Michel Onfray

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Michel Onfray est un philosophe français, né le 1er janvier 1959 à Argentan (Orne)[1] qui défend une vision du monde hédoniste, athée et anarchiste. Il prolonge cependant ses positions premières en défendant la civilisation judéo-chrétienne (sans pour autant quitter son athéisme), en soutenant le « gaullisme social » et l'axe « Atlantique-Europe-Oural » contre la « mort de la civilisation européenne », victime de l'islamisation (diffusion des idées et augmentation démographique), conçue comme essentiellement extrémiste et terroriste[2]. Ce qu'il concilie avec sa définition du capitalisme libertaire. Il défend une pensée principalement influencée par des philosophes tels que Nietzsche, Épicure, par l'école cynique, par le matérialisme français et par l'anarchisme individualiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d’un père ouvrier agricole[3] et d’une mère femme de ménage[4],[5], Michel Onfray est « pris en charge » de 10 ans à 14 ans dans un pensionnat catholique à Giel dans l'Orne qui fait office d'orphelinat et qu'il décrit comme un lieu de souffrance — « Je fus l'habitant de cette fournaise vicieuse » — dans la préface d'un de ses ouvrages, La Puissance d’exister et, également, de manière courte dans la préface de son Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne.

En 1986, à 27 ans, il soutient une thèse de troisième cycle, intitulée « Les implications éthiques et politiques des pensées négatives de Schopenhauer à Spengler[6],[7] » sous la direction de Simone Goyard-Fabre[8],[9], au centre de philosophie politique et juridique de l'université de Caen[10].

À 28 ans, il frôle la mort lors d'un infarctus. Quelques années plus tard, il contracte une infection en Mauritanie qui provoque un AVC qui l'empêche d'écrire et provoque un nouvel accident cardiaque quelques jours plus tard (syndrome de tako-tsubo)[11].

Le 8 août 2013, sa compagne Marie-Claude Ruel décède[12] des suites d'un cancer du sein, après 13 ans de maladie.

Enseignant[modifier | modifier le code]

Michel Onfray enseigne la philosophie dans les classes terminales du lycée technique privé catholique Sainte-Ursule de Caen de 1983 à 2002. Il critique l’enseignement de la philosophie tel qu’il est dispensé par une Éducation nationale et qu’il juge limité à la transmission d'une histoire de la philosophie officielle et conforme à l'ordre social, plutôt que de se donner pour but d’apprendre à philosopher, vision contestée par de nombreux enseignants en exercice dans le secondaire. Il est aussi excédé par la dimension administrative et « policière » de sa profession (faire l'appel, noter les élèves). Il démissionne en 2002 de Sainte-Ursule pour créer l’université populaire de Caen. Il en écrit le manifeste en 2004 : La Communauté philosophique.

Université populaire de Caen[modifier | modifier le code]

Pour donner une suite au choc du « 21 avril » 2002 (Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle française), Onfray cherche à répondre à ce qu'il qualifie de nécessité d'éducation collective, qu'il veut libertaire et gratuite, à travers la création d'une université populaire. Faisant le choix délibéré de la province, il l'implante à Caen, dans sa région d'origine, où il organise chaque année le séminaire de philosophie hédoniste[13], qui constitue le corps de son projet de contre-histoire de la philosophie.

S'opposant à l'enseignement universitaire traditionnel et institutionnel de la discipline, il en affirme le caractère peu philosophique et essentiellement historique au fil de ses conférences. L'essentiel des reproches qu'il adresse aux philosophes institutionnels tient au fait que ceux-ci ne liraient pas les textes dont ils parlent et se contenteraient de faire des synthèses de publications antérieures, en citant des erreurs factuelles, de date par exemple, reprises d'article en article ou de manuel en manuel. Ce faisant, Onfray propose un enseignement renouvelé passant par la lecture des auteurs plutôt que par ce qu’on en a dit (et en dépit de ses bibliographies plutôt étoffées[réf. nécessaire]).

Ses cours[14] d'histoire de la philosophie sont diffusés[15] chaque été sur la radio France Culture[16].

Conceptions philosophiques[modifier | modifier le code]

Michel Onfray est de ceux qui estiment qu'il n’est de philosophie sans le bénéfice de la sociologie, des sciences et sciences humaines, dont la psychanalyse[17] : « Un philosophe pense en fonction des outils de savoir dont il dispose, sinon il pense en dehors de la réalité. »

Ses écrits traitent de l'hédonisme, des sens, de l'athéisme. Le philosophe s'inscrit dans la lignée des penseurs grecs célébrant l'autonomie de pensée et de vie. Tout en prônant un athéisme sans concession, il considère que les religions sont indéfendables tant elles sont outils de domination et de coupure avec la réalité.

