Nathalie Goulet

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Nathalie Goulet
Image illustrative de l'article Nathalie Goulet
Fonctions
Sénatrice de l'Orne
En fonction depuis le 26 février 2007
Élection 25 septembre 2011
Prédécesseur Daniel Goulet
Biographie
Nom de naissance Nathalie Milsztein
Date de naissance 24 mai 1958 (56 ans)
Nationalité Française
Parti politique UDI
Conjoint Daniel Goulet (2004-2007)
Profession Avocate

Nathalie Goulet, née Milsztein le 24 mai 1958 à Boulogne-Billancourt (Seine), est une femme politique française. Sénatrice de l'Orne depuis 2007, elle est membre du groupe Union des démocrates et indépendants - UC au Sénat.

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des études de droit et un premier prix au concours général de droit civil, Nathalie Milsztein est avocate au barreau de Paris. Compagne du sénateur RPR de l'Orne, Daniel Goulet, elle devient son assistante parlementaire en 1999[1], avant de devenir sa suppléante le 23 septembre 2001, puis son épouse en 2004.

Radiée en janvier 2000 par le Conseil de l'ordre de Paris pour des manquements graves à la déontologie du métier d'avocat[2],[3], décision confirmée en appel en 2006, elle dépose un pourvoi en cassation[4] et est réinscrite au Barreau de Paris en 2011. Elle sollicite ensuite son omission[réf. insuffisante][5]. En 2014, sur sa déclaration d'intérêts à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, elle ne déclare plus aucun revenu en tant qu'avocate, et déclare n'exerce aucune activité annexe[6].

Le 19 février 2007, au cours d'une mission parlementaire au Moyen-Orient, Daniel Goulet fait une attaque cérébrale et décède le 25 à l'hôpital Cheikh-Khalifa d'Abou Dabi aux Émirats arabes unis. À la suite d'une plainte contre X[7] déposée en avril 2007, l'enquête retient une mort naturelle par AVC et se conclut par un non-lieu en décembre 2008[8]. Le 15 novembre 2007[4], par un jugement confirmé en appel le 18 décembre 2008[9], Nathalie Goulet fait condamner plusieurs journalistes du Point ainsi que Franz-Olivier Giesbert pour un article jugé diffamatoire.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En qualité de suppléante, Nathalie Goulet succède à son mari comme sénatrice[10] de l'Orne, membre du groupe RDSE[11]. À l'occasion du renouvellement sénatorial du 21 septembre 2008, Nathalie Goulet rejoint le groupe parlementaire de l'Union centriste.

Elle est réélue sénatrice de l'Orne le 25 septembre 2011, obtenant 491 voix au premier tour et 617 voix au second tour (soit environ 60 % des suffrages)[12].

Membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, Nathalie Goulet est également membre titulaire de la délégation sénatoriale à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN et présidente du groupe interparlementaire d’amitié France-Yémen. Elle est par ailleurs membre des groupes d’amitiés France-Pays du Golfe, France-Turquie, France-Caucase du Sud et France-Chine.

Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, elle soutient François Bayrou[13] puis François Hollande au lendemain du premier tour[14].

Le 3 juillet 2014, Nathalie Goulet annonce sa candidature à la présidence du Sénat[15]. Elle la retire le 30 septembre suivant, ses collègues du groupe centriste lui préférant François Zocchetto, président du groupe[16]. Bien que non candidate, elle obtient une voix au premier tour de scrutin, le 1er octobre 2014.

Activités parlementaires[modifier | modifier le code]

Nathalie Goulet Senat (cropped).jpg

Depuis septembre 2008, Nathalie Goulet est membre titulaire de la délégation sénatoriale à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, membre du groupe de travail portant sur la révision constitutionnelle et la réforme du règlement du Sénat et membre de la Commission plénière diagnostic stratégique France 2025[17]. Elle est aussi membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et présidente du groupe d'amitié France-Yémen[18].

