Émile de Marcère

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Émile de Marcère
Emile de Marcère, par Etienne Carjat (1828-1906). Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.
Emile de Marcère, par Etienne Carjat (1828-1906). Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.
Fonctions
Ministre français de l’Intérieur
Président Patrice de Mac Mahon
Gouvernement Gouvernement Jules Dufaure (4)
Prédécesseur Amable Ricard
Successeur Jules Simon
Ministre français de l’Intérieur
Président Patrice de Mac Mahon
Jules Grévy
Gouvernement Gouvernement Jules Dufaure (5)
Gouvernement William Henry Waddington
Prédécesseur Charles Welche
Successeur Charles Lepère
Député du Nord (2ème Circonscription d’Avesnes-le-Comte) à l'Assemblée nationale
Élection
Sénateur inamovible
Maire de Messei
18921912
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Domfront (Orne)
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Messei (Orne)
Nationalité Française
Parti politique Centre gauche
Opportunisme
Père Louis Emile Deshayes de Marcère (1791-1828)
Mère Renée Françoise de Neufville
Conjoint Charlotte-Louise Simmonneau de Songois (1839-1870)
Enfant(s) Edouard-Louis-Yves.
Yvonne-Joséphine-Marie.
Gabrielle.
Renée-Emilie-Alexandrine.
Diplômé de Université de Caen
Profession Magistrat
Résidence 25 Rue Jean-Mermoz, Paris
château de Messei, Orne.

Signature


Émile Louis Gustave Deshayes de Marcère est un homme politique et magistrat français, né le 16 mars 1828 à Domfront dans l'Orne et mort le 26 avril 1918 à Messei.

Représentant en 1871, ministre, député de 1871 à 1884 et membre du Sénat, il est surtout connu pour avoir été le dernier sénateur inamovible de la IIIe République. Son action parlementaire, marquée par une vive défense des idées républicaines contre les attaques monarchistes, a contribué à affermir les institutions et à décentraliser le pouvoir, en donnant notamment plus de libertés aux conseils généraux et municipaux. Il participa également à la rédaction des Lois constitutionnelles de 1875.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le magistrat[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Émile Deshayes de Marcère (1791-1828), ancien garde du corps du roi, officier au 8e régiment d'infanterie légère, maire de Banvou (1826-1827), et de Renée Françoise de Neufville[1],[2], Émile de Marcère appartient à une vieille famille de Normandie, les des Hayes, maintenue dans l'élection de Rouen, le 13 novembre 1699. Cette famille possédait les fiefs nobles de Bonneval, Gauvinière et Marcère (ou Marçaire). Ses armes sont : De gueules, à la croix d'argent, chargée d'un croissant de sable en cœur et de quatre merlettes de même[3].

Les débuts[modifier | modifier le code]

Lauréat de la Faculté de droit de l'Université de Caen, il soutient en 1849 une thèse intitulée Des actes juridiques entre époux[4]. Après avoir été attaché quelque temps au ministère de la Justice, il entre ensuite dans la magistrature sous le Second Empire et devient substitut à Soissons le 12 novembre 1853, puis à Arras le 1er janvier 1856, procureur à Saint-Pol-sur-Ternoise en 1861, président du tribunal d'Avesnes-le-Comte, en 1863, et enfin conseiller à la Cour impériale de Douai en 1865.

Le député[modifier | modifier le code]

Caricature d'Émile de Marcère par Ch. Gilbert-Martin, 1875.