Michel Onfray se revendique d'une lignée d'intellectuels proches du courant libertaire parmi lesquels les philosophes cyniques (Diogène de Sinope), cyrénaïques (Aristippe de Cyrène) mais aussi d'une sensibilité transversale de toute l'histoire de la philosophie (les Frères du Libre-Esprit, les penseurs libertins, l’École de Francfort, etc.).

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)[18].

Chroniqueur et éditeur[modifier | modifier le code]

Onfray tenait une chronique dans l'hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par le dessinateur Siné[19],[20] et publié de 2008 à 2010. En revanche sa signature ne paraît plus dans Siné Mensuel, qui a pris la suite de l'hebdomadaire en septembre 2011.

Il dirige la collection La Grande Raison aux éditions Grasset–Mollat[21].

Philosophie[modifier | modifier le code]

La Lutte de Jacob avec l'Ange d'Eugène Delacroix, illustrant la couverture du Traité d'athéologie.

Michel Onfray se réclame notamment de l'héritage intellectuel de philosophes comme Nietzsche, La Mettrie, Aristippe de Cyrène. Ces trois penseurs ont en commun, dans une certaine mesure, d'inviter à une ascèse hédoniste.

Michel Onfray emprunte à la pensée nietzschéenne sa vision de l'Occident, de la morale et sa critique essentielle du christianisme. D'Aristippe de Cyrène, il retient le grand oui à la vie, l'hédonisme dynamique, la pulsion exacerbée, et la sagesse tragique des philosophes de Cyrène (ainsi que l'athéisme de certains, faisant fonctionner à plein régime l'arithmétique des plaisirs : un plaisir est mauvais s'il est suivi d'un déplaisir plus important, ou d'un trouble).

Michel Onfray se réclame également du postanarchisme[22].

Il propose une pensée résolument matérialiste dont il fait l’éloge et la présentation dans différents domaines qui l’intéressent particulièrement : éthique et politique, usage ludique du corps, rapports amoureux, esthétique, etc., le tout étant regroupé sous la rubrique de la philosophie existentielle. Pour le philosophe, la probité et la connaissance du monde sont des clés incontournables :

« Il faut partir du réel et construire avec celui-ci. » Il travaille à la déconstruction des mythes guidés par la « pulsion de mort », c’est-à-dire le refus du monde et de l’existence au profit des chimères et des contes. C'est avec le bâton du cynique qu'il dénude les chimères qui le font déboucher sur un « athéisme radical et militant. »

Michel Onfray propose une pratique existentielle de l'hédonisme. Il a pour ambition de rapprocher son lecteur du monde de la culture des arts et du savoir. L’objectif de ce rapprochement est l’épanouissement, le plaisir, et une harmonisation ou une réconciliation du rapport à soi, à autrui, et au monde. Le disciple de Dionysos qu’est l'hédoniste selon Onfray, prend conscience des formes d’aliénations et de douleurs qui le menacent. Onfray les impute principalement aux religions et aux dogmes politiques et économiques. C'est pour cela qu’il replace l’individu au centre de son existence en l’invitant à « penser en homme d'action et agir en homme de pensée » (Sorel[réf. nécessaire]) : « principe d’une éthique solaire et souveraine ». Il aborde dans Théorie du corps amoureux : Pour une érotique solaire la question de la sexualité et tente de réactualiser le libertin : il y critique les philosophies qui font l'éloge d'un amour désincarné au détriment du plaisir du corps (Platon, par exemple).

Pour Michel Onfray, l'amour doit se construire de manière immanente, dans l'en deçà, ici et maintenant ; il veut le paradis sur terre, et pas au-delà, pas ailleurs. Il se construit au quotidien grâce à une infatigable « sculpture de soi » qui nécessite des choix dans tous les domaines : philosophique bien sûr, mais aussi esthétique, politique, gastronomique, etc.

Prônant un athéisme argumenté et militant, il décortique au cours de ses conférences à l’université populaire de Caen la manière dont ce qu'il appelle l’idéalisme ascétique platonicien, néo-platonicien, puis chrétien, et enfin allemand, influencent toujours notre manière de penser et de concevoir le monde, donc notre manière de vivre (l'épistèmê judéo-chrétienne dixit Michel Foucault). De cette « contre-histoire de la philosophie », Michel Onfray tire des enseignements, des idées, des pensées, propres à permettre la fabrication d’une vie quotidienne jubilatoire. Son Traité d'athéologie, un essai violent contre les religions monothéistes, crée la polémique[23].

Hapax existentiel[modifier | modifier le code]

La section « Hapax existentiel » de l'article consacré à l'hapax contient plus de détails sur ce sujet.

