Léon de la Brière

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Léon Leroy de la Brière ( - 12 septembre 1899) est un écrivain politique français de la fin du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bordeaux le , Léon Albert Marie Leroy de La Brière est le fils d’Albert Léon Marie Leroy de La Brière (Orly, - Paris, ), fonctionnaire à l’administration des finances, et d’Hélène Gueau de Reverseaux de Rouvray (Pau, - Bordeaux, ). Orphelin jeune, il fut élevé austèrement par sa grand-mère, Nathalie de Carondelet-Potelles (1789-1868) et fut au collège du petit séminaire Notre-Dame-des-Champs.

Il rentra au ministère des Affaires étrangères avant de s’engager en 1867 dans le corps de zouaves pontificaux et se battit à la bataille de Mentana. Il épousa le 8 février 1870 à Paris Alice Louise de Champollion-Figeac (Paris, - 1919).

Capitaine des mobiles de l’Eure, il combattit lors de la guerre de 1870 sur la Seine durant l'hiver 1870 et s’illustra lors d’un combat à Bourgtheroulde pour lequel il eut la Légion d'honneur. Il devient ensuite chef d’état-major du général Roy.

Il fut ensuite nommé sous-préfet de Baugé, de Vitré puis de Gaillac d’où il envoya sa démission en 1877 au maréchal de Mac-Mahon en lui présentant « les sentiments dus à un maréchal de France qui manque à la foi jurée ». Il fut condamné pour cela à mille francs d’amende et devient célèbre.

Il collabora entre 1879 et 1881 au journal L'Union du comte de Chambord, et donna de nombreuses conférences en sa faveur. Il fut condamné à dix jours de prison et rayé des cadres de l’armée en 1880 pour s’être opposé à l’expulsion des dominicains de Paris. Il participa ensuite au journal Le Clairon, puis au Gaulois, à la Gazette de France et enfin au Soleil. Il siégea au comité de la Société des gens de lettres, au comité de l’Association des journalistes parisiens et au conseil de la Corporation des publicistes chrétiens. Il publia jusqu’à sa mort de nombreux ouvrages. Il mourut le 12 septembre 1899 à Vif.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il écrivit de nombreux ouvrages :

  • Madame de Sévigné en Bretagne, Paris, Hachette, 1882, couronné par l’Académie française, commentaire des lettres de la marquise de Sévigné.
  • L'Autre France : voyage au Canada, recueil de sa correspondance adressée au Gaulois, en 1885, lors d’un voyage au Canada.
  • Le chemin no 107, recueil de contes.
  • Au Cercle, présentation de la haute société d’Europe en 1887.
  • A Rome, recueil de lettres écrites à la Gazette de France en 1887-1888 à propos du jubilé sacerdotal de Léon XIII.
  • Blanc et Noir, recueil de contes.
  • Mes Amis, Paris, Ernest Kolb, portraits de personnages que l’auteur a côtoyés.
  • Les Saints dans le monde, Paris, Ernest Kolb, 1893, recueil de vie de saints.
  • Livre de prières de Gaston Phébus, comte de Foix, traduction d’une partie de ses écrits.
  • Montaigne chrétien, recueil d’extrait des Essai.
  • Contes et Souvenirs, recueil de contes.
  • La Jeune Mariée, traduction des conseils d’un bourgeois de Paris à sa femme en 1393.
  • L’Ordre de Malte, le passé, le présent, histoire de l’ordre.
  • Champollion inconnu, lettres inédites, librairie Plon, Paris, 1897, recueil et commentaire des archives de la maison natale de Jean-François Champollion qui racontent son enfance et ses distractions. Texte en ligne.
  • Pensées chrétiennes de Madame de Sévigné, recueil d’extrait de ses lettres.
  • Madame Louise de France, Paris, Victor Retaux puis Téqui, vie de la fille de Louis XV de venue carmélite. Texte en ligne.

Le chemin no 107, Blanc et Noir et Contes et Souvenirs ont été publiés sous le titre de Contes d’autrefois et d’aujourd’hui, Desclée de Brouwer et cie, Bruges-Paris, 1927. Texte en ligne.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Léon de la Brière, Contes d’autrefois et d’aujourd’hui, Bruges-Paris, Desclée de Brouwer et cie,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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