Comtesse de Ségur

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Sophie Rostopchine,
comtesse de Ségur

Description de l'image  Sophie_de_Ségur.jpg.
Nom de naissance Rostopchine
Activités Romancière
Naissance 1er août 1799
Drapeau de la Russie Saint-Pétersbourg, Empire russe
Décès 9 février 1874 (à 74 ans)
Drapeau de la France Paris, France
Langue d'écriture français
Genres Littérature enfantine

Œuvres principales

Les Malheurs de Sophie (1858)
Les Petites Filles modèles (1857)
Les Vacances (1858)
Comédies et proverbes (1865)
Un bon petit diable (1865)
L'Auberge de l'Ange gardien (1863)
Le Général Dourakine (1863)

Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur[1] (selon l'onomastique russe Sofia Fiodorovna Rostoptchina, cyrillique : Софья Фёдоровна Ростопчина), née le 1er août 1799 à Saint-Pétersbourg, morte le 9 février 1874 à Paris, est une femme de lettres française d'origine russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Elle est issue d’une grande famille noble dont la généalogie remonte aux khans mongols de la Horde d'or et à la famille de Genghis Khan[2].

Son père est le comte Fédor Rostoptchine (1763-1826), qui a été lieutenant-général d'infanterie, ministre des Affaires étrangères du tsar Paul Ier (parrain de Sophie), puis gouverneur général de Moscou. Sa mère est la comtesse Catherine Protassova, ancienne demoiselle d'honneur de Catherine II. Sophie est la troisième enfant du couple.

Jeunesse en Russie[modifier | modifier le code]

Elle passe son enfance dans le domaine de Voronovo près de Moscou, propriété de 45 000 ha où travaillent 4 000 serfs, où Fédor Rostoptchine fait venir des agronomes écossais[3].

Elle reçoit l'éducation des enfants de l'aristocratie russe, qui privilégie l'apprentissage des langues étrangères, du français en premier lieu[4]. Adulte, elle sera une polyglotte, maîtrisant cinq langues.

C'est aussi une petite fille turbulente, souvent punie par ses parents. Sa mère la maltraite et l'oblige à se convertir de l’orthodoxie au catholicisme à treize ans[réf. nécessaire].

Portrait de la comtesse de Ségur en 1823.
Les troupes de Napoléon à Moscou.
Chateau des Nouettes dessiné par Mgr de Ségur.
Portrait de la Comtesse dans Lettres d'une Grand'mère.

En 1812, lors de l'invasion de la Russie par la Grande Armée, son père est gouverneur de Moscou. Il lance des pamphlets[réf. nécessaire] contre Napoléon, fait évacuer les pompes à incendie et libère des prisonniers avec la mission de mettre le feu chacun à un quartier. L'incendie de Moscou qui en résulte, qui fera dire à Sophie « J'ai vu comme une aurore boréale sur la ville »[réf. nécessaire], contraint Napoléon à une retraite désastreuse. La réussite de ce plan entraîne cependant l'hostilité de ceux qui ont perdu leur habitation, aristocrates comme commerçants, si bien que Fédor Rostoptchine est disgracié par le tsar et préfère s’exiler, seul avec simplement un domestique, en Pologne en 1814, puis en Allemagne, en Italie et, enfin, en France en 1817. Dans tous ces pays, il est accueilli en héros, sauveur de la monarchie.

Départ en France et mariage[modifier | modifier le code]

Il fait venir sa famille à Paris et c'est là que Sophie rencontre Eugène de Ségur (1798-1869), petit-fils du maréchal de Ségur, ambassadeur de France en Russie et neveu du général Philippe de Ségur, aide de camp de Napoléon qui avait failli mourir dans l'incendie de Moscou. Le mariage, arrangé par Sophie Swetchine, une Russe elle aussi convertie au catholicisme, a lieu le 14 juillet 1819. L'année suivante, ses parents repartent pour la Russie.

Ce mariage d'amour est d'abord heureux, mais elle est par la suite délaissée par un époux volage qui la trompe notamment avec leur bonne. La situation d'Eugène, désargenté et désœuvré, ne s'améliore qu'en 1830, lorsqu’il est nommé pair de France. Il ne rend visite à sa femme qu'en de rares occasions, dans le château des Nouettes offert par Fédor Rostoptchine à sa fille en 1822[5]. Ils ont huit enfants, et Eugène aurait surnommé son épouse « la mère Gigogne ». Préférant son château aux mondanités parisiennes, elle reporte toute son affection sur ses enfants et, plus tard, ses petits-enfants[6].