En janvier 2011, elle est élue pour siéger au sein de la mission d’information sur le système de contrôle et d’évaluation des médicaments.

Aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Nathalie Goulet s’est opposée à la réforme de la carte judiciaire estimant qu’il faudrait aujourd’hui 110 magistrats de plus par département pour compenser la suppression des juridictions de proximité[19].

Elle défend l’enseignement agricole public comme vecteur de développement pour l’agriculture mais également pour le développement durable et les questions environnementales[20].

Lutte contre le terrorisme[modifier | modifier le code]

Elle a été rapporteur de deux projets de loi, l'un portant convention d'assistance avec l'Arabie saoudite et l'autre de coopération militaire avec les Émirats arabes unis. Ces textes précisent que la coopération avec la France doit se faire par des organismes officiellement désignés et dans des domaines d'exercice de l'assistance et de la coopération technique définis et encadrés.

En mars 2014, elle dépose une proposition de résolution tendant à la mise en place d'une commission d’enquête sénatoriale sur la plateforme nationale des interceptions judiciaires[21].

En juin 2014, elle obtient la création d’une commission d’enquête sur la lutte contre les réseaux djihadistes en France[22],[23].

Lutte contre la fraude fiscale[modifier | modifier le code]

Nathalie Goulet est membre de la Commission d'enquête sénatoriale sur l'évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales[24] en 2012, elle est vice-présidente de la Commission d'enquête sur le rôle des banques et des acteurs financiers dans l'évasion des capitaux[25] crée après à l’affaire Cahuzac en 2013. Elle intervient régulièrement en séance publique à ce sujet, comme lors du débat sur l'efficacité des conventions fiscales internationales pour en dénoncer l'usage abusif[26].

Droit à l’oubli et libertés sur internet[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, Nathalie Goulet demande la création d'un groupe de réflexion sur « le respect de la vie privée et de la présomption d'innocence à l'heure du numérique » afin de garantir un minimum de règles du jeu sur internet pour protéger les citoyens et réclamant un « droit à l'oubli » sur internet[27].

Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Nathalie Goulet demande depuis plusieurs années la réduction du nombre des ambassadeurs thématiques[28] qu'elle considère comme des « postes pour des amis ou collègues en mal d'exotisme »[29].

Relations transatlantiques[modifier | modifier le code]

Nathalie Goulet a été désignée rapporteur au sein de la commission de l'économie et de la sécurité de l’assemblée parlementaire de l’OTAN. Elle traite dans ce cadre de la sous-commission des relations transatlantiques, chargée notamment traité transatlantique.

Turquie, Arménie et Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Le président arménien Serge Sargsian salue Nathalie Goulet avec le président français François Hollande, en janvier 2014.

Vice-présidente du groupe interparlementaire d'amitié France-Turquie au Sénat, elle se félicite fin février 2012 de la censure du Conseil constitutionnel sur la loi visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi (incluant le génocide arménien de 1915[30]).

Fin 2012, dans une lettre au journal arménien Hetq, elle précise qu'elle reconnaît l'existence du génocide arménien et que son opposition à la loi était basée sur sa conviction que ce n'est pas à l'Assemblée nationale d'écrire l'Histoire[31],[32]. Elle reste très proche de la communauté arménienne et du chanteur Charles Aznavour.

En tant que vice-présidente du groupe d'amitié France – Caucase, elle a notamment accompagnée François Hollande dans le Caucase, en Azerbaïdjan, en Arménie, puis en Géorgie en mai 2014.

