Gérard Larcher

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Gérard Larcher
Gérard Larcher, en 2011.
Gérard Larcher, en 2011.
Fonctions
Sénateur des Yvelines
En fonction depuis le
Réélection 25 septembre 2011
5e président du Sénat
(28e président de la Chambre haute du Parlement)

(3 ans)
Président Nicolas Sarkozy
Prédécesseur Christian Poncelet
Successeur Jean-Pierre Bel
Ministre délégué à l'Emploi, au Travail et à l'Insertion professionnelle des jeunes
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Ministre délégué aux Relations du Travail
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Sénateur des Yvelines
Élection 25 septembre 1986
Réélection 24 septembre 1995
26 septembre 2004
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Flers (Orne)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR, UMP
Profession Docteur vétérinaire

Gérard Larcher
Présidents du Sénat français

Gérard Larcher, né le à Flers (Orne), est un homme politique français, président du Sénat de 2008 à 2011.

Membre du RPR, puis de l'UMP, il est élu maire de Rambouillet en 1983, puis sénateur des Yvelines trois ans plus tard, en 1986.

Ministre entre 2004 et 2007, sous la présidence de Jacques Chirac, il est élu président du Sénat en 2008, pour un mandat de trois ans. Candidat à sa propre succession en 2011, il est cependant battu par le président du groupe des sénateurs socialistes, Jean-Pierre Bel, après la victoire relative de la gauche aux élections sénatoriales.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, famille et études[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille catholique, avec un père propriétaire d'une usine de textile, éleveur de chevaux et maire d'un petit village de l'Orne, Saint-Michel-des-Andaines[1],[2].

Envoyé en pensionnat chez les Eudistes, Gérard Larcher se convertit plus tard au protestantisme en épousant en secondes noces Christine Weiss, une amie d'enfance luthérienne avec laquelle il aura trois enfants[3]. Après avoir obtenu son bac au lycée de Caen, il s'inscrit dans une « prépa véto » à Amiens[4], avant d'intégrer la promotion 1973 de l'École nationale vétérinaire de Lyon[5].

Vétérinaire de profession[modifier | modifier le code]

Gérard Larcher est docteur vétérinaire, spécialisé dans les chevaux, pendant 14 ans[6]. Il travaille, de 1974 à 1979, au sein de l'équipe de France de sports équestres, qu'il suit lors de sa victoire aux Jeux olympiques d'été de 1976[7]. Il est ensuite correspondant de la Fédération internationale de sports équestres, jusqu'en 1983[8]. Il cesse alors son activité professionnelle après avoir été élu sénateur.

En politique[modifier | modifier le code]

De Rambouillet au Sénat[modifier | modifier le code]

Gérard Larcher s'engage au sein des jeunes gaullistes dès le lycée, et intègre le RPR lors de sa création, en 1976. Proche de Charles Pasqua, il entre dans les années 1990 au bureau politique, puis au comité politique du parti gaulliste[2].

Élu maire de Rambouillet à la suite des élections municipales de 1983 au cours desquelles il a affronté Christine Boutin, il est constamment réélu, recueillant jusqu'à 71 % des voix dès le premier tour des municipales de 2001[9]. À ce poste, Gérard Larcher poursuit la construction de logements sociaux, lance la création d'une nouvelle zone d'activité intercommunale consacrée à l'industrie cosmétique et d'un village culturel hébergeant des troupes d'artistes[9]. Lorsqu'il abandonne son mandat de maire au profit de son premier adjoint Jean-Frédéric Poisson, lors de sa nomination au gouvernement en 2004, le taux de chômage à Rambouillet est inférieur à 5 %[9].

De 1985 à 1992, il occupe les fonctions de conseiller régional d'Île-de-France[10].

Il est élu sénateur des Yvelines le 28 septembre 1986. Réélu le 24 septembre 1995, il occupe les fonctions suivantes au Sénat : secrétaire de 1989 de 1995, vice-président de 1997 à 2001, président de la commission des affaires économiques et du plan de 2001 à 2004. Il est aussi rapporteur de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire en 1994[11].