Polyglotte, parlant cinq langues, Sophie Rostopchine présente souvent un comportement hystérique, partiellement hérité de sa mère, mais peut-être dû à une maladie vénérienne transmise par son mari volage[2] avec des crises de nerfs et de longues périodes de mutisme, l’obligeant à correspondre avec son entourage à l’aide de sa célèbre ardoise[réf. nécessaire].

Une vocation tardive d’écrivain[modifier | modifier le code]

Le cas de la comtesse de Ségur montre qu’une vocation très tardive d’écrivain peut être particulièrement réussie : elle a en effet écrit son premier livre à plus de cinquante ans.

La comtesse de Ségur a commencé à se consacrer à la littérature en notant les contes qu’elle racontait à ses petits-enfants et en les regroupant pour former ce qui s’appelle aujourd’hui Les Nouveaux Contes de fées. On raconte que lors d’une réception, elle aurait lu quelques passages à son ami Louis Veuillot pour calmer l’atmosphère qui était devenue tendue[réf. nécessaire]. C’est ce dernier qui aurait fait publier l’œuvre chez Hachette.

D'autres historiens racontent qu'Eugène de Ségur[7], président de la Compagnie des Chemins de fer de l’Est, rencontrant Louis Hachette qui cherche alors de la littérature pour distraire les enfants, en vue d'une nouvelle collection de la « Bibliothèque des Chemins de Fer », lui aurait alors parlé des dons de sa femme et la lui aurait présenté quelque temps plus tard.

Elle signe son premier contrat en octobre 1855 pour seulement 1 000 francs. Le succès des Nouveaux Contes de fées l’encourage à composer un ouvrage pour chacun de ses autres petits-enfants.

Eugène de Ségur accorde à Louis Hachette le monopole de la vente dans les gares de livres pour enfants[8]. En 1860, Louis Hachette institue la collection de la Bibliothèque rose où sont désormais publiés les ouvrages de la comtesse de Ségur.

Par la suite, elle obtient que les droits d'auteur lui soient directement versés[9] et discute plus fermement de ses droits d'auteur lorsque son mari lui coupe les fonds[2].

Dernières années[modifier | modifier le code]

En 1866, elle devient tertiaire franciscaine, sous le nom de sœur Marie-Françoise, mais continue à écrire. Son veuvage et l'effondrement consécutif des ventes de ses livres l’oblige à vendre Les Nouettes en 1872 et à se retirer à Paris, au 27, rue Casimir-Perier, à partir de 1873[10].

Elle meurt à cette adresse à soixante-quinze ans, entourée de ses enfants et petits-enfants. Elle est inhumée à Pluneret (Morbihan), près de son avant-dernière fille Henriette, épouse du sénateur Fresneau habitant le château de Kermadio. Au chevet de sa tombe, une croix en granit, où est inscrit : « Dieu et mes enfants ». Son cœur, embaumé, est déposé dans l'avant-chœur du couvent de la Visitation où était morte sa fille Sabine de Ségur, elle aussi entrée en religion[11].

Romans de la comtesse de Ségur[modifier | modifier le code]

Illustration des Petites Filles modèles.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le thème récurrent des châtiments corporels (Un bon petit diable, Le Général Dourakine, Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles modèles…), qui fait peut-être écho à sa propre enfance malheureuse avec sa mère Catherine Protassova, marque une rupture avec les modèles antérieurs de la littérature enfantine, notamment le modèle des contes merveilleux des contes de Perrault ou des contes de Madame d'Aulnoy. Chez la comtesse de Ségur, la punition est d’autant plus crûment représentée, que le réalisme des descriptions est sans complaisance.

Plusieurs autres aspects de son œuvre décrivent des particularités qui ne concernent plus qu'une infime minorité des Français d’aujourd’hui : par exemple, le vouvoiement des parents, la présence et le statut des domestiques. D’autres sont obsolètes : les traitements médicaux tels que l’usage abusif des saignées, les cataplasmes « saupoudrés de camphre » (Les Petites Filles modèles), l’eau de gomme fraîche, l’eau salée contre la rage, et ainsi de suite. Le réalisme dans la représentation du quotidien et de ses détails valut à la comtesse de Ségur d’être appelée le Balzac des enfants par Marcelle Tinayre[12].

Ses œuvres présentent, par certains personnages, des caractéristiques caricaturales et stéréotypées des mœurs de divers peuples, tels que l’aristocratie française se les figurait : Écossais avares et sordides, Arabes méchants et sabreurs, Polonais buveurs et crasseux, Valaques et Tziganes voleurs et fourbes, Russes violents knoutant leurs femmes, serfs et bonnes, et ainsi de suite[13].

