Lola Lafon

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Lola Lafon
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Lola Lafon en 2018.
Biographie
Naissance
(47 ans)
Nationalité
Activité
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Distinctions
Œuvres principales

Lola Lafon, née en [1],[2], est une écrivaine, chanteuse, compositrice, féministe[3] et libertaire[4] française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lola Lafon naît à Paris[5], de père français et de mère roumaine (ou biélorusse suivant les sources)[6],[7],[8] : Jeanne et Henri Lafon[2]. Elle grandit en Bulgarie[3],[9] puis en Roumanie[2],[3],[9], jusqu'à ses 12 ans, à l'époque du régime de Nicolae Ceaușescu. Ses parents sont communistes[2],[9] et professeurs[9],[3] de littérature ; son père est « spécialiste de la littérature des Lumières[2] », et plus particulièrement « spécialiste de Diderot[9] ». Ils reviennent en France au milieu des années 1980[2].

Elle étudie l'anglais à la Sorbonne, puis part à New York[9],[2] en tant que fille au pair, où elle suit une école de danse[2] — elle danse depuis ses 4 ans, du classique et du contemporain[9].

De retour en France, elle fréquente les squats[2],[9] et les milieux autonomes[2]. Au début des années 2000, elle crée le groupe de musique Leva, influencé par les musiques des Balkans[9], avec lequel elle enregistre son premier album Grandir à l'envers de rien en 2006, sorti chez Label Bleu.

Elle écrit également régulièrement des « textes sur l’anarcho-féminisme dans des fanzines[10] », ainsi que des nouvelles, dont « Ne m'aime pas », publiée dans la revue littéraire NRV en 1998.

Son premier roman, Une Fièvre impossible à négocier, est publié en 2003 par Frédéric Beigbeder[2],[9],[11] aux éditions Flammarion, le premier roman qu'il publie en tant qu'éditeur.

Elle a raconté son parcours d'écrivain depuis ce premier roman[12].

Littérature[modifier | modifier le code]

Une Fièvre impossible à négocier se déroule au sein de la mouvance autonome parisienne de la fin des années 1990. Dans le milieu des squats, la narratrice s'engage avec des militants anarchistes dans les luttes antifascistes. Selon le journal Libération, l'ouvrage est « un livre autobiographique qui flirte avec la fiction pour mieux digérer sa propre histoire[2]. »

  • De ça je me console se rapproche plus d'une quête existentielle dans laquelle les personnages interrogent le lecteur sur le sens de l'époque.
  • Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce est, selon son éditeur Flammarion, un « conte, mais insurrectionnel et féministe », construit autour des évènements du Haymarket Square qui ont eu lieu à Chicago au XIXe siècle. L'émission Arrêt sur Images et le quotidien l'Humanité ont noté la coïncidence étonnante de l'insurrection décrite par Lola Lafon avec le mouvement des Indignés, bien que le roman ait été écrit avant.
  • La Petite Communiste qui ne souriait jamais, sorti en chez Actes Sud, est centré sur Nadia Comăneci, jeune gymnaste roumaine de quatorze ans, découverte aux Jeux olympiques de 1976. L'ouvrage est récompensé de plusieurs prix, dont le Grand prix de l'héroïne Madame Figaro 2014, catégorie Roman. Il est « un best-seller écoulé à 100 000 exemplaires toutes éditions confondues[10] » dix-huit mois après sa sortie. Il a été traduit dans douze pays, dont les États-Unis.
  • Mercy, Mary, Patty, paru en chez Actes Sud, qui se penche sur l'enlèvement en 1974 de Patricia Hearst[13],[14].
  • Chavirer, paru en août 2020 chez Actes Sud.

