Haras national du Pin

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Haras national du Pin
Le haras du Pin.
Le haras du Pin.
Présentation
Propriétaire Établissement public
Protection  Inscrit MH (1948)
Logo monument historique Classé MH (1949)
 Inscrit MH (1995)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Commune La Cochère
Exmes
Ginai
Le Pin-au-Haras
Localisation
Coordonnées 48° 44′ 20″ N 0° 08′ 50″ E / 48.7388, 0.147148° 44′ 20″ Nord 0° 08′ 50″ Est / 48.7388, 0.1471  

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(Voir situation sur carte : Orne)
Haras national du Pin

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(Voir situation sur carte : France)
Haras national du Pin

Le haras national du Pin se trouve sur la commune Le Pin-au-Haras, dans le département de l’Orne, en région Basse-Normandie. C’est le plus vieux des 20 haras nationaux français.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1665, Colbert et Louis XIV décident de créer l’administration des haras afin d’y élever des étalons et pousser les recherches sur l’amélioration des races. Le site fut choisi en 1714[1] pour la qualité de ses pâturages et les facilités d’approvisionnement en eau. Le 2 avril 1715, le transfert de l’ancien haras royal de Saint–Léger vers le Buisson d’Exmes était ordonné[2]. Le domaine du Pin est acquis de Louis de Béchameil[N 1],[3], conseiller d'État, par le gouvernement du Roi[1].

Les bâtiments actuels (écuries et château) furent construits sous le règne de Louis XV, entre 1715 et 1730, par l'architecte Pierre Le Mousseux sur des plans de Robert de Cotte, premier architecte du Roi depuis la mort de Jules Hardouin-Mansart[4],[1]. L’écrivain Jean de La Varende l’avait surnommé le « Versailles du cheval ». Le parc est imaginé par Le Nôtre dans la tradition des jardins à la française[N 2].

En 1789, il échappe de peu à la destruction. Le haras fut occupé par les Prussiens en 1871 et les Allemands en 1940 et se trouva au cœur du site de la bataille de Normandie, proche de Falaise, sans avoir subi de dommages.

Le haras aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le haras national du Pin se situe au cœur d'un vaste domaine, le domaine du Pin. Les terrains du haras s'étendent sur la commune du Pin-au-Haras mais aussi sur celles voisines d'Exmes, La Cochère, Silly-en-Gouffern et Ginai. L'ensemble est classé aux Monuments historiques[4].

Un seul cheval est enterré au haras, Furioso, un célèbre étalon né en 1939 et mort en 1967.

Activité du haras[modifier | modifier le code]

Toujours en service, le haras du Pin appartient à l’État et poursuit les recherches génétiques sur la reproduction des chevaux. Le haras s’étend sur plus de 1 000 hectares (250 de bois, 630 de prairies) dans la campagne ornaise et abrite 40 étalons d’une dizaine de races différentes qui donnent plus de 10 000 saillies par an.

Le domaine du Pin comprend le centre de formations professionnelles des haras, la jumenterie du Pin, l'hippodrome de la Bergerie, les carrières et l'INRA. Le haras accueille, outre les courses du Pin[5], des compétitions internationales comme le championnat d’Europe d’attelage en 1979, le Congrès mondial des percherons en 1989 et 2011 ou la coupe du monde de concours complet d'équitation en 2010, 2011 et 2012.

Le haras accueille de nombreux touristes et propose des visites guidées toute l’année. Avec une fréquentation annuelle de 60 000 à 70 000 visiteurs, le haras est le premier site touristique de l’Orne. Le « parcours-découverte de l'écurie n°1 » est un espace muséographique dédié au cheval, installé en 2006 dans une écurie du XVIIIe siècle. Des présentations équestres en musique sont organisées tous les jeudis après-midi de juin à septembre.

Le haras du pin a accueilli l'épreuve de complet des Jeux équestres mondiaux de 2014[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit du fils de Louis Béchameil de Nointel (1630-1703) rendu célèbre par la sauce béchamel qui porte son nom.
  2. La paternité de Mansart et de Le Nôtre est réfutée dans Le Haras national du Pin, Versailles du cheval, aux éditions du Patrimoine-Monum, 2006

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]