l'épicentre était situé au col des Mouilles le 12 décembre 2012 a été ressenti jusqu'à Monestier-de-Clermont [6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les cours d'eau[modifier | modifier le code]

Le territoire communal présente deux cours d'eau notables, mais au débit modeste :

  • Le ruisseau Chabanat qui se jette dans le torrent de la Gresse, hors du territoire communal;
  • Le ruisseau des Condamines, affluent du ruisseau Chabanat qu'il rejoint près du centre du village.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Trièves, ou se situe le territoire de Monestier-de-Clermont, est essentiellement une zone de basse et de moyenne montagne entourée de massifs élevés, quelque peu abritée des flux d'ouest par le Vercors est une des parties de l'Isère la plus méridionale. Comme les Écrins, cette région, à pluviosité plus réduite connait un climat de transition entre les Alpes du Nord humides et les Alpes du Sud relativement sèches.

Article connexe : Climat de l'Isère.

L'hiver, le côté méridional est nuancé par l'altitude relative du plateau (800 mètres en moyenne à Monestier-de-Clermont). Il neige donc abondamment, mais le climat reste légèrement plus doux que dans le reste des Alpes du Nord à altitude équivalente, mais à l'instar de la vallée du Grésivaudan ou le secteur des Quatre-Montagnes, l'effet de foehn arrive parfois par le sud, réchauffant ainsi la masse d'air instantanément[7].

La commune de Monestier-de-Clermont a connu 1 866 heures d'ensoleillement en 2013[8].

Températures minimales et maximales enregistrées en 2013 et 2014[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −1,4 −2 2,1 5,4 8,5 12,7 16,3 13,7 11,8 10,2 3 −1,7
Température maximale moyenne (°C) 6,4 5,3 12,1 17,7 18,4 25 29,6 27,8 23,6 19,5 9,9 9,5
Source : Climat de Monestier-de-Clermont en 2013 sur linternaute.com, d'après Météo France.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,1 2 2,7 6,8 9,2 13,9 15,1 14,3 12,6 9,5 5 −1,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 11,3 16,4 19,9 21,5 27,6 24,8 25,4 24,4 21,3 13,9 8,1
Source : Climat de Monestier-de-Clermont en 2014 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Voies de communication[modifier | modifier le code]

Carte de l'A51

Monestier-de-Clermont est accessible depuis Grenoble par deux routes principales : L'ancienne route nationale 75 devenue route départementale 1075, à la suite d'un déclassement et l'autoroute A51 dénommée officiellement « autoroute du Trièves »[9].

  • La route

À l'origine, cette route reliait Tournus, depuis le pont sur la Saône après l'embranchement avec la route nationale 6 jusqu'à la ville de Sisteron. Le tronçon de Tournus à Bourg-en-Bresse est déclassé en RD 975 dans les années 1970 à l'exception d'une section entre l'autoroute A40 (sortie 5) et Bourg-en-Bresse, classée RN 479.

Les camions ne sont pas autorisés à travereser en transit les communes de Monestier et celle de Vif, depuis l'ouverture de l'autoroute, la circulation sur la RD 1075 est autorisé aux camions de plus de 7,5 t, seulement s'ils ne sont pas en transit.

Article connexe : Route nationale 75 (France).
  • L'autoroute

L'autoroute A51 doit relier à terme Grenoble à Marseille via Gap, Sisteron et Aix-en-Provence[10]. Elle a été amorcée par les deux bouts : depuis Marseille jusqu'à la Saulce, au sud de Gap ; depuis Grenoble jusqu'au col du Fau (en 2007, l'ouverture de la section entre Saint-Martin-de-la-Cluze et le Col du Fau sur 10,5 km désenclave définitivement la commune de Monestier). L'A51 se branche sur l'A480 directement à la sortie sud de Grenoble.

Article connexe : Autoroute A51 (France).