La notion d'« hapax existentiel » fut introduite par Vladimir Jankélévitch puis reprise par Michel Onfray qui la définit comme l'occurrence qui ne se produit qu'une seule fois, ce qu'il transpose sous la modalité de la métaphore dans la vie d'un individu, notamment la sienne. Chacun de ses livres débute par quelques lignes autobiographiques, qui peuvent être considérées comme des prolégomènes ; elles visent à briser la conception idéaliste de la philosophie, en montrant comment toute pensée naît, en définitive, de l'expérience d'un corps.

Aussi commence-t-il, dans l'Introduction de son premier livre, Le Ventre des philosophes, par dire quelques mots de son hapax existentiel le plus déterminant, celui qui l'a conduit à écrire et à publier : juste après avoir failli mourir d'un infarctus qui l'avait surpris à l'orée de ses vingt-huit ans, il écrit (en quatre jours selon ses dires) sa première œuvre, tout en entretenant un rapport mystique avec la mort. « C'est à ce délire des vaisseaux, écrit-il, que je dois les pages qui suivent. Tous furent étonnés : les statistiques ne m'avaient pas prévu, on trouvait l'insolence plutôt saugrenue. Un infarctus à vingt-huit ans... »[24]

Michel Onfray reviendra sur le sujet dans l'Introduction de L'Art de jouir (intitulée de façon suggestive : Généalogie de ma morale[25]) en racontant plus en détail cet hapax existentiel dont il n'avait dit qu'un mot dans Le Ventre des philosophes. Onfray expérimente, sous le coup de la douleur, que le "corps" et l'"âme" ne font qu'un : « La concentration du mal en un point d'une stupéfiante densité avait aboli toute distance entre la douleur et la conscience qui aurait pu l'appréhender. Le médecin diagnostiqua un infarctus, j'allais avoir vingt-huit ans, et ce lundi 30 novembre, mon corps fit l'expérience d'une sapience qui se transformera en hédonisme."[25] Surtout, alors qu'il se remet de son infarctus, il voit entrer dans la salle le corps inanimé d'un vieil homme, qui meurt quelques instants plus tard malgré les efforts de l'équipe médicale : « L'infirmier s'approcha du grand corps, tira le drap sur le visage pour masquer la nudité essentielle. J'avais assisté à la scène sans révolte, convaincu d'avoir vu dans cette chair radicalement autre ce par quoi il me faudrait passer. (...) Mourir était donc si simple. Restait, après cette leçon de ténèbres, à faire du corps un partenaire de la conscience, à réconcilier la chair et l'intelligence. »[26]

L'hapax existentiel est donc une épiphanie de l'existence, un moment unique qui la partage en un avant et un après. Plus précisément, après un hapax existentiel, plus rien n'est plus jamais « comme avant. » D'autres philosophes ont connu pareils événements : ainsi de Montaigne, qui prit soudain conscience, à la suite d'une terrible chute de cheval qui le fit passer à deux doigts de la mort, combien il est facile de mourir, comment le corps et l'âme sont liés, et qu'il est doux et agréable de mourir (il venait d'apprendre dans sa chair que l'on meurt comme on s'endort, doucement et sans souffrir)[27]. Pendant un instant, il avait consenti à sa mort comme à la chose la plus agréable qui puisse lui arriver. Montaigne expérimentait ainsi, du même coup, le lien intime de son âme et de son corps, et la forte contingence des faits qui composent l'existence humaine.

Personnage conceptuel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnage conceptuel.

Michel Onfray reprend la notion de « personnage conceptuel » chère à Gilles Deleuze. Comme l'expression l'indique, les personnages conceptuels servent de porte-parole aux philosophes qui les mettent en scène dans des récits mythiques, ou semi-mythiques ; il en est ainsi du Socrate de Platon, du Jésus des Évangiles, du Candide de Voltaire, de l'Émile de Rousseau ou du Zarathoustra de Nietzsche.

Positions politiques, controverses et polémiques[modifier | modifier le code]

Il a publié de nombreux ouvrages, dont certains ont connu d'importants succès de librairie (notamment le Traité d'athéologie). Ces thèses ont reçu un accueil critique divers. Raphaël Enthoven, par exemple, qui a participé un temps à l'UP de Caen, avant de se faire remercier, considère que Michel Onfray : « enfonce des portes ouvertes avec le sentiment grisant de prendre d'assaut la Bastille »[28].

Le 13 avril 2013, invité à une table ronde sur « Camus, aujourd'hui » à Balma (Haute-Garonne), il refuse, appuyé en cela par le maire de la ville Alain Fillola, de débattre avec le philosophe Michael Paraire[29],[30], auteur de Michel Onfray, une imposture intellectuelle[31],[32].

Points de vue politiques[modifier | modifier le code]

Michel Onfray en Ukraine.

Il a déclaré avoir voté (élection présidentielle française de 2002) pour le candidat de la LCR Olivier Besancenot estimant que « la gauche doit être de gauche » pour combattre ce qu’il appelle la « misère sale » (voir son livre Politique du rebelle), et une gauche qui se réactualise en permanence. Plus récemment, il marque ses distances vis-à-vis d’Olivier Besancenot[33],[34].