Il fit son entrée en politique en 1871, en publiant au moment des élections de l'Assemblée Nationale une Lettre aux électeurs à l'occasion des élections pour la Constituante de 1871. Élu député du Nord le 8 février 1871[5], il se rallia à l'idée républicaine et siégea au Centre gauche, groupe dont il fut l'un des fondateurs, et soutint la politique d'Adolphe Thiers. Il se montra attaché aux idées de décentralisation et au maintien des institutions républicaines, idées qu'il défendit dans une brochure intitulée La République et les conservateurs. Entre 1871 et 1875, il prononça de nombreux discours portant notamment sur l'organisation des conseils généraux et les élections municipales. Il attaqua très habilement la disposition de prorogation des conseils municipaux dans un projet de loi dont le rapport lui avait été confié et qu'il publia à profusion, aux frais des gauches, dans les départements. Le 27 février 1873, il réaffirma à la tribune de l'Assemblée Nationale une formelle adhésion à la République, en déclarant: "Dans un pays de démocratie et de suffrage universel, la République est seule possible". Il vota "contre" le septennat, considéré comme une manœuvre politique visant à faciliter la venue au pouvoir du comte de Paris, "contre" la loi des maires et contribua en mai 1874 au renversement du cabinet de l'ordre moral du monarchiste Albert de Broglie. Il vota l'Amendement Wallon sur les Lois constitutionnelles de 1875 et se retrouva ensuite membre de la Commission des Trente, chargée d'élaborer les lois constitutionnelles complémentaires. Le 20 février 1876, il est élu député du Centre gauche de la 2e circonscription d'Avesnes (Nord)[6]. Il avait déclaré dans sa profession de foi: "Aujourd"hui, la République est fondée; il faut la garder. Tout changement serait une cause de révolutions nouvelles et successives."

Le ministre[modifier | modifier le code]

Portrait d’Émile de Marcère en 1878 par Pierre Petit.

Entrée au Ministère de l'Intérieur et premières mesures[modifier | modifier le code]

Il entra au gouvernement présidé par Jules Dufaure le 11 mars 1876 comme sous-secrétaire d'État à l'Intérieur puis comme ministre de l'Intérieur (15 mai 1876) à la mort d'Amable Ricard. Il tenta alors, malgré les difficultés venues en partie de l'entourage du Maréchal de Mac-Mahon, quelques modifications dans le personnel de l'administration départementale et évoqua souvent l'intention du gouvernement de laisser plus de liberté dans les élections et sur la nomination de certains maires. Le 11 juillet 1876, lors du débat sur le mode de nomination des maires, Marcère s’oppose à Gambetta. Marcère défend la position conservatrice, celle de la nomination par le gouvernement, héritée du Second Empire. Son argument consiste à expliquer que les conseils municipaux ne sont pas encore entièrement acquis à la cause de la République. Gambetta, quant à lui, juge ce procédé incompatible avec un régime républicain. Lors du vote, l’Assemblée soutient Marcère[7]. Gambetta, ayant voté contre, lui aurait alors dit: "Vous l'avez emporté, mais c'est une victoire à la Pyrrhus, et vous vous en souviendrez!"[8].

De l'opposition aux monarchistes à la crise du 16 mai 1877[modifier | modifier le code]

En butte aux attaques des monarchistes pour ses idées républicaines, il dut donner avec le gouvernement dont il faisait partie sa démission en décembre 1876. Jules Simon succède à Jules Dufaure comme Président du Conseil. Il devint alors président du parti de Centre gauche à l'Assemblée et remit en avant ses idées républicaines. En ralliant les Républicains à sa cause, de Devoucoux à Louis Blanc, il obtient la dissolution de la Chambre, suite à l'ordre du jour de défiance qui fut voté par le célèbre "Manifeste des 363" et qui demandait le 19 juin 1877 la démission du gouvernement d'Albert de Broglie formé le 17 mai "contrairement à la loi des majorités"[9].

Article principal : Crise du 16 mai 1877.

Marcère parvient à se faire réélire le 14 octobre 1877 dans sa circonscription d'Avesnes (Nord)[10]. Nommé au comité directeur des gauches (comité des dix-huit), il forme, le 15 novembre 1877 une commission d'enquête parlementaire sur les agissements de l'administration née de la crise du 16 mai 1877. Devant la formation d'un nouveau gouvernement présidé par Gaétan de Rochebouët, franchement antiparlementaire, et dont les membres sont choisis en dehors de la majorité parlementaire, Marcère dépose une motion par 315 voix contre 204 dans laquelle la Chambre déclare refuser d'entrer en rapport avec lui et se décider à « ne reconnaître qu'un ministère formé selon les règles parlementaires et respectueux des droits du suffrage universel »[11].