Ministre sous la présidence de Jacques Chirac[modifier | modifier le code]

Gérard Larcher est ministre délégué aux Relations du travail dans le gouvernement Raffarin III (2004-2005), puis ministre délégué à l'Emploi, au Travail et à l'Insertion professionnelle des jeunes dans le gouvernement Villepin (2005-2007). Il est alors réputé pour être un homme d'écoute et de consensus, participant longuement aux négociations avec les partenaires sociaux, dont il est proche[2],[7]. D'après Jean-Christophe Le Duigou, un dirigeant de la CGT, il est « un des moins mauvais ministres du Travail […] depuis longtemps »[12].

Il retrouve son mandat de maire de Rambouillet en juin 2007, puis est reconduit dans ses fonctions après les élections municipales de 2008, lors desquelles sa liste réunit 57,7 % des suffrages au premier tour[13].

Après avoir décliné le poste de ministre de l'Agriculture qui lui était proposé par Nicolas Sarkozy[14], il redevient sénateur le , à la suite de la démission de la sénatrice Adeline Gousseau, qui l'avait remplacé après sa nomination comme ministre[15].

Régulièrement consulté sur les questions sociales par le président Sarkozy[12], il préside la commission spéciale sur la loi de modernisation de l'économie à partir de juin 2008[16]. Le , Gérard Larcher, ancien président de la Fédération hospitalière de France, remet à Nicolas Sarkozy un rapport sur la réforme hospitalière. Il préconise entre autres le regroupement d'établissements dans le but de ramener les hôpitaux publics à l'équilibre budgétaire en 2012, alors qu'ils affichent un déficit cumulé de 800 millions d'euros chaque année[17],[18].

Président du Sénat[modifier | modifier le code]

Gérard Larcher avec le président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, le 2 mars 2010.

Dès son départ du gouvernement, les médias prêtent l'intention à l'ancien ministre de briguer la présidence du Sénat[19]. Il est le premier à annoncer officiellement sa candidature au Petit Luxembourg, le [19].

Le , lors d'une primaire interne organisée par le groupe UMP, Larcher est désigné candidat représentant du groupe UMP à la présidence du Sénat face à Jean-Pierre Raffarin et Philippe Marini[20]. Gérard Larcher est élu président du Sénat le 1er octobre suivant, avec 173 voix, contre 134 à Jean-Pierre Bel (SOC), 19 à René Garrec (UMP) et 2 à Jean-Pierre Raffarin (UMP)[21].

Le , il annonce qu'il va procéder à une baisse de ses indemnités, ainsi que celle des trois questeurs du Sénat, de 30 %[22]. Selon L'Express, le cabinet de Gérard Larcher a réduit ses dépenses de 44,45 % au premier semestre 2009[23]. Durant son mandat, il mène la plus importante réorganisation du Sénat depuis 1958 en réformant notamment les systèmes de rémunérations, retraites et privilèges des sénateurs[24],[25].

Lors des élections sénatoriales de 2011, la moitié du Sénat est renouvelée et la gauche obtient la majorité absolue par 177 sièges contre 171 à la droite et au centre[26]. Gérard Larcher annonce le même jour qu'il demeure candidat à sa propre succession[27]. Le , obtenant 134 voix, il est battu par le socialiste Jean-Pierre Bel. Il s'agit de la présidence la plus courte jamais effectuée au Palais du Luxembourg depuis Gaston Monnerville en 1947.

Sur les bancs de l'opposition[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté le Petit Luxembourg, Gérard Larcher intègre la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

Le , il est nommé au conseil d'administration du domaine national du château de Chambord ; le lendemain, il est nommé, lors du Conseil des ministres, à la présidence de ce conseil[28],[29].