À travers ses dernières déclarations[35], Michel Onfray explique être favorable à ce qui pourrait être « un capitalisme libertaire », à une « gestion libertaire du capitalisme » opposée à une gestion libérale du capitalisme. Il s'oppose d'autre part à l'Europe libérale[36].

Invité de Stéphane Paoli sur France Inter le mercredi 22 mars 2006, Michel Onfray déclare « ne pas être contre le capitalisme » et pour la « propriété privée ».

En 2006, à la Fête de l'Humanité, au cours d'un débat avec Régis Debray, il déclare soutenir activement l'entreprise de construction d'une alternative unitaire à gauche, laquelle a pour objectif de désigner un candidat unique à la gauche antilibérale, qu'il appelle « radicale », pour l'Élection présidentielle française de 2007. Il appelle de ses vœux une grève générale en cas d'un deuxième tour confrontant Jean-Marie Le Pen à Nicolas Sarkozy[37].

En décembre 2006, au cours d'une interview[38] accordée au journal Le Monde, Michel Onfray déclare qu'il considère catastrophique l'incapacité de la gauche de la gauche à présenter un candidat unique à l'élection présidentielle de 2007. Il y voit essentiellement un problème d'ego et d'état-major au sein du parti communiste et de la ligue communiste révolutionnaire. Il dit penser que cette absence d'unité entraînera une hausse importante du vote utile à gauche par un report massif de voix en faveur de Ségolène Royal. En ce qui le concerne, il déclare exclure de voter en faveur de Marie-George Buffet, Olivier Besancenot ou Arlette Laguiller dont l'idéologie relève, selon lui, d'un « cryptomarxisme assez délirant ».

Le 7 janvier 2007, Michel Onfray signe une pétition[39] lancée par le collectif Unis avec Bové[40] pour demander le retour de José Bové qui avait annoncé le retrait « provisoire » de sa candidature le 24 novembre 2006[41] pour s'opposer aux comportements respectifs du PCF et de la LCR.

Le 9 février 2007, Michel Onfray inaugure un blog[42] présentant ses prises de positions politiques pour la présidentielle de 2007 et sur lequel on découvre, entre autres, chez Nicolas Sarkozy, une vision de la vie totalement déterministe.

Déçu par l'attitude de José Bové, il annonce le 4 avril 2007 sur son blog son soutien, comme en 2002, à Olivier Besancenot, candidat de la LCR, déclarant qu'« il fait la meilleure campagne à la gauche de la gauche[43]. » Au second tour de l'élection, il déclare sur son blog qu'il votera blanc, sans que cela soit un appel. Une très vive polémique va s'ensuivre.

Lors de l'élection européenne de 2009, il soutient le Front de gauche, affirmant lors d'une interview donné à L'Humanité :

« Je suis constant dans mon choix : je soutiens la gauche antilibérale qui est la plus unitaire possible. Certains estiment que j'ai changé d'avis, or j'ai toujours défendu celui qui, dans ce courant, œuvre dans ce sens. Cela fait longtemps que je demande qu'on se parle, qu'on s'entende. Il y a plein de personnes qui n'attendent que cette union. Et, avec le Front de gauche, elle existe[44]. »

En 2010, la philosophe Sandra Laugier qualifie la critique d'Onfray contre Carol Gilligan d'anti-intellectualisme démagogique, de sexisme et de paternalisme[45].

En mars 2012, il exprime son désaccord en matière de politique internationale avec la position de Jean-Luc Mélenchon qui avait indiqué au micro de France Inter que Cuba n'est pas une dictature sans toutefois être une démocratie[46]. Il publiera ensuite une tribune dans le Nouvel Observateur intitulée « Pourquoi je ne voterai pas Mélenchon »[47].

Enfin, Michel Onfray se déclare ouvertement pro-transgénique[48] et est favorable au nucléaire civil, à condition que son fonctionnement soit à ses yeux « une affaire républicaine ». Peu après la catastrophe nucléaire de Fukushima, il réitère cette prise de position dans un article de l'hebdomadaire Le Point du 22 mars 2011 intitulé « Catastrophe de la pensée catastrophiste[49] ».

Michel Onfray se réclame d’un postanarchisme favorable à un capitalisme libertaire.