Mac Mahon se soumet, Marcère revient aux affaires[modifier | modifier le code]

Le maréchal de Mac Mahon, pliant devant l'attaque, se soumet et accepte de modifier sa politique, Marcère revint aux affaires le 13 décembre 1877 avec le portefeuille de l'Intérieur dans le nouveau cabinet Dufaure. Il remplaça, dès le 18 décembre, 83 préfets installés par le gouvernement d' Albert de Broglie en mai 1876 et montra un esprit très libéral pour toutes les élections en modifiant notamment le personnel des maires, dans un sens républicain. Il nomma ainsi un jeune sous-préfet, Paul Deschanel, futur président de la République. Il déclara à cette occasion qu'il irait "non jusqu'au bout de la légalité, mais jusqu'au bout de la liberté".

Scandale à la Préfecture de police et démission[modifier | modifier le code]

Le journal La Lanterne, à l'origine du scandale de la Préfecture de la Police.

Il conserva son portefeuille dans le cabinet de William Henry Waddington (4 février 1879) mais dut démissionner le 3 mars 1879 suite à un scandale à la préfecture de police dévoilé par le journal La Lanterne, au sujet d'abus graves commis par la police. Marcère est en réalité soupçonné d'avoir couvert les agissements du Préfet de police, Albert Gigot, et ne pas avoir procédé à l'épuration des cadres de la Préfecture de police hérités du Second Empire. Interpellé par le radical Georges Clemenceau qui le somme de s'expliquer, il défend le même jour, à la tribune, la nécessité d'une police politique pour protéger la République de ceux qui ont encore l'espoir de la renverser :

« Est-ce qu'il n'y a plus de partis adversaires de la République? Certes ces partis sont impuissants, ils le savent bien, mais vous admettrez bien avec moi qu'il est utile qu'on les surveille et qu'on sache ce qu'ils font[12]. »

En réalité, Marcère fait les frais de pressions exercées par Gambetta qui jugeait le gouvernement trop ressemblant à ceux de la monarchie de Juillet[13], en particulier dans ses aspects les plus conservateurs et autoritaires. Ne trouvant aucun appui dans les rangs du gouvernement et de l'assemblée, Marcère présente sa démission. Il est alors remplacé par Charles Lepère, précédemment ministre de l'agriculture et du commerce. Cette chute devait entraîner le déclin du Centre gauche, qui tenait le gouvernement depuis fevrier 1876[14], et amorce l'avènement de la Gauche républicaine de Jules Grévy et Jules Ferry[15].

Activisme parlementaire[modifier | modifier le code]

Il ne cesse cependant pas ses travaux parlementaires. En février 1881, il est rapporteur en faveur du projet de rétablissement du divorce. Il appuie également les projets de loi sur les délits de presse et de colportage. Réélu député le 21 août 1881[16], il dirige un temps le journal Le Soir (1882). En 1882, il est rapporteur du projet d'organisation municipale. Marcère ne délaisse pas la vie mondaine. Fréquentant le cercle de Juliette Adam, il estime que son salon « fut le centre du mouvement politique qui se produisait à Paris et dans les groupes parlementaires et son influence se fit sentir soit dans les délibérations de l'assemblée et des Chambres, soit dans la composition des ministères »[17].

Le sénateur à vie[modifier | modifier le code]

Emile de Marcère, sénateur inamovible.