Modes de Transports[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Horloge ancienne dans le hall de la gare
  • La gare SNCF

La gare de Monestier-de-Clermont est desservie par le TER Rhône-Alpes, sur la Ligne des Alpes, depuis Grenoble en 45 minutes ou Gap/Veynes en h 30 environ, avec 15 aller-retour par jour (dont 6 aller-retour au départ/arrivée de Clelles-Mens).

Le bâtiment de la gare SNCF, ainsi que ses structures annexes, est situé au juste dessus du bourg central, devant une petite place, elle-même située au bout d'une rue bordée de platanes, non loin de l'ancienne route nationale.

L'unique bâtiment chargé de l'accueil des voyageurs et ses quais ont conservé un style simple et original du fait de la présence d'un équipement ancien parfaitement entretenu. Une visite de ce bâtiment qui comprend petit hall d'attente avec un guichet unique et des quais attenant permet notamment de découvrir un double système d'aiguillage pour les trains venant en amont et en aval de la gare et un système manuel (à manivelle) pour actionner un passage à niveau situé à environ 200 mètres des bâtiments. Cette installation est contiguë à un mécanisme actionnant un sémaphore mécanique qui se présent sous forme d'une aile rouge.

Le hall de la gare abrite également une ancienne horloge qui indique depuis son ouverture en 1878, l'heure aux usagers attendant l'arrivée des trains.

Article connexe : Gare de Monestier-de-Clermont.
Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Grenoble Vif TER Rhône-Alpes Clelles-Mens Clelles-Mens
Grenoble Vif TER Rhône-Alpes /
PACA
Clelles-Mens Veynes-Devoluy ou Gap ou Briançon

La ligne des Alpes est devenue, la Ligne « Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) » dénommé ligne 905 000[11] du réseau ferré national relie Lyon et Marseille en traversant les Alpes par Grenoble, Veynes-Dévoluy et Aix-en-Provence, et dans l'esprit de ses concepteurs du XIXe siècle était une alternative à l'itinéraire par la vallée du Rhône. Elle est de nos jours exploitée en trois tronçons séparés, entre Lyon et Grenoble (TGV, TER et fret), Grenoble et Veynes (TER), et Veynes et Marseille (TER). Le premier de ces segments est à double voie et électrifié. Il porte un trafic important, qui est proche de la saturation aux heures de pointe. Les deux autres segments sont à voie unique, non-électrifiés, et portent un trafic beaucoup plus léger.

Transport routier[modifier | modifier le code]

Les services de transports départementaux dénommés « Transisère » exploitent une ligne sous le numéro 4500, au départ de Grenoble en direction de Monestier-de-Clermont/Clelles/Mens en passant par Vif, Saint-Martin-de-la-Cluze, Avignonet, Sinard, Monestier-de-Clermont, Clelles Gare, Clelles Village, Mens en maximum 1heure 30, selon les horaires empruntés :

Lignes Dessertes Transporteurs
4500
Mens ↔ Monestier-de-Clermont ↔ Grenoble Voyages Grindler

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Du nord vers le sud, on peut recenser quelques hameaux, lieux dits et divers quartiers semi urbains ou ruraux sur le territoire de la commune Monestier-de-Clermont :

  • Le Collet (hameau de quelques maisons)
  • Les Verds (Ferme)
  • Les Essartons (zone de montagne)
  • Les Valloires (zone rurale)
  • Les Carlaires (zone artisanale)
  • Le Moulin (ancien moulin)
  • Catochier (zone de montagne)
  • La combe du mas (combe en zone boisée)
  • Le Clos (zone pavillonnaire)
  • Grand pré (zone boisée)
  • Le Bourg (zone ancienne du village)
  • Les Sausses (zone rurale)
  • Vaure (ferme)
  • Pravie (hameau de quelques maisons)
  • Les Herbaies (zone rurale)
  • Les Galovières (zone rurale)
  • Ferrier (hameau de quelques maisons)
  • Col de Fraisse (zone de montagne)

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village du Monestier-de-Clermont doit l'origine de son nom à l'installation d'une abbaye fondée au début du XIIème siècle, et dont il ne reste plus que quelques ruines éparses sur les hauteurs de la commune[12].