Avis de libertaires[modifier | modifier le code]

L'étiquette « libertaire » revendiquée à plusieurs reprises par Michel Onfray, a été contestée par les organisations et les militants du mouvement libertaire. Michel Onfray a été attaqué par Alternative libertaire sur son engagement électoral en 2007[50]. Il a été un temps proche de la Fédération anarchiste et de son hebdomadaire Le Monde libertaire, dans lequel il a écrit des articles, avant de résilier son abonnement en raison des critiques de ses positions qui y étaient publiées[51]. L'essayiste Claude Guillon l'a éreinté au sujet de son soutien au capitalisme dans une lettre ouverte au Monde libertaire[52] et, en 2008, au sujet de son attitude dans l'affaire des inculpés de Tarnac[53]. Dans le même ordre d'idée, le sociologue Jean-Pierre Garnier[54], le nomme, en 2012, « le dernier nouveau philosophe »[55].

À la suite du livre d'Onfray consacré à Camus publié en 2012, Lou Marin écrit « Onfray contre les libertaires »[56].

Dans Le Monde libertaire n°1726, un article relate qu'au cours d'une conversation privée, Michel Onfray aurait suggéré au président Nicolas Sarkozy d’exhumer Camus de sa tombe de Lourmarin pour le transférer, en tant qu’écrivain national, au Panthéon. Onfray accepte la proposition de la maire UMP d'Aix-en-Provence Maryse Joissains de prendre en charge la réalisation d'une exposition consacrée à Albert Camus dans le cadre Marseille-Provence 2013 avant de se rétracter au bout de quelques semaines. Onfray et Joissains aurait eu pour projet de réaliser une « Maison de l’anarchie » à Aix, fief de la droite[57].

Réception du Traité d'athéologie[modifier | modifier le code]

Le succès du Traité d'athéologie[58] a conduit à faire penser que la question de la religion était centrale dans la pensée d'Onfray, voire qu'il était avant tout un théoricien de l'athéisme. Si Onfray est athée, c'est la défense de l'hédonisme (en opposition au concept freudien de la pulsion de mort) et la critique politique des religions qu'il met d'abord au cœur de son travail. Le Traité d'athéologie a été écrit à la suite des débats qui ont suivi la parution de "Féeries anatomiques" (ouvrage dans lequel il remettait en question les a priori chrétiens dans le domaine des questions bioéthiques) et il a clairement montré un regain d'intérêt, en France, en 2005, pour l'athéisme.

Dans sa Contre-histoire de la philosophie, Onfray défend, en particulier, la thèse mythiste. Il considère que Jésus est un « personnage conceptuel » (concept qu'il reprend à Gilles Deleuze), tout comme le Zarathoustra de Friedrich Nietzsche ou le Socrate de Platon.

Sa critique du christianisme, qui s'adresse au catholicisme en particulier, se veut objective. Elle est reçue avec réserve ou hostilité par le magazine de droite Valeurs actuelles[59]. L'écrivain Mathieu Baumier s'attache à démonter le système Onfray, qui relève, selon lui, plus du sophisme que de la philosophie, dans son ouvrage L'Antitraité d'athéologie, préfacé par le philosophe Régis Debray. Dans la même veine, la philosophe et théologienne Irène Fernandez fait paraître un ouvrage critique intitulé Dieu avec esprit. Réponse à Michel Onfray[60]. Pour le journaliste François Busnel de L'Express, ces deux ouvrages en réponse à Onfray sont « décevants[61] ». Enfin, l'historien René Rémond publie un ouvrage intitulé Le nouvel anti-christianisme, dans lequel il analyse de façon critique la pensée d'Onfray et se fait le défenseur du christianisme[62].

Le succès médiatique du Traité d'athéologie fait écho à celui d'autres livres athées publiés en anglais récemment tels que The God Delusion du Britannique Richard Dawkins (publié en français sous le titre Pour en finir avec Dieu), Breaking the Spell: Religion as a Natural Phenomenon de Daniel Clement Dennett, The End of Faith de Sam Harris ou God Is Not Great: How Religion Poisons Everything de Christopher Hitchens.

Polémique avec la secte de Raël[modifier | modifier le code]

Le 4 mars 2006, Michel Onfray se voit contre son gré attribuer le titre de prêtre honoraire du Mouvement raëlien par Raël qui justifie le titre : « la vision philosophique de Michel Onfray telle que décrite dans ses nombreux ouvrages et ses exposés, est très proche de celle enseignée par le Prophète Raël. Prônant hédonisme, sensualité, mieux-vivre, révolte contre dogmatisme, conformisme et tout conservatisme, il affiche en outre un athéisme sans concession et dénonce les méfaits de tous les monothéismes ». La presse s'empare de l'affaire[63], ce qui conduit Michel Onfray à publier un droit de réponse virulent le 16 mars 2006[64],[65] :

« Faut-il préciser que je ne crois pas aux soucoupes volantes ? (…) Faut-il inviter à lire le Traité d'athéologie pour constater que j'y écris qu'une secte, c'est une religion qui n'a pas réussi et que, dans ce livre, je ne sauve aucune religion. Le plus étrange n'est pas que Raël (…) déclare qu'il me nomme "prêtre honoraire" de sa tribu de demeurés mais bien plutôt que chaque désir de ce crétin soit amplifié par la presse qui se précipite pour lui tendre micros, caméras, porte-voix et occasion de caisse de résonance à ses propos d'abruti. »