En 2010, 29 millions d'exemplaires de ses ouvrages ont été vendus[14].

Sources d’inspiration[modifier | modifier le code]

La comtesse de Ségur a donné à plusieurs de ses personnages des noms appartenant à des personnes de son entourage, exprimant ainsi son adage : « N'écris que ce que tu as vu ». Voici quelques exemples :

  • Sophie : son propre prénom. C'est un personnage espiègle, avide d'expériences allant à l'encontre des directives des adultes (marcher dans de la chaux vive ; se raser les sourcils ; utiliser un fer à friser chaud sur les cheveux de sa poupée et sur ses propres cheveux ; libérer un bouvreuil qui se fera dévorer...). Les histoires traitant de la vie de Sophie à partir du voyage en Amérique sont beaucoup plus douloureuses pour elle (perte de sa mère puis de son père, remarié à une mégère tyrannique adepte des sévices corporels, retour en France où Sophie est désabusée, à la fois très craintive et courageuse). La Comtesse a mis beaucoup de ses propres souvenirs d'enfance dans son personnage[15].
  • Camille et Madeleine : les prénoms de deux de ses petites-filles, Camille et Madeleine de Malaret.
  • Paul : celui de son gendre, le père des petites filles modèles, le baron Paul de Malaret.
  • Élisabeth Chéneau[16] correspond à Élisabeth Fresneau, une autre de ses petites-filles.
  • Jacques de Traypi : Jacques de Pitray, un des petits-fils de la Comtesse[17].

C’est la cécité contractée par son fils aîné Louis-Gaston de Ségur, ecclésiastique, qui lui inspire l’aveugle Juliette dans Un bon petit diable.

Les noms ou prénoms des personnages permettent de savoir rapidement quel sera le comportement qu’adopteront ces derniers :

Leçons de morale[modifier | modifier le code]

Les romans de la comtesse de Ségur, fortement moralisateurs, ont été influencés par la relecture et les corrections faites par son fils aîné, le prélat Louis-Gaston de Ségur[18]. Le juste et l’injuste s’opposent pour bien faire comprendre ce qu’est le droit chemin et combien il est dans l’intérêt de tous d’être courageux, doux et sans mauvaises intentions.

Dans les romans de la comtesse de Ségur, l’éducation est un facteur déterminant dans l’évolution de l’individu. Les mauvaises influences et un environnement répressif peuvent pousser les enfants à être méchants. Trop de laxisme et d’indulgence les rendent égoïstes et vicieux.

Les romans opposent des exemples de ce qu’il faut faire et de ce qu’il ne faut pas faire. Les titres expriment d’ailleurs cette dualité : par exemple, Jean qui grogne et Jean qui rit. L’auteur oppose souvent un personnage exemplaire à un enfant qui se cherche : les petites filles exemplaires que sont Camille et Madeleine à la malheureuse Sophie dans Les Petites Filles modèles, Blaise à Jules dans Pauvre Blaise et Juliette à Charles dans Un bon petit diable.

Dans certains cas, le jeune héros commet des fautes qui résultent d’une éducation répressive et brutale, la violence et l’injustice que vit Charles avec Mac’Miche, ou Sophie, dans Les Petites Filles modèles qui se fait maltraiter par sa marâtre, Mme Fichini. Dans d’autres cas, ce sont les parents qui gâtent et ne punissent jamais leurs enfants, ou qui prennent systématiquement leur défense, quel que soit leur comportement, comme les parents de Jules dans Pauvre Blaise ou de Gisèle dans Quel amour d’enfant !

Chez les enfants, rien n’est joué définitivement. Charles (Un bon petit Diable) et Sophie (Les Petites Filles modèles), une fois soustraits à la brutalité de leur environnement, pourront s’appuyer sur les modèles de leur entourage pour s’améliorer de même que Félicie dans Diloy le chemineau qui peut, elle, compter sur sa cousine Gertrude, qui est au dire de tous la douceur incarnée.

En revanche il est parfois trop tard pour certains, qui deviennent alors ces adultes méchants et puérils qui feront à leur tour le malheur de leurs enfants (les parents de Christine dans François le bossu). Mme Fichini, dans Les Vacances et les Petites Filles modèles, bat Sophie sans pitié, mais, même en présence d'adultes, se ridiculise par un excès de coquetterie, par sa gourmandise et par tous les défauts dont elle aurait dû se débarrasser étant enfant.