Le terme « monastère » fut déformé sous le nom de Monestier, et le terme « Clairmont », évoque généralement la lumière qui illumine souvent les sommets de la ou des montagnes voisines; ce terme fut d'ailleurs souvent utilisé pour d'autres villages placés sous la suzeraineté de la famille des Clermont-Tonnerre[13]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La tribu des « Tricores » (en Latin Tricorii) considérée comme d'origine celto-ligure est historiquement le peuple antique qui s'est installé dans la région du Trièves, à qui elle doit vraisemblablement son nom. La République romaine conquiert cette région entre 125 av. J.-C. et 121 av. J.-C. et dénomme cette partie de la Gaule sous le nom de Gaule narbonnaise, région comprenant également le Trièves où se situe le territoire de Monestier-de-Clermont dans un très vaste espace qui s'étend des Pyrénées au lac Léman.

Historiquement, les premières implantations humaines découvertes sur le territoire de la commune, proprement dit, datent de la période gallo-romaine. Dans le hameau de « L'Etaudey », lors des fouilles préliminaires aux travaux de la déviation d'une route en 2004, quelques traces d'un ensemble agricole datant de cette époque[14].

Selon l'ouvrage de Patrick Ollivier-Elliot dénommé « Trièves »[15], le site de Monestier-de-Clermont et du col du Fau fut un point de passage aménagé par Lucius Munatius Plancus, le Lieutenant de Jules César et future fondateur de Lugdunum, sur la troupe des troupes romaines entre le nord des Alpes et la Méditerranée.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Le Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Monestier-de-Clermont portait, autrefois, le nom de "Monasterium de Clermontis" en référence à la création d'un monastère dédié à Saint-Pierre et dont on ne connait pas avec certitude la date de création. Quelques ruines éparses subsistent sur la crêtes des bois[16].

Durant le haut Moyen-Âge, le village ne regroupe qu'une modeste communauté lovée dans un vallon qui est lieu de passage entre le plateau du Trièves et la plaine grenobloise. La paroisse dépend du Dauphin qui possède le château fort de Clermont au nord de la colline qui domine le village. De ce château médiéval qui comprenait deux tours dont l'une présentait une hauteur de huit toises, il ne reste plus aujourd'hui que quelques pans d'anciens remparts[17].

En 1340, le dauphin Humbert II donne la terre de Clermont en Trièves à Aynard de Clermont et l'érige en vicomté en sa faveur[18].

Après le rattachement du Dauphiné à la France en 1349, le fils du roi (le futur roi Louis XI) prend le titre de dauphin et devient gouverneur de la province. Il fera des séjours à Monestier-de-Clermont dans une auberge. En 1480, le monastère du petit village de Monestier dépend du grand prieuré de Sinard [19].

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Détail de la carte du Dauphiné de Jean de Beins (1654) ou figure le nom de Monestier

En 1566, le vicomte de Clermont vend son fief à André Allemand de Paquier, un seigneur voisin qui vers 1690 fait construire un château à proximité de l'église. Sa famille vendra la vicomté en 1687 à Alexandre de Bardonenche, issu d'une vieille famille protestante du Trièves. Ses descendants revendront le château en 1828[20].

En novembre 1579, une rencontre est organisée entre le pouvoir royal (représenté par le baron de Saulsac) et les chefs protestants (représenté par le Duc de Lesdiguières) afin de mettre fin aux violences et les exactions exercées entre les deux partis. Il y aura un accord, mais celui-ci sera cassé l'année suivant par Marie de Médicis[21]. Toutefois, à la suite de l'accord, c'est à cette époque que le château de Monestier sera démantelé.