Marcère est élu sénateur inamovible le 28 février 1884[18], par 130 voix sur 167[19]. Il devient le président du Centre gauche à la Chambre haute et poursuit la même ligne politique qu'à l'Assemblée Nationale. Il rapporte le projet d'augmentation du nombre des conseillers généraux. Farouche défenseur des idées républicaines, il vote toutefois contre l'expulsion des princes. Le 13 février 1889, il soutient le rétablissement du scrutin d'arrondissement. Le 12 avril 1889, il est élu le 6e, par 187 voix, membre de la commission sénatoriale des Neuf, chargée de l'instruction et de la mise en accusation du Général Boulanger devant la Haute Cour de justice. Parallèlement, il fonde la même année un nouveau parti, "l'Union libérale" qui a pour but de moderniser le vieux Centre gauche[20]. Le 13 novembre 1897, il préside une commission extraparlementaire chargée de "rechercher les moyens propres à assurer une surveillance plus étroite des vagabonds et gens sans aveu, et à faciliter la découverte des auteurs de crimes et délits". En 1899, en plein cœur de l'Affaire Dreyfus, il prend la décision de rompre avec le "consensus républicain" et propose, dans la mouvance idéologique de la Ligue de la patrie française, une révision de la Constitution de 1875 qu'il avait pourtant contribué à rédiger[21]. Comme de nombreux hommes politiques de son temps, Marcère ne reste pas étranger au monde des Affaires; il est président du Conseil d'administration de la Compagnie des mines de Béthune et administrateur du Crédit foncier[9]. Il est un des fondateurs du Comité antimaçonnique de Paris, qui se transforme en 1904 en Association antimaçonnique de France[22]. Dans son Histoire de la République, Marcère se montre indulgent pour Mac Mahon, dont il minimise l'opposition aux Républicains en accusant l'influence de son entourage[23], admire le royaliste Albert de Mun et ne cache pas son aversion pour le républicain Gambetta. Il publia en 1914 un ouvrage historique, Vision d'un siècle, rassemblant ses opinions sur l'évolution politique de la France au XIXe siècle, ouvrage défendant sa vision d'une république libérale, conservatrice et favorable à la religion catholique, et professant des opinions antimaçonniques et antisémites, déjà très présentes dans son Histoire de la République, publiée de 1904 à 1910 :

« Telle était déjà à cette époque l'action de la Franc-Maçonnerie, qui sut tourner à l'avantage de son œuvre de ténèbres la notion si chère aux Français de la liberté [...] Les ennemis de notre race, qui tendent à la détruire dans ses éléments essentiels [...] ont travaillé dans l'ombre. »

— L'Assemblée nationale de 1871, tome II, p. 174

Il siégea au Sénat jusqu'à sa mort en 1918. Il était le dernier sénateur inamovible. Son corps est inhumé au cimetière de Banvou, dans l'Orne.

Famille[modifier | modifier le code]

Marié à Charlotte-Louise Simmonneau de Songois (1839-1870), il eut quatre enfants :

  • Édouard-Louis-Yves (né le 18 novembre 1858 à Arras, mort en décembre 1943), haut fonctionnaire, attaché au Ministère de l'intérieur (1878-1879), chef de cabinet du préfet de la Loire-Inférieure (1882), sous-préfet de Vire (1885), secrétaire général de la préfecture de l'Hérault (1887), puis d'Ille-et-Vilaine (1890), sous-préfet d'Abbeville (1891), préfet de l'Yonne (1896) et de l'Aube (1898), trésorier-payeur général de la Haute-Saône (1900) puis à la perception du XVe arrondissement de Paris (1900) et du XVIIIe arrondissement (1901), maire de Messei. Epousa Marie Flament. Il publia plusieurs ouvrages historiques[24]; sa fille, Odette de Marcère, meurt accidentellement, sans postérité.
  • Yvonne-Joséphie-Marie (1860-1920), propriétaire, sans alliance;
  • Gabrielle, morte enfant;
  • Renée-Émilie-Alexandrine (1866-1945) épousa Georges-Albert Christophle, le fils du député de l'Orne et ancien ministre des Travaux Publics Albert Christophle[25].