Pourtant, l'éditorialiste Pierre Cormary voit dans cette anecdote bien plus qu'un signe : « Le corps faustien vraiment réalisé par la science, Homais [le pharmacien athée et scientiste de Madame Bovary] en avait rêvé, Raël l’a fait. Ils ne pouvaient que se tomber dans les bras et se congratuler mutuellement ! (...) L’athée faustien était récupéré par des athées prométhéens encore plus conséquents que lui (...) Au prétexte que l’on [vide] le ciel de Dieu, on [remplit] celui-là et on [remplace] celui-ci par des extraterrestres »[66].

Affaire Camus[modifier | modifier le code]

En septembre 2012, Michel Onfray déclare se retirer de l'exposition consacrée à Albert Camus devant se tenir à Aix-en-Provence en 2013. Il donne pour raison notamment « les intrigues de réseaux, le copinage d'anciens combattants d'extrême gauche reconvertis dans l'opportunisme social-démocrate, la morgue de l'impuissance universitaire, la niaiserie d'une ministre confondant usage public des crédits et punition idéologique, la veulerie des institutionnels de la culture »[67]. La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, soutenant le commissariat de l'historien de l'Algérie Benjamin Stora mais apprenant que celui-ci était écarté par ce que le MRAP dénonce comme « un coup de force de la mairie »[68], avait annoncé qu'elle retirait à l'exposition le soutien officiel du ministère[69].

Euthanasie[modifier | modifier le code]

En septembre 2014, Michel Onfray déclare sur RTL avoir participé activement à l'euthanasie de sa femme, dans le contexte d'un cancer évolué métastasé. Il exprime alors également son opposition aux soins palliatifs et un souhait de la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté[70]. Il va même jusqu'à dire : « je veux pouvoir disposer de capsules de cyanure qui me permettraient au moment voulu d'en finir moi-même quand j'en aurais décidé »[réf. nécessaire].

Enseignement et « théorie du genre »[modifier | modifier le code]