Iran et pays du Golfe[modifier | modifier le code]

Nathalie Goulet déplore l'image dégradée de l’Iran sur la scène internationale et salue l’élection du président Hassan Rohani. Elle plaide ainsi pour l’aboutissement rapide des négociations sur l’accord nucléaire iranien[33]. Elle a proposé que les groupes d’amitiés parlementaires France – Pays du Golfe et France - Yémen soient systématiquement associés à la diplomatie économique du gouvernement français dans la région[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé, Jérôme Pierrat et Olivia Recasens, « Affaire Goulet - Mort d'un sénateur », Le Point no 1807 du 3 mai 2007.
  2. « Nathalie Goulet élu sénateur de l'Orne », sur Ouest-France,‎ 25 septembre 2011
  3. Arrêt de la cour d'appel en 2000
  4. a et b Le Point condamné pour avoir diffamé la veuve du sénateur Daniel Goulet, AFP, 16 novembre 2007.
  5. arrêté du Conseil de l'Ordre du 6 décembre 2011
  6. Déclaration sur le site de la HATVP
  7. « Le Parquet ouvre une enquête qui vise la sénatrice de l'Orne », Le Monde du 12 octobre 2007.
  8. Affaire Goulet : la justice rend un non-lieu, Ouest-France, 24 décembre 2008.
  9. Affaire Goulet : la cour d'appel de Paris confirme la condamnation du Point, Ouest-France, 18 décembre 2008.
  10. Nathalie Goulet se désigne elle-même comme « sénateur de l'Orne », sans recourir à la féminisation du titre, par exemple dans une lettre adressée à François Hollande, et dont elle révèle la teneur le 23 juillet 2014 dans un billet de son blog hébergé sur Mediapart, cf. « Massacre à Gaza - Campagne de télégrammes au président de la République », consulté le 30 juillet 2014. De surcroît, le nom de son compte, sur Mediapart, est « Sénateur Goulet », tandis que le blog est titré « Blog du Sénateur Nathalie Goulet ».
  11. Simon Marty, « L'épouse du sénateur était la coupable idéale », Marianne, 8 décembre 2007.
  12. Résultats, ministère de l'Intérieur
  13. « Le sénateur Nathalie Goulet appelle à voter Bayrou », Ouest-france.fr, 8 mars 2012.
  14. La centriste Nathalie Goulet votera Hollande, lemonde.fr, 23 mars 2012.
  15. Nathalie Goulet tentée par la présidence du Sénat, Ouest-France, 8 juillet 2014.
  16. Laure Equy, « "Au Sénat, il n'y a pas que des dorures et des papis misogynes" », liberation.fr, 30 septembre 2014.
  17. Site officiel.
  18. « Fiche sur le site du Sénat », sur Senat.fr
  19. « Dossier sur le site du Sénat », sur Senat.fr
  20. « Dossier sur le site du Sénat », sur Senat.fr
  21. http://www.senat.fr/leg/ppr13-422.html
  22. « Dossier sur le site du Sénat », sur Senat.fr
  23. http://www.tendanceouest.com/alencon/actualite-74684-nathalie-goulet-veut-une-commission-enquete-sur-la-lutte-contre-les-reseaux-djihadistes-en-france.html
  24. http://www.senat.fr/commission/enquete/evasionfiscale/index.html#c564329
  25. http://www.senat.fr/commission/enquete/role_des_banques_et_acteurs_financiers_dans_levasion_des_ressources_financieres/index.html#c589413
  26. http://www.senat.fr/seances/s201304/s20130423/s20130423014.html#int1276
  27. http://www.ouest-france.fr/le-senateur-goulet-reclame-le-droit-loubli-sur-internet-540631
  28. http://intranet.senat.fr/amendements/2013-2014/671/Amdt_173.html
  29. http://bercy.blog.lemonde.fr/2012/07/27/ambassadeurs-itinerants-sous-le-feu-de-la-rigueur/
  30. « Nathalie Goulet se félicite de la censure du Conseil constitutionnel », Ouest-France,‎ 28 février 2012 (consulté le 10 mai 2012)
  31. (en) « French Senator Goulet Responds to Hetq Article: Says APA Incorrectly Translated Her Words », hetq,‎ 20 décembre 2012
  32. « Revirement surprenant de Nathalie Goulet », TRT,‎ 6 février 2012
  33. http://www.senat.fr/questions/base/2011/qSEQ11110713G.html
  34. http://www.senat.fr/international/gs_pres.html

Liens externes[modifier | modifier le code]