Résidence[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandat local[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Citations d'Émile de Marcère[modifier | modifier le code]

« Si les Français veulent conserver et reconstituer l'héritage d'honneur et de puissance que nos pères nous ont laissé, il faut qu'ils consentent à vivre sous l'empire des institutions républicaines. Il faut que le parti conservateur se donne tout entier, sans réserve, et qu'il consente à accepter jusqu'au nom de républicain, de telle sorte qu'il ne soit plus vrai de dire qu'on fonde la République sans républicains, ce que M. Gambetta appelait naguère une impertinente théorie politique. »

— La République et les conservateurs, p. 7

Citations sur Émile de Marcère[modifier | modifier le code]

« Marcère, un puriste, un rédacteur, rien que cela, pas une flamme »

— Jules et Edmond de Goncourt, Journal des Goncourt : mémoire de la vie littéraire V (1872-1877), 2e série, 2e vol., G.Charpentier et E. Fasquelle, Paris, 1872, p. 297

Galerie[modifier | modifier le code]

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Publications[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Politique d'un provincial, lettres d'un oncle à son neveu[27], Charles Douniol libraire éditeur, Paris, 1869, 410 p.
  • La République et les conservateurs, E. Lachaud, Paris, 1871, 110 p. disponible sur Gallica
  • Entretiens et souvenirs politiques...[I. 1892-1893 ; II. 1893-1894], Société des écrivains français, 2 vol. in-18, Paris, 1894.
  • L'Assemblée nationale de 1871, [I. Gouvernement de M. Thiers - II. La Présidence du maréchal de Mac-Mahon], Plon, Nourrit et Cie, Paris, 1904-1907, 2 vol., 270 p. disponible sur Gallica
  • Histoire de la République, de 1876 à 1879... [1. De la fin de l'Assemblée nationale au 16 mai 1877[28]; 2. Le Seize mai et la fin du septennat[29]], Plon-Nourrit et Cie, 2 vol. in-16, Paris, 1908-1910, 288 p.
  • Vision d’un siècle. Souvenirs d’un témoin, Plon, Paris, 1914, 302 p. disponible sur Gallica

Revues[modifier | modifier le code]

  • Le Cardinal de Bonnechose et la société contemporaine, Paris, Nouvelle Revue, 1887, 56 p.
  • La Constitution de 1875, Paris, Nouvelle Revue Française, 1888, 45 p.
  • La Question religieuse, Paris, Nouvelle Revue, 1891, 33 p.
  • La Constitution et la constituante : lettre à M. Marcel Fournier, Paris, Revue politique et parlementaire, 1899, 23 p.

Lettres, discours et conférences[modifier | modifier le code]

  • Lettre aux électeurs à l'occasion des élections pour la Constituante, impr. de Vve Céret-Carpentier, Douai, 1871, 28 p. disponible sur Gallica
  • Lettre aux électeurs, Folloppe, Flers, 1873, 31 p. disponible sur Gallica
  • Discours : deuxième délibération sur le projet de loi électorale : à l'Assemblée Nationale, le 8 novembre 1875 / prononcé par M. de Marcère, Paris, Publications législatives (libr.), Wittersheim et Cie, 1875, 39 p.
  • Discours prononcé à Maubeuge : 26 Octobre 1879, Paris, Dupont, 1879, 43 p.
  • Lettre de M. de Marcère, "L'Echo du Nord", 8 août 1879.
  • Conférence au profit de la ligue contre l'athéisme, le 25 Avril 1889 : De l'idéal et de la politique, Paris, Mouillot, 1889, 13 p.
  • Discours prononcé dans la discussion du projet de loi sur les dépenses ordinaires de l'instruction primaire publique et les traitements du personnel de ce service, Paris, Mouillot, 1889, 19 p.
  • Discours prononcé au Sénat le 9 Décembre 1891, Paris, Mouillot, 1891, 20 p.
  • Discours, Paris, Dupont, s.d., 24 p.
  • Discours prononcé aux assises de "la Pomme" : à Honfleur le 7 août 1898, Flers, Lévesque, 1898, 10 p.
  • Discours : Distribution des prix du Lycée d'Alençon 1898-1899, Flers, Lévesque, 1899, 12 p.
  • Assemblée générale de "La Patrie française" : discours du 17 Avril 1905, Paris, s.n., 1905, 32 p.