Lola Lafon a également publié plusieurs nouvelles, dont une pour jeunes adolescents en 2004 dans le recueil Bonnes Vacances (Gallimard Jeunesse) au profit du Secours populaire français. En 2010, Lola Lafon a participé au numéro d'avril de la revue littéraire NRF (Gallimard) sur la thématique : Où en est le féminisme, avec l'article « Le chant des batailles désertées ». En 2018, elle a ainsi contribué à plusieurs recueils de nouvelles dont Osons la Fraternité (Philippe Rey) ainsi que La Bataille du Rail (Don Quichotte); on trouve aussi une nouvelle inédite de Lola Lafon dans le hors-série du magazine le 1,Onze histoires de séduction paru à l'été 2018.

Elle contribue également régulièrement au magazine Le 1 ainsi qu'au quotidien Le Monde.

Musique[modifier | modifier le code]

Lola Lafon a sorti un premier album ...Grandir à l'envers de rien en 2006 (Bleu electric/Label Bleu)[3].

Le deuxième album, Une Vie de Voleuse est sorti le (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi), a été suivi d'une tournée. Sur cet album, Dominique A signe le titre L'Abandon.

Lola Lafon a également été invitée par Jean Corti à chanter Göttingen de Barbara sur scène aux Bouffes du Nord et sur l'album Fiorina en 2009 (WEA).

Lola Lafon a créé un concert-lecture autour de son deuxième roman De ça je me console, dont la dernière représentation a eu lieu au théâtre des Bouffes du Nord en . La première du concert-lecture La petite communiste qui ne souriait jamais a eu lieu à la Maison de la Poésie en , et s'est terminée en au Théâtre de la Cité Internationale, création saluée par la critique[15].

Œuvre écrite[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • « Ne m'aime pas »[2], revue NRV, 1998
  • Collectif, Bonnes vacances, coll. « Scripto », Gallimard Jeunesse, 2004 - Écriture d'une nouvelle dans le recueil collectif
  • « Veuves de Personne », Muze, 2016

Articles[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

  • ...Grandir à l'envers de rien, 2006 (Label Bleu/Bleu électric)
  • Une vie de voleuse, 2011 (Le chant du Monde/Harmonia Mundi)

Participations[modifier | modifier le code]

Spectacle[modifier | modifier le code]