Michel Onfray critique dans une chronique parue en mars 2014 dans Le Point la « fumeuse théorie du genre popularisée (…) par la philosophe Judith Butler qui ne cache pas l’inscription de sa pensée dans la lignée déconstructiviste »[71],[72],[73]. Il résume sa critique sur RTL : l'humain n’est pas qu'un être de culture mais également de nature[74]. Il dénonce l'enseignement de ladite théorie aux écoliers, et plus généralement une inversion des priorités à l'école[75],[74]. Il précise alors sa pensée dans de nombreux articles et interviews : d'après lui, l’école néglige l’instruction (apprendre à lire, écrire et compter), base de la méritocratie, pour des savoirs éducatifs (coder, trier des déchets ou ne pas discriminer les sexes)[76],[77],[78].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Journal de l’Orne, « Michel Onfray : pourquoi je quitte la ville », sur Le Journal de l’Orne.fr,‎ 15 novembre 2013 (consulté le 2 décembre 2013)
  2. Émission sur Arte « Les Grandes questions » du 14 novembre 2013 ; cf. aussi Rendre la raison populaire, éd. Autrement, 2012.
  3. Michel Onfray, souvenirs de jeunesse. Patrice Trapier - Le Journal du Dimanche.mercredi 23 mars 2011
  4. "Génération Tonton.", Emmanuel Lemieux, éditions Don Quichotte.
  5. "Le Théâtre des idées: 50 Penseurs pour comprendre le XXIe siècle." de Nicolas Truong, éditions Flammarion, 2008.
  6. http://www.dailymotion.com/video/xay955_enseigner-la-philosophie-par-michel_shortfilms Vidéo où il évoque sa directrice de thèse.
  7. [1]
  8. Entretien.
  9. [2].
  10. Cette thèse de troisième cycle en philosophie à l'université de Caen est référencée sous le numéro 1986CAEN1010 (voir catalogue SUDOC thèse+Michel+Onfray). Le manuscrit n'a pas fait l'objet d'une publication ultérieure chez un éditeur.
  11. Il était une fois Michel Onfray... sur Youtube.
  12. « La disparition de Marie-Claude Ruel - Argentan », sur Ouest-France, 10 août 2013.
  13. Arte, comprendre le monde. sélection livres. « Ces six volumes ramassent sept années du travail effectué par Michel Onfray pour nourrir son séminaire de philosophie hédoniste à l'université populaire de Caen créée par ses soins en 2002. »
  14. Synopsis détaillé et bibliographie du Séminaire de philosophie de Michel Onfray : Contre-histoire de la philosophie.
  15. Et podcastables sur France Culture : « Conférences de Michel Onfray ».
  16. « Conférences de Michel Onfray », France Culture.
  17. Chroniques parues dans Siné Hebdo, le no 44 du 7 juillet 2009 et le no 56 du 29 septembre 2009.
  18. Page « Comité d'honneur », sur le site de l'ADMD.
  19. « Siné Hebdo veut ruer dans les brancards du pouvoir. », Le Monde,‎ 10 septembre 2008.
  20. « Michel Onfray : "Je serai attentif au contenu de chaque numéro de Siné Hebdo" », L'Express,‎ 10 septembre 2008.
  21. « Présentation sur le site de l'éditeur ».
  22. « Le postanarchisme expliqué à ma grand-mère », Siné Hebdo, no 47, 29 juillet 2009.
  23. Irène Fernandez, philosophe, et Jean-Michel Maldamé, théologien dominicain, entre autres, en soulignent les approximations, les raccourcis et les erreurs historiques. Christian Eyschen, secrétaire général de la libre-pensée regrette que Onfray fasse de l'athéisme, une nouvelle religion d'État et se pose ainsi comme une sorte de « gourou » de l'athéisme : « nous réclamons la neutralité de l'école publique en matière métaphysique, et non pas l'enseignement de l'athéisme pour en faire la religion de ceux qui n'ont pas de religion… ».
  24. Michel Onfray, Le Ventre des philosophes, Paris, Grasset, 1989, p. 17
  25. a et b Michel Onfray, L'Art de jouir, Paris, Grasset, 1991, p. 13
  26. Michel Onfray, L'Art de jouir, Paris, Grasset, 1991, p. 20
  27. Montaigne, Essais, Livre II, chap. 6. Wikisource : livre 2, chap. 6.
  28. Raphaël Enthoven, interview, la revue média, n°26, Entretien par Robert Ménard et Emmanuelle Duverger
  29. La Dépêche du Midi, 15 avril 2013
  30. « Le fond de l'air Onfray », par Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné du 24 avril 2013
  31. « Michel Onfray, une imposture philosophique ? », L'Orne Hebdo du 16 avril 2013
  32. « Michel Onfray, une imposture intellectuelle », sur editions-epervier.fr,‎ 2013 (consulté le 29 juin 2013)
    Cette présentation du livre de Michel Paraire, sur le site des éditions de l'Épervier, inclut en annexe le texte d'une critique, signée Antonio Fischetti et titrée « Un costard pour Onfray » publiée le 29 mai 2013 dans les colonnes de Charlie Hebdo.
  33. Chronique dans Siné Hebdo, parue le mercredi 24 février 2010
  34. « Je ne défends plus ce monsieur. », déclaration sur RMC le jeudi 10 juin 2010
  35. Entretien avec Michel Onfray par http://lecafeavec.blogspot.com/ à 4'25 « ...propriétés des moyens de production d'une part et en même temps répartition libertaire des richesses... »
  36. L'Europe des crétins, émission Pas de quartier sur Radio libertaire (radio de la Fédération anarchiste) diffusée le 3 février 2004
  37. http://humanite.fr/node/91362 Onfray-Debray : l’attente d’une vraie gauche
  38. Interview au journal Le Monde du 22 décembre 2006 (document audio).
  39. Antilibéraux : Onfray signe une pétition pour le retour de Bové
  40. Texte de la pétition « José Bové peut et doit être le candidat de l'alternative à gauche ! »