Plus que de simples romans à influence autobiographique, les ouvrages de la Comtesse de Ségur ont fortement influencé une nouvelle idée de la pédagogie[réf. nécessaire].

Éditions[modifier | modifier le code]

Les romans de la comtesse de Ségur ont d'abord été publiés illustrée chez Hachette entre 1857 et 1872, dans la Bibliothèque rose à partir de 1860.

La dernière grande édition est celle de 1990, dans la collection « Bouquins » chez Robert Laffont.

Œuvres didactiques[modifier | modifier le code]

  • 1855 : La Santé des enfants, un livre de pédiatrie de conseils médicaux, édité à compte d’auteur, réédité dès 1857
  • 1857 : Livre de messe des petits enfants, chez Douniol éd., réédité en 2012 par St JUDE éd.
  • 1865 : Évangile d'une grand'mère[19]
  • 1867 : Les Actes des apôtres (du nom d’un livre de la Bible : Actes des Apôtres), ouvrage présenté par l'auteur comme faisant suite à Évangile d'une grand'mère).
  • 1869 : Bible d’une grand-mère[20]

Romans[modifier | modifier le code]

Illustration des Petites filles modèles
François le bossu : Vous voudrez bien m'embrasser ?

Tous les livres suivants ont été publiés chez Hachette, avec dans certains cas, prépublication dans les colonnes de la Semaine des enfants (indiquée par le sigle : LSDE) :

Correspondance[modifier | modifier le code]

Couverture des Lettres d'une Grand'mère.

La correspondance de la comtesse de Ségur a fait l’objet d’éditions fragmentaires :

  • Lettres au vicomte et à la vicomtesse de Pitray (gendre et fille de la comtesse), publiées en 1891 chez Hachette.
  • Lettres d’une grand’mère (à son petit-fils Jacques de Pitray), en 1898
  • Lettres de la comtesse de Ségur à son éditeur (1855 à 1872), en 1990 dans le volume 1 des Œuvres chez Robert Laffont
  • Correspondance (avec des correspondants divers), en 1993 aux éditions Scala, avec une préface de Michel Tournier,

Rééditions[modifier | modifier le code]

En 1990[modifier | modifier le code]

  • les Éditions Robert Laffont ont réuni en trois volumes d'Œuvres, publiées dans la collection « Bouquins », une grande partie des œuvres de la comtesse de Ségur (édition établie et annotée par Claudine Beaussant) :
volume 1 volume 2 volume 3
1 260 pages, ISBN 2-221-05892-5 1 320 pages, ISBN 2-221-05893-3 1 140 pages, ISBN 2-221-05894-1
œuvres : œuvres : œuvres :
  • Nouveaux contes de fées
  • Les Petites Filles modèles
  • Les Malheurs de Sophie
  • Les Vacances
  • Mémoires d’un âne
  • La Cabane enchantée
  • Pauvre Blaise
  • La Sœur de Gribouille
  • Les Bons Enfants
  • Les Deux Nigauds
  • L’Auberge de l’Ange gardien
  • Le Général Dourakine
  • François le bossu
  • Comédies et Proverbes
  • Un bon petit diable
  • Jean qui grogne et Jean qui rit
  • La Fortune de Gaspard
  • Quel amour d’enfant !
  • Le Mauvais Génie
  • Diloy le chemineau
  • Après la pluie le beau temps
  • La Santé des enfants
suppléments : suppléments : suppléments :
  • Préface, de Jacques Laurent de l’Académie française,
  • Chronologie, étable par Claudine Beaussant,
  • Lettres de la comtesse de Ségur à son éditeur (1855 à 1872), présentées par Claudine Beaussant,
  • Notes, Dictionnaire, Répertoire des principaux personnages des œuvres et Bibliographie, par Claudine Beaussant,
  • 32 pages de hors-texte réunissant 73 illustrations ;
  • Notes, établies par Claudine Beaussant,
  • 16 pages de hors-texte réunissant 30 illustrations
  • Notes, établies par Claudine Beaussant.
  • 16 pages de hors-texte, réunissant 32 illustrations.

En 1997[modifier | modifier le code]

  • les éditions Dominique Martin Morin ont réédité, sous le titre « la Bible d’une grand-mère », les trois ouvrages L’Évangile d’une grand-mère (1865), les Actes des Apôtres (1867) et la Bible d’une grand-mère (1868)

En 2012[modifier | modifier le code]

  • les éditions Saint Jude ont rééditées partiellement le Livre de messe des petits enfants publié en 1858. L'édition de 1858 était précédé de 12 prières et suivi des évangiles des fêtes majeures qui ne sont pas reproduits dans la réédition de 2012[21].