Époque Moderne[modifier | modifier le code]

Un grand incendie ravage la plupart des maisons de la paroisse de Monestier le 29 octobre 1770. L'église a été préservée ainsi que le château ainsi que quatorze maisons couvertes de tuiles et la quasi totalité des récoltes se sont envolées en fumée durant le sinistre[22].

Après la Révolution française, la commune devient un chef lieu de canton, dénomination qu'elle gardera jusqu'en 2015.

Époque Contemporaine[modifier | modifier le code]

Monestier-de-Clermont, La Motte de Sinard et la Chaîne du Moucherotte (2 289 m) au début du XXe siècle.

Le désenclavement de la commune[modifier | modifier le code]

En 1828, la liaison routière entre le col du Fau et le col de la Croix-Haute est achevée. Conséquence directe de ces travaux historiques pour le village, une foire aux bestiaux est organisée dés cette époque et regroupe à Monestier-de-Clermont les paysans et les commerçants venusdes parties haute et basse du Trièves pour échanger leurs produits fermiers et d'élevage[23].

La période thermale[modifier | modifier le code]

À compter de la fin du XIXème siècle, une source d'eau minérale est exploitée de façon artisanale au niveau local et alimente les auberges de la commune où quelques touristes en villégiature (dénommés localement « les cannais »)[24] peuvent ainsi bénéficier d'une modeste cure thermale. L'exploitation de cette source s'arrêtera au milieu du XXème siècle mais le bâtiment de captage, aujourd'hui propriété de la Communauté de Communes du Trièves, a été rénové. Dans le « Manuel de thérapeutique thermale clinique » édité par Asselin et Houzeau en 1892 (Paris), on peut lire, page 283 : « Monestier-de-Clermont : les sources Bertrand, Bonnet et Gautier laissent échapper de nombreuses bulles d'acide carbonique et forment un dépôt d'oxyde de fer. Elles émergent du calcaire marneux de l'héritage oxfordien. L'eau est limpide, piquante, agréable. »[25]

La Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Stèle de commémoration du chantier de jeunesse installé à Monestier par le régime de Vichy

Le 15 août 1940, un des «Chantiers de la jeunesse française» créés par le Régime de Vichy, enregistré sous la référence de groupement 9 (dépendant de la province Province d'Alpes-Jura), et baptisé « le Roc sans faille » en référence au Mont Aiguille très proche, s'installe à Monestier-de-Clermont. Ce site comprenait onze groupes. En octobre 1943, l'ensemble sera transféré en Gironde[26].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis 2004 une déviation routière permet d'éviter que le flot routier emprunte la grand'rue dans toute sa longueur et l'arrivée de l'autoroute A51 en 2007 facile les moyens de communication. De nombreuses maisons de village, abandonnées durant le siècle passé, en raison de la nuisance permanente due aux passages des véhicules, sont de nouveau habitées et de nouveaux lotissements ont été créés[27].

Le 1er janvier 2012, la fusion de trois communautés de communes préexistantes : la communauté de communes du canton de Clelles, la communauté de communes du canton de Monestier-de-Clermont et la communauté de communes de Mens permettent de créer la Communauté de communes du Trièves dont le siège est installé à Monestier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Monestier-de-Clermont est situé dans la Grande rue, au centre du bourg, et le bâtiment est entouré par le parc municipal, la maison de retraite locale, la bibliothèque municipale et l'office de tourisme.

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15 élus dont la répartition au sein de l'assemblée locale est la suivante[28].