  41. (fr) José Bové annonce le retrait « provisoire » de sa candidature à la candidature antilibérale
  42. (fr) Blog de Michel Onfray sur nouvelobs.com (blog disparu)
  43. « Michel Onfray vote pour Olivier Besancenot », SOUTIEN.
  44. « Le philosophe Michel Onfray apporte son soutien au Front de gauche », sur le site frontdegauche.eu.
  45. Yes We Care !
  46. [3]
  47. « Pourquoi je ne voterai pas Mélenchon »
  48. « Les peurs dues au transgénisme ressemblent à s’y méprendre à celles qui accompagnèrent la naissance de l’électricité ou du chemin de fer, voire de l’énergie nucléaire - qui rappelons-le, n’a jamais causé aucun mort : Hiroshima et Nagasaki, puis Tchernobyl procèdent du délire militaire américain, puis de l’impéritie industrielle et bureaucratique soviétique, en aucun cas du nucléaire civil en tant que tel. » (Féeries anatomiques, p. 176).
  49. L'article, sur le site du Point.
    Il conclut toutefois cet article par « La question semble moins "pour ou contre le nucléaire" que "pour ou contre les pleins pouvoirs" à ceux qui transforment les centrales nucléaires en occasions de bénéfices et de profits considérables, en instruments à fonctionnement paramilitaire, en vestibules au marché du nucléaire militaire et en bombes atomiques potentielles placées à l'entrée des villes où le peuple vit, aime et travaille. »
    Et plus loin « Le nucléaire ne doit pas être remis en question dans son être mais dans son fonctionnement : il doit cesser d'être un reliquat monarchique pour devenir une affaire républicaine. La technocratie supplante souvent la démocratie. » Ce qui ne le réduit pas à un pro-nucléaire courant.
  50. (fr) « Girouettisme : Onfray mieux d’se taire ! », Alternative Libertaire,‎ 10 août 2007
  51. Michel Onfray, Le postanarchisme expliqué à ma grand-mère. Le principe de Gulliver, Paris, Galilée, 2012, p. 45
  52. Lettre reprise sur son site.
  53. « Pourquoi Onfray-t-il mieux de se taire. »
  54. « Le libertaire du Président », janvier 2010.
  55. Le Monde diplomatique, mars 2012.
  56. « Michel Onfray contre l'historiographie anarchiste dans son livre sur Albert Camus », Le Monde libertaire, n° 1658, du 2 au 8 février 2012, p. 15., texte intégral
  57. « Guerre culturelle autour d’Albert Camus », Le Monde libertaire, n° 1726, du 19 décembre 2013 au 8 janvier 2014)texte intégral
  58. Plus de 300 000 exemplaires vendus.
  59. Valeurs actuelles du 15 avril 2005.
  60. Éditions Philippe Rey, 2005, 163 p.
  61. « Son Traité d'athéologie a ulcéré les tenants des cultes monothéistes - qui, d'ailleurs, n'ont toujours pas répondu autrement que par l'insulte ou l'idéologie : lire, si l'on y tient, sur ce sujet les deux très décevants ouvrages de Matthieu Baumier, L'Antitraité d'athéologie […], et d'Irène Fernandez, Dieu avec esprit […]. » « Pourquoi il faut lire Michel Onfray » par François Busnel, publié le 01/02/2006.
  62. cf. Nicolas de Bremond d’Ars, « René Rémond, Le nouvel anti-christianisme. Entretiens avec Marc Leboucher », Archives de sciences sociales des religions, n°138, avril-juin 2007, document 138-73, article en ligne
  63. Le Monde, Michel Onfray, raëlien d'honneur malgré lui
  64. (fr) Réponse de Michel Onfray à Raël : « Raël crétin sidéral ou la mauvaise odeur des journalistes »
  65. « L'« affaire » Michel Onfray » sur Info-sectes Midi-Pyrénées.
  66. « Michel Onfray, le retour du défoulé », Surlering.com, 14 avril 2010
  67. Exposition Camus : "la nef des fous", Michel Onfray, Le Monde.fr, 15 septembre 2012
  68. Aix : Michel Onfray fuit l'exposition Camus comme la peste, Mounia BACHTARZI, La Provence, 16 septembre 2012
  69. http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/euthanasie-michel-onfray-trouve-inadmissible-que-ce-soit-illegal-7774114319
  70. « Euthanasie - Michel Onfray trouve inadmissible que ce soit illégal », sur http://www.rtl.fr/,‎ 04/09/2014
  71. Michel Onrfay, « Mauvais genre », sur Le site officiel de Michel Onfray,‎ mars 2014 (consulté le 12 septembre 2014)
  72. Beatriz Preciado, « Onfray en pleine confusion de genre », http://next.liberation.fr,‎ 14 septembre 2014 (lire en ligne)
  73. Xavier Martinet, « Le philosophe Michel Onfray contre « la théorie du genre » ? », sur France Culture,‎ 6 mars 2014 (consulté le 12 septembre 2014)
  74. a et b « Michel Onfray : « Il faudrait des comités d'éthique pour rappeler qu'on ne peut pas tout dire » », sur France Inter,‎ 12 septembre 2014 (consulté le 12 septembre 2014)
  75. Clément Guillou, « Rappel à Michel Onfray : la « théorie du genre » n’existe pas (et l’informatique est utile) », Rue89,‎ 10 septembre 2014 (lire en ligne)
  76. « Michel Onfray : Sade, Marine Le Pen, l'école et moi », sur http://www.lefigaro.fr/,‎ 26 septembre 2014 (consulté le 27 septembre 2014)
  77. « Michel Onfray: "Aujourd'hui à l'école, on apprend le tri des déchets ou la théorie du genre" », sur http://www.lexpress.fr/,‎ 12 septembre 2014 (consulté le 13 septembre 2014)
  78. « Les entretiens de Philippe Bilger : rencontre avec Michel Onfray », sur http://www.lefigaro.fr/,‎ 17 septembre 2014 (consulté le 27 septembre 2014)
  79. Réédition augmentée d'une préface (1re éd. Georges Palante. Essai sur un nietzschéen de gauche, Folle Avoine, 1989).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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