Jules Chaplain

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Buste de Jules Chaplain, Mortagne-au-Perche

Jules-Clément Chaplain, dit Jules Chaplain, né à Mortagne-au-Perche le 12 juillet 1839 et mort à Paris le 13 juillet 1909, est un sculpteur, graveur-médailleur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Clément Chaplain naît dans une famille d'artisan, son père est boulanger. Élève à l'École des beaux-arts, il reçoit l'enseignement de Jouffroy et d'Eugène Oudinot.

Lauréat du prix de Rome en 1863, avec un premier grand prix grâce à une médaille Bacchus faisant boire une panthère et pierre fine gravée d'une Tête de Mercure antique, Chaplain est pensionnaire de la Villa Médicis de 1864 à 1867. Il est reçu à l'Académie des beaux-arts en 1881 et nommé directeur de la Manufacture de Sèvres en 1895.

Graveur reconnu et admiré à la fin du XIXe siècle pour ses séries de médailles, il passe à la postérité surtout pour la gravure des pièces de 10 et 20 francs-or du système monétaire français qui sont frappées de 1899 à 1914. Il réalise des médailles pour l'Exposition universelle de 1867, l'exposition universelle de 1878 et pour l'exposition universelle de 1900

Le louis ou napoléon de la Troisième République représenté ci-contre présente au droit une tête de Marianne coiffée du bonnet phrygien et couronnée de feuilles de chêne. Au revers, le coq et la devise « Liberté - Égalité - Fraternité ». La guerre de 1914 aura raison du système du franc germinal.

Il aurait aussi conçu la composition reprise par Robert Louis pour les armoiries officieuses de la République française[réf. nécessaire].

Élèves[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

Médailles[modifier | modifier le code]

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Monnaies[modifier | modifier le code]

20 francs or (1907)
  • Pièces de 10 et 20 francs or (1899-1914).

Timbres[modifier | modifier le code]

  • Dessin pour le projet de remplacement des timbres-poste Cérès (2e prix au concours gagné par Sage, retenu pour timbres téléphone de 1885), 1875.

Réception critique[modifier | modifier le code]

« Chaplain fut l'un des premiers maîtres de l'école nouvelle, il en est resté avec Roty, le plus vénéré au point que ces deux noms seuls ont paru longtemps résumer toute la médaille française… L'œuvre de Chaplain est imposant par le nombre comme par une qualité à peu près indéfectible : c'était un maître. Qui ne lui doit point ? Est-il besoin de citer ses portraits célèbres de Jules Ferry, de Gréard, de Casimir-Perier, de Garnier, du duc d'Aumale, et tant d'autres. Chaplain tout en restant lui-même, a un génie assez accompli pour s'adapter chaque fois à son modèle, pour composer l'attitude, le volume même de ses personnages selon le caractère qu'il veut rendre dominant. »

— Jean Babelon, La Médaille en France, Libraire Larousse, Collection Arts, styles et techniques, Paris, 1948, p.112.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une rue de Paris porte son nom dans le sixième arrondissement.
  • À Mortagne-au-Perche, une rue porte son nom et le buste de Chaplain est placé dans le jardin public.
  • Une exposition consacrée à ses œuvres a été inaugurée le 1er août 1988 à Mortagne-au-Perche.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Officiel des spectacles

Voir aussi[modifier | modifier le code]