Conseil municipal de Monestier-de-Clermont (2014-2020)
Groupe Président Effectif Statut
DIVG René Chalvin 12 majorité
LR Marie-Josèphe Villard 3 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

  • Liste exhaustive des maires de la commune depuis 1789
Liste des maires successifs depuis 1900
Période Identité Étiquette Qualité
1897 1908 Marius Ville SE  
1908 1919 Emile Fayen SE  
1919 1935 Henri Froment SE  
1935 1944 Jules Martin SE  
1944 1945 Bernard Deconinck SE  
1945 1963 Marcel Cuynat SE  
1963 1977 Bernard Deconinck SE  
1977 1979 Pierre Beaujard SE  
1979 2001 Luc Chabuel SE  
2001 2014 Marie-Josèphe Villard SE Enseignante
2014 en cours René Chalvin DIVG Commerçant

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune de Monestier n'est jumelée avec aucune commune ou collectivité, que ce soit en France ou dans un pays étranger, bien que le « conseil municipal des jeunes », composé de 16 enfants et adolescents, tous issus du village ait organisé un jumelage avec le conseil municipal jeunes de la commune de Longuyon en Meurthe-et-Moselle, durant 4 ans, sans que celui-ci ne soit renouvelé[29].

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 397 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
547 569 548 568 752 787 837 855 902
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
860 810 784 370 830 779 709 631 606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
574 571 527 579 606 623 658 653 805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
905 787 726 736 905 921 1 156 1 397 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2004[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire trois établissements chargés de l'enseignement des enfants de la commune, et des adolescents de la commune et de son canton[32]

  • Une école maternelle
  • Une école primaire
  • Le collège Marcel Cuynat : l'établissement, créé en 1965, est situé à l'ouest du bourg. Celui-ci a présenté un effectif de 295 élèves lors de la rentrée de l'année 2015[33]

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire : agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture reste l'activité principale de la micro région du Trièves qui entoure la commune. L'élevage caprin était très développé entre 1860 et 1914, pour suivre la demande des peaux pour l'artisanat et l'industrie de la ganterie grenobloise. Cet élevage intense permettait aussi de produire et commercialiser une grande quantité de fromage produit à partir du lait de chèvre[34].

Secteur secondaire : entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les trois entreprises historiques[modifier | modifier le code]

La commune a vu naître trois sociétés familiales devenues, des années plus tard, des géants mondiaux : la société Sommier-Allibert devenu Tarkett qui fabrique des revêtement de sol, la société Moncler qui fabrique essentiellement des doudounes), toutes les deux fondées en 1952[35], ainsi que la société DeClermont qui fabrique des semelles, des lacets et des accessoires pour la chaussure.

Le marché local[modifier | modifier le code]

Le marché a lieu tous les dimanches matins de 6 h à 12 h dans la grande rue, dans le sens unique au cœur du village, et en cas d'intempéries neigeuses, sur l'ancienne place du Marché.

Secteur tertiaire : activités de service[modifier | modifier le code]

Le secteur touristique[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un camping municipal « Les portes du Trièves » [36] et l'office du tourisme du Trièves recense trois restaurants sur le territoire communal, un service de gite rural et un service de chambre d'hôte atypique situé dans un cadre historique, le château de Bardonenche[37].

Le secteur social[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'une maison de retraite (EHPAD) possédant une unité pour personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Autres secteurs[modifier | modifier le code]

Une déchetterie intercommunale se trouve dans la zone des Carlaires[38].

