Terrain multisports

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Exemple d'un terrain multisport.

Le terme de terrain multisports désigne un terrain de jeux de ballons ou autres, extérieur et clôturé, comprenant deux, quatre frontons ou plus, dans lesquels sont intégrés deux buts multisports, deux paniers de basket-ball est un filet central amovible, réglable en hauteur, à fixer entre deux poteaux se faisant face, en milieu de terrain, et de palissades latérales basses.

Historique[modifier | modifier le code]

La société Agorespace a été créée par Jean-Michel Kaskosz, ancien directeur de supermarché, qui s'est associé quelques mois avec l'inventeur du concept multisports avant d'acquérir toutes les parts de l'entreprise et de la développer[1]. C'est à Bertrand de Blonay, citoyen suisse, journaliste sportif (Journal de Genève) puis éditeur (Editions de l'Agora), que l'on doit le concept du premier "terrain multisports" dit "de proximité", créé à Genève en 1988[réf. souhaitée]. L'idée lui est venue en constatant que tous les terrains vagues de son enfance étaient aujourd'hui bétonnés et que, de ce fait, les jeunes n'avaient plus, proche de leurs lieux de vie, que la rue pour s'exprimer par le geste ludique et, ou, sportif[réf. souhaitée]. Jean-Paul Forax, architecte français, et Pierre Mollard, PDG d'une serrurerie industrielle à Eybens en Isère ont participé au développement technique du concept. Plus tard, ces-derniers créeront leur propre marque.

Depuis les années 1990, de nombreuses sociétés ont repris cette idée pour développer leurs propres équipements : Casal Sport, Transalp, Husson Collectivités, Teensport, Metalu Plast, Hags, Tennis d'Aquitaine, Kompan, Kamma Sport, Sport Nature, Linky Sport et bien d'autres viendront compléter l'offre.

Les terrains multisports sont souvent désignés par l'antonomase " City Stade " (traduction littérale de l'anglais : " Stade de ville "), mais aussi par le nom du produit. Dans les années 2000 les communes voulaient un Agorespace par exemple, puis par la suite une Eco sport, puis Mini Stade. La force commerciale des entreprises a souvent imposé une marque, un nom.[2]

Usage[modifier | modifier le code]

Selon leur configuration et les équipements disposés sur le terrain multisports, diverses activités sportives peuvent être pratiquées :le football, le handball, le basket-ball, le volley-ball, le tennis, le badminton, le tennis-ballon, le hockey sur gazon et autres jeux. Les activités les plus fréquemment pratiquées sur les terrains multisports, en Europe, sont le football et le basket-ball. Les terrains multi-sports sont aussi un lieu social de rencontres pour les jeunes.

Le terrain multisports peut être public (terrain en accès libre, acquis et géré par une collectivité), public à accès restreint (campus universitaire, caserne) ou privé (particulier, camping, société). De plus en plus de terrains sont équipés d'un accès sélectif, ayant pour finalité de laisser passer les piétons et les personnes à mobilité réduite, tout en empêchant l'accès des deux-roues.

Dimensions[modifier | modifier le code]

La dimension la plus fréquente est 12 m × 24 m extérieure. D'autres dimensions existent selon les fabricants et les demandes des gestionnaires.

La largeur ou la longueur sont souvent un multiple de 4 m, car les terrains sont souvent équipés de gazon synthétique qui est produit en rouleaux de 4 m de large. Cela permet de limiter les chutes de matériaux.

Matériaux de fabrication[modifier | modifier le code]

Généralement un terrain multisports est une juxtaposition de poteaux porteurs, scellés dans le sol ou fixés sur platines, avec un remplissage par des éléments permettant de clore l'espace (planches, profilés, grilles, panneaux). La structure peut être réalisée en bois, en acier, en aluminium ou en inox.

Un multisports doit être installé sur un sol dur et plat, type asphalte, dalle en béton armé, en béton poreux ou en enrobé bitumeux ou un grave drainante. Généralement, un revêtement sportif y est installé, le plus souvent un gazon synthétique d'épaisseur 20 mm sablé ou pur, et parfois une résine acrylique, peinture routière ou un sol amortissant.

Afin de réduire les nuisances sonores, les équipements présentent souvent des procédés d'insonorisation très différents selon les marques. Par exemple :

  • silent blocs
  • raidisseurs de panneaux
  • remplissage des profilés aluminium avec du sable

Choix du lieu d'implantation[modifier | modifier le code]

Le choix de l'implantation d'un stade multisports est déterminant pour son acceptation par le voisinage. Trop près des habitations, il peut parfois être l'objet de discorde avec les riverains, en raison des incivilités des usagers ou plus souvent des heures d'utilisation incompatibles avec la tranquillité du voisinage[3]. Pour limiter ce problème les collectivités mettent souvent en place un règlement comportant quelques règles de bon sens et la gestion des horaires d'utilisation. Mais le principal reste le choix d'un bon emplacement.[4]

Normes et contrôle en France[modifier | modifier le code]

En France, un terrain multisports doit répondre à la norme NF-EN 15312 (équipements sportifs en accès libre)[5]. Certains fabricants proposent également la conformité à la norme NF-EN 1176 (jeux pour enfants)[6].

Le décret no 96-495 du 04/04/1996[7] oblige l'installateur à la fourniture d'un rapport d'essai de charges et le gestionnaire à renouveler ces essais tous les deux ans, sans toutefois être très précis sur ce point.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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