  • De ça je me console, Festival Fragile aux Bouffes du Nord 2008
  • Irrévérence(s) de Marie-Agnès Gillot et Lola Lafon : danse, lecture et chant, par les deux artistes[18], Festival In d'Avignon 2014
  • La Petite Communiste, concert lecture, avec Julien Rieu de Pay (basses et guitare) et Olivier Lambert (guitares et machines), création Maison de la poésie, 2014 ; et tournées : Théâtre de la Cité Internationale, 2015 ; Cité universitaire, 2016[19]
  • Le Mur invisible[20], création accompagnée de la violoncelliste Maeva Le Berre en au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix A tout lire[21] 2003 pour Une Fièvre impossible à négocier
  • Sélection prix de Flore 2007 pour De ça je me console
  • Prix Coup de Cœur de la 25e heure au salon du Livre du Mans[21] pour Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce
  • Finaliste du prix Marie-Claire[21] pour Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce
  • Sélection du prix Françoise-Sagan[22] pour Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce
  • Prix de la Closerie des Lilas[23] 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs[24] 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Grand prix de l'héroïne Madame Figaro 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Prix Jules-Rimet[25] 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Prix Version Fémina-FNAC[26] 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Prix Littéraire d'Arcachon[27] 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Prix des lecteurs de Levallois[28] 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Prix du Café littéraire de Sainte-Cécile-les-Vignes[29] (PRIX CALIBO) 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Finaliste du prix Orange du Livre[30] 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Sélection Roman des étudiants France Culture-Télérama 2014[31] pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Finaliste du Prix France Inter 2014 pour La petite communiste qui ne souriait jamais
  • Sélection du Prix Paris Diderot-Esprits libres[32] 2014 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Sélection Globe de cristal (arts et culture) 2015 pour La Petite Communiste qui ne souriait jamais
  • Finaliste du Prix du roman des étudiants France Culture - Télérama 2017[33] pour Mercy, Mary, Patty
  • Sélection du Goncourt, du Fémina, du Flore, du prix Décembre pour Chavirer.
  • Finaliste du Prix FNAC, du Goncourt des Lycéens 2020 et du Fémina des Lycéens pour Chavirer.
  • Lauréate du Prix Landerneau des lecteurs 2020 et du Prix du roman des étudiants France-Culture Télérama pour Chavirer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. notice BnF no FRBNF13935055.
  2. a b c d e f g h i j k l et m Stéphanie Binet, « Poing de rupture », article du journal Libération, du 19 août 2003.
  3. a b c d et e « Lola Lafon valse entre la littérature et la chanson », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. Johanna Luyssen, « Lola Lafon - La Révolution en chantant », Causette, 5 octobre 2011.
  5. « Lola Lafon : "J'ai tout fait pour éviter de devenir écrivaine. Je n'ai pas réussi." », sur France Culture,
  6. Marine Landrot, « 2014, c'est leur année (4/4) : Lola Lafon », sur Télérama (consulté le )
  7. « Biographie et actualités de Lola Lafon France Inter », sur France Inter (consulté le ).
  8. « Lola Lafon sans concession », sur L'Humanité, (consulté le ).
  9. a b c d e f g h i et j Ludovic Perrin, « Lola Lafon à fond », article du journal Libération du 13 février 2006.
  10. a et b « Rentrée littéraire : quatre écrivains racontent l'”aventure heureuse” du premier roman », article du journal Les Inrocks, du 9 juillet 2015.
  11. Biographie de Frédéric Beigbeder, sur son site dédié.
  12. « Lola Lafon (1/3) | ARTE Radio », sur www.arteradio.com (consulté le )
  13. Christine Ferniot, Mercy, Mary, Patty, avis critique (TTT) du magazine Télérama, du 1er septembre 2017.
  14. Raphaëlle Leyris, « Lola Lafon, hors la zone de confort », article du journal Le Monde, du 20 septembre 2017.
  15. « Lola Lafon chante sa petite communiste », Le grand théâtre du monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. Fiche BnF de la BOF Génial, mes parents divorcent !.
  17. Fiche BnF de la BOF Elles ne pensent qu'à ça !.
  18. Philippe Noisette, « Rencontre intime entre étoile et auteur », journal Les Échos, du 22 juillet 2014.
  19. « Lola Lafon chante sa petite communiste », Le grand théâtre du monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. « Billetterie : SOIRÉE A L'AFFUT #9 - Le Mur Invisible », sur www.weezevent.com (consulté le )
  21. a b et c Biographie, sur le site de son éditeur Actes Sud.
  22. Sélections 2011 du Prix Françoise-Sagan, site prix-litteraires.info.
  23. « Lola Lafon, lauréate du Prix de La Closerie des Lilas », site de L'Express.fr du 6 avril 2014.
  24. Le Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs 2014, sur le site officiel.
  25. Le Prix Jules-Rimet 2014, site officiel.
  26. Lauréate 2014, sur le site livreshebdo.fr.
  27. « Arcachon: Le prix littéraire à Lola Lafon », article journal Ouest-France du 02 avril 2014.
  28. « Lola Lafon reçoit le Prix des lecteurs de Levallois 2014 pour "La Petite communiste qui ne souriait jamais" », actualités, site de son éditeur Actes Sud.
  29. Lauréate 2014, site officiel.
  30. Les 5 finalistes, article du site nouvelobs.com, du 29 avril 2014.
  31. « Article sur Le Roman des étudiants France Culture-Télérama 2014, sur le site de France-Culture »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), janvier 2014.
  32. Article site tempsreel.nouvelobs.com, du 18 juin 2014.
  33. « Découvrez la sélection du Prix du Roman des étudiants France Culture-Télérama, 5ème édition! », sur www.franceculture.fr, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]