Rapport parlementaire[modifier | modifier le code]

  • Exécution de la loi du 4 avril 1873 relative aux tombes des militaires morts pendant la guerre de 1870-1871. Rapport présenté au président de la République par M. de Marcère, ministre secrétaire d'État au département de l'Intérieur, Imprimerie Nationale, Paris, 1878, 548 p.
  • Ministère de l'Intérieur : Service vicinal. Compte rendu général des opérations efféctuées en 1876, présenté par M. De Marcère, Imprimerie Nationale, Paris, 1879, VII-275 p.

Préfaces[modifier | modifier le code]

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • Des actes juridiques entre époux, Thèse : Université de Caen, 1849.

Références[modifier | modifier le code]

Une partie importante des archives de la famille de Marcère sont présentes au service des Archives du Pays de Flers (Orne). Près de 12 ml.sont conservés sous la cote 42 S. Ce fonds rassemble des papiers familiaux portant sur la région de Banvou (Orne), les activités politiques et littéraires d'Emile de Marcère et de son fils Edouard (1858-1943), préfet et conseiller général. Un répertoire est disponible. Consultation sur place.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Édouard de Marcère, Les de Neufville de Banvou d'Auvilliers et du Boisguillaume, Follope, s.d., 68 p.
  2. Archives départementales de l'Orne.
  3. Louis de Magny, Armorial de France, 1874-1875, 2 tomes.
  4. Emile-Louis-Gustave Deshayes de Marcère, Des actes juridiques entre époux, Caen, Impr. de B. de Laporte, 1849. Disponible à l'Université de Caen.
  5. par 204 588 voix sur 262 967 votants.
  6. par 10.202 voix sur 17.413 votants.
  7. Emile de Marcère, Histoire de la République, Tome 1, pp.98-100
  8. Emile de Marcère, op.cit., p.100
  9. a et b Odette Hardy-Hemery, L'Envers d'une fusillade, L'Harmattan, p. 44
  10. par 9 526 voix sur 18 748 votants, contre 8 945 voix à M. Bottieau.
  11. Charles de Freycinet, Souvenirs 1848-1878, vol. 1, chap. XII, "Le 16 mai - La Dissolution", Delagrave, 1912.
  12. Jean-Marc Berlière, Le Monde des polices en France, Éditions complexe, p.136
  13. Guillaume Sacriste, Droit, histoire et politique en 1900. Sur quelques implications politiques de la méthode du droit constitutionnel à la fin du XIXe siècle, dans La Science juridique entre politique et sciences humaines (XIXe-XXe s.), Frédéric Audren et alii, Revue d'Histoire des Sciences Humaines, Presses Universitaires du Septentrion.
  14. Emile de Marcère, Le Seize mai et la fin du septennat, p.VIII
  15. Emile de Marcère, Le Seize mai et la fin du septennat, p.12
  16. par 10 173 voix sur 16 007, contre 5 012 à M. Lecomte, radical.
  17. Cité par Anne Martin-Fugier, Les Salons de la IIIe République : Art, littérature, politique, Perrin, 2003, p.378.
  18. en remplacement de M. Gauthier de Rumilly, décédé.
  19. contre 7 voix à M. Leroy-Beaulieu et 18 bulletins blancs.
  20. La République en quête de Constitution, séminaire préparatoire de Sciences Politiques, 9 janvier 2006.
  21. Guillaume Sacriste, "Sur quelques implications politiques de la méthode du droit constitutionnel à la fin du XIXe siècle". Revue d'Histoire des Sciences Humaines, vol. 1, n°4, Presses Universitaires du Septentrion, 2001, p.71
  22. http://www.19e.org/chronologie/francmaconnerie.htm
  23. Emile de Marcère, Le Seize mai et la fin du septennant, p.36
  24. Les Sociétés d'assurances mutuelles contre la mortalité du bétail et les syndicats agricoles de l'arrondissement de Domfront, H. Delesques, 1904, 21 p., La Prusse et la rive gauche du Rhin, le traité de Bâle, 1794-1795, d'après des documents inédits tirés du ministère des Affaires étrangères, F. Alcan, 1918, 244 p., La Région de Flers depuis la Révolution française, H. Delesques, Caen, 1905, 249 p., La Décentralisation. Projet de réforme de la loi municipale du 5 avril 1884, L. Larose, Paris, 1895, 135 p.
  25. Vincent Wright, Les Préfets de l'Orne, PUPS.
  26. C.-E. Curinier (Dir.), Dictionnaire national des contemporains : contenant les notices des membres de l'Institut de France, du gouvernement et du parlement français, de l'Académie de médecine..., tome 1er, 1899-1919, Paris, Office général d'éd. de librairie et d'imp., p.247.
  27. http://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=njp.32101071839656;page=root;view=image;size=100;seq=7
  28. http://www.archive.org/stream/histoiredelarpu00marcgoog#page/n7/mode/2up
  29. http://www.archive.org/stream/leseizemaietlafi00marc#page/n5/mode/2up