Postérité[modifier | modifier le code]

Adaptations cinématographiques et télévisuelles[modifier | modifier le code]

Cinéma
Télévision

Hommages[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

  • Musée de la Comtesse de Ségur à Aube (Orne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ghislain de Diesbach, La comtesse de Ségur, née Rostopchine, éd. Perrin, Paris, 1999, 360 p. (ISBN 2-262-01518-X)
  • Hortense Dufour, La comtesse de Ségur, née Rostopchine, éd. Flammarion, Paris, 2000, 688 p. (ISBN 2-08-068096-X)
  • Marie-José Strich et Yves-Michel Ergal, La Comtesse de Ségur, éd. Perrin, Paris, 1990, 539 p. (ISBN 978-2841004256)
  • « La Comtesse de Ségur », Europe, no 914-915, juin-juillet 2005
  • Arlette de Pitray, Sophie Rostoptchine, comtesse de Ségur, Paris, Albin Michel, 1939, 192 p.
  • Ch. Cordonnier, La comtesse de Ségur, l'idéale grand'mère, Librairie J.-M. Peigues, Paris, 1931, 254 p.
  • (en) Sophie Heywood, Catholicism and Children's Literature: the comtesse de Ségur (1799-1874), Manchester University Press, 2011, 240 p. (ISBN 978-0-7190-8466-9)

Source[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • O. Kiprensky, Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, probablement peint après le mariage de Sophie Rostopchine avec Eugène de Ségur (date hésitante entre 1819 et 1823). Conservé au Musée Carnavalet, à Paris. Partiellement reproduit en médaillon sur la couverture de la biographie écrite par Gh. de Diesbach.
  • Louis-Gaston de Ségur, Sophie, comtesse de Ségur, aquarelle peinte en 1841.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La transcription correcte est Rostoptchine mais l'usage a imposé la forme Rostopchine.
  2. a, b et c Deux mille ans d'histoire, France Inter, émission du 7 janvier 2009, rediffusée le 2 juillet 2010
  3. Détail que l'on retrouvera dans plusieurs des romans de sa fille.
  4. Aux XVIIIe et XIXe siècles, les enfants de l'aristocratie russe sont élevés par des précepteurs étrangers, et apprennent parfois le français ou l'allemand avant même le russe ; ainsi Pouchkine, surnommé dans sa jeunesse le Français à cause de sa parfaite maîtrise de cette langue.
  5. Les bouleaux du parc du château lui rappelaient le domaine de Voronovo.
  6. J. M. Ergal et M. J. StrichLa, Comtesse de Ségur, éd. Perrin, 1991.
  7. Il faudrait mettre au point la relation chronologique entre la création de la Bibliothèque des Chemins de fer par Hachette, la création de la Bibliothèque rose, et les Ségur. La page Louis Hachette ne donne rien de très précis à ce sujet.
  8. Cette « bibliothèque des chemins de fer » est l'ancêtre des magasins Relay.
  9. La femme étant considérée comme socialement mineure, ses revenus sont normalement versés au mari.
  10. Rue Casimir-Perier, sur parisrevolutionnaire.com. Consulté le 19 janvier 2012.
  11. Dans un coffre en ébène repose aussi le cœur de son fils aîné Louis-Gaston de Ségur.
  12. Anne Struve-Debeaux, « Article » sur l’œuvre de la comtesse de Ségur, dans la revue Europe
  13. Michel Legrain, Comtesse de Ségur : Mots, silences et stéréotypes, Honoré Champion,‎ 2011, 313 p. (ISBN 274532263X)
  14. Émission de Canal Académie du 25 juillet 2010, La comtesse de Ségur, une personnalité attachante et méconnue .
  15. Cf. la dédicace des Malheurs de Sophie
  16. Cf. dans Wikisource, Les Malheurs de Sophie
  17. http://comtessedesegur.ifrance.com/page29.html
  18. On a parfois dit que ses romans étaient écrits à quatre mains.
  19. C’est bien sous cette orthographe que fut édité ce roman. Le titre sera ultérieurement modernisé en "L'Evangile d'une grand-mère".
  20. C’est bien sous cette orthographe que fut édité ce roman. Le titre sera ultérieurement modernisé en "La Bible d'une grand-mère".
  21. http://www.sjude.fr/communique_Messe_Segur.php