La commune bénéficie d'une subdivision locale de la direction départementale de l'équipement.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Bardonenche
  • Château de de Bardonenche : construit en 1590 par la famille de Clermont-Tonnerre, ce fut ensuite un relais de chasse du Dauphin. Ce bâtiment a été acquis par la famille de Bardonenche en 1679, et remanié au XVIII°siècle. Il est inscrit partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 22 juillet 1986 protégeant l'ensemble avec leurs cheminées monumentales[39]. Un porche monumental se situe sur l'ancienne entrée qui se faisait au niveau d'une petite rue proche de l'église menant aux communs. Vue depuis le sud, le château présente une agréable façade symétrique, reconstruite à la fin du XVIIIe siècle, constituée d'un bâtiment central orné d'un fronton et flanqué de deux pavillons[40].L'ensemble étant en très bon état, il est aujourd'hui aménagé en gite rural.
  • L'Église : située au cœur du village. D'architecture de type roman, elle a été reconstruite en grande partie en 1712, à la suite d'un incendie [41].
Le Mémorial du col du-Fau.
  • Mémorial du Col du Fau : situé au sommet du col du Fau, ce mémorial est dédié aux onze otages originaires de la commune de Vif, commune du département de l'Isère, fusillés le 20 juillet 1944 par la Wehrmacht.
Article connexe : Col du Fau.
  • Chapelle de la Salette : cette chapelle dite « de la Salette » dédiée à la Vierge, fut érigée le 19 septembre 1862 sur la crête des Côtes du Calvaire, en mémoire de deux jeunes bergers qui auraient été témoins de l'apparition de la Vierge dans les pâturages environnantes. Ce site offre une vue imprenable sur les falaise du Vercors[42].
  • Bâtiment de captage de Monestier-de-Clermont : labellisé Patrimoine en Isère[43], le bâtiment de captage des eaux minérales de Monestier a été construit à la fin du XIXème siècle pour d'exploiter la source d'eau minérale jusqu'au début des années 1960[44].
Le viaduc de Monestier.
  • Viaduc de Monestier : ouvert à la circulation en mars 2007, ayant une longueur de 860 m et un tablier reposant sur 8 piles dédoublées, le viaduc de Monestier permet à l'autoroute A51 de franchir la vallée de Franjaret pour pénétrer dans le tunnel de Sinard, au sud de Grenoble.
  • Pierre du prêtre : bloc de calcaire en forme de parallépipéde rectangle dont la masse est estimée à environ dix tonnes. Sa face supérieure, la seule visible par les promeneurs, présente une légère inclinaison en direction du nord[45].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Un centre socio culturel
  • Une Médiathèque intercommunale
  • une salle des associations
  • une salle jeunes
  • un Syndicat d'Initiative,
  • une Salle polyvalente

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Une piscine municipale
  • Un gymnase
  • un terrain de rugby;
  • un terrain de football;
  • un terrain de boules de pétanque;
  • un court de tennis

Patrimoine naturel géologique[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel et biodiversité[modifier | modifier le code]

Patrimoine faunistique[modifier | modifier le code]

Espèces observées à Monestier-de-Clermont[modifier | modifier le code]

De nombreux oiseaux ont été observés sur le territoire de Monestier de Clermnt et notamment, l'aigle royal, l'Alouette des champs, la buse variable, la chouette hulotte, le grand corbeau, la corneille noire, l'étourneau sansonnet, le héron cendré, le hibou moyen duc, le merle noir, la mésange charbonnière, le milan noir, le pic vert, le pinson des arbres et le troglodyte mignon[46].

Des mammifères ont également été observées sur ce même territoire, notamment le blaireau européen, le hérisson, et le chevreuil.

Patrimoine et traditions orales[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune et de son ancien canton, se situe au sud de Grenoble et donc au nord de la zone des patois vivaro-alpin, dialecte de l'occitan parlé dans les Alpes méridionales. Elle se situe également à donc légèrement au sud de l'extrême limite la zone des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine des langues dites francoprovençales ou arpitanes[47].

Le vivaro-alpin a longtemps été considéré comme un sous-dialecte du provençal, sous l'appellation provençal alpin voire nord-provençal[48]. Son extension dans le Sud du Dauphiné lui a aussi valu l'appellation de dauphinois. L'UNESCO le classe « en danger » dans son Atlas des langues en danger dans le monde[49].