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : sources utilisées de manière significative pour la rédaction de cet article

Marcère par ses contemporains[modifier | modifier le code]

Marcère par les historiens actuels[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marc Berlière, Le Monde des polices en France, Éditions complexe, 1999, 275 p.
  • Jean-Marc Berlière et Marie Vogel, « Aux origines de la police politique républicaine », Criminocorpus, revue hypermédia [En ligne], Histoire de la police, Articles, mis en ligne le 01 janvier 2008, consulté le 27 octobre 2011. URL : http://criminocorpus.revues.org/257
  • Jean Garrigues, Léon Say et le Centre gauche 1871-1896. La grande bourgeoisie libérale dans les débuts de la Troisième République, Thèse de doctorat "nouveau régime", Université de Paris X - Nanterre, janvier 1993, 3 vol. 1253 + 80 p. d'annexes.
  • Jean-Louis Goglin, Messei : Un regard sur son passé. Le conseil municipal raconte, R.C.P. Coulon éditions, 2011, 169 p.
  • Odette Hardy-Hémery, L'Envers d'une fusillade : Fourmies, 1er mai 1891 : Un patron face à la grève, L'Harmattan, 2000, 202 p.
  • Anne Martin-Fugier, Les Salons de la IIIe République : Art, littérature, politique, Perrin, 2003, 378 p.
  • Jean-Marie Mayeur, Alain Corbin & A. Schweitz, Les Immortels du Sénat : 1875-1918 : Les cent seize inamovibles de la Troisième République, Publications de la Sorbonne, 1995, 512 p.
  • Francis Przybyla, Les Parlementaires du Nord et leur activité législative au début de la Troisième République (1881-1889), Thèse de doctorat, Université Charles de Gaulle - Lille III, décembre 2004, 5 vol., 1036 p.
  • Francis Przybyla, Le Blé, le Sucre et le Charbon. Les parlementaires du Nord et leur action (1881-1889), Presses Univ. Septentrion, 2007, 448p. + dépliant
  • Guillaume Sacriste, "Sur quelques implications politiques de la méthode du droit constitutionnel à la fin du XIXème siècle". Revue d'Histoire des Sciences Humaines, vol.1, n°4, Presses Universitaires du Septentrion, 2001, pp.69-94. Disponible sur : http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=RHSH_004_0069 [dernière consultation le 27/10/2011].
  • Benoît Yvert (Dir.), Dictionnaire des ministres (1789-1989), Paris, Perrin, 1989, p.533.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Précédé par Émile de Marcère Suivi par
Amable Ricard
Ministre français de l'Intérieur
15 mai 1876 - 12 décembre 1876
Jules Simon
Charles Welche
Ministre français de l'Intérieur
13 décembre 1877 - 3 mars 1879
Charles Lepère