Nathalie Goulet

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Nathalie Goulet
Image illustrative de l'article Nathalie Goulet
Fonctions
Sénatrice de l'Orne
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Prédécesseur Daniel Goulet
Biographie
Nom de naissance Nathalie Milsztein
Date de naissance (55 ans)
Nationalité Française
Parti politique SE
Conjoint Daniel Goulet
Profession Avocate

Nathalie Goulet, née Milsztein le , est une femme politique française, sénatrice de l'Orne depuis 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de droit et un premier prix au concours général de droit civil, Nathalie Milsztein est avocat au barreau de Paris. Elle en est radiée en janvier 2000 par le Conseil de l'ordre de Paris pour des manquements graves à la déontologie du métier d'avocat[1],[2]. Après la confirmation de la sanction en appel en 2006, elle dépose un pourvoi en cassation[3]. Réinscrite au Barreau de Paris en 2011, elle sollicite son omission[réf. insuffisante][4].

La société civile professionnelle Milsztein-Guiraud domiciliée à Paris XVIIe créée en août 1995 dont elle était gérante a été fermée par décision de justice en date du 18 septembre 2003[5].

Compagne du sénateur RPR de l'Orne, Daniel Goulet, elle devient son assistante parlementaire en 1999[6], avant de devenir sa suppléante le 23 septembre 2001, puis son épouse en 2004.

Le , au cours d'une mission parlementaire au Moyen-Orient, Daniel Goulet fait une attaque cérébrale et meurt le 25 à l'hôpital Cheikh Khalifa d'Abou Dabi aux Émirats arabes unis. En qualité de suppléante, Nathalie Goulet, qui l'accompagne, lui succède le lendemain, le , comme sénatrice de l'Orne, membre du groupe RDSE[7]. À l'occasion du renouvellement sénatorial du 21 septembre 2008, Nathalie Goulet rejoint le groupe parlementaire de l'Union centriste.

À la suite du décès de son mari, une plainte contre X pour assassinat, déposée en avril 2007 par les deux filles du parlementaire[8], la vise implicitement. L'enquête ne retient pas d'autre piste que la mort par AVC[7] et se conclut par un non-lieu en décembre 2008[9]. Un article du Point[6] dont certaines phrases présentaient Nathalie Goulet comme vénale a été jugé diffamatoire par jugement du 15 novembre 2007[3] confirmé en appel le 18 décembre 2008[10] et leur auteurs condamnés ainsi que Franz-Olivier Giesbert.

Depuis septembre 2008, Nathalie Goulet est membre titulaire de la délégation sénatoriale à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, membre du groupe de travail portant sur la révision constitutionnelle et la réforme du règlement du Sénat et membre de la Commission plénière diagnostic stratégique France 2025[11]. Elle est aussi membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et présidente du groupe d'amitié France-Yémen[12].

En janvier 2011, elle est élue pour siéger au sein de la mission d’information sur le système de contrôle et d’évaluation des médicaments.

Elle a été rapporteur de deux projets de loi, l'un portant convention d'assistance avec l'Arabie saoudite et l'autre de coopération militaire avec les Émirats arabes unis.

Elle est réélue sénatrice de l'Orne le 25 septembre 2011, obtenant 491 voix au premier tour et 617 voix au second tour (soit environ 60 % des suffrages)[13].

Vice-présidente du groupe interparlementaire d'amitié France-Turquie au Sénat, elle se félicite fin février 2012 de la censure du Conseil constitutionnel sur la loi visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi (incluant le génocide arménien de 1915[14]). Fin 2012, dans une lettre au journal arménien hetq, elle reconnaît l'hostilité de la communauté arménienne à son égard mais précise d'une part qu'elle reconnaît et a toujours reconnu l'existence du génocide arménien et d'autre part que son opposition à la loi était basée sur sa conviction que ce n'est pas à l'Assemblée nationale d'écrire l'histoire[15],[16].

Elle publie en 2012 L'OMPI : une secte au coeur de la République.

Elle participe à la coopération entre la France et les pays du Golfe persique et publie des articles de blogs.

Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, elle soutient François Bayrou[17] puis François Hollande au lendemain du premier tour[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nathalie Goulet élu sénateur de l'Orne », sur Ouest-France,‎ 25 septembre 2011
  2. Arrêt de la cour d'appel en 2000
  3. a et b Le Point condamné pour avoir diffamé la veuve du sénateur Daniel Goulet, AFP, 16 novembre 2007.
  4. arrêté du Conseil de l'Ordre du 6 décembre 2011
  5. Répertoire des sociétés
  6. a et b Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé, Jérôme Pierrat et Olivia Recasens, « Affaire Goulet - Mort d'un sénateur », Le Point N°1807 du 3 mai 2007.
  7. a et b Simon Marty, « L'épouse du sénateur était la coupable idéale », Marianne, 8 décembre 2007.
  8. « Le Parquet ouvre une enquête qui vise la sénatrice de l'Orne », Le Monde du 12 octobre 2007.
  9. Affaire Goulet : la justice rend un non-lieu, Ouest-France, 24 décembre 2008.
  10. Affaire Goulet: la cour d'appel de Paris confirme la condamnation du Point, Ouest France, 18 décembre 2008.
  11. Site officiel.
  12. « Fiche sur le site du Sénat », sur Senat.fr
  13. Résultats, ministère de l'Intérieur
  14. « Nathalie Goulet se félicite de la censure du Conseil Constitutionnel », Ouest-France,‎ 28 février 2012 (consulté le 10 mai 2012)
  15. (en) « French Senator Goulet Responds to Hetq Article: Says APA Incorrectly Translated Her Words », hetq,‎ 20 décembre 2012
  16. « Revirement surprenant de Nathalie Goulet », TRT,‎ 6 février 2012
  17. « Le sénateur Nathalie Goulet appelle à voter Bayrou », Ouest-france.fr, 8 mars 2012.
  18. La centriste Nathalie Goulet votera Hollande, lemonde.fr, 23 mars 2012.

Lien externe[modifier | modifier le code]