S'il a décidé de ne pas se représenter à la mairie de Rambouilet pour les élections municipales de 2014, Gérard Larcher a cependant déclaré qu'il comptait retrouver la présidence du Sénat, à l'issue du scrutin sénatorial de 2014, s'engageant à concourir lors d'une primaire si celle-ci devait se tenir pour désigner le candidat des sénateurs UMP à la présidence de la haute assemblée[30].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

Au Sénat[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Gérard Larcher, la passion des chevaux », Le Figaro, 18 août 2009.
  2. a, b et c (fr) « PORTRAIT - Gérard Larcher, un gaulliste qui “mouille sa chemise” », Le Point, .
  3. (fr) « Gérard Larcher au scanner », L'Express, .
  4. (fr) « Gérard Larcher, la passion des chevaux », Le Figaro, .
  5. Réforme, n° 3292, 23-29 octobre 2008
  6. (fr) « Gérard Larcher : sauver la France rurale ! », Valeurs actuelles, .
  7. a et b (fr) « Les réseaux de Gérard Larcher », L'Expansion, .
  8. (fr) « La biographie de Gérard Larcher », Le Nouvel Observateur, .
  9. a, b et c « Le roi Gérard », L'Express, .
  10. (fr) « Gérard Larcher (presque) président du Sénat », L'Express, .
  11. « Extrait de la table nominative 1994 » de Gérard Larcher, sur le site du Sénat.
  12. a et b (fr) « Le Sénat à l’estomac », Libération, .
  13. (fr) Résultats des élections municipales de 2008, ministère de l'Intérieur, 2008.
  14. (fr) « Gérard Larcher. Un sénateur transcourant », Le Télégramme,
  15. (fr)« La fiche du sénateur Larcher sur le site du Sénat »
  16. (fr) « Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi n° 398 (2007-2008) de modernisation de l’économie », sur le site du Sénat.
  17. (fr) « Le rapport de la commission de concertation sur les missions de l'hôpital (2008) », Le Monde,
  18. Ce rapport préconise plusieurs mesures dont :
    • le regroupements d'hôpitaux pour mutualiser les moyens. Ces regroupements pourraient se faire dans le cadre de communautés hospitalières de territoire (CHT), encouragés par l'allocation prioritaire aux CHT des crédits d'investissement du plan hôpital 2012. Dans ces CHT, les établissements de grande taille assureraient les soins de pointe, et les hôpitaux locaux de petite taille concentreraient leurs activités dans les soins de suite et la gériatrie. 300 CHT seraient ainsi créés, regroupant le millier d'établissements hospitaliers actuels.
    • une gouvernance renforcée exercée par un directeur aux pouvoirs étendus. Le conseil d'administration des établissements hospitaliers serait transformé en conseil de surveillance et le président du conseil de surveillance du CHT ne serait plus systématiquement le maire de la commune.
    • une évolution du statut des 40 000 praticiens hospitaliers (PH), qui obtiendraient une rémunération supplémentaire en fonction de leur activité.
    • une incitation pour les cliniques privées à participer aux missions de service public (permanence des soins, accueil des démunis).
  19. a et b (fr) « Les candidats à la présidence du Sénat: une bataille entre ex-UDF et ex-RPR », 20 minutes, .
  20. (fr) « Présidence du Sénat : Larcher remporte la primaire UMP », Le Figaro, .
  21. (fr) « Gérard Larcher, nouveau président du Sénat », Le Figaro, .
  22. (fr) « Larcher réduit le train de vie du Sénat », Les Échos, .
  23. (fr) « Rigueur sénatoriale », L'Express, .
  24. (fr) « Le Sénat resserre le nombre de ses directions et services », dépêche AFP, .
  25. (fr) « Gérard Larcher, le “M. Propre” du Sénat », France-Soir, .
  26. (fr) « L'UMP explique sa défaite au Sénat par ses divisions », 'Le Monde, .
  27. (fr) « Sénat : Larcher évoque sa candidature de “devoir, claire, loyale” », Le Parisien, .
  28. François Krug, « Larcher, ex-président du Sénat, atterrit au château de Chambord », Rue89,‎ 29 février 2012 (lire en ligne)
  29. Arrêté du 28 février 2012 portant nomination au conseil d'administration du domaine national de Chambord, no 51 du 29 février 2012, p. 3874, texte no 54.
  30. (fr) « Gerard Larcher confirme son intention de briguer la présidence du Sénat », Le Monde,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]