Articles connexes : Nord-occitan et Vivaro-alpin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monestier de Clermont dans les arts[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Monestier-de-Clermont Blason D'azur à la montagne de sinople et au monastère du lieu d'argent essoré d'or, mouvant des flancs et posé sur une terrasse aussi de sinople, brochant sur le tout
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de annuaire-mairie.fr, page sur Monestier-de-de-Clermont.
  2. Ouvrage « Patrimoine en Isère-Le Trièves » édité par le Musée dauphinois/Conservation du patrimoine de l'Isère, page 130 à 135
  3. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1863, page 677.
  4. Site géologie alpine sur Monestier de Clermont
  5. Site de Gallica, Edition du journal le Matin du 06/05/1931
  6. Site de l'IRMA, page sur le séisme de 2012 sur Belledonne
  7. Site de guilhemartin, page sur le Foehn dans la région grenobloise
  8. Site de linternaute sur le climat de Monestier en 2013
  9. Site du Dauphiné libéré, reportage sur "l'autoroute du Trièves"
  10. « Le prolongement de l'A51 verra-t-il le jour ? », sur laprovence.com
  11. Classement sonore des voies RFF du département des Bouches-du-Rhône, page 5 Lien
  12. Site de la mairie de Monestier-de-Clermont, page "Histoire"
  13. Site des Clermont-Tonerre, page Histoire"
  14. Site de la mairie de Monestier, page sur l'Histoire
  15. Patrick Olivier Eliott, Trièves, Édition EDISUD, Saint-Rémy-de-Provence
  16. Site de l'académie de Grenoble, page sur l'école de Monestier-de-clermont
  17. Site de la mairie de Monestier de Clermont, page sur l'historique du village -au moyen-âge-
  18. Guy Allard, Les gouverneurs et les lieutenans au gouvernement de Dauphiné,in Guy Allardn Œuvres diverses, E. Allier, 1864, p. 450.
  19. Trièves de Patrick Ollivier Elliott, édition EDISUD, page 148
  20. Site de la mairie de Monestier de Clermont, page sur l'historique du village -les Bardonenche-
  21. Mémoire d'Eustache Piémond, Edition Slatkine Reprints, Genève, 1973
  22. Site de la mairie, page sur l'incendie de 1770
  23. Trièves de Patrick Ollivier Elliott, édition EDISUD, page 149
  24. « Monestier-de-Clermont, terre d'entrepreneurs », ouvrage collectif, Edition Glénat, 2015. page 16
  25. Site de Gallica "LivreManuel de thérapeutique thermale clinique"
  26. « Monestier-de-Clermont, terre d'entrepreneurs », ouvrage collectif, Edition Glénat, 2015. page 38
  27. Site de la mairie, page sur l'Histoire de Monestier-de-Clermont
  28. Site de l'express sur les élections municipale de Monestier-de-Clermont en 2014
  29. Site de la mairie de Monestier-de-Clermont, page sur le conseil des jeunes
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  32. Site de l'académie de Grenoble, page sur Monestier-de-Clermont
  33. Site de l'académie de Grenoble, page sur la présentation du collège Marcel Cuynat
  34. Claude Muller, L'Isère 1900-1920. Mémoire d'hier, éd. Gérard Tisserand, 2000 (ISBN 2-84494-044-7), page 21
  35. Site du Dauphiné sur Monestier et ses entreprises
  36. Site de camping de France page sur le camping des porte du Trièves
  37. Site de l'office de tourisme du Trièves
  38. Site du CC de Trièves sur la déchetterie
  39. « Château de Bardonenche », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Site d'isère patrimoine, page sur le château de Bardonenche
  41. Revue : patrimoine en Isère, publié par le musée dauphinois/Conservation du patrimoine de l'Isère, année 1996. page 111
  42. Site de la mairie, page sur la chapelle de la Salette
  43. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)
  44. Site d'Isère patrimoine,, page sur le Bâtiment de captage des eaux minérales
  45. Site géocaching, page sur la Pierre du prètre
  46. Site "alpesoiseaux.free, faune et avifaune des communes de l'Isère
  47. Site maraire.com, Lexique descriptif du vivaro-alpin, page 5
  48. Jean-Claude Bouvier, "L'occitan en Provence : limites, dialectes et variété" in Revue de linguistique romane t. 43, pp 46-62
  49. UNESCO Interactive Atlas of the World's Languages in Danger
  50. Rugby Club Vif Monestier Trièves (RCVMT)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]